NBA 2K23 : Analyse approfondie du jeu de basket incontournable

Chaque année, les jeux de sport font leur grand retour, et NBA 2K est un incontournable pour les fans de basket. Née en 1999 sur Dreamcast, la console de Sega, la franchise NBA 2K fait son éternel retour sur consoles, PC, Switch et smartphones en cette rentrée. Si vous êtes un fan de basket, alors NBA 2K est une série qui vous parle, qui va vous faire sentir comme à la maison ! Car comme tous les jeux de sport, le banger de 2K Games revient chaque année avec des effectifs actualisés. NBA 2K23 ne révolutionne pas la formule, mais propose une expérience riche et immersive, avec un hommage vibrant à Kobe Bryant et des améliorations du gameplay.

Cependant, les microtransactions omniprésentes peuvent gâcher le plaisir. Alors, au bout du compte, faut-il craquer pour cette édition ?

Pour répondre à cette question, nous allons explorer en détail les différents aspects du jeu.

Hommage à Kobe Bryant : Mamba Forever

Après Michael Jordan l'an passé, NBA 2K23 met en avant le regretté Kobe Bryant, ailier des Lakers de Los Angeles pendant 20 ans (de 1996 à 2016), quintuple champion NBA. Cet hommage se manifeste dès l'achat du jeu, avec Kobe Bryant présent sur toutes les jaquettes, quelle que soit l'édition choisie. Le mode Mamba Moments permet de rejouer des événements cultes de la carrière de Bryant, avec trois épisodes pour chacun des sept matchs emblématiques.

Comme NBA 2K23 avait son mode historique dédié à Michael Jordan, NBA 2K24 propose un mode Mamba Moments qui vous permet de rejouer des événements cultes de la carrière de Bryant. Soit trois épisodes pour chacun des sept emblématiques matchs de sa carrière, que vous devrez rejouer ici.

Des modes de jeu variés pour tous les goûts

NBA 2K23 offre un contenu copieux avec des modes de jeu variés :

  • Match rapide : Pour des parties en solo ou en multijoueur avec les copains, avec pour la première fois la possibilité de jouer en cross-play.
  • MyTeam (Mon Équipe) : Un jeu de cartes à collectionner où l'objectif est de constituer l'équipe de vos rêves en ouvrant des paquets, en débloquant des joueurs et en revendant les doublons. Un système d'enchères permet de revendre les cartes au meilleur prix.
  • The W : Un mode dédié à la WNBA (la NBA féminine), où vous créez une joueuse et gravissez les échelons pour devenir la meilleure joueuse de la ligue féminine.
  • MyNBA (mode Franchise) : Reprend le concept de l'an passé avec Les Eres, qui permet de retrouver des joueurs, équipes et matchs emblématiques des années 80 ou 90. La nouveauté de cette mouture est l'arrivée d'une nouvelle époque : l'ère Lebron.
  • MaCarrière (La Ville) : Un vaste monde ouvert se déroulant dans une ville balnéaire inspirée de Miami, où vous incarnez un joueur dont l'objectif est de devenir le Goat (greatest of all time). Vous devrez choisir un camp parmi deux factions (Elite et Rise) et gagner le maximum de REP pour gagner des bonus. Le mode propose de nombreuses activités : Pro-AM, The REC, Ante-Up, Cinéma, Club 2K, et le tout nouveau 5 de départ (mode en ligne, en 1v1, en face-à-face).

Notez d’ailleurs que, pour la première fois, la série propose du cross-play ! Car si les équipes masculines sont davantage mises en avant à travers les médias, les féminines n’ont pas à rougir et peuvent souvent se targuer d’un très haut niveau de jeu. Vous serez donc ravis d’apprendre que le jeu intègre aussi la WNBA (la NBA féminine), via un mode dédié : the W.

NBA 2K23 Kobe Bryant vs Michael Jordan ('98 Bulls @ '98 Lakers) PS5 4K UHD

La Ville : Un jeu dans le jeu

Le mode MaCarrière (La Ville) est un jeu dans le jeu, un mode assez riche qui ferait presque oublier le reste.
On peut se balader librement dans cette grande ville, à pied ou à l'aide de moyens de locomotion. Le but est de gagner le maximum de REP, un système de réputation qui permet de gagner des bonus dès que vous jouez en solo, online ou contre des amis. Devenir le Goat, ça se mérite, et vous allez devoir briller face à des adversaires déterminés à vous mettre des bâtons dans les roues, à commencer par votre rival, Victor Wembanyama.

Vous pourrez vous entraîner avec des matchs en 3vs3 en ville, ou grâce au mode Streetball, qui ouvre trois arènes gardées par un « boss » à battre. Une nouvelle fonction « matchs clés » vous permet de jouer vos matchs les plus importants. Au centre de la ville, le Bloc est présenté comme la « nouvelle Mecque de la compétition ». Il concentre le Théâtre, Pro-AM, The REC, Ante Up et Club 2K.

Cependant, on regrettera des déplacements pas toujours très fluides en ville.

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ProPlay : Un réalisme visuel saisissant

NBA 2K23 inaugure une nouvelle technologie : ProPlay, censée améliorer considérablement le rendu visuel des animations des joueurs. ProPlay recrée les mouvements des joueurs en utilisant les nombreux enregistrements vidéos de matchs de ces mêmes joueurs, abandonnant la motion capture traditionnelle. Le résultat est sans appel : le jeu est superbe, les animations sont à la fois fluides et très réalistes. NBA 2K23 est à ce jour le plus beau jeu de sport.

Malheureusement, cette technologie ProPlay n'est disponible que sur la génération la plus récente, PlayStation 5 et Xbox Series X/S.

Le jeu brille aussi pour ses superbes scènes de transitions, qui offrent un rendu assez proche de celui des précédentes éditions.

Gameplay : Plus précis et plus exigeant

Au-delà de ces considérations évidemment marketings, Visual Concepts s’est retroussé un peu les manches pour revoir et ajuster son gameplay déjà revu il est vrai sur NBA 2K22. Cette fois, on a encore plus la sensation de jouer à une simulation de basket-ball. Le physique du joueur, le mouvement de la balle et du shoot donnent une sensation encore plus organique.

Le gameplay de NBA 2K23 est plus précis et plus exigeant. La jouabilité est plus précise, et un néophyte devra s'entraîner un minimum pour pouvoir scorer sur le terrain. Un tir ne se change pas obligatoirement en 3 Points, et marquer demande un tir d'une grande précision. La défense est encore plus jouissive, et le jeu offre de nombreuses possibilités de construction.

Microtransactions : Le point faible du jeu

Le gros point faible de NBA 2K23 réside dans les microtransactions, qui sont omniprésentes. Il est possible de jouer sans faire chauffer la carte bleue, mais cela prendra beaucoup plus de temps pour progresser. Si vous jouez en ligne, vous risquez de vous faire rapidement exploser par vos adversaires si vous n'avez pas le niveau. Le Pay-to-Fast consiste à payer pour obtenir un coup de pouce, pour avoir beaucoup d'argent in-game, pour monter rapidement vos niveaux.

Vous avez besoin de points pour le mode MyTeam ? Comme la plupart des jeux aujourd'hui, NBA 2K23 propose un pass saisonnier, à acheter en plus. Mais là encore, si augmenter de niveau en mode MyTeam ou MyCareer rapporte des cadeaux, des cadeaux supplémentaires peuvent être obtenus contre une petite rallonge. Soit 9,99€ par saison ! Pour passer plusieurs niveaux d'un coup, vous pouvez aussi choisir le pass Hall of Fame, qui est affiché à 19,99€. Et si vous voulez encore augmenter, chaque passage de niveau peut ensuite être acheté pour 1,99€.

La progression est plus compliquée car plus lente, beaucoup plus lente. Le jeu est conçu pour que vous ayez besoin de monter plus vite, pour que vous brûliez les étapes !

Voici un tableau récapitulatif des prix des microtransactions :

Type de microtransaction Prix
Pass saisonnier 9,99€ par saison
Pass Hall of Fame 19,99€
Passage de niveau 1,99€ par niveau

NBA 2K23 : Un héritage lourd à porter

Reine de la simulation de baballe orange, la licence NBA 2K peine depuis plusieurs années maintenant à convaincre avec autant de panache qu'à la grande époque. La faute, peut-être, à une certaine propension à bercer ses souvenirs de gloire avec un peu trop de délicatesse. La faute, aussi, à certaines habitudes salement ancrées et dont il est difficile de se départir. Avec NBA 2K, la question n'est jamais de savoir s'il y a eu des ajustements mais bien de savoir s'ils vont dans le bon sens.

Jordan Challenges : Revivre la légende

Pour cette édition 23, NBA 2K met à l'honneur le plus légendaires des numéros 23 avec les Jordan Challenges, sorte de mode Histoire entièrement dédié à la carrière de Michael Jordan. Ce sont donc quinze moments-clés, de 1982 à 1998, qui sont proposés. Quinze matchs destinés à nous faire vivre ou à réécrire la légende Jordan. Chacun proposera des défis spécifiques à remplir : décrocher la victoire (même pour les matchs historiquement perdus) et aligner nos stats de matchs sur celles de la réalité.

Certains objectifs sont plus difficiles que d'autres (par exemple, planter 63 points contre les Celtics de 86) mais ils sont tous assez motivants.

Ma NBA : Un multiverse de la balle orange

Ces Jordan Challenges donnent le ton d'une édition 23 placée sous le signe de l'héritage et de la légende. C'est pourquoi le mode Ma NBA a été remodelé autour d'un concept aussi simple qu'alléchant. Tel Emmet Brown, le joueur peut remonter le temps à des périodes spécifiques : l'ère Magic vs. Bird, l'ère Jordan, l'ère Kobe ou encore l'ère moderne. Le but est de revivre ces différentes périodes et d'en explorer toutes les possibilités.

Les joueurs pourront donc modeler la ligue selon leurs désirs pour créer leur propre multiverse de la balle orange. Ici aussi, le boulot de reconstitution est impressionnant, joueurs (à quelques exceptions prêt pour cause de gros pognon), emblèmes, salles, événements marquants, ambiance sonore et visuelle… Tout est fait pour chatouiller la corde sensible ou le désir de revanche. Ces ères légendaires offrent la petite flamme qu'il manquait aux effrayés de la gestion brute, faisant de cette mouture 2023 de Ma NBA un mode solo incontournable, capable d'absorber toutes vos heures de temps libre.

Ma Carrière : Un scénario peu inspiré

Mais si vous avez encore quelques heures qui traînent après ça, ou que l'idée de gérer une ligue entière vous effraie, il existe toujours le fer de lance de la licence NBA 2K, à savoir le mode Ma Carrière, solo mélangeant sport et RPG qu'aucun autre jeu de sport n'a réussi à émuler. Cela commence par la création de votre avatar qui, à elle seule, pourra vous occuper plus longtemps que l'intégralité du mode solo d'un Call of Duty. Outre l'apparence, le poste, le numéro et tous ces détails cosmétiques, c'est surtout sur la répartition de vos capacités de basketteurs que l'enjeu est placé.

Finition, tir, organisation, rebond : quatre grands domaines eux-mêmes divisés en trois ou six sous-catégories où dépenser vos points de compétences, les fameux VC, pour être le plus précis et subtil possible. Rien de neuf ici sauf que, pour éviter certains abus passés sur des archétypes qui n'ont aucun sens, ces différentes catégories sont désormais interdépendantes - au moins au début. En effet, la première étape impose de déterminer votre potentiel maximal en ajustant le niveau des catégories jusqu'à un maximum de 99. Or, vous ne pourrez pas faire monter au maximum certaines jauges sans investir dans d'autres, que vous jugez secondes ou inutiles (les tirs à trois points sont corrélés à vos capacités de tirs à mi-distance par exemple). Un développement plus contraint mais aussi plus cohérent, sans pour autant déposséder les joueurs du sentiment de contrôle sur leur création.

Dommage que, derrière, le scénario articulant votre Carrière s'avère l'un des moins inspirés depuis bien longtemps. Une histoire de rivalité entre votre joueur et un instagrameur insupportable, pas de développement de la carrière universitaire, un choix d'équipe sans contrainte… Les développeurs ont beau clamer que c'est la carrière qui comporte le plus de cinématiques de la série, ça ne suffit pas à en faire la plus intéressante. Et c'est regrettable car, en parallèle, elle permet de développer un sympathique système d'alignements, général (humble) ou précurseur (tête à claques), qui octroie des bonus pour la gestion relationnelle de l'équipe selon nos réactions lors des dialogues.

The City : Une intégration discutable

Peut-être aussi que l'intégration de The City à Ma Carrière rend ce qui était la rolls des modes solo dans les jeux de sports diablement moins intéressant. Plus petite que l'année précédente, The City, sorte de hub gigantesque faisant le lien entre vos matchs NBA et la pelletée d'activités annexes disponibles, semble accentuer la lourdeur de vos aventures. En effet, le scénario y intègre certaines quêtes annexes et ce ne sont clairement pas les moments les plus agréables ou bien pensés du mode. Du reste, la navigation s'en ressent : les distances sont parfois importantes pour aller d'un point A à un point B, les déplacements sont rigides et l'utilisation du métro, nouveauté 2023, exige en réalité de déjà très bien connaître la carte puisque les indications sur les stations ne sont absolument pas claires.

Tout ça parce qu'on est forcé de participé à des quêtes annexes peu intéressantes pour progresser ou gratter quelques misérables VC. On apprécie l'idée de donner une vie au scénario, c'était d'ailleurs le bel espoir qui naissait l'année dernière, mais on finit par regretter le temps de Mon Quartier, qui apportait ce surplus de vie sans les longueurs fastidieuses.

Mais il faut aussi voir le verre à moitié plein puisque The City permet aux amateurs d'expérience sociale multijoueur d'avoir un endroit où toutes les activités s'interconnectent plutôt naturellement. Certains trajets restent pénibles mais c'est vraiment sous cette forme que le concept prend son sens, avec des activités ou défis un peu partout pour qui aime flâner ou créer sa session de jeu. Evidemment, il faut tout de même accepter les caprices d'un matchmaking pas toujours très équilibré mais, comme le dit très bien Boyz'n the Hood, c'est la loi de la rue. Cependant, ça ne diminue pas les problèmes dus aux VC, puisque les rues de The City sont infestées de tentations en tout genre, et il faut se frapper une belle ambiance de centre commercial, un samedi de décembre en banlieue provinciale.

Money Time : La progression freinée par les VC

Car, et ça ne surprendra personne, la progression en carrière de votre Monstre de Frankenball va se heurter au mur des VC et à la connexion permanente et obligatoire. Une fois encore, la monnaie virtuelle, qui sert autant à personnaliser votre expérience qu'à huiler les mécaniques de certains modes, vient polluer l'expérience NBA2K. La quantité de VC nécessaire pour un archétype un peu sympa à jouer est énorme et le salaire des matchs en saison est vraiment ingrat. D'où une progression terriblement laborieuse, qui nécessitera une motivation en béton armé.

Et le jeu ne se privera pas de vous rappeler qu'il existe des raccourcis miracles, en vous privant de quelques euros supplémentaires. Une logique de grind pénible, qui étouffe le solo et érode, à chaque itération, son capital sympathie. Constat que l'on peut d'ailleurs aussi appliquer au mode Mon Equipe qui continue de surfer joyeusement sur la mode du casino virtuel : tout est rare, tout est précieux et tout est nécessaire… Vite vite achète, achète ! Nous voilà sollicités à la moindre action, stimulés pour ne pas passer à côté du deal du moment. Le nombre de paramètres économiques ou évolutifs (une monnaie spécifique, des jauges d'expérience, des badges, un système de couleur, etc…) manque vraiment de clarté mais le jeu se charge de nous faire comprendre qu'il faut courir après l'amélioration ultime. Et on ne réussit pas à se défaire de cette sensation désagréable qu'une bonne partie des mécaniques de ces modes n'existent que pour nous détrousser au moindre moment de faiblesse.

Cependant, et c'est là où NBA 2K est à la fois grand (parce qu'il a de vraies bonnes idées) et agaçant (parce qu'on continue quand même de se taper les pires), le mode Mon Equipe connaît aussi des évolutions dans sa structure qui vont dans le bon sens. Déjà, au lieu de commencer à poil, vous commencerez à poil mais en connaissance de cause. En effet, il est désormais possible de tester ses starters avec un match en 3v3, pour être certain de trouver celui qui colle le mieux à votre façon de jouer. D'ailleurs, il nous a semblé qu'il était plus rapide et facile d'obtenir au moins deux ou trois cartes pas trop nazes que par le passé ; un réglage moins absurde de la loterie, qui sait ? Ensuite, les fameux contrats ont disparu. Désormais quand vous possédez une carte vous la… et bien possédez quoi, elle n'expire pas après un nombre limité d’utilisation....

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