Les pertes de balle sont une statistique inévitable dans le basketball, reflétant la fréquence à laquelle une équipe perd la possession du ballon au profit de l'adversaire. Bien que souvent perçues négativement, elles sont un indicateur de l'agressivité offensive et du temps passé avec le ballon. Cet article explore les records de pertes de balle en NBA, en mettant en lumière des performances notables et des moments clés de l'histoire de la ligue.
Les pertes de balle : Un mal nécessaire ?
Plus tu as le ballon en main, plus tu vas être amené à réussir et dans un autre sens plus tu as le ballon en main, plus tu vas être amené à rater. Malgré la connotation négative, les turnovers sont donc un résultat inévitable pour les joueurs ayant de nombreuses responsabilités en matière de maniement du ballon au cours de leur longue carrière.
En 2021, James a ainsi dépassé Karl Malone lorsqu'il a commis sa 4 525e perte de balle en carrière.
James Harden : Un record peu enviable
C’est peu de dire que James Harden a vécu une soirée cauchemar à l’Oracle Arena lors du Game 5. Au final, le dauphin au titre de MVP cumule 14 points à 2/11, 6 rebonds, 5 passes et… 13 balles perdues sur la rencontre. Personne dans l’histoire n’a perdu autant de ballons lors d’un match en playoffs que lui. Le record était jusqu’ici détenu depuis 1979 par John Williamson (11).
« J’ai essayé d’en faire trop. J’ai manqué des opportunités en transition.
Mais James Harden n’en est pas à son premier coup d’essai. Par la même occasion, James Harden bat aussi son propre record de balles perdues lors d’un match éliminatoire (10), co-détenu par lui, Kevin Garnett, Penny Hardaway et Moses Malone. Il partageait déjà le record du nombre de pertes de balle (10) dans un match où son équipe avait éliminée (avec Kevin Garnett, Penny Hardaway et Moses Malone). Il avait atteint cette marque en 2013, lors d'un game 4 face à son ancienne équipe d’Oklahoma City.
Avec un sale 2/11 au tir (14 points au final), il n’a pas pesé par son scoring mais pire encore, il a desservi son équipe. En effet, « The Bearded One » a perdu 13 ballons rien que sur ce match pourtant décisif. Un record NBA en playoffs dont l'ancien joueur d'OKC se serait bien passé.

Symbole de cette maladresse, la dernière perte de balle de l’arrière, où il fait rebondir la balle sur son pied alors qu’il est tout seul au milieu du terrain.
Triste fin pour James Harden et pour les Houston Rockets, tout de même auteurs d’une excellente saison.
LeBron James : Au sommet des statistiques, même négatives
LeBron James, meilleur marqueur de tous les temps en NBA et figure emblématique de l’histoire de la ligue, a établi des tonnes de records tous plus impressionnant les uns que les autres. En revanche, lors d’un match contre les Phoenix Suns ce week-end, il a été le premier joueur à dépasser la barre des 5 000 ballons perdus dans le jeu.
Malheureusement, toutes les statistiques ne sont pas positives. LeBron James figure au sommet de nombreuses lignes de statistiques historiques. Il est le meilleur scoreur de tous les temps en NBA (38 879), une note qu'il a obtenue la saison dernière en dépassant Kareem Abdul-Jabbar. Au cours de la saison, il deviendra très probablement le premier joueur de l’histoire de la NBA à être sélectionné pour 20 All-Star Games. Il se classe actuellement quatrième de tous les temps en matière de passes décisives et cinquième pour les triples doubles.
Quatre fois MVP, quatre fois champion NBA, quatre fois MVP des Finales NBA. James est également forcé d'établir des records négatifs.
Victor Wembanyama : Une performance historique sans pertes de balle

Pour son premier match officiel depuis 8 mois, le Français Victor Wembanyama a ébloui le monde de ses talents face aux Dallas Mavericks (125-92). Pour son premier match officiel depuis 8 mois, le Français Victor Wembanyama a ébloui le monde entier de ses nombreux talents face aux Dallas Mavericks (125-92) : 40 points, 15 rebonds, 3 contres... Le prodige tricolore n'a donc pas déçu ses fans pour son début de saison, sa troisième en NBA, lui qui n'avait plus joué depuis le mois de février, et le diagnostic d'une thrombose veineuse à son retour du All-Star Game.
En plus de passer le cap des 40 points pour la cinquième fois de sa carrière, Victor Wembanyama a également battu (une nouvelle fois) un record. Victor Wembanyama a signé une prestation fabuleuse dès le premier match de la saison 2025-2026 en NBA avec les Spurs de San Antonio.
Meilleur marqueur de la victoire face à Dallas (125-92), l'intérieur français a marqué les esprits et choqué plusieurs légendes du basket. Privés du talent de Victor Wembanyama depuis le mois de février, les Spurs ont découvert le Wemby nouveau ce mercredi pour le début de leur campagne 2025-2026 en NBA.
Meilleur marqueur du match (40 points) lors de la large victoire des Spurs à Dallas (125-92), "Wemby" s'est tout simplement emparé du record de sa franchise du plus grand nombre de points inscrits sur la première rencontre de la saison. Un record que l'intérieur de 21 ans a agrémenté d'une performance historique au niveau de la ligue nord-américaine.
Victor Wembanyama est devenu le premier joueur avec 40 points ou plus (70% au tir) et au moins 15 rebonds à ne commettre aucune perte de balle. Une première dans l'histoire de la NBA depuis que pertes de balles sont comptabilisées (1977-1978).
Wembanyama affiche son "objectif MVP" et a d'abord rappelé que sa priorité était d'arrêter de perdre avec les Spurs de San Antonio. Quand on lui demande s'il a le titre de MVP dans un coin de la tête, l'intérieur se montre ambitieux."Ma destinée d'être élu MVP, on verra. Moi si on me demande mon avis, oui, c'est le cas", a réagi la star tricolore de 21 ans. "Pour que l'équipe soit à son meilleur niveau, il faut que les leaders de l'équipe évidemment et aussi les role players et moi-même on soit à notre meilleur niveau."
Avant de conclure: "Et mon meilleur niveau, je le pense, c'est d'être le meilleur joueur de la ligue.
Basket/NBA : Victor Wembanyama est-il complètement hors norme ?
Réactions des légendes NBA
Mais sans surprise, la très attendue performance de Victor Wembanyama a aussi impressionné plusieurs légendes NBA. Après s'être entraîné avec lui pendant la coupure estivale, Kevin Garnett avait déjà dit tout le bien qu'il pensait de l'intérieur des Spurs. Le Hall of Famer s'est montré clair après le match de son nouveau chouchou: "WemVP".
La performance d'alien de Victor Wembanyama lui a aussi valu de beaux éloges de la part de l'ancien pivot DeMarcus Cousins sur les réseaux sociaux. "Wemby est irréel" s'est ainsi enthousiasmé le champion olympique 2016 sur X. Avant de préciser à un journaliste star de la NBA outre-Atlantique qu'il n'aurait pas été capable de défendre contre lui au meilleur de sa carrière. "Bien sûr que non... il est inarrêtable."
Du côté de certains journalistes et observateurs assidus de la NBA aux Etats-Unis, la performance XXL de Victor Wembanyama n'est pas non plus passée inaperçue."Je n'ai jamais vu une séquence comme celle-ci de Victor Wembanyama", a par exemple lâché Josh Paredes, un suiveur assidu des Spurs.
Même son de cloche pour Ryen Russillo, célèbre journaliste et animateur de l'un des principaux podcasts sur la NBA: "Wembanyama vient de jouer l’un des meilleurs matchs que j’ai jamais vus."
Ancien pivot star de la NBA, considéré comme l'un sinon le plus dominant de l'histoire, "Big Shaq" a plaisanté avec Charles Barkley sur le fait que le nouvel OVNI du basket mondial aurait pris place sur le banc face à lui.
"Je n'étais pas connu pour mon jeu défensif", a lâché le quadruple champion NBA sur le plateau de la chaîne ESPN. "Il peut marquer autant qu'il veut... Je n'étais pas connu pour ma défense mais vous savez pourquoi j'étais connu: manger des frites (french fries en anglais) et du pain perdu (french toast)."
Autres faits marquants de la saison NBA
Oklahoma City, qui plane sur la conférence Ouest, a remporté ce jeudi 27 mars son 61e match de la saison, contre Memphis (125-104), battant le record de la franchise, grâce notamment au meilleur marqueur actuel de la NBA Shai Gilgeous-Alexander (37 points).

Les Los Angeles Lakers ont en revanche rechuté en s’écroulant en toute fin de match face aux Chicago Bulls, 119-117.
Si Austin Reaves a redonné l’avantage aux Lakers à trois secondes de la fin, Josh Giddey a fait chavirer le public en donnant la victoire à Chicago d’un « buzzer beater » effectué du milieu de terrain, pile entre les deux cornes du taureau dessiné sur le parquet des Bulls (119-117).
Côté Lakers, si Luka Doncic (25 pts, 10 rbds) et LeBron James (17 pts, 12 passes) ont tout deux réalisé le double-double, le statut de meilleur marqueur est revenu à Reaves, avec 30 points. Malgré ce nouveau coup d’arrêt, L.A. conserve la 4e place à l’Ouest, dans la mesure où Memphis a également perdu. Quant à Chicago, cette 33e victoire lui permet de conserver la 9e place à l’Est, devant Miami, vainqueur d’Atlanta (122-112) grâce aux 36 points de Tyler Herro.
Le match Pacers contre Thunder : Un avertissement
L'entraîneur des Pacers Rick Carlisle savait très bien que son équipe l'avait échappé belle à Oklahoma City en survivant à une première mi-temps marquée par 19 ballons perdus pour ne passer devant qu'à trois dixièmes de la fin du premier match de la finale (110-111).
La première mi-temps a été dure. Dix-neuf pertes de balles. La bonne nouvelle, c'est qu'elles ne nous ont coûté que neuf points, donc on était toujours dans la course. Je crois qu'on a gagné le troisième quart-temps de trois (31-28), ce qui était un progrès. Et puis, ils ont mené de quinze points mais on s'est juste dit qu'il fallait continuer à se battre. On a beaucoup d'expérience dans ce type de match et nos gars ont vraiment de bonnes sensations dans ces moments. On a eu de la chance mais on a aussi fait ce qu'il fallait.
Les pertes de balle sont la première chose dont on a parlé. Il me semble qu'on faisait du bon travail au rebond mais ils ont eu vingt tirs de plus que nous. On a juste remis les compteurs à zéro. C'était : allons-y progressivement et accrochons-nous.
On n'a pas fêté grand-chose. On est conscient qu'il nous reste beaucoup de travail et que l'on doit jouer bien mieux. » L'ambiance du Paycom Center a-t-elle été un facteur ? Cette salle, c'est une folie. De notre point de vue de visiteurs, les décibels étaient dingues.
On n'a pas fêté grand-chose. En partie à cause de notre expérience de l'an dernier (les Pacers avaient été balayés par Boston en finale de conférence). En partie aussi parce que Pascal (Siakam) a vécu une finale (avec Toronto en 2019) et sait comment tout se passe. On est conscients qu'il nous reste beaucoup de travail et que l'on doit jouer bien mieux. Dix-neuf pertes de balle en une mi-temps, si ce n'est pas un record, ça ne doit pas en être loin ! (un record en playoffs effectivement). Et puis, ils sont une menace défensivement.