L'Histoire et l'Évolution du Rennes Métropole Handball Masculin

Le Cesson Rennes Métropole Handball (CRMHB) est un club de handball masculin basé à Rennes, en Bretagne. Le club a une longue histoire et joue un rôle important dans le développement du handball dans la région.

Le club l’a annoncé ce mardi par le biais de ses réseaux sociaux ainsi qu’en conférence de presse.

Le Centre de Formation : Un Pilier du Développement du Club

Le centre de formation du Cesson Rennes Métropole Handball (CRMHB) occupe une place stratégique dans le projet global du club. Il s'agit d'une structure essentielle pour l'émergence de jeunes talents et l'avenir du handball breton.

Mehdi Boubakar a été nommé nouveau directeur du centre de formation du Cesson Rennes Métropole Handball. Arrivé au club de Cesson Rennes Métropole en 2009 en tant que directeur du centre de formation, Mehdi Boubakar avait permis à l’époque de le labelliser auprès de la Fédération Française de Handball et du Ministère des sports.

Une quinzaine de clubs détiennent ce statut dans l’Hexagone et à Cesson faire émerger des professionnels a toujours été la politique du club, dixit Boubakar, qui avait migré vers Tremblay en 2014 avant de revenir ensuite en tant qu’entraîneur adjoint de l’équipe fanion de Cesson lors de la saison 2018-2019. Mais cette année, il retrouve son poste d’il y a dix ans.

Je suis redescendu à temps complet sur le centre de formation, raconte celui qui avait notamment repéré puis recruté le jeune Hugo Kamtchop-Baril à Poitiers avant de partir à Tremblay. En Ile-de-France, Dika Mem ou encore Adama Sako ont aussi été le fruit de son travail d’accompagnement. Je ne dirais jamais que je les ai formés, ce sont eux qui ont atteint le haut niveau, glisse-t-il avec humilité.

La formation l’anime depuis longtemps et demain il fonctionnera en binôme avec l’entraîneur Benoit Jambry pour développer avec plus de stabilité la politique de formation du club bretillien. Le fonctionnement reste le même mais on a enrichi le staff technique. Maintenant, nous sommes quatre au lieu de trois les années précédentes. On va éviter de courir partout, déclare-t-il.

Pour constituer ce groupe de jeunes joueurs âgés entre 18 et 22 ans, même si on a intégré des jeunes qui sont encore au lycée en première pour anticiper l’avenir, Mehdi Boubakar et son associé ne recrutent pas encore à l’étranger. Ils s’attellent aux détections sur le territoire français, en relation avec le staff de l’Équipe de France jeunes, et scrutent les listes fournies par les pôles espoirs - des jeunes handballeurs de 14 à 18 ans s’y développent - pour dénicher les joueurs à potentiel.

Après c’est une action commerciale, on invite les parents pour les attirer et tenter de les séduire, confie-t-il. Pas toujours évident, surtout dans cette zone, ou d’autres centres de formation sont aussi implantés, comme celui de Nantes, de Dunkerque ou de Chartres, principaux concurrents dans le grand ouest.

Cela dépend aussi indirectement de la compétitivité du projet de l’équipe première. Si elle joue la Ligue des champions, c’est plus facile de convaincre les parents et le joueur de poursuivre sa formation dans le club. Malgré tout, Cesson n’a jamais visé ce niveau mais est toujours parvenu à faire émerger des handballeurs confirmés.

Le Pôle Espoirs de Cesson-Sévigné : Un Tremplin pour les Jeunes Talents

Le Pôle Espoirs handball masculin de Cesson-Sévigné est LA structure officielle de formation du jeune joueur de haut niveau de la Ligue de Bretagne de Handball. C’est une structure labellisée par le Ministère des Sports.

Le pôle espoir handball de Cesson-Sévigné se veut une structure qui forme aussi bien l’individu que le joueur. Les valeurs que nous prônons sont le Travail, la Discipline, la Rigueur, le Progrès, l’Autonomie. Vouloir aller vers l’excellence individuelle, se former pour être « ouvert » et « meilleur », développer une envie de progresser. Etre capable de se fixer des objectifs.

C’est une formation difficile, qui impose un rythme auquel il faut s’habituer.

Une Politique de Formation Axée sur le Développement des Jeunes

La formation est au cœur du projet du Cesson-Rennes Métropole et portée par le staff technique, désireux d’impliquer la génération de demain aux débats d’aujourd’hui. Avec l’idée de retrouver une place centrale en Bretagne et de contenir la fuite de certains talents, qui lui préfère encore le HBC Nantes, comme récemment l’ancien membre du Pôle Espoirs de Cesson, Enzo Handjou.

« Le Pôle Espoirs doit être le premier pourvoyeur de joueurs. J’aimerais que la priorité de ces jeunes soit de vouloir rentrer au centre de formation de Cesson. Pour cela, il faut que le mode de fonctionnement les incite et qu’ils sentent qu’il y a une véritable place pour eux.

Plusieurs jeunes sont amenés à être lancés cette saison, notamment au poste d’ailier gauche où Sébastien Poirot (19 ans) et Tanguy Le Fur (18 ans) joueront les doublures de Sylvain Hochet. Tanguy Le Fur a connu quelques apparitions la saison dernière avec l’équipe professionnelle du Cesson-Rennes Métropole.

Tous les jeunes du centre de formation, stagiaires ou sous convention, triés sur le volet par le staff en fonction de leur prestation. Stanislas Zmuda (20 ans), Sébastien Poirot (19 ans), Tanguy Le Fur (18 ans), Zachary Lemonnier (18 ans) pour les plus présents avec l’effectif professionnel cet été…

« Le premier enjeu pour eux, c’est d’être bon dans l’équipe espoirs, rappelle Sébastien Leriche, qui a fait passer le mot en fin de séance qu’il continuerait à sélectionner au mérite. C’est une manière de voir comment ils réagissent face à une certaine pression mais aussi faire en sorte qu’ils ne se croient pas installés sous prétexte que la porte s’est ouverte une fois.

En l’occurrence donner un espace d’expression à Sébastien Poirot (19 ans) et Tanguy Le Fur (18 ans), présents au quotidien avec le groupe professionnel et qui auront vraisemblablement l’occasion d’entrer en Starligue cette saison. Non sans avoir de la suite dans les idées.

« C’est plaisant de voir que le club a fait le choix de n’avoir qu’un seul pro sur le poste et de nous faire confiance, sourit Sébastien Poirot, international français chez les jeunes, qui entame sa onzième saison au club.

« Le niveau, on peut difficilement l’acquérir en deux mois mais il faut que l’on montre que l’on a envie d’apprendre et de progresser. » La marche est haute, certes, mais personne ne s’en cache pas.

« Sébastien (Poirot) n’a qu’une saison en N1 dans les jambes, embraye Sébastien Leriche.

Deux possibilités s’offrent alors aux jeunes pour se frayer un chemin. Sébastien Leriche, de nouveau : « La première dépend d’eux. Mes yeux, c’est Medhi (Boubakar, son adjoint et directeur du centre). Si demain, il me dit : « Il y a un joueur qu’il faut absolument que l’on fasse monter parce qu’il le mérite, il est bon, régulier », il monte ! La deuxième, ce sera les facteurs de besoin. Il y a un blessé, un malade, je fais appel à quelqu’un. Mais ce qu’ils contrôlent, c’est encore leurs prestations.

En cas d’absence de Mathéo Briffe contre Limoges, Achraf Ariba pourrait être le 6e membre de centre de formation de Cesson appelé dans le groupe professionnel depuis le début de saison. Avec les multiples blessures qui touchent actuellement son effectif professionnel (Théophile Caussé, Mathéo Briffe, Robin Molinié), Cesson devrait encore largement puiser dans son centre de formation contre Limoges vendredi soir.

Dans la situation actuelle, les jeunes du centre de formation sont indispensables dans le travail quotidien. Ils sont à l’écoute et pleinement investis. Mais la problématique plus globale est qu’ils sont confrontés trop rapidement à un rapport de force supérieur, des responsabilités et un rôle trop important pour des joueurs qui sont en majeure partie première année de centre de formation ; et qui ont d’abord besoin de valider le niveau Nationale 1.

C’est un apprentissage à vitesse grand V pour eux, mais d’un autre côté cela nous empêche de travailler comme on le souhaiterait notamment sur le travail individuel. Sur la deuxième phase, ils devront mettre cette expérience à profit, car à ce jour les résultats de l’équipe réserve sont également impactés par le contexte actuel.

Les Défis et les Objectifs du Centre de Formation

Leriche : « Pour l’instant, les jeunes subissent le cap entre la Starligue et la N1 »

« Sébastien (Poirot) n’a qu’une saison en N1 dans les jambes, embraye Sébastien Leriche. Pour l’instant, les jeunes subissent le cap entre le niveau Starligue et N1. Sauf les meilleurs éléments français mais ils ne sont pas chez nous, les joueurs qui sont en centre de formation ne sont pas à même de tenir un poste important en Starligue. Pour autant, il faut leur montrer qu’il y a la place.

Ainsi, Malo Derouet (Strasbourg, D2), Fabre Clémenceau (Vernouillet, N1), Aristide Ewe (Besançon, D2), Maxime Taupin (Angoulême, N2), Victor Vattier et Stanislas Zmuda (CPB, N1) quittent le club breton pour de nouvelles aventures. Le jeune Corentin Lorvellec quitte lui aussi le centre mais pour rejoindre l’équipe première entraînée par Sébastien Leriche. Je leur souhaite pleins de bonnes choses, assure Mehdi Boubakar qui repartira la saison prochaine avec un effectif de 15 joueurs, plus Julien Luciani, le pivot qui débutera sa préparation avec le groupe professionnel.

David Christmann précise : » Nous souhaitions un pivot plus complet sur le plan défensif et Edgar ne rentrait pas dans cette case, avec la difficulté d’entrevoir une place de titulaire l’an prochain. ».

Plutôt performant en attaque mais beaucoup moins utilisé en défense, le joueur a, dans la foulée, annoncé à la surprise générale l’arrêt de sa carrière handball. Un lien direct ou non avec la décision du club breton ? Pas si sûr, pour un joueur faisant le choix de passer à autre chose, après avoir évolué à Mulhouse, Chambéry, Nice, Nancy, Chartres, Istres, Dijon et enfin Cesson. Démarrée il y a sept ans, il choisit de dire stop sans pour autant dévoiler de quoi son demain sera fait.

Pour le remplacer, le club n’a pas encore arrêté son choix et prospecte encore le profil idéal pour venir faire la paire avec Simon Ooms sur un poste clé dans la réussite d’une saison.

L'Implication des Bénévoles et le Soutien du Club

Le Rennes Métropole Handball, c’est une trentaine de bénévoles actifs qui mettent tout en œuvre pour le bon fonctionnement du club et son développement. La grand famille des Rose et Noir compte aujourd’hui sur d’autres bonnes volontés pour lui prêter main forte !

Avec ses plus de 300 licenciés, ses bénévoles, ses salariés, ses partenaires privés ainsi que le soutien constant des collectivités territoriales, notre club ne cesse de progresser. Charger de veiller au bon fonctionnement de la vie sportive du club et de proposer au comité directeur les orientations sportives. En lien avec le directeur sportif du club et du responsable du centre de formation, elle s’assure de la mise en place du projet sportif de formation.

Assurer la notoriété de l’association auprès du grand public, des partenaires institutionnels et privés. Assurer la communication interne en étant au service du bureau directeur, du comité directeur et des commissions pour permettre de communiquer sur la vie de l’association.

Opportunités de Bénévolat au Sein du Club

  • Section pro : il y a sûrement une place pour vous !
  • Matchs à domicile D2F : tenue de la boutique physique, gestion des écrans et contenus, mise en place de l'accueil VIP, gestion de la buvette, sécurité et organisation.
  • Encadrement des jeunes : Entraîner les jeunes, du baby-hand au -18.
  • Parents référents : Assurer un bon déroulement de tout ce qui entoure les entraînements et les matchs.
  • Aide administrative : Enregistrement des licences, des plannings, des relations extérieures, etc.

Évolution de l'équipe professionnelle

Sur le sujet, Stéphane Clémenceau est ainsi entré dans les détails pour ces deux cas distincts en conférence de presse : » Nous prenons le risque de passer à 14 pros la saison prochaine, avec des profils de joueurs aussi performants de chaque côté du terrain, détaille le président cessonnais.

En partant de ce postulat, nous avons choisi, après avoir énormément hésité, de ne pas conserver Robin. Celui-ci est dans sa quatrième année au club et a beaucoup apporté, a même été élu meilleur arrière gauche du championnat lors de sa première saison. La deuxième avait été plus délicate, la troisième était en dents de scie avec de très bons moments et d’autres plus compliqués et cette saison, c’est plus dur la faute à pas mal de pépins physiques. Il y a eu beaucoup d’allers-retours sur notre position, il fallait se décider.

Avec Cesson, Robin Molinié aura participé aux historiques victoires contre Nantes et Montpellier dès son arrivée au club en septembre 2021 et aura aussi empilé les buts, 433 avant de reprendre la phase retour en 97 matchs disputés avec les Irréductibles à ce jour. S’il n’a pas encore communiqué sur son futur, le joueur devrait poursuivre sa carrière et son profil de buteur expérimenté intéresser du monde !

De la même manière, Edgar Dentz qui n’avait signé qu’un an avec une option d’une année supplémentaire, ne sera pas conservé dans l’effectif, d’un commun accord suite aux discussions avec les dirigeants bretons.

Retour de Sébastien Leriche à la JS Cherbourg en 2027

Figure emblématique de la JS Cherbourg (Manche), qu’il avait fait monter en Proligue, en 2014, Sébastien Leriche, entraîneur de Cesson Rennes (Ille-et-Vilaine, Starligue), va revenir sur le banc du club normand en juillet 2027. Et succéder à Eduard Fernandez Roura, dont l’aventure mauve prendra fin en juin 2027.

Folle journée que ce jeudi 29 janvier 2026, à la JS Cherbourg (Manche, Proligue). Moins de quatre heures après avoir annoncé que la saison 2026-2027 de son actuel coach, Eduard Fernandez Roura, arrivé dans le Cotentin en juillet 2022, serait la dernière sur son banc, le club normand a officialisé le nom de son successeur.

« Dans ma tête, j’avais acté que j’arrêterais avec Cesson en 2027, une décision strictement personnelle après y être resté huit ans, a expliqué le coach, aux côtés de Vincent Férey, président de la JSC, et Stéphane Grout, vice-président en charge du sportif, jeudi 29 janvier 2026. La deuxième étape fut de voir les éventuels projets avec mon agent, puis, choisir celui qui m’intéressait le plus. »

Même s’il argue que son retour dans le Cotentin « n’était pas écrit », Sébastien Leriche gardait un œil sur la JSC, club qu’il a « vu grandir » et pour lequel il « a de l’affect ».

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