Les Françaises se sont imposées avec une large marge ce mardi, remportant la victoire face aux Polonaises avec un score de 42-28, après une première mi-temps qui a présenté des défis considérables.

Après avoir enregistré deux victoires convaincantes contre la Chine (47-21) et la Tunisie (43-18), l'équipe de France a conclu sa phase préliminaire de manière impeccable en dominant la Pologne ce mardi (42-28), qui représentait l'adversaire le plus redoutable de ce premier tour.
Une première mi-temps compliquée pour les Bleues
Malgré l'écart important au tableau d'affichage en faveur des Françaises, les joueuses entraînées par Sébastien Gardillou ont rencontré des difficultés pendant la première mi-temps, en particulier dans le secteur défensif. Elles ont également éprouvé un manque d'efficacité dans leurs attaques placées, peinant à contourner le bloc défensif polonais. De plus, elles se sont heurtées à une gardienne polonaise particulièrement performante.
Les Bleues ont donc été menées dès le début de la rencontre et ont même accusé un retard de trois buts après un quart d'heure de jeu. La capitaine Monika Kobylińska, qui a évolué à Brest entre 2019 et 2021, était la joueuse clé à surveiller du côté polonais. L’arrière droite est tout aussi capable d’aller au duel que de tirer de loin.
Réaction et domination en seconde période
Au retour des vestiaires, les Françaises ont affiché une performance nettement améliorée. Elles ont commencé par renforcer leur défense, en misant sur plusieurs interceptions et sur une gardienne plus solide pour lancer des contre-attaques percutantes. C’est elle qui a porté les Bleues en début de rencontre en marquant les 3 premiers buts. Sa connexion avec Lucie Granier du côté droit a également été très efficace.
La relance de loin de la gardienne réussiyt très bien aux Bleues. Les Polonaises multiplient les erreurs en attaque. Alors que la contre attaque avait été très bien menée. Grandveau trouve Granier du côté droit. Les fautes se multiplient des deux côtés. La France gagne en confiance. La capitaine prend les choses en main. Les Françaises sont en difficulté sur cette première mi-temps. Depuis son entrée Wajoka fait du bien aux Bleues, en défense avec ses interceptions, comme sur ses projections en attaque. Première fois que les Françaises volent le ballon lorsqu'elles sont en défense. Une bonne action qui permet aux Françaises de se projeter et marquer en contre attaque.
Les chiffres clés du match
Voici un aperçu des statistiques clés du match :
Résumé 24ème journée | Ligue 1 McDonald's 25/26
| Équipe | Score | Buts marqués |
|---|---|---|
| France | 42 | 42 |
| Pologne | 28 | 28 |
Les Bleues s'imposent largement grâce à une deuxième mi-temps maîtrisée. Trouvée dans la défense, Sarah Bouktit récolte un jet à 7m pour les Bleues. Après une interception, Cygan percute Sako lors de sa réception. Nosek est expulsé 2 minutes. Les Françaises en difficulté en défense. Foppa expulsée deux minutes et les Polonaises obtiennent un jet à 7 m. En face du but, Grandveau trouve parfaitement Foppa entre de défenseuse. Belle parade d'Hatadou Sako.
Les réactions après le match
Les Bleues écrasent la Pologne. L'entame de match penche pourtant en faveur des Polonaises et Placzek brille dans les cages de la Pologne. La défense française peine, quant à elle, à se mettre en place. Les Polonaises en profitent et mènent de trois buts avant d'entrer dans les dix dernières minutes du premier acte. La France resserre alors le jeu et parvient vite à revenir à hauteur et même à passer devant sous l'impulsion de Wajoka. La Pologne n'a besoin que de quelques secondes en deuxième période pour revenir à hauteur. Ce n'est qu'un feu de paille car les Bleues sont bien mieux qu'en première période. Elles prennent doucement la mesure de leurs adversaires. Et au fil de la mi-temps, les Polonaises vont complètement sombrer pour s'incliner très lourdement en fin de match et laisser la première place à des Françaises en mode diesel qui entament désormais le tour principal de la compétition en position de force.
Sébastien Gardillou : Je suis amplement satisfait de notre réaction. Je leur ai dit que l’on soit à moins un ou plus un, ça correspondait à peu près à la même chose. On n’était pas dans nos standards défensifs. On a retrouvé nos gardiennes et leurs arrêts en deuxième mi-temps. Ensuite, on a été plus fortes à l’impact. J’ai trouvé que l’on avait été un peu tendres en première période. Les intentions étaient bonnes mais pas la réalisation. Je dirais qu’en deuxième, on a associé intentions et réalisations. C’était bien mieux. C’est vrai que le dispositif 1-5 nous a permis de couper les grandes courses et de récupérer des ballons précieux, soit avec les ailières, soit avec Méline. Offensivement on a trouvé des solutions. Je pense que c’est bien qu’Orlane soit rentrée dans la partie et ait montré autre chose. 42 buts, je suis assez surpris de notre capacité à réitérer un nombre aussi important. Ça montre que l’on est en progrès, je les félicite. Trois matchs à plus de 40 buts pour moi, c’est nouveau. La Pologne est une équipe dure à manœuvrer. Elles sont puissantes et elles l’ont prouvé en première période. On n’a pas réussi à véritablement bloquer les courses des arrières dans le secteur central. On a appuyé sur ce qu’il fallait. J’étais un peu déçu de notre qualité de passes. En défense, j’ai retrouvé des joueuses conquérantes, on a pris que dix buts en deuxième période. Il fallait trouver la bonne carburation. C’était notre match de rentrée dans le championnat du monde. Je suis satisfait du résultat final.
Léna Grandveau : La Pologne est une très bonne équipe. On s’attendait à ça. Le début de match a été compliqué mais on est resté fort dans les têtes et je pense que l’on est resté ensemble. On a fait une grosse deuxième mi-temps, ce qui nous a permis de prendre le large. On a protégé Hatadou et ça a fait du bien ensuite. Pour moi ça a été compliqué de tout mettre en œuvre. Je pense que l’on n’a pas été autant tranchantes que lors des derniers matchs mais c’est une vraie bonne équipe en face. On a mis un peu de temps à rentrer dedans et à trouver nos marques mais on a appuyé sur nos points forts et ça a marché. C’est rare de mettre autant de buts en équipe de France, on s’appuie sur nos gardiennes, la défense et les montées de balle. Je me plais là-dedans, pourvu que ça continue.