Angleterre triomphe de la Nouvelle-Zélande à Twickenham : Résumé du match de rugby

Dans un Twickenham bondé, l’Angleterre a créé la sensation en dominant la Nouvelle-Zélande avec un score de 33-19. Les hommes de Steve Borthwick ont ainsi réalisé une parfaite tournée d’automne, infligeant aux All Blacks une défaite mémorable. Cela faisait six ans que le XV de la Rose n’avait plus connu l’euphorie d’une victoire face à la Nouvelle-Zélande. La dernière fois, c’était en 2019 et cette demi-finale de Coupe du monde au Japon, remportée 19 à 7.

Alors, forcément, quand l’arbitre Andrea Piardi a sifflé, la fin du test-match entre les deux équipes, les joueurs anglais n’ont pu contenir leur joie. D’autant que ce succès, longtemps attendu, ils sont allés le chercher devant leur public de Twickenham, temple du rugby de la banlieue de Londres, où les Blacks n’avaient plus perdu depuis 2012, et avec panache : 33-19.

Le scénario de la rencontre renforce la symbolique de l’instant. Car les hommes de Steve Borthwick ont été menés (0-12) jusqu’à ce que Ollie Lawrence sonne enfin l’heure de la riposte, en marquant un essai, à la 25e minute. Au bout du compte, le XV de la Rose en a inscrit quatre, contre trois pour les Néo-Zélandais.

Le XV de la Rose attendait ce moment depuis 2012. Mené contre le cours du jeu sur des essais de Fainga'anuku (0-5, 15e) et Taylor (0-12, 17e), le XV de la Rose a commencé sa remontée grâce à des réalisations de Lawrence(5-12, 25e) et à deux drops de Ford (38e et 40e, 11-12).

En seconde période, en supériorité numérique à la suite de l’exclusion temporaire de Taylor (42e), les protégés de Borthwick ont insisté sur du jeu direct. Un choix payant, Underhill (18-12, 45e) et Dingwall (25-12, 55e) ont visité l’en-but néo-zélandais. Malgré une réalisation de Jordan (25-19, 67e), les All Blacks ont bu le calice jusqu’à la lie.

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Un homme du match : George Ford

Cependant, les Anglais peuvent surtout remercier leur demi d’ouverture, George Ford. Celui qui fut le héros malheureux du dernier duel entre les deux sélections, sur cette même pelouse, en raison de son manque de précision face aux perches, a, cette fois, fait montre de son incroyable jeu au pied.

Grâce à deux transformations, deux drops et une pénalité, le natif d’Oldham, dans la banlieue de Manchester, a permis à l’équipe de la Rose de signer le deuxième plus large succès de son histoire face aux Blacks (38-21 en 2012). Ford a conclu son festival en passant une pénalité capitale (28-19, 75e).

L'histoire est incroyable. Il y a un an, face au même adversaire, l'ouvreur avait été sifflé par le public, las et en colère devoir son équipe chérie échouer si souvent d'un rien contre la Nouvelle-Zélande (22-24, le 2 novembre 2024). George Ford était sorti du terrain la tête basse, malheureux d'avoir fait perdre son équipe.

Il n'était pas titulaire mais était passé à côté de son match : coupable sur le dernier essai de Mark Telea, il avait ensuite raté une pénalité (79e) et un drop, facile, juste devant les poteaux (80e+1), deux échecs qui offraient un succès aux Néo-Zélandais.

Pour ses retrouvailles avec les All Blacks, le joueur de Sale qui a encore été préféré à Fin Smith n'a pas craqué, malgré une entame délicate, avec quelques coups de pied mal dosés. Mais c'est lui, ce grand meneur, ce cerveau exceptionnel qui a remis son équipe sur les rails alors qu'elle était menée 12-0, avec deux drops, à la 38e (8-12) et 40e (11-12). C'est rare à ce niveau et beau à voir.

En seconde période, malgré un essai refusé (50e), il a encore été très efficace, ne ratant rien, et voyant tout comme cet espace dans le dos de la défense néo-zélandaise pour un 50-22 exceptionnel, exploité à merveille par les Anglais et Fraser Dingwall (25-12, 55e) pour l'essai du break.

Il ne fut évidemment pas le seul Anglais à crever l'écran lors de ce succès de prestige mais il revient de loin, et mérite cette attention particulière. Il y a eu donc Ford, mais aussi Ben Earl, Sam Underhill, auteur d'un essai (18-12, 43e), Ollie Lawrence et Fraser Dingwall, les deux centres qui ont ouvert des brèches pendant 80 minutes. Il faut saluer également la première ligne alignée par Steve Borthwick, solide en mêlée fermée.

Les protégés de Steve Borthwick continuent sur leur belle lancée, après les victoires contre l’Australie (25-7) puis face aux Fidji (38-18), lors de la tournée d’automne. Ce samedi, l'équipe de Steve Borthwick a gagné son dixième match d'affilée, ce n'est pas rien (33-19). En face, c'était la Nouvelle-Zélande, une nation qui ne réussit pas vraiment au XV de la Rose qui n'avait plus gagné depuis 2019, et cette féroce demi-finale de Coupe du monde (19-7).

L'Angleterre, qui était privée pour ce choc d'Ollie Chessum et Tommy Freeman terminera sa tournée dimanche prochain (17h10), encore à Twickenham, face à l'Argentine. Pour un Grand Chelem, elle qui a donc battu l'Australie (25-7, le 1er novembre) puis les Fidji (38-18, le 8 novembre), et la Nouvelle-Zélande ?

Et comme depuis le début de ces matches internationaux de novembre, les remplaçants de la « Pom Squad », ces avants lancés autour de la 50e, ont apporté beaucoup, du dynamisme, de la force, de la folie et causé beaucoup de tourments aux adversaires.

Score final et moments clés

Équipe Score Essais Transformations Pénalités Drops
Angleterre 33 4 (Lawrence, Underhill, Dingwall, Roebuck) 2 (Ford) 1 (Ford) 2 (Ford)
Nouvelle-Zélande 19 3 (Fainga'anuku, Taylor, Jordan) 2 (McKenzie) 0 0

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