Le football, sport populaire par excellence, est une discipline quasi bicentenaire. Presque 200 ans d’existence qui ont vu la création et la suppression de certaines règles, mais aussi la modification et l’adaptation d’autres qui donneront le football tel qu’il est pratiqué aujourd’hui. Un règlement qui est le même pour tous, du footeux amateur au joueur professionnel, et qui concerne tant l’agencement et l’équipement du terrain que le déroulé du jeu ou l’équipement des joueurs.
Les règles du football expliquées servent de boussole pour joueurs, arbitres et supporters. Connaître les lois du jeu change la lecture d’un match. Les lois du jeu, « Laws of the Game » en anglais, regroupent les différentes règles du football définies par l’IFAB (International Football Association Board) et la FIFA (Fédération Internationale de Football Association). Elles ont été rédigées dès 1863 en Angleterre et ont depuis connu un certain nombre d’adaptations, mais les 17 lois encore en vigueur aujourd’hui datent de cette époque. Chaque loi est dédiée à un aspect du jeu et certaines peuvent être soumises à interprétation par l’arbitre, l’idée étant avant tout de conserver l’esprit du jeu. Toutes ces règles sont compilées sous forme de lois, au nombre de 17.
Le gardien de but incarne le dernier rempart entre le ballon et les filets, mais ses responsabilités ne se résument pas à de simples arrêts. Ses réflexes, sa prise de décision et sa communication avec l’équipe structurent souvent le sort du match. Les avances technologiques et un règlement en constante évolution assurent une dynamique inédite à ce poste crucial. Les règles qui l’entourent, allant de l’usage de ses mains aux limites géographiques sur le terrain, définissent une sphère de singularité qui englobe aussi bien les ligues professionnelles que les amateurs. Cet article met en lumière ces règles spécifiques et la manière dont elles influencent le jeu au quotidien.
Le gardien de but occupe une position unique dans l’écosystème du football, jonglant entre réflexes aiguisés et techniques de jeu précises. Un bon gardien doit faire preuve d’une agilité remarquable, capable de réagir en une fraction de seconde à un tir inattendu. Les techniques de plongeon jouent un rôle clé, et utilisent la souplesse et la force pour maximiser l’efficacité des arrêts. De plus, la communication avec la défense est primordiale. Un gardien doit constamment instruire ses coéquipiers, les guider pour organiser une défense hermétique, notamment lors de coups de pied arrêtés. Les gardiens modernes bénéficient des avancées technologiques pour perfectionner leur technique. Des logiciels d’analyse vidéo évaluent leur positionnement et nécessairement, chaque erreur ou réussite devient alors une leçon précieuse. Cela souligne combien ce poste conjugue pratiques traditionnelles et évolutions technologiques.
Pour atteindre le niveau d’élite, chaque gardien de but doit entreprendre un parcours de formation rigoureux et diversifié. Un jeune gardien débutera souvent dans des clubs locaux pour affiner les techniques fondamentales telles que la prise de balle ou la gestion des balles aériennes. En France par exemple, les formations certifiées par la FFF (Fédération Française de Football) dispensent des enseignements pratiques qui se divisent en niveaux distincts. La réputation et les traditions des clubs ou des académies tels que la Juventus ou l’Atlético Madrid jouent souvent un rôle déterminant pour les jeunes espoirs.
Un équipement adapté ajoute une dimension essentielle à l’efficacité du gardien. Les avancées du XXIe siècle ont transformé les matériaux utilisés dans les gants et autres protections, augmentant ainsi la sécurité et l’ergonomie sans perdre en légèreté. Par ailleurs, les protections modernes intègrent des capteurs pour enregistrer les performances et les comparer lors des séances d’entraînement. Les inclure tôt dans une carrière garantit que l’athlète se familiarise rapidement aux outils qui le suivront tout au long de son chemin vers les sommets.
Les lignes directrices encadrant le gardien de but se veulent précises et essentielles pour garantir la fluidité des jeux. La FIFA en tant qu’autorité supérieur du football mondial impose notamment l’usage des mains strictement assigné à la surface de réparation. Ces limitations invitent les gardiens à développer un savoir-faire tactique et stratégique qui leur assure de toujours rester en conformité avec le règlement. Différents contextes de championnat, comme les ligues locales ou les catégories juniors, adhèrent également à des réglementations spécifiques.
Les gardiens de but expérimentés développent des stratégies complexes et des styles de jeu adaptatifs qui les démarquent. Ces techniques, parfois nées de décennies de recherche et d’observations, leur permettent de s’adapter aux situations changeantes d’un match. En termes de planification, les gardiens affichent souvent un jeu intelligemment pressant, devançant les attaquants pour intercepter les passes clés et réduire les opportunités de tir. Face à un penalty, le gardien doit non seulement rester concentré sur le ballon, mais aussi faire preuve d’une lecture psychologique vis-à-vis du tireur.
Les règles spécifiques concernant le gardien de but
Plusieurs actions sont mises en œuvre pour optimiser le temps de jeu. Parmi les priorités de la saison, la direction de l’arbitrage et son patron nordiste Antony Gautier ont placé l’optimisation du temps de jeu en tête de gondole. La philosophie générale est d’être toujours plus au service du jeu.
Ce n’est pas une nouvelle règle, le gardien de but a toujours eu un temps limité pour dégager le ballon qu’il a récupéré. Premier axe, la relance du gardien. Mais la sanction du coup-franc indirect, attendue jusque-là s’il allait au-delà de six secondes (mais qui n’était que très rarement appliquée), a changé. L’IFAB (International Federation Association Board) a fait évoluer les lois du jeu cet été et la direction de l’arbitrage de la FFF a suivi le mouvement. Désormais, le gardien a huit secondes pour relancer. S’il ne le fait pas, l’arbitre donne un corner à l’équipe attaquante.
Le gain de temps illicite par les gardiens de but sera sanctionné d'un corner, a annoncé samedi l'International football association board (IFAB), gardien des lois du jeu. Actuellement, si un gardien conserve le ballon en mains au-delà de six secondes, un coup-franc indirect dans la surface doit être sifflé, mais cette règle n'est quasiment jamais appliquée par les arbitres. À partir de la saison prochaine, ce point de règlement sera amendé et si le portier "garde le ballon plus de huit secondes (avec l'arbitre utilisant un compte à rebours visuel de cinq secondes), l'arbitre accordera un corner à l'équipe adverse", a indiqué l'IFAB dans un communiqué.
Quand le gardien entame une séquence de possession (il a le ballon en main, il le fait rebondir, il reste au sol avec le ballon), l’arbitre enclenche un décompte mental. Un protocole précis est mis en place. Au bout de trois secondes, il lève la main pour montrer les cinq doigts qui indiquent qu’il ne reste que cinq secondes avant une éventuelle sanction. À noter que l’arbitre n’enclenche le décompte que lorsqu’il juge que le gardien dispose d’un espace libéré autour de lui, sans la pression d’un attaquant.
Les essais en cours montrent une efficacité dissuasive : sur 796 cas lors d’un essai à Malte, aucun gardien n’a dépassé le temps imparti. En cas de conservation du ballon par un gardien pendant plus de huit secondes, un corner pourrait alors être accordé à l’adversaire. « Un gardien qui encaisserait un but sur corner après avoir conservé trop longtemps le ballon s’attirerait les foudres de son entraîneur. Cela va changer les comportements », a expliqué Patrick Nelson, directeur de la Fédération irlandaise de football et membre de l’IFAB.
Autres règles importantes :
- Surface de réparation : Le gardien peut utiliser ses mains uniquement dans sa surface de réparation.
- Équipement : Les gardiens doivent être équipés de gants spécifiques à leur poste. L’équipement d’un joueur ne doit présenter de danger ni pour les autres, ni pour lui-même. Il doit être règlementaire et commun à tous, les bijoux et autres accessoires personnels étant proscrits.
- Tenue : Le gardien porte une tenue d’une couleur différente et des gants. Les numéros doivent respecter des dimensions précises. Les règles visent la visibilité et la sécurité.
- Penalty : Lors d'un penalty, le gardien doit garder au moins un pied sur la ligne de but jusqu'à ce que le ballon soit frappé.
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Temps additionnel :
Les arbitres sont invités cette saison à poursuivre rigoureusement le décompte du temps additionnel. La gestion du temps s’affine. Le match comporte deux périodes de 45 minutes, avec une pause qui ne dépasse pas 15 minutes. Le temps additionnel est destiné à compenser pertes et interruptions, et il est désormais scrupuleusement décompté par l’arbitre. Une nouveauté concerne le gardien : il peut garder le ballon en main pendant huit secondes au lieu de six. L’arbitre signale un décompte visuel des cinq dernières secondes. Si le gardien dépasse ce délai, l’équipe adverse obtient un corner tiré du côté le plus proche.
Le décompte s’enclenche pour : un remplacement, une blessure, une perte de temps délibérée, un appel à l’assistance vidéo VAR, une célébration qui se prolonge... « On peut célébrer, manifester sa joie, faire trois tours de terrain, mais le temps sera récupéré », précise l’ancien gardien international du LOSC Michael Landreau qui est conseiller technique à la direction de l’arbitrage.
Fautes et sanctions :
Il existe diverses manières de sanctionner une faute ou un comportement anti-sportif. La sévérité de la sanction dépend évidemment de la gravité de la faute commise et dans certains cas, un simple avertissement oral suffit. Le carton jaune avertit un joueur pour comportement antisportif, paroles ou gestes de désapprobation, retard volontaire, ou persistance dans l’infraction. Deux jaunes dans le même match valent un rouge. Le carton rouge entraîne l’expulsion immédiate. La nouveauté française du carton blanc introduit une exclusion temporaire de 10 minutes pour comportements contestataires ou antisportifs, et peut s’appliquer aux officiels d’équipe.
Assistance vidéo (VAR) :
Depuis 2017, l’arbitre a à sa disposition une assistance vidéo (VAR) pour l’aider à statuer sur certaines décisions parfois litigieuses. La VAR n’intervient que sur quatre types d’événements : les buts et leurs antécédents, les penalties, les cartons rouges directs et les erreurs d’identité. Elle vise la justice du résultat sans remplacer la décision finale de l’arbitre sur le terrain. Le recours à cette assistance vidéo n’est permis qu’en cas d’erreur flagrante ou d’incident important qui aurait été manqué et qui concerne un but, un penalty ou un carton rouge. Il peut également consulter la VAR en cas d’erreur quant à l’identité d’un joueur averti ou exclu.
En parallèle, une nouvelle règle, entrée en vigueur lors de la dernière réunion de l’Ifab le 1er mars, sera appliquée durant la compétition. Cette mesure réduira les pertes de temps causées par les gardiens de but. Désormais, si un gardien conserve la balle à la main pendant plus de huit secondes, un corner sera sifflé. Une règle plus stricte comparée à celle qui accordait précédemment un coup franc indirect après six secondes.
Hors-jeu :
Un joueur en position de hors-jeu ne commet pas de faute à proprement parler, mais son positionnement sur le terrain offrira à l’équipe adverse un coup franc indirect, même si le joueur hors-jeu est dans sa propre moitié de terrain. Un joueur est dit hors-jeu s’il est plus près de la ligne de but adverse que le dernier défenseur et que le ballon. Pour être considéré comme hors-jeu, ce joueur doit prendre une part active au jeu et tirer un bénéfice de sa position sur le terrain. En 2025, l’IFAB précise que c’est le premier point de contact avec le ballon qui sert de référence pour déterminer la position au moment de la passe.
Par ailleurs, l’IFAB étudie la réforme de la règle du hors-jeu imaginée par Arsène Wenger. L’idée est de permettre à l’attaquant d’être devant l’avant-dernier adversaire au moment où la passe offensive est effectuée à condition de garder une partie de son corps au niveau de son vis-à-vis.
Le terrain et le ballon :
Un terrain de foot doit être rectangulaire et mesurer au minimum 90 m de long (max. 120 m) pour 45 m de large minimum (max. 90 m). Ces dimensions sont affinées pour les terrains destinés à accueillir des rencontres internationales et passent à une longueur de ligne de touche minimum de 100 m (max. 110 m) pour une largeur de terrain de 64 m minimum (max. 75 m). La surface du terrain doit être naturelle ou, selon le type de compétition, synthétique ou hybride, et elle doit être délimitée par des lignes continues appelées lignes de touche et lignes de but. Le terrain est séparé en deux parties par une ligne médiane au centre de laquelle se trouve un cercle de 9,15 m de rayon appelé rond central. Chaque coin du terrain correspond à la zone de tir des corners et est à ce titre marqué d’un arc de cercle de coin et équipé d’un poteau de corner avec drapeau.
Le ballon de foot utilisé pour chaque rencontre se doit d’être sphérique et conçu dans une matière adéquate (cuir, polyuréthane, PVC…). Les ballons utilisés pour les matchs officiels doivent posséder une circonférence comprise entre 68 et 70 cm et peser, en début de rencontre, entre 410 et 450 g. La pression de gonflage doit par ailleurs osciller entre les 0,6 et 1,1 atmosphère (600 à 1100 g/cm²). Si le ballon venait à se dégonfler ou à être endommagé en plein match, la rencontre doit être arrêtée et le ballon remplacé.
Autres aspects du jeu :
- Coup d'envoi : Le coup d’envoi se réalise depuis le point central et permet de marquer directement.
- Remise en jeu : Toutes les remises en jeu obéissent à des procédures précises. La rentrée de touche exige que le joueur lance le ballon à deux mains depuis la nuque, face au terrain, avec au moins partiellement les deux pieds sur la ligne ou à l’extérieur. Un but direct sur une touche n’est pas accordé. Le corner et le coup de pied de but se jouent depuis des zones définies, avec des distances réglementaires pour les adversaires.
- Arbitrage : Chaque rencontre doit se dérouler sous le contrôle d’un arbitre dont le rôle est de faire appliquer les lois du jeu. L’arbitre devra donc s’assurer que toutes les règles soient respectées et fait figure d’autorité sur le terrain. Il devra s’assurer de la conformité du terrain, de l’équipement des joueurs, appliquer les sanctions nécessaires et transmettre aux autorités compétentes un rapport relatif à toutes les mesures prises durant la rencontre. Les décisions de l’arbitre sont indiscutables, sous peine de sanctions, et une mauvaise décision peut être corrigée, à l’initiative de l’arbitre, tant que le jeu n’a pas repris ou que le match n’est pas terminé.
Les valeurs du football :
Le football affirme des valeurs morales et éthiques. Les joueurs s’engagent à s’y conformer, qu’ils soient joueurs amateurs ou professionnels.
- Fair-play : Se comporter avec élégance, ne pas contester les décisions de l’arbitre, relever un joueur à terre.
- Lutte contre le racisme : Ne pas stigmatiser quelqu’un en fonction de sa couleur de peau.
- Lutte contre la violence des spectateurs : Les stades sont parfois les lieux de débordements de violence. Plusieurs mesures ont été prises pour les empêcher : interdictions de stade pour les hooligans, renforcement de la sécurité, rédaction d’un code de conduite au stade… Mais la sécurité est l’affaire de tous.
Joueurs, entraîneurs, arbitres et supporters tirent profit d’une connaissance précise des lois du jeu. Un entraîneur peut tirer parti des nouvelles règles de remplacements et des délais du gardien. Un arbitre gagne en autorité grâce à des procédures claires. Le supporter comprend mieux les décisions et gagne en sérénité.

Schéma d'un terrain de football avec ses marquages.