Le groupe masculin choisi par Jérôme Daret mêle spécialistes du VII et reconvertis du XV, jeunesse et expérience, puissance et vitesse. Sur le papier, tout est réuni pour aller très haut.

L'équipe de France de rugby à 7 en 2016.
Les Figures Clés de l'Équipe
Stephen Parez-Edo Martin : L'Expérience au Service du Collectif
À bientôt 30 ans, Stephen Parez-Edo Martin est une figure de premier plan du rugby à VII. Courant 2013, le sélectionneur de France VII de l’époque, Frédéric Pomarel, l’avait appelé pour participer à une étape en Nouvelle-Zélande, en remplacement du capitaine Terry Bouhraoua. Dans la foulée, il s’était engagé pour trois saisons avec la FFR.
Dix ans plus tard, ce meneur de jeu avisé et inspiré n’en finit plus d’affoler les compteurs, lui qui compte 76 tournois et qui a dépassé la barre des 100 essais à Los Angeles pour une consécration tant attendue. Comme un symbole, c’est à cette époque que la bascule s’est opérée vers un second amour qui supplantera le premier : le rugby à VII.
Jordan Sepho : Un Talent Atypique
Jordan Sepho, c’est déjà un parcours atypique. Né à Pontoise avant de déménager sur l’île de La Réunion, il découvre le rugby sur le tard, à l’âge de 17 ans, à l’Etang-Salé RC. Auparavant, il avait touché à d’autres sports, faisant preuve, en toutes circonstances, d’une grande facilité.
Engagé en 2019, il fait ses premiers pas sur le circuit mondial en 2020, se forgeant rapidement une réputation d’Ovni, lui qui est capable de briller dans tous les registres de ce jeu. “Jordan a des compétences athlétiques incroyables et a énormément progressé, expliquait en début d’année Jérôme Daret. Il a encore besoin d’améliorer sa technicité, ce qui lui amènera encore plus de ressources. Mais sinon, que dire ? Il va à 10 000, il est costaud, il peut jouer devant, derrière.” “De voir un gars aussi grand, aussi lourd courir aussi vite, c’est tellement rare”, hallucine Aaron Grandidier-Nkanang.
Varian Pasquet : La Polyvalence Incarnée
Il est un des touche-à-tout de la sélection. Originaire de la région parisienne et arrivé au Stade français en 2016, Varian Pasquet a été ciblé par les structures de Marcoussis en 2021 et a rapidement donné raison à Christophe Reigt, passant de France développement à l’équipe fanion. Au-delà de son physique, il possède un bagage technique épatant, si précieux pour la discipline.
L’autre aspect marquant, chez lui, vient de sa capacité à jouer à tous les postes : “J’avais commencé en étant 6, soit centre, et désormais, je joue régulièrement en première ligne. Au fur et à mesure des tournois, je me suis rendu compte à quel point la polyvalence peut être importante.
Jefferson-Lee Joseph : L'Attaquant Redoutable
Jefferson-Lee Joseph, 21 ans, a débarqué sur le circuit mondial en mars 2023, il ne compte à ce jour “que” quinze tournois mais il n’en est pas moins une des armes offensives les plus tranchantes du système tricolore. Elancé, explosif, le numéro 47 de la sélection est une menace de tout premier ordre pour les défenses adverses, lui qui a la double faculté de servir ses partenaires comme de conclure. Il est le deuxième meilleur marqueur de la saison côté tricolore (15) : « Marquer, c’est ce qui est demandé aux joueurs à mon poste. C’est pour ça que je travaille. Sur les Series, il y a beaucoup de serials marqueurs.
Théo Forner : L'Ascension d'un Catalan
Issu d’une famille de rugbymen, Théo Forner avait son rêve tout tracé. Après une formation à l’Esc-Bac-Asp (entente Espira-de-l’Agly-Baixas-Peyrestortes) et à Prades, ce Catalan pure souche a fini par atteindre son but en intégrant les rangs de l’Usap, en 2019. L’ancien ouvreur devenu ailier n’en a pas moins continué d’élargir son horizon et, après une première expérience fructueuse dans la discipline, il a intégré l’élite de France 7 à Marcoussis début 2023 : « Ça a été une année pleine car j’ai bien navigué entre VII et XV.
D’autant plus qu’il avait été nommé parmi les trois révélations de la saison sur le circuit mondial. L’été dernier, il avait décidé de se consacrer au VII, quitte à mettre le XV entre parenthèses : « Le staff de l’équipe de France voulait que je sois à 100 % avec le VII. Je n’avais aucune raison de dire non.
Antoine Zeghdar : La Passion Retrouvée
Avec 68 matchs au compteur, Antoine Zeghdar est un des septistes les plus expérimentés à XV. Passé par Nice, Toulon et Oyonnax et désormais à Castres, Antoine Zeghdar (25 ans) avait décidé de se consacrer entièrement, cette année, à ce deuxième amour après avoir multiplié les allers-retours entre les deux disciplines depuis 2019.
« J’étais dans l’équipe qui n’avait pas réussi à se qualifier en 2020 et ça m’était resté en travers de la gorge, se remémore le centre natif de Monaco. J’avais fait part à Jérôme (Daret) de mes envies de participer aux JO. J’en ai parlé avec mon club et on a décidé que la meilleure chose pour moi et pour me donner les chances de postuler aux JO était de faire toute l’année avec le groupe. Le club a été cool et m’a permis de saisir cette opportunité. Cette année, l’Azuréen a pu donner la pleine mesure de son potentiel quand bien même il a été freiné par quelques blessures.
Aaron Grandidier-Nkanang : Un Parcours Singulier
Né à Londres, sélectionné avec Angleterre universitaire, débarqué en France à 19 ans, Aaron Grandidier-Nkanang (24 ans) se distingue par une trajectoire singulière. Rugbystiquement parlant, celui qui a évolué pendant cinq ans à Brive (pour sept matchs disputés) s’est avant tout signalé à VII.
Après une baisse de régime, il est revenu en forme au meilleur des moments, comme il le pressentait à Vancouver : “J’étais un peu déçu de mon début de saison. J’ai eu du mal à retrouver les sensations que j’avais pu avoir avant ma blessure il y a un an.
Jean-Pascal Barraque : Le Retour d'un Cadre
C’est l’histoire d’un retour qui n’aura finalement pas surpris grand-monde dans le petit milieu du VII : après un an d’absence, Jean-Pascal Barraque (33 ans) a réintégré les rangs de France 7 pour la finale de Madrid en mai et sera de l’aventure olympique. Une évidence à en croire Jérôme Daret : “Jean-Pascal a des compétences fortes, tout particulièrement sur le jeu au pied, qui nous intéressent beaucoup”, évoquait l’entraîneur en chef, au moment de rappeler le natif du Chesnay.
En Espagne, le Perpignanais, passé par Biarritz, Bordeaux, Toulouse ou encore Clermont, a passé la symbolique barre des 200 matchs sur le Sevens Series, a remporté un premier titre sur le circuit mais a aussi levé les derniers doutes sur sa capacité à relever le défi de cette discipline.
Rayan Rebbadj : L'Héritage Familial
Chez les Rebbadj, le rugby est une affaire de famille. Après les oncles Rabah et Salek dans les années 80 et le grand frère Swan, Rayan Rebbadj (24 ans) a percé, à son tour, du côté de Mayol. Si son aîné a précocement gagné ses galons d’international à XV, lui s’est révélé à VII, via notamment le premier In Extenso Supersevens à Paris La Défense Arena, en 2020.
En trois années, l’ailier s’est imposé comme l’un des joueurs les plus complets du circuit (102 matchs, 251 points, 28 essais dont 11 rien que sur cette saison). Capitaine pour la première fois de sa carrière lors de l’étape de Singapour en mai, à la tête d’un groupe remanié, le numéro 26 n’a aussi eu de cesse de prendre de l’ampleur au sein du groupe France. Sa convocation pour les JO ne faisait ainsi pas l’ombre d’un doute.
Antoine Dupont : La Star du XV au Service du VII
On ne le présente plus. Antoine Dupont, 26 ans, sera l’icône de France 7 lors de ces JO et même une des têtes d’affiche de la délégation tricolore, toutes disciplines confondues. Ce défi olympique, surprenant sur le papier, n’est qu’une manière de plus pour le natif de Castelnau-Magnoac de marquer l’histoire de son jeu.
Si la Coupe du monde 2023 s’est cruellement refusée à lui, le Toulousain a tout raflé, par ailleurs, que ce soit au niveau individuel et collectif : Tournoi, Top 14, Champions Cup, titre de meilleur joueur World Rugby, des 6 Nations… Ses premiers pas dans la discipline, attendus avec une vive impatience et une - toute - petite part d’incertitude ont été plus que convaincants : en trois étapes, il a remporté trois médailles - de bronze et d’or, à deux reprises - et a montré qu’il cochait toutes les cases de la spécialité.
JO PARIS 2024 - Une masterclass : Le festival Antoine Dupont contre les Fidji en finale du rugby à 7
Paulin Riva : Le Capitaine Stratège
Le Gersois aura la lourde responsabilité et l’immense honneur de mener les troupes françaises dans ce tournoi olympique. Promu capitaine de la troupe par Jérôme Daret, Paulin Riva est le garant de l’identité et du jeu tricolores, lui le meneur de jeu aux 47 tournois sur le circuit mondial.
Formé au RC Auch au poste de centre, passé par le pôle France de Marcoussis, les sélections jeunes, Bordeaux-Bègles et Soyaux-Angoulême, il s’est pleinement épanoui avec son passage au VII. Repéré par Thierry Janeczek en 2013, il est monté en puissance avec l’équipe développement avant de devenir un membre clé de la sélection dès 2017. Sa science du jeu l’a rendu indispensable aux yeux de Jérôme Daret qui en a fait une des pierres angulaires de son projet.
Andy Timo : La Jeune Garde
Il est le petit dernier de la troupe. S’il n’a que 20 ans et neuf étapes du circuit mondial à son actif, Andy Timo n’en a pas moins déjà acquis une solide réputation sur les terrains. À XV, le Francilien s’était déjà fait un nom en signant des prestations détonantes avec les U20 et Massy, en Pro D2, au point que plusieurs clubs de l’élite s’étaient disputés ses services l’an passé.
Le grand espoir avait finalement choisi de rejoindre le Stade français et a d’ailleurs déjà étrenné ces couleurs, avec deux matchs de Champions Cup et un premier essai, déjà. Mais cette saison, c’est surtout sur le circuit mondial qu’il a causé des ravages, sa capacité à gagner ses duels et sa qualité technique étant tellement précieuses pour ouvrir des intervalles à ses partenaires. Avec son physique (1,92 m, 95 kg), l’exercice de la mêlée ne lui pose guère de souci.
William Iraguha : L'Infatigable
L’itinéraire personnel de William Iraguha (27 ans) s’inscrit à merveille dans cette discipline de grand voyageur qu’est le rugby à VII. Né au Kenya, à Nairobi, et parti en Afrique du Sud où il a passé sa prime enfance, il est arrivé en France à 13 ans et a découvert le rugby à Massy.
Comme plusieurs de ses partenaires, après avoir fréquenté les sélections jeunes, il a rapidement été testé à VII. Dès 2015, il s’essaye à la discipline et, après plusieurs passages par France développement et quelques pépins physiques, il débarque sur le circuit mondial en 2019. Membre régulier du groupe France depuis (142 apparitions, 28 essais au compteur), cet animateur électrique a contribué au succès tant attendu de Los Angeles.
Nelson Épée : La Vitesse Incarnée
S’il était bien un joueur taillé pour le 7, c’est lui. La flèche toulousaine, formée à Saverdun, a le profil du spécialiste, avec son explosivité, ses crochets et sa pointe de vitesse. Chronométré à 5” 65 secondes sur 50 mètres lors de tests en clubs et régulièrement flashé à plus de 38 km/h, le Haut-Garonnais de 23 ans a trouvé sur le circuit mondial un tremplin à son épanouissement, lui qui devait faire face à une concurrence très dense en club (il ne compte à ce jour que sept apparitions à XV).
Ses allers-retours entre sélections et clubs lui ont permis de s’aguerrir et de muscler son jeu. Si une grave blessure à un genou l’a contraint à une saison quasi blanche en 2023, Nelson Épée est revenu à pleine vitesse sur le circuit cet hiver et peut se targuer d’un rendement statistique digne des tout meilleurs finisseurs de la planète avec 51 essais inscrits en 64 matchs sous la tunique bleue. Décisif à Madrid lors de la finale du Sevens Series en juin, il n’a pas pour autant été retenu parmi les 12 heureux élus et débutera la compétition comme réserviste.
Objectif 2028 : Préparer l'Avenir
La Fédération Française de Rugby et la Ligue Nationale ont dévoilé une liste de 14 joueurs pouvant être sollicités librement par l’équipe de France à 7 pour son «Objectif 2028». Un titre olympique, ça se défend. La Fédération Française de Rugby (FFR) et la Ligue Nationale de Rugby (LNR) ont annoncé, ce jeudi via un communiqué, la prolongation de leur dispositif en faveur de la mise à disposition des joueurs de rugby à XV auprès de l’équipe de France à 7.
L’objectif ? À ce titre, une liste «Objectif 2028» de 14 joueurs issus de 14 clubs du Top 14 a été établie. Ces joueurs pourront être «librement sollicités» par l’équipe de France à 7 lors des deux prochaines saisons (2024/2025, 2025/2026) «dans la limite de 12 semaines par saison» (84 jours) afin de participer aux tournois internationaux. À l’issue de l’exercice 2025/2026, «un bilan sera fait» en vue de la préparation olympique qui emmènera les Bleus jusqu’aux Etats-Unis à l’été 2028.
«Grâce à ce nouvel accord, la LNR et les clubs de rugby professionnels français renforcent leur soutien à l’Équipe de France à 7. «Après le sacre olympique à Paris, notre objectif est clair : consolider et faire évoluer un schéma de performance pour que l’élite du rugby à 7 français soit représentée au sommet mondial jusqu’aux Jeux de Los Angeles 2028, a poursuivi Jean-Marc Lhermet, vice-président de la FFR en charge du haut niveau et des officiels de matches.
Composition de l'équipe de France féminine
L'ailière Joanna Grisez et la centre Carla Neisen, associées à sept comme à XV. La Blagnacaise Carla Neisen, capitaine de l'équipe de France à 7, sera l'une des armes offensives du XV de France féminin, samedi (21 h 05) à Mont-de-Marsan, face à l'Angleterre en match de préparation au Mondial.
Médaillée d'argent aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020, Carla Neisen sera, à 29 ans, l'un des principaux atouts offensifs de l'équipe de France féminine face à l'Angleterre, samedi (21 h 05) au stade Guy-et-André-Boniface, à Mont-de-Marsan (Landes). Capitaine de France 7 pour les Jeux de Paris en 2024, la trois-quarts centre de Blagnac revient à XV pour disputer la Coupe du monde qui se déroulera en Angleterre du 15 août au 28 septembre 2025.
Absente pour cause de suspension (deux matches suite à ses propos contre l'arbitrage à l'issue de la finale du Championnat de France), la Toulousaine Pauline Bourdon sera remplacée, samedi soir, par Alexandra Chambon à la mêlée. Face à un adversaire qu'elles n'ont pas vaincu depuis 2018, les pilières Rose Bernadou et Annaëlle Deshaye encadreront la talonneuse Manon Bigot.
La composition du XV de France féminin face à l'Angleterre
M. Bourgeois - Gisey, M. Ménager, Neisen, Arbey - (o) Arbez, (m) Chambon - Champon, T. Feleu, Escudero - Fall Raulot, M. Feleu (cap.) - Bernadou, Bigot, Deshaye.
Remplaçantes : Riffoneau, Brosseau, Khalfaoui, Ikahehegi, Maka, Cissokho, Queyroi, Tuy.
Tournoi de Vancouver 2025
Du 21 au 23 février, les groupes femmes et hommes de rugby à 7 s’envolent pour le tournoi de Vancouver (Canada), deuxième tournoi pour cette année 2025. Les groupes femmes et hommes du rugby à 7 dévoilés pour le tournoi de Vancouver (Canada) qui se déroule du 21 au 23 février.
Les groupes hommes et femmes doivent s’envoler pour le tournoi de Vancouver (Canada), ce lundi 17 février l’équipe de France de rugby à 7 les ont communiqués. Une nouvelle étape pour les deux groupes qui se dérouleront du 21 au 23 février au Canada. L’an passé à Vancouver, l’équipe masculine accompagnée d’Antoine Dupont s’inclinait en demi-finale face à la Nouvelle-Zélande et s’emparait d’une médaille de bronze.

L'équipe de France de rugby à 7.