Les NBA Paris Games ont offert un spectacle captivant aux fans français, avec deux matchs opposant les San Antonio Spurs aux Indiana Pacers. L'Accor Arena a vibré au rythme des performances des joueurs, notamment celles de Victor Wembanyama, la star française.
Au milieu des années 1990, le 18 octobre 1994 pour être précis, la NBA a offert son premier match au public français à Paris. Un Warriors - Hornets réunissant des grands noms sur le parquet de Bercy : Latrell Sprewell, Chris Mullin, Tim Hardaway, Manute Bol, Larry Johnson, Muggsy Bogues ou encore Robert Parish. Après cette première rencontre historique pour la NBA en France, trois autres matchs de pré-saison seront organisés à Paris durant les années 2000.
Il y a cinq ans quasiment jour pour jour, la NBA posait pour la première fois ses valises en France dans le cadre d’un match de saison régulière. L’affiche ? Les Bucks du MVP Giannis Antetokounmpo face aux Charlotte Hornets, où évoluait alors Nicolas Batum et dont Michael Jordan - présent sur place - était le propriétaire. COVID oblige, la NBA a suspendu ses matchs à Paris en 2021 et 2022, avant de revenir en 2023 pour une affiche historique entre deux franchises légendaires : Bulls et Pistons. Sachant que Zach LaVine n’est pas Michael Jordan et que Killian Hayes n’est pas Isiah Thomas, le match n’a pas fait rêver grand monde, mais au moins la NBA était de retour en France.
En 1991, ce sont les mythiques Lakers de Magic Johnson qui ont foulé le parquet de Bercy pour deux matchs. Ils sont ainsi devenus la première équipe NBA à jouer en France. Six années plus tard, alors que la Grande Ligue a explosé en popularité à travers la planète, c’est l’immense Michael Jordan qui est venu à Paname avec ses Bulls (cinq fois champions NBA à l’époque). Un moment all-time pour le basket en France.
Durant l’ascension de Tony Parker avec les Spurs, la NBA a voulu maximiser la popularité du Frenchie en organisant deux matchs en France avant la saison 2006-07.

Premier Match : Victoire des Spurs
La dynamique était clairement favorable aux Pacers, battus une seule fois en neuf matches en 2025, et encore par le leader de la NBA, Cleveland. Mais la traversée de l'Atlantique a rebattu les cartes en faveur des Spurs, qui ont obtenu une victoire franche (140-110) grâce à un énorme troisième quart-temps (45-23) devant près de 16 000 spectateurs réunis à Paris-Bercy. À peine 1000 de moins que l'affluence habituelle au Gainbridge Fieldhouse d'Indianapolis.
Dans les faits, la salle était acquise à San Antonio, ou plutôt à Victor Wembanyama. Wembanyama a livré un match de haut vol (30 points, 11 rebonds, 6 passes décisives, 5 contres), qu'il a placé dans son « Top 5 en termes de performance pure », avant de sortir à 5'37 de la fin sous les « MVP » hurlés par les spectateurs.

Pour les Texans, cette victoire fait du bien, à la fois au moral, après six défaites en sept matches, et sportivement dans la course au play-in dans la Conférence Ouest, puisque ce match comptait pour la saison régulière. D'autant qu'elle a été obtenue avec la manière, combinant adresse (50 % à trois points), percussion (66 points à 54 dans la raquette) et course (34 points à 10 sur contre-attaque). Avec, cerise sur le gâteau, un panier de l'autre Français de San Antonio, le meneur Sidy Cissoko, entré dans les cinq dernières minutes.
En difficulté ces derniers temps avec six défaites lors de leurs six dernières sorties, les Spurs ont, en cette nuit parisienne, épousé un jeu collectif proche de la perfection. Les Spurs avaient repris la mauvaise habitude de la saison dernière de s’écrouler - presque de manière inexorable - au retour des vestiaires. Pas cette fois. Sans doute galvanisés par cette virée dans la “Ville Lumière”, les Texans ont gagné cette première des deux rencontres dans le 3e quart-temps. Avec un 23 à 9 dans les cinq dernières minutes de la période, ils ont livré douze minutes de grande qualité après la mi-temps, parachevée par un 41 à 23.
Meurtri par la finale des derniers Jeux olympiques dans cette même enceinte, « Wemby » a parfaitement réussi à gérer la pression pour ses retrouvailles avec le public français, cinq mois après la finale des derniers Jeux olympiques perdue face à « Team USA » dans cette même enceinte. Sa ligne de stats ? 30 points, 11 rebonds, 6 passes et 5 contres en 32 minutes. Sorti sur des chants “MVP, MVP” à cinq minutes du terme, il a effacé la frustration et les gestes d’humeur visibles lors de ses derniers matchs avec notamment une énorme séquence où il a enchaîné les contres et les actions d’éclat en attaque, comme cette “T-Mac” avec la planche.
Le Rookie de l’année 2024 a livré un match taille patron. Devant un parterre de stars en tout genre, des footballeurs du Paris Saint-Germain en passant par l’acteur Omar Sy, le chanteur Matt Pokora ou encore l’astronaute Thomas Pesquet, les sièges au bord du terrain étaient remplis de stars.
Avec un superbe 18/36 à 3-points, Victor Wembanyama et ses coéquipiers ont battu leur record de points inscrits cette saison, en atteignant les 140 points.
Deuxième Match : Revanche des Pacers
Un partout, balle au centre. Après avoir pris trente points dans les dents jeudi, Indiana a rendu les coups et gâché la deuxième et dernière soirée de Victor Wembanyama dans la capitale, samedi. Les Pacers ont battu les Spurs de 38 unités (98-136) et Rick Carlisle pourra se dire qu’il n’y avait pas que l’expérience "escorte de police hôtel - Accor Arena" qui valait la peine d’être vécue lors de cette semaine parisienne.

Samedi, le collectif des Pacers, huilé et magnifié par le meneur All-Star Tyrese Haliburton (28 points, 4 passes), a tout mieux fait que les Spurs. Victor Wembanyama, sur courant alternatif (20 points, 11 rebonds, 2 interceptions), n’a pu rendre la même feuille de stats qu’il y a deux jours. Et les efforts d’Harrison Barnes (25 points) n’ont pas suffi.
Les Pacers rentrent aux vestiaires avec 15 points d'avance. San Antonio a un peu cafouillé son basket sur les dernières possessions et a encaissé un 15-3 en fin de quart-temps. Avec 17 points (à 6/13 au tir), 4 rebonds et 1 contre, Wembanyama est tout de même le meilleur marqueur de la rencontre. Chez les Pacers, la marque est très bien répartie avec Mathurin en meilleur marqueur (11 points) et trois autres joueurs à 10 points (Siakam, Nembhard, Haliburton)
Et si les Spurs ont enfin pris les devants sur un panier bagarreur de Wemby au cœur du troisième quart (77-76), la ficelle s’est de nouveau détendue, jusqu’à casser, sous les efforts et le talent du formidable Tyrese Haliburton. Seize points de suite, dont un fort honorable 4/4 à trois points, et le numéro 0 a renvoyé CP3 (11 points, 8 passes) et ses copains dans les cordes (86-98 à la fin du 3e quart).
Les douze minutes ultimes de ces Paris Games 2025 n’ont pas inversé le destin de cette soirée (12-38 pour Indiana). Au contraire, Pascal Siakam (23 points, 11 rebonds, 3 contres) et ses copains ont continué à appuyer sur la tête des Spurs.
Performances Individuelles
Victor Wembanyama :
- Match 1 : 30 points, 11 rebonds, 6 passes décisives, 5 contres
- Match 2 : 20 points, 12 rebonds, 2 passes décisives, 2 interceptions et 1 contre
Tyrese Haliburton :
- Match 2 : 28 points, 4 passes
Harrison Barnes :
- Match 1 : 20 points
- Match 2 : 25 points
Pascal Siakam :
- Match 2 : 23 points, 11 rebonds, 3 contres
| Joueur | Match 1 | Match 2 |
|---|---|---|
| Victor Wembanyama | 30 points, 11 rebonds, 6 passes, 5 contres | 20 points, 12 rebonds, 2 passes, 2 interceptions, 1 contre |
| Tyrese Haliburton | - | 28 points, 4 passes |
| Harrison Barnes | 20 points | 25 points |
| Pascal Siakam | - | 23 points, 11 rebonds, 3 contres |
L'Ambiance à l'Accor Arena
L'Accor Arena a été le théâtre d'une ambiance électrique lors de ces NBA Paris Games. Les fans ont répondu présents pour encourager leurs équipes et acclamer les stars, notamment Victor Wembanyama, qui a reçu une ovation chaleureuse à chaque apparition.
Plusieurs légendes des Spurs ont été honorées au centre du parquet, avec un Tony Parker légèrement vainqueur à l'applaudimètre.
Tony Parker a déclaré que dans 2-3 ans Victor Wembanyama sera le meilleur joueur de NBA et qu'il faut donner du crédit à la formation française, à tous les coachs.
Le match entre les San Antonio Spurs et les Indiana Pacers organisé à Paris sera à suivre à la télévision sur beIN Sports, diffuseur habituel de la NBA, mais aussi en clair sur Canal +, conformément au souhait de la ligue nord-américaine.