Un parfum de légende plane sur l’Université Laval. Il y a des saisons qui marquent une génération. Celle-ci pourrait bien entrer dans la légende du sport universitaire québécois. Le football universitaire au Québec est intimement lié à la genèse du football au Canada. La ligue de football universitaire du Québec, chapeautée par la Fédération québécoise du sport étudiant, est l'une des quatre conférences de Football SIC.
La ligue a été fondée en 2001, suite au départ de l'Université Queen's et de l'Université d'Ottawa de la Conférence Ontario-Québec de Football Inter-Collégial (OQIFC). Le Canada a une riche histoire de soccer! Écrivons le prochain chapitre ensemble!
Les Débuts du Football Universitaire au Québec
La première ligue interuniversitaire fut la Canadian Intercollegiate Rugby Football Union (CIRFU). Fondée en 1897, les compétitions débutent en 1898. Les équipes de la CIRFU compétitionnent alors pour la Coupe Yates, créé en 1898 par H. B. Yates de l'Université McGill et décerné annuellement au champion de la ligue.
Les premières équipes participant à la ligue sont les Redmen de McGill, les Goldon Gaels de Queen's et les Varsity Blues de Toronto. Dans les années suivantes, se sont ajoutés les Gee-Gees d'Ottawa (1905-1912), le Royal Military College (1913), les Mustangs de Western Ontario (1929-1970), les Marauders de McMaster (1952-1953, 1968-1970) et les Warriors de Waterloo (1968-1970).

Le stade de l'Université Laval, domicile de l'équipe de football Rouge et Or.
Évolution et Restructurations des Ligues Universitaires
En 1953, l'Association sportive Ottawa-St-Laurent (OSLAA) est formée avec les Gaiters de Bishop's, le Collège Militaire Royal, les Warriors de Loyola College, les College Aggies de Macdonald et le St.
En 1971, le Central Canada Intercollegiate Football Conference (CCIFC) fondé en 1967, se réorganise complètement en basant les associations régionales selon les frontières provinciales. L’Association sportive universitaire de l’Ontario et du Québec et l’Association sportive Ottawa-St-Laurent se sont restructurées pour former, en 1971 l’Association sportive universitaire de l’Ontario (ASUO) et l’Association sportive universitaire du Québec (ASUQ).
En 1973, l'ASUQ cesse ses activités et en 1974, des universités ontariennes et québécoises s'associent pour former la Conférence Ontario-Québec de Football Inter-Collégial (OQIFC). Cette nouvelle ligue comprend deux divisions, l'Ouest et l'Est.
Autre réorganisation à la Conférence Ontario-Québec de Football Inter-Collégial en 1980, la division Ouest devient Sports universitaires de l'Ontario.
En 1999, l’Université Carleton abandonne son programme de football. En 2001, les Universités d’Ottawa et de Queen’s quittent la Conférence Ontario-Québec pour se joindre à la Conférence de l’Ontario. La référence à l’Ontario est enlevée du nom, et devient tout simplement la Conférence Québec de Football Inter-Collégial (QIFC).
Les Divisions Universitaires
Les universités se distinguent également par leurs divisions, offrant différents niveaux de compétition et d'opportunités pour les étudiants-athlètes :
- NCAA Division I: Les universités qui appartiennent à cette division ont une fréquentation qui dépasse les 15 000 étudiants.
- NCAA Division II: Le nombre d’étudiants oscille entre 3 000 et 15 000.
- NCAA Division III: Les universités qui font parties de cette division ne peuvent offrir de bourses aux sportifs.
- NAIA: Les universités de la NAIA offrent des programmes sportifs et académiques qui peuvent varier de l’excellence au médiocre, d’où la nécessité d’un choix judicieux et réfléchi.
- NJCAA: La durée des études dans ces universités n’est que de deux ans.
Couleur Tango: L'Histoire du Stade Lavallois
Le Stade lavallois a été fondé le 17 juillet 1902. D'abord dénommé Stade Jean-Yvinec, dans les années 30, en hommage à un jeune joueur décédé, il a été rebaptisé plus tard au nom du maire de l'époque, Francis Le Basser. Le club opta alors pour une couleur intermédiaire en adoptant définitivement la couleur tango (teinte rouge-orangé).
Hymne du Stade Lavallois
Et le plus populaire est « Allez Laval », une chanson née en 1976, à l'occasion de la montée du Stade lavallois en Première division (la Ligue 1 actuelle). Aujourd'hui, peu de supporteurs peuvent s'enorgueillir de la connaître par coeur. Lors des matchs, c'est surtout le leitmotiv « Allez Laval » qui est scandé.
En 2010, le chanteur Maël et le groupe lavallois Archimède avait annoncé vouloir composer un nouvel hymne pour le Stade. À l'époque, la sortie était souhaitée pour 2011. Nous n'avons pas de nouvelles. Peut-être verra-t-elle le jour à la montée du club en Ligue 1.
Le Chapiteau VIP
Il s'agit du Chapiteau VIP de 450 m². Comme son nom l'indique, il est réservé aux VIP les soirs de match. En règle générale, il s'agit des partenaires du Stade lavallois (Groupe Lucas, Lactel, Laval Agglomération, le conseil général de la Mayenne, Crédit Mutuel...) et de leurs invités qui viennent échanger autour d'un cocktail, à la mi-temps ou à la fin de la rencontre sportive.
Le Système 4-4-2
C'est un dispositif tactique qui permet de placer les joueurs sur le terrain. Le système 4-4-2 signifie une équipe composée de quatre défenseurs, quatre milieux de terrain et deux attaquants.
Prix, Confort, Ambiance et Visibilité
- Les prix: Ils oscillent en général entre 5 et 20 € la rencontre.
- Le confort: Certains sièges sont plus appréciables que d'autres. Certains disposent d'un dossier.
- L'ambiance: Dans certains endroits, la ferveur est plus exaltée qu'ailleurs.
- La visibilité: La visibilité est un facteur important pour apprécier le match.
Hommage à Michel Le Milinaire
Un entraîneur qui a marqué l'histoire du foot ligérien : il fallait bien une statue pour marquer les esprits. Michel Le Milinaire, dit "Mimi", devient le premier entraîneur en France à avoir sa statue dans un stade.
L'idée, c'était plutôt de travailler une attitude qui était particulière et propre à Michel Le Milinaire. Et en même temps, à travers cette représentation, de représenter tous les entraîneurs de football et le moment de tension qu'ils peuvent vivre pendant 90 minutes soit la durée d'un match.
1,60 m de bronze, sa taille réelle, pour honorer celui qui a fait basculer l’histoire du club.Inaugurée le samedi 27 septembre 2025 en grande pompe par l'ensemble du club de football du Stade Lavallois, la statue a même eu les honneurs d'un invité de marque en la personne de Guy Roux, lui aussi entraîneur mythique.
Cet hommage d'une statue d'un entraîneur à l'entrée d'un stade est quasi inédit en France. Dans la région la seule autre statue similaire, c'est bien sûr celle du mythique joueur et entraîneur Henri Michel qui est installée au niveau de l'entrée officielle du stade de la Beaujoire à Nantes également depuis 2021.
Jean Prouff, ancien joueur et entraîneur du Stade Rennais a lui aussi sa statue, mais elle trône dans l'une des tribunes du Roazhon Park depuis 2021.
En 1976, Michel Le Milinaire amène le Stade Lavallois au plus haut niveau avec une montée en première division. Puis en 1983, la qualification en coupe d’Europe contre le Dynamo de Kiev, le favori de la compétition.
Un palmarès encore dans les mémoires, surtout pour ceux qui ont eu la chance de l’appeler coach…"Il a entraîné mon papa et moi-même durant toute sa période d'entraîneur" se rappelle Ousmane Dabo.
Désormais responsable du recrutement au Stade Lavallois l'ancien footballeur international (Inter Milan, Lazio de Rome, AS Monaco, Manchester City, ) passé par le Stade Rennais fut ancien joueur chez les Tangos en junior de 1985 à 1990.
"C'est vraiment quelqu'un qui m'a marqué et qui m'a prodigué de près ses conseils. En plus quand j'étais jeune joueur justement" ajoute-t-il.
Être entraîné par une légende pareille, c'était impressionnant. A ce moment là, le Stade Lavallois est plutôt un club "omnisport".
Les Débuts du Club Omnisport
Les clubs laiques sont largement représentés au sein de l'USFSA ( Union des sociétés francaises de sports athlétiques ). Cette fédération sportive omnisports fondée le 20 Novembre 1887 d'abord autour de l'athlétisme, s'ouvrira rapidement ( 1889 ) à d'autres sports : escrime , natation , rugby à XV etc .
Il a noté qu'en deuxième série la Mayenne était représentée par une autre équipe : la Laïque d'Ernée. Ce championat où évolura le Stade Lavallois jusqu'à la grande guerre, est dominé par deux clubs qui se partageront les titres : l'US Saint-Servan et le Stade Rennais Université Club ( fusion du Stade Rennais et du FC Rennais ).
En 1920 ,le championnat regroupe les départements bretons ainsi que le Maine et Loire , la Loire Atlantique , la Sarthe et la Mayenne. Le club se prononça alors pour la couleur orange Tango. En 1927, le stade lavallois atteint les 16 ème de finale de la coupe de France. De 1932 à 1935, le Stade Lavallois joue en Promotion d'honneur.
-Saison 1936-1937,l'équipe finit 4 éme du groupe. Lors de cette saison le Stade Lavallois atteint les 32éme de finale de la coupe de France. Miroir des Sports du 1er décembre 1936: 5éme tour de la coupe de France Enghien-Laval (3-3) le 29 Novembre 1936.
Le deuxiéme conflit mondial met fin au championnat.
Les Carabins de Montréal
L'histoire du football universitaire au Québec est étroitement liée à la naissance du football au Canada. La première ligue interuniversitaire, la Canadian Intercollegiate Rugby Football Union (CIRFU), a été fondée en 1897, et les compétitions ont débuté en 1898. Les équipes de la CIRFU se disputaient alors la Coupe Yates, créée en 1898 par H. B. Yates de l'Université McGill.
Aujourd'hui, l'ensemble des équipes sportives de l'Université de Montréal se nomment les Carabins. L’institution des Carabins regroupe près de 400 athlètes de haut niveau dans une douzaine de disciplines sportives différentes (athlétisme, badminton, cheerleading, football, golf, hockey, natation, rugby, ski alpin, soccer, tennis).
Les Origines et l'Essor du Sport à Montréal
Le sport a pris racine en Angleterre au XVIIe siècle. L'aristocratie et la bourgeoisie anglaises, qui possèdent le temps et l'argent, s'adonnent à la pratique des courses de chevaux, de la course à pied, de la boxe, du cricket, etc., et peu à peu codifient des pratiques corporelles, publient des règles et créent des clubs. Elles développent une culture sportive. Pour ces classes aisées, le sport doit être une activité amusante, pratiquée selon des règles écrites en vue d'un enjeu, selon un esprit particulier, l'esprit sportif, fait d'équité, de désir de vaincre et de loyauté.
Après 1760, les officiers militaires et les administrateurs anglais, souvent issus de l'aristocratie, ont importé leurs institutions et leur mode de vie au Québec, introduisant le sport dans la ville de Québec, puis à Montréal. L'industrialisation et l'urbanisation de Montréal au milieu du XIXe siècle ont conduit de nouvelles classes sociales, en particulier la petite bourgeoisie anglophone, à s'intéresser au sport. Ces nouveaux acteurs étaient plus attirés par l'aspect compétitif que par l'aspect social des activités sportives. Les années 1870-1890 ont vu naître la forme moderne du sport, avec des limites spatiales et temporelles, des règlements codifiés, un équipement spécialisé et les premiers organismes nationaux.
Durant cette période, le développement du sport-spectacle, la multiplication des équipes de crosse, de base-ball, de football et de hockey, et la formation de ligues ont été les phénomènes les plus marquants. La Montreal Amateur Athletic Association (MAAA), fondée en 1881, a été la première association regroupant plusieurs disciplines sportives. Pendant longtemps, elle a été la plus importante institution du genre au Canada, servant de modèle à de nombreuses autres associations.

Logo de la Montreal Amateur Athletic Association (MAAA)
Le Sport chez les Canadiens Français avant 1890
Avant les années 1890, le phénomène sportif était marginal dans la société francophone. Entre 1800 et 1890, ce sont généralement des Anglais et des Écossais, issus de l'aristocratie et de la bourgeoisie, qui créent, organisent et administrent les clubs et les associations sportives. La présence de délégués francophones provenant des clubs de raquettes à neige Le Trappeur et Le Canadien assistant aux réunions de la Canadian Amateur Athletic Association de 1884 à 1887 est une exception qui confirme la règle.
Cependant, avant les années 1890, une minorité de francophones partage avec ses concitoyens de langue anglaise le goût du sport. Donald Guay nous dit que dès la première moitié du XIXe siècle "le peuple accepte facilement cet aspect du mode de vie des Anglais" malgré l'opposition des élites et que ces mêmes élites en viennent, après l'échec des Rébellions de 1837-1838, "à admettre le sport, car il faut bien que le peuple s'amuse" et qu'il peut, par le sport, "extérioriser sa réussite socio-économique".
Les courses de chevaux semblent avoir été le vecteur qui a inoculé le goût du sport dans le tissu de la société canadienne-française, aidé en cela par les autorités britanniques. Dès le début du XIXe siècle, le gouverneur Craig, voulant encourager l'amélioration des chevaux canadiens, organise des courses et offre des bourses. Alors que les francophones sont pratiquement absents du sport organisé, les organisateurs de courses de chevaux sont souvent des Canadiens français.
Dans les autres disciplines sportives, la présence des Canadiens français est beaucoup plus discrète. Cependant, quelques-uns pratiquent divers sports bien avant les années 1890. Le monde du sport organisé demeure le fief des anglophones, surtout des Écossais et Anglais, auxquels se joignent les Irlandais après la Confédération.
L'Institutionnalisation du Sport chez les Canadiens Français (1890-1894)
Dans les années 1890, l'urbanisation et l'industrialisation de Montréal s'accélèrent. Une bourgeoisie canadienne-française se développe, exerçant généralement un pouvoir local. Pour défendre ses intérêts, elle crée ses propres organisations ou relance d'anciennes institutions. La fondation des premières associations omnisports par des Canadiens français s'inscrit dans ce mouvement de "différenciation ethnique des réseaux institutionnels" que connaît Montréal dans les dernières décennies du XIXe siècle.
Ainsi, dans la première moitié des années 1890, l'intérêt pour le sport se développe chez les francophones de Montréal. Des associations omnisports tentent, péniblement, de s'organiser. De nouveaux clubs sportifs se créent. Un journalisme sportif émerge lentement et publicise ces nouvelles activités.
L'Académie d'Escrime et de Gymnastique du Professeur Legault
En 1890, l'Académie d'Escrime et de Gymnastique du professeur David Legault existe à Montréal. Née en 1882, cette institution, qui connaît des débuts modestes, enseigne avant tout l'escrime. Cependant, elle accorde une place grandissante à la gymnastique, s'implante dans les institutions d'enseignement, participe aux activités de certains clubs sportifs et dirige l'entraînement de membres de la milice.
La Création des Carabins de Montréal
Les Carabins ont vu le jour dans les années 1960, une période où le football universitaire canadien commençait à gagner en popularité. L'équipe a été fondée en 1965 et a rapidement fait ses preuves dans le paysage sportif. Au cours des années 1970, les Carabins ont commencé à se faire un nom dans la Ligue universitaire de football du Québec (RSEQ). Ils ont remporté leur premier championnat provincial en 1974, marquant ainsi le début d'une ère de succès.
Succès et Défis des Carabins
Depuis leur création, les Carabins ont remporté de nombreux titres et distinctions, notamment plusieurs championnats de la RSEQ et la prestigieuse Coupe Vanier, le championnat national de football universitaire canadien, en 1999 et 2014. Les Carabins ont développé de nombreuses rivalités, principalement avec d'autres universités du Québec, dont la plus notable est celle avec les Laval Rouge et Or.
Les Carabins continuent d'être une force dans le football universitaire canadien. Au cours des dernières années, ils ont régulièrement participé aux séries éliminatoires et ont atteint les demi-finales et finales du championnat national. Comme beaucoup d'équipes universitaires, les Carabins sont confrontés à des défis financiers. Le financement des programmes sportifs, la recherche de sponsors et la nécessité de maintenir des installations modernes sont des enjeux cruciaux. Le niveau de compétition dans le football universitaire canadien ne cesse d'augmenter.
Les Joueurs Clés et l'Importance des Études
Les Carabins de Montréal sont une équipe universitaire et comptent dix-huit joueurs en tout. Sans surprise, cette équipe a déclaré que l'important pour eux, c'est les études. Ils ont aussi dit que leur but était de gagner, mais en équipe.
L'équipe incarne des valeurs telles que la solidarité, le respect et l'engagement. Les entraîneurs jouent un rôle crucial dans le développement des jeunes talents au sein de l'équipe. Des personnalités comme Marco Iadeluca, qui a pris les rênes de l'équipe en 2014, ont été déterminantes dans la construction d'une culture gagnante.
L'Avenir des Carabins
Pour assurer leur avenir, les Carabins mettent un accent particulier sur le développement des jeunes joueurs. Des programmes de formation et de détection des talents sont mis en place pour repérer les futurs joueurs dès leur plus jeune âge. Les Carabins s'investissent activement dans leur communauté. L'équipe participe à diverses initiatives locales, notamment des programmes de mentorat pour les jeunes et des événements caritatifs. Les anciens joueurs des Carabins jouent un rôle essentiel dans la promotion de l'équipe et dans le développement du programme. Beaucoup d'entre eux restent impliqués, que ce soit en tant qu'entraîneurs, mentors ou sponsors.
Les performances des Carabins ont également un impact positif sur l'image de l'Université de Montréal. En remportant des titres et en participant à des compétitions nationales, l'équipe contribue à renforcer la réputation de l'université sur la scène sportive canadienne.