Le match entre la France et la Nouvelle-Zélande est un événement majeur dans le monde du rugby à 7 féminin. Cette rencontre, souvent chargée d'histoire et de rivalité, suscite un grand intérêt chez les supporters et les analystes. Cet article se penche sur les différents aspects de ce duel, en explorant les enjeux, les compositions d'équipe et les pronostics.

Les Enjeux du Match Nouvelle-Zélande - France
Les deux équipes se disputent la troisième place de la Coupe du Monde. En cas de défaite, les Blacks Ferns auraient en effet cédé leur 3e place au classement mondial et quitté un podium où elles sont sans interruption depuis la création de ce classement en 2016. Toujours 4e mondiales, une place qu’elles occupent depuis mai 2024, les Bleues ont échoué à remettre les choses au point.
Pas d'avantage au niveau de la motivation.
L’État de Forme
Titrée à 6 reprises en 8 participations en Coupe du Monde, la Nouvelle-Zélande est l’équipe la plus capée de cette compétition depuis 1991. Les filles néo-zélandaises ont notamment remporté les deux dernières éditions en 2017 et 2021. Cette année, en phase de poule, la sélection kiwi a pris le dessus sur l’Espagne (54-8), l’Irlande (40-0), et le Japon (62-19). Opposée à l’Afrique du Sud lors de son quart de finale, la Nouvelle-Zélande a filé tout droit vers le dernier carré sans problèmes (46-17). Mais voilà, la Nouvelle-Zélande s'est finalement inclinée lors de sa demi-finale en encaissant un début de rencontre très sévère face au Canada, sans jamais vraiment réussir à remettre la main sur le ballon (19-34).
Déjà demi-finaliste lors de la dernière Coupe du Monde, la France s'était inclinée tristement face à l'Angleterre (42-43) avant de disputer le match pour la troisième place et de renverser le Canada pour s'attribuer la médaille de bronze. Cette année, la France a réussi une phase de poules particulièrement bien maîtrisée en encaissant seulement 3 essais au total, 2 face à l'Afrique du Sud (57-10) et 1 seul face au Brésil (84-5) après une victoire sans encaisser de points contre l'Italie (24-0). Arrivée en quart de finale, la France s'est imposée 18-13 contre l'Irlande après avoir été menée rapidement sur le score de 0-13 pour finalement renverser la partie.
Les Effectifs
Le XV de la Nouvelle-Zélande :
15. Holmes, 14. Sorensen-McGee, 13. Waaka, 12. Brunt, 11. Woodman-Wickliffe, 10. Demant (cap), 9. Pouri-Lane, 8. Olsen-Baker, 7. Miller, 6. Mikaele-Tu’u, 5. Bayfield, 4. Roos, 3. Kalounivale, 2. Ponsonby, 1. Viliko.
Remplaçants : 16. Green, 17. Tangen-Wainohu, 18. Rule, 19. Bremner C., 20. Sae, 21. Joseph, 22. Setefano, 23. Vahaakolo
Excellente joueuse de rugby à VII, la troisième ligne aile Jorja Miller est de retour dans le pack de la Nouvelle-Zélande, elle qui avait tant manqué lors de la demi-finale face au Canada. Elle prend la place de Tukuafu en troisième ligne ce qui laisse le brassard de capitaine à la demi d'ouverture Demant. En deuxième ligne, Bayfield est de retour comme titulaire. On note également le retour de Vahaakolo comme remplaçante ailière sur le banc, sa 20ème cape internationale.
Le XV de France :
15. Boulard ; 14. Grisez, 13. Konde, 12. Vernier, 11. Menager ; 10. Arbez, 9. Bourdon Sansus ; 8. T. Feleu, 7. Champon, 6. Escudero ; 5. Fall Raclot, 4. Maka ; 3. Bernadou, 2. Gerin, 1. Brosseau.
Remplaçants : 16. Bigot, 17. Deshaye, 18. Khalfaoui, 19. Ikahehegi, 20. Morland, 21. Chambon, 22. Tuy, 23. Arbey.
La France effectue quelques changements dans son XV de départ à l'aube de la petite finale, notamment à l'arrière. Emilie Boulard est de retour en n°15 et remplace Morgane Bourgeois. Sur l'aile droite, Grisez remplace Arbey qui commencera ce match sur le banc des remplaçantes. Devant, la première et la troisième ligne ne bougent pas. Dans la cage, Maka retrouve une place de titulaire et laisse Ikahehegi sur le banc.
Aucun avantage sur le papier.
Les autres paramètres à prendre en compte:
- Cette rencontre se dispute en Angleterre, à Bristol.
- La France mène 4-2 dans les duels contre la Nouvelle-Zélande mais a perdu le dernier duel en date l'an passé
Pronostics
La France a déjà maîtrisé la Nouvelle-Zélande a plusieurs reprises par le passé. Elle pourrait prendre une nouvelle fois les devants aujourd'hui sur une équipe qui a semblé accuser le coup lors de sa demi-finale. Victoire France.
Probabilités du pronostic :
- Victoire de la Nouvelle-Zélande : 64%
- Match nul : 3%
- Victoire de la France : 33%
Quelques pronostics gratuits :
- Misez par exemple sur le pari "France +7,5" (cote à 1,76)
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la FINALE de bronze | Résumé Nouvelle-Zélande vs France | Coupe du Monde de rugby féminine 2025
Analyse du match Nouvelle-Zélande - France
Devant un Twickenham presque comble, avec près de 70 000 personnes, soit un nouveau record mondial pour un match de rugby féminin après les 58 498 venus dans ce même stade pour la « finale » du Tournoi des Six Nations entre la France et l’Angleterre en 2023, le spectacle a été complet, avec 10 essais au total.

Après un début de match cafouilleux, les joueuses de Gaëlle Mignot et David Ortiz avaient cru avoir fait le plus dur en ouvrant le score à la 10e minute sur un superbe essai de leur feu follet Pauline Bourdon-Sansus, après un débordement de Joanna Grisez sur son aile et une remise à l’intérieur sur l’autre ailière Marine Ménager. Mais les Blacks Ferns réagissaient aussitôt ou presque (14e), par leur ouvreuse Demant, sur une passe intérieure de la centre Brunt. Et elles n’allaient plus desserrer leur étreinte sur des Bleues acculées en défense, avec trois nouveaux essais en l’espace de sept minutes avant la mi-temps.
Par Sylvia Brunt d’abord (33e), l’arrière Renee Holmes ensuite (37e), et enfin la deuxième ligne Laura Bayfield (40e), après une relance de folie : esseulée dans son camp sur un long coup de pied bleu, Renee Holmes trouvait en retrait son ailière Braxton Sorensen-McGee, et l’action repartait vers l’enbut français avec Jorja Miller au bord de la touche en relais puis Bayfield pour conclure à son intérieur. 26-7 à la mi-temps, le match était joué. Et si les Bleues avaient encore un infime espoir, Sorensen-McGee, la nouvelle pépite du rugby néo-zélandais, se chargeait d’y mettre fin très rapidement (46e puis 60e), signant au passage, à 18 ans, ses dixième et onzième essais de la compétition, dont elle est la meilleure marqueuse. Et les trois essais marqués en dix minutes par les Françaises, par Léa Champon (62e), Gabrielle Vernier (66e), Puis Emilie Boulard (72e), n’allaient rien y changer.
Pour les Néo-Zélandaises cette victoire est particulièrement bienvenue, après la désillusion en demi-finale contre les Canadiennes (34-19). Mais elles avaient trop d’arguments samedi pour des Bleues qui stagnent derrière un trio de tête de plus en plus inaccessible.
Et si elles sont encore capables de belles victoires, comme lors de la « finale » de leur groupe contre l’Afrique du Sud (57-10), elles butent sur les équipes du top 3 depuis deux ans et une victoire à l’arrachée 18-17 contre ces mêmes Black Ferns, en Nouvelle-Zélande.
Quatrièmes donc à l’issue de ce Mondial, comme en 2010, quand elles avaient été battues par l’Australie.
Reste maintenant à continuer à construire un nouveau groupe, pour espérer briser enfin ce plafond de verre des demi-finales lors du prochain Mondial, en 2029, en Australie. Une certitude, ce sera sans leur capitaine du jour, Marine Ménager, et sans leur talonneuse Manon Bigot, désormais retraitées.