Dans l'histoire du sport japonais, peu d'équipes ont atteint le niveau de popularité et d'impact culturel de l'équipe féminine de volley-ball des années 1960. Surnommées les "Sorcières de l'Orient", ces athlètes ont non seulement dominé la scène internationale du volley-ball, mais ont également marqué à jamais la psyché du Japon, un pays en pleine reconstruction après la Seconde Guerre mondiale. Leur histoire, faite d'abnégation, de rigueur et de triomphe, continue d'inspirer et de fasciner.
The Witches of the Orient / Les Sorcières de l'Orient (2021) - Trailer (English subs)
Un Contexte Particulier : Reconstruction et Espoir
La fin de la Seconde Guerre mondiale a laissé le Japon dévasté. Moins de vingt ans après sa capitulation, le pays aspirait à retrouver sa fierté et à se reconstruire sur tous les plans. Les Jeux Olympiques de Tokyo en 1964 étaient perçus comme une opportunité de démontrer la puissance retrouvée du Japon et de marquer son retour sur la scène internationale. Deux événements allaient d'ailleurs, et irrévocablement, marquer sa psyché.
En hommage à Jigoro Kano, fondateur de cet art martial, le judo avait obtenu le label olympique à Tokyo. Mais c'est bien en ce 23 octobre 1964 que le Japon espérait se gonfler d'orgueil, achever la quinzaine en démontrant toute la puissance retrouvée, moins de vingt ans après sa capitulation à l'issue de la Seconde Guerre mondiale.

Pleurs au Judo, Espoirs au Volley
Le judo avait obtenu le label olympique à Tokyo. Il ne faisait aucun doute qu'Akio Kaminaga décrocherait l'or dans l'épreuve reine des « toutes catégories ». Une illusion douchée par Anton Geesink, géant néerlandais de 114 kg, qui finit par immobiliser l'idole. Une défaite qui fit pleurer de honte tout un peuple. Lequel reporta ses espoirs sur l'équipe féminine de volley-ball, autre sport introduit dans le concert quadriennal.
Trois heures plus tard, les protégées de l'iconoclaste Hirofumi Daimatsu réveilleraient effectivement la foi et le nationalisme de toute une île, en dominant sévèrement l'Union soviétique en finale trois sets à zéro. Avant leur échauffement, les futures héroïnes avaient assisté devant un écran à l'échec de Kaminaga. « On s'est dit que, si nous aussi nous perdions, on ne pourrait plus vivre au Japon », se souvient la receveuse Yoshiko Matsumura dans un documentaire intitulé Les Sorcières de l'Orient.
La Naissance d'une Équipe d'Exception
Dans un Japon en reconstruction, la pratique du volley-ball s'intensifie à partir de 1945 pour devenir le sport de la classe ouvrière. Les patrons de l’usine Nichibo de Kaizuka décident alors, en 1947, de construire un gymnase pour leurs 1 300 travailleuses, une équipe se met en place en 1953.
En 1953, l’entreprise Nichibo, l’un des leaders de l’industrie textile au Japon, décide comme ses concurrents industriels de se doter d’une équipe de volleyball de haut niveau. Ce sport déjà fortement implanté dans l’industrie textile depuis le début du xxe siècle va prendre durant la période d’après-guerre une nouvelle dimension compétitive.
Hirobumi Daimatsu, employé chez Nichibo et ancien joueur de volleyball, est nommé pour prendre en charge le recrutement et l’entraînement de cette équipe élite. Il commence par regrouper les meilleures joueuses employées chez Nichibo sur un même site, l’usine de Kaizuka située au sud d’Osaka. Puis recrute des joueuses plus jeunes, sorties notamment du Lycée de Shitennoji connu pour son haut niveau en volleyball, à qui l’entreprise offre un contrat de travail au sein du groupe.
Au début des années 1960, l'usine de textile Nichibo de Kaizuka embauche de jeunes volleyeuses repérées par Daimatsu, son entraîneur. Le technicien les choisit pour leur potentiel mais ne les dissocie pas des autres ouvrières. « Le volley ne justifie pas de traitement particulier », soutient-il. On les découvre donc se réveillant à 6 heures du matin, pointant à l'usine à 8 heures, ne déboulant au gymnase qu'après le déjeuner.
Elles mesurent moins d’1,50 mètres en moyenne, travaillent dans une usine textile et vont devenir championnes olympiques.

Un Entraînement Rigoureux et des Innovations Techniques
Le programme d’entraînement intensif instauré par Daimatsu porte rapidement ses fruits, l’équipe Nichibo de l’usine de Kaizuka remporte bientôt tous les titres majeurs au Japon. Devant le succès de l’équipe de Nichibo, et pour pallier aux faibles moyens de la Fédération japonaise, celle-ci demande à Nichibo d’envoyer son équipe pour représenter le Japon tout entier.
La méthode du coach Hirofumi Daimatsu s'appuyait sur un entraînement intensif, empreint de rigueur parfois violente. L'une des forces du documentaire tient dans ces images de séances qui s'éternisent tard dans la nuit, empreintes d'une rigueur parfois violente. De ballons frappés à l'infini, ce qui est accentué par une musique répétitive et entêtante.
Sous les ordres de Daimatsu, elle a modifié son jeu. Le technicien a initié un service qui déstabilise les adversaires, avec un ballon flottant, une trajectoire indécise. Il a surtout travaillé sur la mobilité, inventé une réception en roulade qui permet à la joueuse de redevenir très vite disponible, alors que les plongeons s'apparentaient alors à des sacrifices. Il a surtout travaillé sur la mobilité, inventé une réception en roulade qui permet à la joueuse de redevenir très vite disponible, alors que les plongeons s’apparentaient alors à des sacrifices. Et ce sont les darumas, ces figurines culbuto qui se redressent instantanément, qui l'ont inspiré.
Choisie pour représenter le Japon lors des Mondiaux de 1960 au Brésil, l'équipe de Nichibo se hisse jusqu'en finale, où elle ne perd que face aux surpuissantes Soviétiques, favorites. Il reste alors encore aux Japonaises une dernière marche à gravir avant de s’asseoir sur le toit du monde.
Afin de préparer les prochains championnats du monde 1962 organisés à Moscou, l’équipe de Nichibo « devenue » l’équipe nationale du Japon parcourt alors l’Europe pour y affronter les meilleures nations de volleyball, comme la Roumanie, la Tchécoslovaquie ou la Pologne.
La tournée prévoyait de s’achever à Moscou pour y affronter l’URSS, la meilleure équipe du monde. Les Japonaises arrivèrent à Moscou après 21 victoires consécutives, la presse soviétique annonça alors qu’un Typhon est venu de l’Orient mais que ce typhon risquait bien de s’essouffler une fois parvenu en URSS. Les Japonaises remportèrent le match et empochèrent ainsi une 22e victoire de rang.
"Les Sorcières de l'Orient" : Un Surnom qui Marque les Esprits
En atteste leur surnom, hérité d'une tournée européenne de trois mois en 1962. Partout, les Japonaises ravagent leurs hôtes. Après vingt et une victoires d'affilée, elles doivent ponctuer le voyage par un match en URSS. Un « typhon venu de l'Orient », résume la presse soviétique, convaincue que le phénomène s'arrêtera à Moscou. Mais l'incroyable se produit, le Japon balaie les géantes locales.
Les médias les baptisent alors « les Sorcières de l'Orient ». « On n'a pas le nez crochu. Au Japon, ce n'est pas gentil, une sorcière », s'offusque la passeuse Katsumi Matsumura. Il faudra leur expliquer que les ensorceleuses détenant des pouvoirs surnaturels, ce sobriquet les valorise. Les joueuses s'en accommodent. Mieux, se l'approprient.
En 1962, les Sorcières de l’Orient continuent leur irrésistible ascension en remportant pour la première fois les championnats du monde de volleyball pourtant organisés à Moscou chez les tenantes du titre soviétiques. Après cette véritable consécration, de nombreuses joueuses souhaitèrent arrêter l’aventure du haut niveau.
Il correspond bien à la nouvelle physionomie de l'équipe, qui, dans la foulée de cette tournée, va détrôner l'Union soviétique à domicile, décrocher le titre de championne du monde avant de rafler l'or olympique.
Le Triomphe aux Jeux Olympiques de Tokyo 1964
Le 23 octobre 1964, avant-dernier jour des Jeux de Tokyo le Hollandais Anton Geesink remporte le tournoi toutes catégories de judo au dépens du Japonais Akio Kaminaga devant une assemblée de spectateurs japonais médusée. Le choc est immense.
Le Japon qui a souhaité faire de ces Jeux une vitrine internationale lui permettant d’effectuer une sorte de retour symbolique dans le concert des nations se voit battu sur son terrain, dans un sport particulièrement iconique au Japon. Quelques heures plus tard, les joueuses de volley japonaises battent sèchement les Soviétiques 3 set à 0.
Le hasard du calendrier a voulu que la finale du volleyball féminin soit juste après la finale toute catégorie de judo le 23 octobre 1964. La défaite de Kaminaga a renforcé les attentes des Japonais en mal de victoire et de célébration. Pour donner une idée de la pression que les Japonaises ont sur les épaules, elles avaient pensé à s'exiler en Europe en cas de défaite…
Le 23 octobre 1964, le dernier match de la poule unique entre les deux équipes invaincues tourne à l'avantage du Japon, qui s'impose 3-0 (15-11, 15-8, 15-13) face à l'URSS. En finale des JO 1964, les Japonaises ont battu les Soviétiques, trois sets à zéro. Sacrées championnes olympiques pour l'apparition du volley au programme des JO, les Japonaises célèbrent leur entraîneur Hirofumi Daimatsu.
Le match devient un événement national : à l'époque, il y a cinq chaînes de télévision au Japon, et elles choisissent toutes de diffuser la finale ! Les cinq chaînes de télévision nippone retransmettent en direct cette finale qui atteint des records inégalés (92 % d’audience !) de quoi offrir instantanément aux joueuses une immense notoriété dans tout le pays.
La pression était que le pays entier attendait l'or de notre part, nous avions fait une préparation idéale et nous n'avions aucune excuse. Au moment de la victoire nous avons ressenti un grand soulagement. La majorité des joueuses avaient décidé d'arrêter leur carrière à Tokyo.
« Nous n'avions pas ressenti de mauvaise pression pendant le tournoi, jure-t-elle. Il y avait une grande exigence envers nous-mêmes, nous nous étions entraînées si dur. Au moment de la victoire nous avons ressenti un grand soulagement. La majorité des joueuses avaient décidé d'arrêter leur carrière à Tokyo, moi je n'avais que 20 ans et je suis allé jusqu'à la médaille d'argent des Jeux de Munich (1972). Ma plus grande émotion a sans doute été d'avoir eu la chance de rencontrer l'Empereur (Hirohito) avec toutes mes coéquipières au palais impérial, c'était une consécration. »
Un Héritage Durable : Sport, Culture et Émancipation Féminine
Au-delà de leurs victoires sportives, les "Sorcières de l'Orient" ont eu un impact profond sur la société japonaise. Les joueuses, au premier rang desquelles leur capitaine Masae Kasaï qui bénéficiera quelques mois plus tard d’un mariage quasi princier se voient propulsées au rang d’icônes, de véritables gloires du sport nippon.
Elles ont lancé le sport féminin et bercé toute une génération. Après les Jeux, un premier manga de volley féminin - Attack No. 1 - devient best-seller et la télévision nationale leur consacre un dessin animé. Les « Sorcières de l'Orient » sont des rock stars dans tout le pays, conséquence de leur succès mais aussi d'une politique ambitieuse de la Fédération visant à surfer sur la vague de popularité.
En prévision des Jeux de Mexico 1968, le fabricant de ballon de volleyball japonais Tachikara, fournisseur des ballons olympiques de Tokyo, entend susciter l’intérêt des jeunes japonaises pour la pratique du volleyball. Ce fabricant commande au magazine Shūkan Margaret un manga de volleyball s’inspirant du grand succès populaire des Sorcières de l’Orient.
Avant les Jeux Olympiques de Mexico (1968), motivé par l'incroyable popularité des Sorcières qui avaient presque toutes arrêté leur carrière, un fabricant de ballon a financé et commandé à un célèbre mangaka un récit inspiré de leur saga.
D'abord publié dans un magazine destiné aux jeunes filles, le manga est devenu un succès, et s'est décliné en dessin animé dès 1969. Avant Jeanne et Serge, il y aura cent quatre épisodes des Attaquantes. Si vous entrez dans un karaoké japonais, vous ne pourrez échapper à la chanson de son générique.

À ce jour, les 66,8 % d'audimat de la finale contre l'URSS constituent toujours le record historique du sport à la télévision japonaise. Mais l'héritage de ces volleyeuses héroïques, ce sont évidemment ces dessins animés qu'elles ont inspirés et qui leur ont échappé.
Si la télévision a permis aux Sorcières de rentrer dans tous les foyers japonais, elles avaient déjà fait parler d’elles avant ces Jeux et avaient notamment, suite à leur premier titre mondial acquis en 1962, fait l’objet d’un film de moyen métrage tout à fait remarquable, Le prix de la victoire. Les exploits de ces femmes avaient donc assez rapidement suscité la production d’images permettant ainsi d’offrir une visibilité à ces athlètes de haut niveau féminins.
L'impact de "Jeanne et Serge" en France
Le diagramme indique une augmentation inhabituelle du nombre de licencié·e·s durant les saisons 1987/88 et 1988/89. Il n’y a pas eu de diffusion du dessin animé entre 1991 et 1994, où l’on observe parallèlement un léger fléchissement du nombre de nouveaux·elles licencié·e·s.
Plus l’âge des licencié·e·s diminue, plus l’augmentation du nombre de licencié·e·s est importante. Rappelons ici que le dessin animé Jeanne et Serge était diffusé dans le cadre d’émissions tel que Youpi !
L’impact du dessin animé Jeanne et Serge sur le nombre de pratiquant·e·s de volleyball en France me semble ici assez bien établi. La présence médiatique de Jeanne Hazuki (héroïne du dessin animé), chaque semaine et ce pendant plusieurs années, a eu visiblement un impact considérable.
Et si Jeanne Hazuki n’est qu’une héroïne de fiction, une championne de volleyball imaginaire, son occupation de l’espace télévisuelle à une époque où la télévision était toute puissante sans la concurrence d’internet a créé un véritable précédent.
Un Documentaire pour Redécouvrir leur Histoire
En 2021, le réalisateur français Julien Faraut leur dédie un long métrage du même nom. Faraut s’éloigne du documentaire-reportage classique et fait des Sorcières de l’Orient, surnom des joueuses, de véritables héroïnes de cinéma.
En salle le 28 juillet, ce film du Français Julien Faraut, mélange hybride et superbement maîtrisé d'images d'archives, de dessins animés et des témoignages de cinq des volleyeuses aujourd'hui septuagénaires, retrace le parcours de cette équipe hors norme.

L'Équipe Féminine de Volley-Ball du Japon Aujourd'hui
« Le Japon s'est qualifié pour les demi-finales du Championnat du monde de volleyball féminin 2025 en Thaïlande. En quarts de finale, les Japonaises ont surmonté une équipe néerlandaise combative, au terme de cinq sets palpitants », a commenté Volleyball World, le site officiel de la FIVB, à propos de cette victoire surprise du 3 septembre. Malgré la taille moyenne la plus basse du tournoi, l'équipe japonaise a décroché sa place en demi-finale grâce à des victoires impressionnantes.
La victoire du Japon a impressionné de nombreux fans de volley-ball à travers le monde, car l'équipe du Pays du Soleil Levant avait la taille moyenne la plus basse du tournoi, encore plus petite que l'équipe féminine vietnamienne de volley-ball. D'après les statistiques, la taille moyenne de l'équipe nationale féminine japonaise n'est que de 174,1 cm, inférieure à celle des trois équipes asiatiques : Thaïlande, Vietnam et Chine. Même sans Bich Tuyen, l'équipe féminine vietnamienne de volley-ball affiche une taille moyenne de 176,8 cm (178 cm si Bich Tuyen était présente). Quant à la Thaïlande, pays hôte, sa taille moyenne est également de 177 cm. L'équipe chinoise, quant à elle, présente la taille moyenne la plus élevée du tournoi, à 189,9 cm (suivie par la Pologne avec 189,5 cm, le Brésil avec 188,5 cm et les États-Unis avec 188 cm).
Cependant, l'équipe japonaise a créé la surprise à plusieurs reprises dans ce tournoi, en dominant brillamment la Serbie, championne en titre deux années de suite et dont la taille moyenne des joueurs était de 186 cm. Elle a ensuite battu le pays hôte, la Thaïlande, pour se qualifier pour les quarts de finale, puis les Pays-Bas pour accéder aux demi-finales.
L'attaquant extérieur Mayu Ishikawa a marqué 25 points pour son équipe lors du match contre les Pays-Bas malgré sa taille modeste de seulement 174 cm. Le Japon ne compte aucun joueur vedette mesurant plus de 190 cm. Son équipe ne compte que deux joueurs d'environ 185 cm et trois libéros d'environ 160 cm.
Fait intéressant, le Japon a dominé les Pays-Bas au filet lors du quart de finale. « Le Japon a dominé les Pays-Bas, principalement en attaque, inscrivant 75 points contre seulement 61 pour les principales attaquantes néerlandaises. Yukiko Wada, l'attaquante vedette, a mené la rencontre avec 27 points, meilleur score du match, dont 4 des 7 aces de son équipe », a déclaré la FIVB, saluant la puissance offensive de l'équipe japonaise de volley-ball.
Il est à noter que, malgré son titre de meilleure marqueuse du match, l'attaquante Yukiko Wada mesure seulement 1,74 m. Mayu Ishikawa, une autre attaquante et capitaine de l'équipe japonaise, a également marqué 25 points et mesure une taille similaire à celle de Yukiko Wada.
| Équipe | Taille moyenne |
|---|---|
| Japon | 174.1 cm |
| Vietnam | 176.8 cm |
| Thaïlande | 177 cm |
| Chine | 189.9 cm |
| Serbie | 186 cm |
« Comme tous les autres matchs, celui-ci a été très difficile pour nous, mais nous nous sommes concentrés sur la victoire, étape par étape. Nous avons vraiment apprécié la passion pour le volley-ball sur le terrain et cela a contribué à notre succès jusqu'à présent. » « Nous avons vraiment apprécié le soutien des tribunes. Lorsque les fans nous acclamaient à chaque point marqué, nous sentions leur présence constante, ce qui a contribué à notre motivation et à notre énergie sur le terrain », a confié Yukiko Wada après la victoire de son équipe et sa qualification pour les demi-finales.
En demi-finale, l'équipe féminine japonaise de volley-ball affrontera l'Italie, numéro un mondiale.
Deux ans avant les Jeux Olympiques, le Japon avait remporté sa première médaille d'or au Championnat du monde de volleyball féminin après avoir battu l'Union Soviétique, qui dominait depuis longtemps ce sport. Avec cette victoire, certains membres de l'équipe ont voulu prendre leur retraite sportive, notamment l'entraîneur DAIMATSU Hirobumi.
« Beaucoup de gens nous ont dit qu'ils voulaient que nous participions aux Jeux Olympiques de Tokyo. Il s'agissait d'une manœuvre de saut et de balancement similaire au judo utilisée pour se défendre contre une attaque. Les joueurs devaient se jeter au sol pour récupérer le ballon et revenir sur leurs pieds pour lancer une attaque. L'équipe s'entraînait de 16h30 à minuit après avoir travaillé de 8h à 16h pendant plusieurs années avant de remporter le Championnat du monde, mais l'entraînement pour les Jeux Olympiques était différent. C'était la veille de la cérémonie de clôture et le gymnase Komazawa de 4 000 places, situé dans le quartier de Setagaya à Tokyo, était plein à craquer. La pression est montée lorsque le judoka Anton Geesink a gagné en finale contre le favori local Kaminaga Aki. À l'approche de la soirée dans la ville hôte, les rues se sont vidées. Le Japon a gagné les deux premiers sets avec une relative facilité, 15-11 et 15-8, mais dans le troisième set, les Soviétiques ont commencé à se défendre. L'équipe japonaise, cependant, est restée forte et solidaire.
« Le match s'est terminé par une faute d'une joueuse Soviétique, et je n'ai pas réalisé ce qu'il se passait pendant un instant », expliquait Idogawa, qui a maintenant 81 ans. Après avoir réalisé la victoire, j'ai dit : « Nous avons gagné ! Le Japon a aussi remporté une autre médaille d'or olympique (Montréal 1976), deux d'argent (Mexique 1968, Munich 1972) et deux de bronze (Los Angeles 1984, Londres 2012).
En 2016, lorsque Nakada Kumi a été sélectionnée pour entraîner l'équipe, l'ancienne médaillée de bronze de Los Angeles en 1984, a déclaré aux médias : « Le volleyball a commencé avec une médaille d'or. C'est un sport qui a une tradition et une histoire. Depuis que nous avons gagné la médaille d'or en 1964, je veux faire tout ce que je peux en tant qu'entraîneuse de l'équipe japonaise pour faire de nous une équipe avec un esprit de combat et aspirer à une médaille. « Je pense que la ténacité et la force organisationnelle du Japon vont devenir leurs atouts », a-t-elle déclaré. « Je suis impatiente de travailler dur en équipe pour atteindre cet objectif de médaille.