Le « Most Improved Player », plus communément appelé « MIP », est l'un des trophées remis en fin de saison par la NBA. Il récompense le joueur ayant le plus progressé. Attribué depuis la saison 1985-86 et inauguré par Alvin Robertson, ce trophée a déjà fait 38 heureux. Comme écrit en préambule, ce trophée raconte certainement les plus belles histoires de la saison.
Ce trophée est celui qui raconte sans doute la plus belle histoire chaque saison. Un joueur sorti de nulle part ? Un trade bénéfique ? Plus de responsabilité ? Ou même une explosion statistique dans la même équipe ? Tout les profils y sont passés. Comme pour chaque trophée, aucun critère officiel n’existe vraiment pour son obtention. Lors des débats tonitruants pour choisir SA pépite de l’année, ce sont ces critères qui reviennent le plus. Ajoutez à cela un peu de magie en racontant LA raison qui permet à votre favori de passer devant la concurrence et vous obtenez un vrai scénario hollywoodien. Vous la voyez arriver la belle histoire ?

Comment Décrocher le Trophée MIP ?
En témoigne le dernier vainqueur en la personne de Lauri Markkanen. Après un plutôt bon début de carrière du côté de Chicago mais avec une utilisation posant question, le finlandais se voit échangé à Cleveland. Repositionné au poste 3, il profite de la bonne saison des Cavaliers menés par Garland pour affirmer ses qualités. Lauri Markkanen explose. Devenu l’option numéro 1 de son équipe, Markkanen à assuré. Plus de responsabilités pourrait amener à être mis sous pression, le focus défensif étant sur soi.
Mais les pourcentages n’ont pas flanchés, au contraire, ils se sont améliorés ! Je repense à Victor Oladipo ou à Brandon Ingram qui possèdent des histoires similaires. Voici donc une manière de décrocher le graal. Mais la plupart du temps, c’est une évolution en interne qui se manifeste.
Un autre exemple récent avec Julius Randle. Arrivé chez les New-York Knicks en 2019 pour entamé sa 6ème saison dans la grande ligue, l’ailier fort finira celle-ci à la 12ème place de la conférence. Un simple changement de coach lors de la saison suivante lui permettra d’atteindre un niveau de jeu plus vu chez les New-yorkais depuis Carmelo Anthony. 24.1 points, 10.2 rebonds, 6 passes décisives ! Même les pourcentages sont en hausses : 41.1% à 3pts, soit une évolution de 13.4% sur un volume encore plus grand. Il réussira à emmener son équipe à la 4ème place de la conférence Est.
Ce storytelling pour être élu MIP est le plus classique. La plupart des 38 lauréats ont procédé de la même manière : l’évolution interne. Changement de coach, star qui s’en va, nouveau projet autour de soi… tout ces chemins existent pour devenir, même qu’une seule saison, le chouchou du public. En effet, selon l’opinion publique, il serait contre-nature d’élire un sophomore MIP car la logique voudrait une évolution suite à sa saison rookie, tant dans les statistiques que dans les responsabilités. Ce trophée devrait être réservé à un joueur sortant un peu de nulle part… vous en pensez quoi ? Alvin Robertson, 1985-86.
Il suffit de voir les réactions qu’ont suscité les saisons sophomores de Desmond Bane et Devonte’ Graham récemment par exemple. Ils ont bien sûr reçu des votes, leur saison respectives en méritant. Tous ne sont pas unanimes sur ce « critère » très partagé au sein des débats.
MIP (Most Improved Player) Finalist: Giannis Antetokounmpo
Lien entre le Trophée MIP et la Course au MVP
Historiquement, le trophée de MIP est attribué à des joueurs non-concernés par la course au MVP. Kevin Johnson et Tracy McGrady, lors des saisons 1988-89 et 2000-01, ont respectivement fini à la 8ème et 6ème place de cette course là. Entre 1985 et 2016, ils ont été les seuls à finir dans le Top 10 au classement du MVP. En l’espace de sept ans, trois joueurs se hissant dans le classement du MVP ont été auréolé du titre de MIP.
Un autre joueur, et non des moindres, aurait pu se rajouter à cette liste. Il s’agit de Shai Gilgeous-Alexander. Shai est lui aussi concerné par cette tendance et finira à la 5ème place du classement MVP. Mais alors, que lui a t-il manqué pour être l’élu ? Un « retour en source » des votants ? Ou tout simplement une meilleure progression de Markkanen d’une année à l’autre ? Difficile à dire. Mais alors, à quel point doit t-on valoriser cela dans l’attribution du trophée de MIP ?
Les Candidats Potentiels pour le Trophée MIP
Comme chaque année, la bataille sera rude pour l’obtention du fameux trophée. Nouveau contexte pour le guard des 76ers. Avec le départ de James Harden, Maxey est repositionné au poste de meneur de jeu où il excelle en ce début de saison. Le favori ? Peut-être.
Nouveau coach, nouveau rôle pour le ROY 2021. Cette saison, le meneur-ailier est davantage responsabilisé par son entraîneur Darko Rajaković avec plus de ballons dans les mains pour créer le jeu. Son adresse est en hausse, on le sent libéré. Scottie Barnes rend la pareille à son coach en défendant encore plus dur que le saison passée. En témoigne ce tableau : à son poste, c’est l’un des meilleurs !Tout les voyants sont aux verts (ou plutôt au orange*).
Contre, interception, faute commise, rebond offensif, défensif. *Les colonnes colorées correspondent au « centile ». C’est à dire l’efficacité du joueur relatif à son poste. Avec le même temps de jeu, Scottie est bien plus efficace des deux cotés du terrain. Plus de défense et le même nombre de fautes que la saison dernière.
Alerte franchise player dans le Texas. Les Houston Rockets ont enfin trouvé la pièce centrale de leur projet. Exit Jalen Green ou encore Jabari Smith, c’est bien le turc qui prend les reines. Şengün est devenu en peu de temps la plaque tournante de l’attaque d’Ime Udoka. *Correspond au % d’assist de Şengün relatif à celui de l’équipe lorsque le joueur est sur le terrain.
Place maintenant à l’ailier-fort d’Atlanta. Débarrassé de son concurrent principal John Collins, « double J » est intégré dans le 5 majeur cette saison par Quin Snyder. Voilà ici un dossier intéressant, différent des trois précédents. 70 matchs joués l’année dernière, uniquement 6 en tant que titulaire. C’est simple. Avec Jalen Johnson, vous faites x2 à quasiment toutes ses statistiques de l’année dernière. Mais le plus impressionnant, c’est que l’efficacité augmente aussi ! La saison dernière, il shootait 5% moins efficacement que la moyenne de la ligue. Cette année ? 17% plus efficace que la moyenne de la ligue. Et le tout sans augmentation d’usage. Un sacré joueur doté d’un bon playmaking pour son gabarit.
Jalen Suggs. Le guard du Magic réalise une excellente saison 2023-24. Il possède un dossier spécial car sa principale évolution ne se traduit que trop peu dans les statistiques. Et pourtant. Monstre défensif qui devient de plus en plus efficace.
Comment ne pas parler du pyromane en provenance de Brooklyn ? Cam Thomas est en train de se faire un sacré nom dans la grande ligue. Des qualités de scoring très impressionnantes et qui se répète de manière plus régulière. L’arrière explose cette saison ! Encore peu adroit de loin, (33.3% sur 6.3 tentatives) il est cependant une menace à mi-distance et pour finir au cercle. 1 panier sur 2 tentés sans avoir recours à l’aide d’un coéquipier.
Monsieur Tyrese Haliburton. Le meneur d’Indiana est en train de réaliser une saison stupéfiante. Playmaking, scoring, leadership, rythme, prises de décision. Il fait un bien fou à ces Pacers encore en quête d’identité il y a 2 ans. Haliburton est l’un des joueurs les plus efficaces de la NBA. Tyrese Haliburton est en train de franchir le dernier palier d’évolution évoqué précédemment. À l’image de Shai Gilgeous-Alexander la saison passée, il est en train de devenir une Superstar.
Rendez-vous compte de la saison de Haliburton : 1.39 points/tir, soit plus que des monstres comme Dončić ou Curry. Une utilisation et des responsabilités en hausse pourrait amener à des baisses d’efficacité, mais Haliburton fait tout le contraire. Tout est en hausse ! Les pourcentages, la propreté en perdant si peu de ballons (12.1 passes pour 2.2 ballons perdus !!!), le scoring… le tout sur un volume plus important. Tyrese Haliburton est-il trop fort pour le trophée de MIP ? Car oui, il est actuellement dans une autre conversation, celle du MVP.
La NBA est un grand spectacle. Et comme tout spectacle digne de ce nom, la fin est couronnée d’applaudissements, de lauriers et autres récompenses diverses et variées. La NBA ne déroge pas à la règle. La saison régulière est un long spectacle de 2460 matchs. Toute l’année, les joueurs se battent bec et ongles pour faire gagner leur équipe et faire exploser leur talent au grand jour. L’effort est inhumain ! Mais à la fin, les récompenses individuelles sont là pour féliciter les guerriers les plus valeureux.
Voici un petit tour d’horizon des 10 principaux trophées récompensant les performances individuelles en saison régulière des joueurs et autres membres de l’organisation, sur et en-dehors des parquets.
Chaque année, la NBA récompense les meilleurs joueurs de la ligue en décernant plusieurs trophées individuels. Le joueur de l’année, la meilleure progression de l’année, le jeune joueur de l’année, le défenseur de l’année, le joueur le plus clutch de l’année, le 6e homme de l’année et le coach de l’année sont ainsi mis en avant.
Cette saison, la NBA a décidé de relooker complètement les trophées individuels remis en fin de saison régulière.
Les Autres Trophées NBA
- Trophée Maurice Podoloff : récompense chaque année le MVP de la saison régulière.
- Trophée Red Auerbach : récompense chaque année l’entraîneur de l’année au terme de la saison régulière.
- NBA Executive of the Year Award : récompense le meilleur General Manager de l’année.
- Trophée du Défenseur de l’année : récompense les qualités défensives d’un joueur au cours de la saison régulière.
- Trophée du 6ème homme de l’année : récompense le joueur sortant du banc s’étant le plus illustré au cours de la saison régulière.
- Trophée du Most Improved Player : est décerné chaque année au joueur ayant le plus progressé par rapport à la saison passée.
- Trophée du Rookie de l’année : est la récompense individuelle la plus ancienne en NBA.
- Trophée Twyman-Stokes Teammate of the Year Award : récompense le meilleur coéquipier de l'année.
- Trophée Walter Kennedy Citizenship Award : est décerné chaque année depuis la saison 1974-75 à la personne ayant le plus participé à des œuvres de charité.
- Trophée Larry O'Brien : est remis chaque fin de saison à la franchise NBA qui remporte les Finales.