Histoire du Royal Stade Waremmien et du Football Local

Je me suis mis à la recherche de tous les clubs existant ou ayant existé dans l’entité et, à l’heure actuelle, il n’en reste qu’un, le FC Trooz, survivant ou héritier de tous les autres.

Les Débuts du Football en Belgique

Le premier septembre 1895, à l'initiative de M. Les membres fondateurs de cette association qui a pour but de gérer et de développer le football dans le monde sont les Pays-Bas, la Belgique, la Suède, le Danemark, la Suisse et l’Espagne. Ils chargent MM.

Fondation et Premières Années du Prayon F.C.

Fondé le 5 avril 1912, le club subit une courte période d’inactivité due à la guerre 14-18, pendant laquelle il fut affilié à l’Union Belge. La fondation actée le 31 décembre 1914, l’approbation par l’URBSFA ne fut entérinée que le 25 mars 1916, soit plus d’un an après. Il est bon de savoir que les clubs de football fondés avant 1926 ne bénéficiaient pas de numéro de matricule. C’est ainsi que Prayon FC reçut son matricule parce qu’en décembre 1926, il était le 226ème plus ancien club affilié à la Fédération.

J. Pirard (Président), J. Olivier (Secrétaire), P. Jacoby (Trésorier), A. Bartholomé (Vice-président) et E.

Article 28 : « Tout membre n’accomplissant pas convenablement sur le terrain la corvée que le Comité lui indiquera sera puni d’une amende de 25 centimes à un franc.

Mes souvenirs d'enfance vous aideront peut-être à ressentir l'ambiance de cette époque d'entre les deux guerres. L’usine avait construit, pour loger ses ouvriers et leur famille, la cité de La Brouck. Dès la sortie de l’école, les gosses de Prayon se précipitaient pour jouer au foot sur la place du village (aujourd’hui Place du Marché) et les gosses de La Brouck sur une place de la Cité appelée place Texeira. Ils jouaient jusqu’à la tombée de la nuit et les jeux se déroulaient en parfaite sécurité car il n’y avait pratiquement pas de voitures.

Puis, vers les 10 ans, les copains de Prayon Village eurent très envie de jouer de vrais matchs. Le grand-père de Jean Loth, l'un des nôtres, était Secrétaire du Prayon F.C.; Monsieur Joseph Crahay, Chef de Gare, en était le Président. Tous deux furent sollicités presque quotidiennement : ils devaient créer une équipe de cadets ! Régulièrement, un papier, sur lequel était couchée une composition d'équipe, était glissé dans leur boîte à lettres... Finalement, ils cédèrent.

Une équipe serait inscrite pour la saison 1931-1932 et le club nous distribua des cartes d’affiliation à faire signer par les parents. Alors commença une opération de harcèlement vis-à-vis de ces parents récalcitrants que nous visitions régulièremnt par petits groupes. L’autorisation pour l’un d’entre nous, Georges, était liée à l’obtention de bons résultats scolaires. Ce dernier fut notre premier entraîneur.

La parution du calendrier de nos matches nous fit l'effet d'une bombe : notre premier match aurait lieu au Standard de Liège contre des cadets B !!! A l'époque, il y avait dans le championnat de Belgique, une division d'Honneur dont le Standard faisait partie, une Division 1 avec Verviers, Seraing, Tilleur et le F.C.

Le grand jour de notre premier match arriva enfin. Aucun d'entre-nous n'avait fermé l’œil. Il avait plu toute la nuit. Nous étions anxieux et en plus nous nous relevions pour voir si cette maudite pluie n’allait conduire à une remise de match. Nous avions dû nous lever très tôt car nous jouions le matin et le Standard, ce n’était pas la porte à côté. Un tortillard tram 14 nous amenait à Liège en un peu plus d’une heure puis le tram vert devait nous amener au Standard en un peu plus de quarante minutes.

Place du Théâtre, nous avions repéré un jeune gamin portant une petite valise. Il nous avait déclaré être un de nos adversaires avec un superbe complexe de supériorité de citadin ; joueur d’un grand club vis-àvis de jeunes paysans. Après un voyage interminable de deux heures, nous arrivâmes enfin au stade du Standard...

La première phrase de mon compte-rendu du match était : "je joue le toss et le gagne, j'aligne mes hommes face au soleil"... Après un quart d’heure de jeu, mon intérieur droit me glissa adroitement la balle au point de penalty ; j’envoyais un shoot croisé à ras de terre et à ma stupéfaction, le ballon entra dans le gaol ! J’ai failli m’évanouir. Emile pleurait à chaudes larmes.

Cette première victoire fit sensation et nos premiers résultats furent tels que le comité décida de faire jouer notre match contre Bressoux en lever de rideau d'un match de l'équipe première. L'équipe adverse était composée de joueurs qui étaient tous à la limite d'âge de la catégorie et qui nous dominaient tous physiquement de la tête et des épaules... Nous jouions contre des hommes. Voilà, c’était l’histoire de la première équipe d’âge à Prayon. Nous avons terminé le championnat à une place très honorable (3ème ou 4ème) à la grande satisfaction de nos dirigeants qui nous remirent une médaille souvenir.

Depuis 1930, le Prayon F.C. était en pleine euphorie : le club avait transféré de nombreux joueurs du F.C. Liégeois, club avec lequel il avait toujours entretenu d'excellentes relations depuis que, pendant la guerre 1914-1918, un de ses joueurs, Albert Bartholomé, avait été transféré au F.C. De fait, Prayon avait remporté très largement le championnat de Division Régionale pour se hisser en Première Provinciale.

Debout : E. Ansay, J. Falla, P. Mexher, A. Bartholomé ; Milieu : A. Debras, R. Léonard, F. Accroupis : J. Moreau, J. Galand, E. Wathelet, J. Léonard, H.

Debout : J. Pirard, J. Moreau, L. Ancion, A. Bartholomé, L. Malaxhe, E. Wathelet ; au milieu : A. Charlier, J. Falla, F. En-dessous : R. Léonard, M. Loth, L.

Création du Wallonia Nessonvaux

C’est dans un petit café proche de la gare de Nessonvaux que furent jetées les bases de la création du Wallonia. Un comité présidé par Eugène Hamoir avait été constitué. Jean Delcour assurait le secrétariat et Joseph Denooz la trésorerie. Il est également à retenir qu’à l’origine, le nom de Fraipont précédait celui de Nessonvaux.

Deux irréductibles ne capitulèrent que cinq ans après, grâce à une guerre d'usure menée inlassablement par l'omniprésent dévoué secrétaire Albert Mossay... Le 15 novembre 1936 donc, Nicolas et Maurice purent enfin rejoindre la bande de copains qui avaient débuté leur carrière en cadets et la poursuivaient, qui en scolaires, qui en juniors et avec qui ils se mesuraient régulièrement sur la place du village de Prayon, sur la nouvelle route... l'une et l'autre non asphaltées bien sûr...

A l'époque, on jouait encore le 1- 2 - 3 - 5 avant que je ne puisse convaincre l'entraîneur du Daring Club de Bruxelles, champion de Belgique cette année là, un anglais dénommé Butler, d'adopter mon système breveté W.M. (Wéry Maurice)... Prayon -Milmort : 3-0 puis Nicolas passa dès lors centre-half car il avait besoin de grands espaces; et moi-même au centre-avant.

Le Championnat Provincial Liégeois comptait à l'époque trois séries et les vainqueurs de chacune de celles-ci devaient disputer un tour final. Pour gagner la série, il fallait non seulement que Prayon batte Jemeppe puis aille gagner à Fléron mais aussi que Jemeppe batte Fléron. Et puis, ces conditions remplies, que Prayon batte à nouveau Fléron en un test-match sur terrain neutre.

Un Match Mémorable

« Pour une débâcle, en voilà une ! 14-1, tel est le résultat brutal que l’on dut enregistrer. A vrai dire, ce résultat n’est nullement flatté pour les jeunes métallurgistes. Ce team possède des qualités extraordinaires et rarement vues chez des footballers en pleine évolution. Les buts : Massart 5, Wéry 4, Parzibut 3, Zawada et Joseph Lallemand 1.

Les deux premiers classés en Juniors Provinciaux avaient le droit de disputer le Tour Final National. Tout avait mal commencé : Prayon - Standard 2-3 puis Tilleur - Prayon 6-4 (avec des joueurs exclus, un arbitre plus que partial, des disputes désagréables entre joueurs, etc.). Le Standard l’emporta 5-0.

Les deux premières équipes étant qualifiées pour le Tour Final National, le Standard fut écrasé 5-0 par le Lierse tandis que Prayon disputa son quart de finale au terrain de Tirlemont contre Anderlecht qui l’emporta par 3 buts à 1, le deuxième but étant marqué sur penalty à dix minutes des la fin. Par la suite, Anderlecht battit en demi-finale le Beerschot par 2-1 et le Lierse en finale, par 2-1 également.

Anderlecht...Beerschot...Lierse ... et... Prayon. Qui aurait pu imaginer cela ? Le championnat commença dans l’euphorie : Prayon - Oneux 18-2 puis Hamoir - Prayon 2-7, après avoir été mené 2-0 après une vingtaine de minutes mais, pour la troisième rencontre, Theux vint construire un mur en béton et arracher le 0-0 d'où l'énorme déception pour Prayon qui avait marqué 25 buts en deux matches. S'ensuivit la victoire par 4-0 contre Tilff, le favori de la série avec un centre-avant hollandais, Bassleer, qui allait jouer la saison suivante au FC Liège. Le second tour démarra par un coup de bambou sur la tête quand Oneux, la lanterne rouge, battit Prayon 4-3. Dans la foulée, Prayon écarta Aywaille sur le score de 10-1.

Jean Massart passera en 1939 de Prayon à Tilleur qui remonte en Division I, appelée aussi Division d'Honneur. Il poursuivra sa carrière au Standard où il évoluera de 1939 à 1943 puis, de 1943 à 44, il jouera en première provinciale à Melen qui remontera en promotion. La saison 1938-1939 se terminait donc dans l'euphorie, bientôt atténuée par le P.P.R. La France et la Grande-Bretagne avaient déclaré la guerre à l’Allemagne au début du mois après l’invasion de la Pologne. Plusieurs de nos amis Polonais partaient très rapidement vers l’armée Anders en Grande-Bretagne... Une autre, pénible, commençait pour le club, bien sûr, mais pour tout le monde évidemment.

En septembre 1939, l’Union belge organisa des mini-championnats. Prayon se retrouva dans une division provinciale en compagnie de onze clubs : Herstal, Mons, Slins, Vottem, Ans, Saint-Gilles, Montagnarde, US Liège, Melen, Chaudfontaine et Visé.

Prayon Pendant la Guerre

Organisation et confusion : la même Union belge avait décidé que les clubs qui seraient « déchus » pendant la durée de la guerre retrouveraient leur place à l’issue du conflit. La même Union belge, encore, avait décidé d'intégrer les clubs de la Ligue socialiste, interdite par les autorités d'occupation. Malheureusement, en 1941, lors d'un match décisif pour la montée en Promotion, l'Union belge désigna pour ce match un arbitre issu de la Ligue socialiste qui désavantagea Prayon tout au long des nonante minutes. Stachou Juczak, victime de l'énervement général, boxa l'arbitre et fut évidemment exclu et suspendu pour trois ans. Wallonia termine avant-dernier avec seulement 13 points tout en ayant inscrit 68 buts dont 12 par J. Plusieurs joueurs de l’équipe sont déportés et les robots commencent à pleuvoir sur le pays.

Tenant compte que certaines équipes avaient été handicapées pendant la guerre par les absences forcées de joueurs, les clubs qui étaient redescendus regagnaient la division qu'ils occupaient avant la guerre. Le championnat interrompu l’année précédente reprend ses droits et le club choisit de s’aligner en division 3 car les déplacements sont plus courts. Wallonia termine à la troisième place. Joseph Mosbeux est le meilleur buteur avec 17 réalisations.

En 1946, la Coupe de la Libération se joua en dix matches, contre Vaux, Chaudfontaine, Racing Chênée, Sporting Chênée et CS Grivegnée. Debout : A. Boutet (délégué), G. Mathonet, J. Detise, Y. Mossay, J. Hody, J. Fagnant, R. Pire, J. Delcour (Président). Bas : J. Bonhomme, A. Grandry, G. Renson, F. Renson, L. Huberty.

Après Hody en 1944 et Grandry en 1945, R. Collard inscrit lui aussi cinq buts lors de la même rencontre. Wallonia termine second derrière Malmedy et rate de peu la montée en première provinciale et ce, malgré son fer de lance R. Très bonne troisième place de Wallonia. Charbon est le meilleur buteur avec 21 buts. Collard récidive et inscrit encore 5 goals lors de la même rencontre et Idczak réalise le même exploit contre Saint-Vith.

Tous les jours, la place de La Brouck était le théâtre de matches de football homériques. Wallonia termine à la sixième place et J. Charbon inscrit 21 buts. 15-11-1953 Nessonvaux - La Préalle match arrêté ? Avant l’entrée en lice des équipes de première division.

Prayon dans les Années 1950

Prayon - K. Quelques matches, au hasard, en septembre 1953 dans la province de Liège. En arrière-plan, on reconnaît aussi le gardien, Roberto Lunari. Pietro se souvient que le délégué lui avait fourni du 43 alors qu’il chaussait du 37. Le Sporting de Charleroi avait cédé Jean Massart à Prayon où il devint joueur-entraîneur.

D'excellents transferts avaient été réalisés : Horne et Tijardovic de Seraing, Dalmans du standard via Chaudfontaine, Pauchenne et baltus, deux avants de pointe performants. Le centre-avant, Robert Mecking était cependant à l'armée et ne pouvait jouer régulièrement. Prayon débuta par 7 victoires consécutives et, le 10 janvier, Prayon trônait en tête avec 31 points après 17 matches joués et 7 points d'avance sur le deuxième.

Parmi quelques-uns des classements établis à la fin de la saison 1953-1954, au plan provincial, quelques noms d’équipes aujourd’hui disparues ou fusionnées rejailliront sans conteste dans vos mémoires. Comme Templiers, St-Nicolas, Micheroux, Slins, FC Nord, FC et Ol. Wallonia termine 14ème.

Les équipes dans les séries Nationales en 1954-55. Vous remarquerez que Tilleur et Liège jouaient en Division I, le CS Verviers et la SRU Verviers en Division II, Seraing, Bressoux, Waremme, Montegnée et l'AS Herstal en Division III et que Prayon, Vaux, Ans, Fléron, Melen et Herve arpentaient la Promotion. J'avais 7 ou 8 ans à l'époque et je me souviens de la victoire de Prayon face à Waaslandia Brucht qui allait gagner le championnat et où jouait un certain Mathieu Bollen. Pour préparer la saison 1954-1955, le club avait transféré Lapierre, gardien de but du RFC Liège, Roumont de Montagnarde, Gillis et Jeanfils du Standard, Lousberg, un intérieur et Gabre, un arrière.

Pour cette première saison à l’échelon national, Prayon s’est sauvé sans trop de problèmes. La saison débuta par deux défaites puis l'équipe se reprit. Or, après 4 victoires consécutives, l'entraîneur Vandooren donna sa démission suite à un différend qui l'opposait à certains dirigeants. Les deux saisons suivantes, l'équipe chuta, tout d'abord en première provinciale puis en deuxième. P. La descente, mais Prayon avait battu les deux premiers à domicile, Overpelt et Helzold ! Les années 50...un peu avant ? P.

Debout : A. Pellemeule (délégué), Guy Germain, R. Cosse, J. Brayeur, Léon Piec (entr.), F. Brayeur, Robert Demoulin, Christian Schyns, Joseph Fruch (dél.), Beckers, Albert Maquinay (secrétaire). En 1960, les cadets disputent 22 ma...

Voici une liste non exhaustive de surnoms d'équipes aux Pays-Bas:

ClubSurnom
Achille ’29De Witzwarten, De Heikanters
AZ AlkmaarKaaskoppen
Almere City FCSchapenkoppen, Zwarte Schapen
Heracles AlmeloCalimero’s, Heraclieden
Ajax AmsterdamLes Lanciers, Les Ajacides, Les Joden, Godenzonen
Vitesse ArnhemVites, Geel en Zwart
ADO La HayeDe Residentieclub, De Ooievaars
MVV MaastrichtDe Sterrendragers
Be Quick 1887Le bon vieux

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