Roanne, une ville paisible de 35 000 habitants située dans la Loire, près de Saint-Étienne, est non seulement réputée pour sa gastronomie, avec son restaurant étoilé appartenant à la Famille Troisgros, mais aussi pour son engagement dans le monde du sport. Depuis 1977, le hockey sur glace y écrit son histoire, évoluant à travers diverses transformations.

Patinoire de Roanne
Les Débuts et l'Évolution du Club
En 1972, le Club Hockey Patin Roannais (CHPR) voit le jour, marquant les premiers pas du hockey sur glace à Roanne. Cinq ans plus tard, en 1977, François De Ségovia, alors membre du CHPR, décide de donner une nouvelle impulsion à la section hockey en la dissociant du patinage artistique.
Ce n’est qu’à la fin des années 90 que l’équipe adopte le surnom des Renards. Pourquoi ce choix ? D’une part, le renard est un animal rusé et agile, des qualités essentielles sur la glace. D’autre part, la première lettre du mot Renard correspond à celle de la ville de Roanne, ancrant ainsi encore davantage l’équipe dans son territoire.
Depuis près de 10 ans, le CHR ne cesse de grandir, tant sur le plan sportif qu’économique. Grâce à un soutien croissant du secteur privé et au développement de nouveaux projets, le CHR s’affirme comme un acteur incontournable du hockey français.
La Famille Bonnefond: Une Dynastie du Hockey Roannais
La famille Bonnefond continue d'écrire l'histoire du hockey à Roanne. C'est une présidente venue par hasard au hockey grâce à son mari, qui fut joueur puis président du club avant de passer la main à Madame. Viennent ensuite les deux fils Bonnefond, Bastien, gardien de but, et Romain, directeur général, joueur et entraîneur au club.
Le Fonds d’aide de la Fondation Hockey Canada en action – l’histoire de la famille Toda
Anecdotes et faits marquants de la Division 2 et 3
L'élargissement de la Division 1 à 16 équipes a appelé deux formations de Division 2 (Villard-de-Lans et Courchevel/Méribel/Pralognan) et a entraîné un appel d'air en provenance de la Division 3. Deux autres équipes ont tout bonnement disparu. À Amnéville, le dirigeant de toujours Patrick Partouche a désengagé son club après avoir espéré un projet avorté de fusion avec Metz. Puis c'est la section amateur d'Angers - en difficulté financière - qui a supprimé son équipe senior et procédé au licenciement économique de son entraîneur depuis cinq ans Christophe Colombel...
Pour les remplacer, en plus des trois premiers de D3 dont la montée était prévue, la FFHG a repêché le quatrième du tournoi final Wasquehal et les deux meilleurs quarts de finaliste Anglet II et Orléans. Ce sont donc six équipes de D3 qui ont été promues d'un coup... dont 5 en poule nord, la moitié des participants ! Même si les deux meilleures équipes du sud sont parties en direction de la D1, le déséquilibre de niveau ne va donc pas diminuer, bien au contraire !
Focus sur Reims et les Français Volants
Reims vient d'être endeuillé par le décès de "Burt" Vuillermet, son entraîneur pendant les onze premières années de son histoire (1967-1978), l'homme qui a posé les fondations du hockey rémois et marnais (il a aussi donné des coups de main aux débuts de Châlons car il était l'un des premiers Conseillers Techniques Régionales nommés par la fédération). De loin, "Burt" a suivi le parcours de ses héritiers, une histoire d'abord glorieuse, avec deux titres de champion de France sous la présidence de l'autre grand nom disparu de l'histoire du club (Charles Marcelle), puis avec beaucoup plus de difficultés, principalement en raison de problèmes d'infrastructure.
Pourtant, on est obligé de considérer Reims comme le favori incontestable de la poule nord. Le RMH avait fini à une modeste sixième place de sa poule l'an passé, mais le paysage des cinq clubs l'ont devancé est assez désolé : Amnéville n'est plus là, Rouen a perdu de sa superbe, La Roche-sur-Yon est passé en poule sud et les Français Volants n'ont plus d'étrangers. Reste Courbevoie, que les Phénix battaient régulièrement...
Les Français Volants ont fini premiers de leur poule deux fois de suite, mais c'était un privilège particulièrement empoisonné la saison passée. En face, les ambitieux Lyonnais en pleine résurrection n'avaient rien d'un traditionnel huitième de poule. Pendant que le club parisien fournissait trois joueurs à l'équipe de France de hockey ball - aussi appelé streethockey en Suisse ou dek hockey au Canada - pour ses championnats du monde en juillet (Cuzin, Marc Slupski mais aussi Oleg Kuzmin qui a récemment obtenu la nationalité française), le dossier financier, toujours tardif et complexe car l'association n'est pas composée que du club de hockey, était recalé par la CNSCG.
Courbevoie et Évry/Viry: Des Ambitions Croissantes
De plus en plus, la force des Volants se résume au seul super-trio Kuzmin-Cuzin-Papaux (102 ans cumulés à eux trois). Le COC ne cesse de progresser au-delà de toutes espérances. Aurait-on sous-estimé les Coqs ? Et les sous-estimerait-on encore ? La rumeur évoquait déjà l'an passé l'arrivée de l'ex-international Aziz Baazzi, dont la dernière saison à Amiens (2022/23) avait été polluée par une hernie discale. Le voici bel et bien débarqué à Courbevoie après être revenu au jeu... par le championnat australien !
Neuvième du groupe nord (et contraint à trembler en poule de relégation) en 2022, huitième en 2023 et 2024, Évry/Viry finira bien plus haut cette fois-ci. La base formatrice au club constitue un socle suffisant par rapport aux nombreux promus. Le recrutement était cette fois 100% nord-américain, mais toujours risqué car - hormis Jared Christy vu à Neuilly-sur-Marne - ils en étaient tous à leur première expérience européenne.
Rouen, Châlons et Luxembourg: Diversité et Défis
Le temps où Rouen était la référence du hockey français dans tous les domaines semble s'achever. Cela ne s'est pas encore traduit dans l'équipe élite, qui a conservé son titre de championne, mais cela se ressent au niveau de l'association amateur, le CHAR. Une des raisons est peut-être que la patinoire de l'île Lacroix a vieilli.
Mutualiser un peu cette réserve de D2 peut faire sens, elle pourrait servir à plusieurs clubs comme équipe de développement. Sachant qu'il a des générations moins bien fournies, le CHAR a cherché des solutions. Reconnaissons qu'il fait preuve de résilience en maintenant son équipe quand les autres réserves (Amiens et Angers) ont disparu de cette poule nord de D2.
Le premier séjour de Châlons en Division 2 (2017-2020) avait pris fin quand l'épidémie de Covid-19 avait arrêté la poule de maintien. Pour monter en D2, il a quand même bien fallu des renforts, mais on a privilégié des jeunes afin qu'ils restent dans la durée. Pour rééquilibrer les comptes, le président Colin a augmenté les ressources avec un chapiteau VIP près de la patinoire.
Cela fait 19 ans que le Tornado Luxembourg participe au championnat français de division 3, mais c'est la première fois qu'il se retrouvait en position d'accéder à la division 2. La fédération n'allait sûrement pas refuser la montée à son invité, surtout pas cette année où l'on a craint de ne pas remplir la D2. La promotion de Luxembourg est l'aboutissement d'un progrès de fond.
Wasquehal: Une Remontée Surprenante
Wasquehal n'aura mis qu'un an pour revenir en Division 2. Quand les Lions avaient fini derniers de D2, avec 2 victoires et 22 défaites, cela ne paraissait pas du tout une évidence. C'est justement une hockeyeuse féminine qui a joué un grand rôle pour qualifier Wasquehal au carré final D3 (ce qui a finalement suffi à remonter en D2 malgré les trois défaites). Alice Philbert a commencé le hockey à 8 ans mais n'a enfilé la tenue de gardienne qu'à 12 ans, avant d'occuper ce poste définitivement un an plus tard. Elle a brillé à l'université Concordia de Montréal, sous la direction de la légende Caroline Ouellette, en devenant ...

Le hockey sur glace à Roanne est avant tout une histoire de passion et d’engagement.