Richard Dacoury a marqué l’histoire du basket français et inspiré toute une génération de sportifs. Il est l'un des sportifs les plus titrés tous sports d'équipes confondus. Élu meilleur joueur français en 1985, Dacoury s'est forgé en 20 ans de carrière au plus haut niveau un des plus beaux palmarès du sport français, tous sports collectifs confondus.
Sa carrière au sein du Limoges CSP débute en 1978. Avec ce club, il a remporté l'Euroligue (Coupe d'Europe des clubs champions) en 1993, l'Eurocoupe (Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupe) en 1988 et la Coupe Korac (équivalent en basket-ball de la Coupe de l'UEFA de football) en 1982 et 1983. Parti à la fin de la saison 1994-1995 au PSG, Dacoury est devenu une dernière fois champion de France en 1997. Sélectionné 197 fois en équipe de France entre 1981 et 1997 (demi-finaliste du championnat d'Europe en 1991), il a dû mettre un terme à sa carrière au début de la saison 1997-1998 pour cause de blessure. Il demeure toutefois dans le milieu du basket-ball en tant que directeur sportif du PSG et consultant sportif sur des chaînes françaises.

Richard Dacoury, légende du basket français.
Les débuts et l'ascension de Richard Dacoury
En 1978, je joue à la CRO Lyon et je suis également en équipe de France juniors. Le Limoges CSP vient d’accéder à la N1, la première division de l’époque, et Jeff Dubreuil, l’entraîneur, me contacte alors avec le président Jean-Claude Biojout pour que je rejoigne l’équipe. On me propose un peu d’argent, 2.300 francs exactement, un appartement… Et je dis oui immédiatement. Je m’y attendais tellement peu. Puis quelques jours plus tard, c’est le club d’Avignon qui me contacte. Il me propose 2.500 francs… Philippe Szanyiel, qui est un grand copain, joue là-bas et tout ça fait que j’hésite. J’en parle à ma mère qui me répond alors : « La parole donnée, ça se respecte ! Donc n’y pense même pas ! Tu vas à Limoges ! À 19 ans, me voilà donc parti à Limoges.
À Limoges, les débuts sont assez chaotiques. Pas simples. Puis d’un coup, il y a une accélération avec l’arrivée d’André Buffière ou encore de Jean-Michel Sénégal. L’équipe se structure autour des anciens comme Apollo Faye et des jeunes comme Jean-Luc Deganis et moi. Puis c’est l’arrivée d’Ed Murphy. On se qualifie pour la Coupe Korac, on la gagne l’année d’après et là, Limoges apparaît sur l’échiquier européen. C’est l'emballement qui démarre, un déferlement, et une ferveur populaire. On prend conscience que l’on a le niveau et pendant dix ans, on enchaîne les succès et les titres.
Les moments forts de sa carrière
8 victoires en championnat, 7 en coupe de France, 3 en coupe d’Europe et même sacré champion d’Europe… le sportif l’admet : « on a envoyé un message fort » en démontrant qu’« un club français pouvait gagner ».
En 1993 Limoges offre un sacre européen au basket français à une heure de grande écoute . À tel point que trois ans plus tard, Richard Dacoury s'envole pour les Jeux d'Atlanta comme consultant basket auprès de France Télévisions.
L'année 1998, une rupture partielle du tendon d'Achille marque brutalement la fin de la carrière de l'éternel Dac. Il met alors à profit ce repli pour décrocher un master de marketing sportif à l'ESSEC. Rapidement, Coca-Cola lui propose de devenir consultant pour la marque et lance "Le sport ça me dit" pour "reconnecter les jeunes à un mode de vie actif". Parallèlement, sa collaboration en tant que monsieur basket du service public se poursuit. Sydney, Athènes, Pékin, Londres et dernièrement Rio lui offrent la possibilité de "Donner aux autres la même passion que moi" dit-il.
Fred Forte et Richard Dacoury : amitié et souvenirs sportifs
L'héritage de Richard Dacoury
Bien plus que de simples retrouvailles, cette soirée le fait définitivement entrer dans la légende du club. Comme le #32 de Julius Erving ou de Magic Johnson, le mythique numéro 7 porté tout au long de sa carrière est retiré. Suspendu et scellé à jamais au palmarès du Cercle Saint-Pierre.
Pourtant, contrairement à la NBA, le basket tricolore reste bien trop souvent méconnu et peu plébiscité. Tant et si bien que les étoiles montantes du basket français se projettent davantage dans une carrière aux Etats-Unis. Et pour cause : « Tout sportif avec un peu d’ambition a envie d’aller là où son sport se pratique le mieux ».
Si le basket ne bénéficie pas de la même place dans la société française et américaine, c’est avant tout une question de perception : « certains politiques crient haut et fort que la France est une nation de sport, mais c’est absolument faux lorsqu’on la compare avec d’autres pays anglo-saxons ».

Richard Dacoury et ses coéquipiers du Limoges CSP célébrant une victoire.
En effet, les États-Unis « savent ce que le sport peut apporter à l’individu, à la société, à une entreprise » alors qu’en France, « on a encore beaucoup de chemin à faire, beaucoup de choses à mettre en place, que ce soit dans la mentalité, dans les infrastructures ou dans la politique sportive ».
Tableau des distinctions et titres majeurs
| Compétition | Nombre de victoires |
|---|---|
| Championnat de France | 8 |
| Coupe de France | 7 |
| Coupe d'Europe | 3 |
| Euroligue | 1 |
Perspectives pour le basket tricolore
Pour la légende du Limoges CSP, les Français n’ont cependant pas à rougir à l’approche des JO ; il projette l’équipe de France « dans le dernier carré » !
Si, à son époque, traverser l’Atlantique n’était pas une question envisageable, aujourd’hui, la situation est différente. Le haut du panier du basket français se laisse désormais tenter par l’aventure américaine pour développer sa carrière. Quelles conséquences cela peut-il avoir pour le basket en France ? Quelle place accorder au sport dans la société ?