Le club de football de Réalmont (RFC) possède une histoire riche et passionnante, marquée par des moments de gloire et des figures emblématiques. Cet article retrace les grandes étapes de son évolution, de ses origines à nos jours.
Les romains nous avaient bien légué » la soule » et les gaulois la pratiquaient… Puis, en 1825, une faute du collégien de Rugby : W. Wibbs Ellis donne naissance à notre sport. A l’aube du XXème siècle, le Tarn enregistre une éclosion de clubs particulièrement entre 1901 et 1914.
L’industrialisation (le Football Club Carmausin et l’Olympique de Carmaux) (1907) qui deviendront Union Sportive Carmausine en fusionnant en 1940 ; le Foot Ball Club Association de Saint-Juéry (1908) ; Mazamet dont on a parlé plus haut, le Foot Ball Club Cagnacois 1919, Le S.C. Le chemin de fer : l’A.S. Une opposition se fait jour entre le Foot et le Rugby, entre les pratiques des banlieues ouvrières et les villes et les villages.
Le nombre de clubs ne cesse de croître ; le nombre de licenciés également. Des clubs perdurent, nous fêtons régulièrement des centenaires. D’autres se maintiennent : Labruguière, Biratexte, Montredon Labessonnié (1926), Valence (1939), Vabre (1941), Alban (1967), Saïx (1971), Lacaune, Puylaurens, Montans, Labastide St Georges (1972), Soual, Vielmur (1973), Blaye (1974), Cambon (1979), Aussillon (1980), Saint- Amans (1989), Brens (1995). Aujourd’hui, le Tarn compte 35 clubs avec une densité très forte dans le Sud du Département. F.C. F.C. O. Juniors B.
Quelques figures marquantes du football tarnais:
- Marcel BATIGNE : qui présida longtemps aux destinées du S.C. Graulhet avant d’être élu Président de la F.F.R.
- Charles DURAND : né à Arthès, qui, après avoir joué et entraîné Saint-Juéry et Albi devint vice-président de la F.F.R.
- Lucien MIAS : capitaine de l’équipe de France qui s’est imposée pour la première fois en Afrique du sud en 1958.
Le plus Grand Exploit de l'Histoire du Football Moderne.
Les années marquantes du RFC
2010/2011 : Suite aux excellents résultats de la saison précédente, de nombreux joueurs rejoignent le RFC. Combiné à la montée en catégorie des U18, le club décide de monter une équipe trois. Toujours sous la houlette de Julien Fauré, cette saison restera parmi les plus belles du club : Les trois équipes montent en division supérieure (Excellence, Promotion de 1ère division, 2ème division). L'équipe fanion est sacrée championne du Tarn de 1ère Division.
2009/2010 : Sous la direction de Julien Fauré, l'équipe fanion accède à la première division et remporte le Challenge Manens.
2008/2009 : Arrivée de Julien Fauré et Bastien Ayral aux commandes de l'équipe.
2007/2008 : Sous la direction de Sébastien Garrigues épaulé par Olivier Rodrigues, l'équipe 2 accède à la 2ème division tandis que l'équipe fanion est reléguée en Promotion de 1ère division.
2004/2005 : José Rodriguez coache l'équipe jusqu'en Janvier avant d'être remplacé par Sebastien Garrigues et Stéphane Aubin.
2002/2003 : José Rodriguez prend les commandes de l'équipe.
2000/2001 : Arrivée de Gille Vignoles, descente en Promotion de 1ère division.
1989/1990 : Après une relégation sportive en 1ère division, l'équipe fanion descend volontairement en 2ème division.
1988/1989 : Après 10 années de ligue, le club redescend volontairement en district.
1985/1986 : Après avoir passé six ans en Promotion Honneur, et malgré un bon parcours en coupe (éliminé par l'US Albi(D4) en coupe de France après avoir éliminé Milhau(DH) et éliminé par Toulouse Fontaines(D3) en 1/8ème de finale de la Coupe du Midi, l'équipe termine dernière de sa poule et redescend en Promotion Ligue.
Quel rapport entre le RFC version 1978 et le millésime 2010 ? Une éternité pour certains et une époque que tous les joueurs présents sur la pelouse de Mazicou lors de la finale de samedi n'ont pas connue (je vous parle d'un temps…). Le nombreux public réalmontais venu en voisin s'époumona 90 minutes durant pour soutenir les « rouge et bleu » qui ouvrirent le score dès la 10e minute par Raphaël Chouquet pour le but le plus important de sa jeune carrière, fut-il l'unique de la partie. Une rencontre dominée par le RFC mais dont la réussite fuyait les crampons de Cédric Bascoul qui manqua de tuer le match avant les citrons. Suivit un sursaut adverse, vite étouffé par la sérénité du portier et capitaine Karl Rousseau.
A leur arrivée sur les bords du Dadou, joueurs et dirigeants, bercés par une douce euphorie, furent conduits en tracteur à la mairie pour une réception et remise de médaille de la ville de Réalmont par le maire Hubert Bernard et ses adjoints, dont Henri Viaules, ancienne figure du RFC. Les cadres indéboulonnables du club que sont Bernard Durand et Christophe Calas furent fêtés comme il se doit par l'ensemble de l'assemblée.
Le village comptant même deux clubs de quinze en 1930 avec le Sporting et le Stade réalmontais ! (source «Le rugby dans le Tarn», Martin Fontès). C'est en 1935 que le XIII verra le jour à Réalmont et 80 ans plus tard, Réalmont XIII est maintenant et ce malgré quelques essais de réintroduire le XV au début des années 90, le seul club de rugby du village.
Un club qui connu sa première heure de gloire avec le titre de Nationale 2 en 1978 pour les hommes du capitaine Christian Borrego. Il fallu attendre 2001 pour voir un nouveau titre senior et la victoire face à Corbeil avec Boualem, Insa, Laurier, Périllous, Barrau, Fabre Nicolas… Les années 90/2000 resteront celles des finales perdues avec notamment celle de 1998 face au Puygouzon du Réalmontais Daniel André, de 2000 face à Palau, de 2009 en championnat face à Villefranche-de-Rouergue et face à Tonneins en coupe Déjean ! Pas de quoi se réjouir jusqu'à ce printemps de 2013 et le titre face à La Réole pour la première saison au club de l'entraîneur Yannick Buttignol avec encore Barrau et N.Fabre parmi Gaillac, Jérôme Fabre, Assié et consorts.
Un club qui fait partie des bastions du XIII en France et d'où est sortie une pléiade d'internationaux tels Bernard Garcia, Thierry Raynaud, Laurent Costes-Massol, Cyril Manen, Sébastien Caujolle pour ne citer qu'eux. La saison actuelle s'achève donc sans titre pour Réalmont XIII mais le ballon ovale reprendra ses droits à Claude André en 2015/16 et de nouveaux espoirs.
Sur le plan humain, c'est un très bon bilan puisque j'ai fait beaucoup de connaissances, pas seulement avec les joueurs mais aussi les dirigeants et sans oublier bien sur les bénévoles. Bien sûr, c'est quelque chose pour lequel je prends énormément de plaisir et qui me procure du bonheur, j'aime vraiment cela, j'aime entraîner, donc oui je veux continuer l'an prochain mais d'abord gagnons dimanche à Saint-Gaudens et qualifions-nous pour la suite de la compétition !
Toujours fidèle au poste au sein de l'école de rugby du XIII réalmontais ou au tableau d'affichage numérique de Claude André les dimanches après-midi de rencontre des Griffons, Bernard Chamayou fait partie de ces bénévoles discrets mais répondant toujours présent.
Licencié pour la première fois lors de la saison 1965/66, «Chama» n'a jamais quitté les couleurs «rouge et bleu» et une fois sa longue carrière de pilier terminée en 1994, il s'est rapidement rendu disponible au sein d'un club pour lequel il resta toujours actif sous les mandats des divers présidents qui se succédèrent. Une activité qui perdure encore auprès du club de son cœur, lui qui a fait ses premières armes dans les prés de M. Raymond à Bagatelle, sous la houlette d'une autre grande figure du XIII Réalmontais, Claude André.
A partir de cette saison 65/66, il passera dans toutes les catégories de jeunes pour faire partie des premiers champions de France en 1978 entraînés par Maurice Descous, aux côtés du regretté Christian Borrego, du capitaine Jean-Louis Calvet, de Christian Biau, Alain Bouet et bien d'autres qui resteront à jamais les premiers champions de France réalmontais. Marquant en ce 4 juin 1978 à Cahors l'unique essai de la rencontre sur une passe… de Christian Chamayou son petit frère, «Chama» permettait aux Réalmontais de l'emporter 14 à 13 face à Sainte-Livrade lors de cette finale.
Toujours là donc, Bernard Chamayou, formera un grand nombre de joueurs qui seront dans les rangs de l'équipe première lors des titres de champion de France de 2001 ou 2013. En 2015 et après un demi -siècle au club, «Chama» continue de rester fidèle au club de son cœur, le seul et unique donc de sa longue carrière, avec un dévouement sans fin, recevant en 2014 la médaille de bronze de la jeunesse et des sports.
C'est sous la férule d'une poignée d'hommes que le XIII vit le jour à Réalmont. Des joueurs bien sûr mais aussi des présidents, 14 qui se succèdent de 1935 à aujourd'hui : MM. Après le creux de la guerre et Paul Pinel, Claude André en tant qu'entraîneur apporta une dynamique, d'autres suivraient comme René Moisset, Georges Fages, Yvan Viatge, Jean-Paul Lazaret, Maurice Descous, Christian Borrego, Marc Andrieux, Robert Audrerie, Hubert André, Bernard Fages, Jean-Luc Manen, Bernard Fabre, Bernard Boyer, Daniel André, Bernard Fages, Patrice Costes, Laurent Perillous, Gilles Falatko, Andy Hames, David Collado, Yannick Buttignol, Grégory Bouet et Frédéric Marty.
L'apothéose venait en 1978 avec le premier titre de champion de France de N2 contre Sainte-Livrade pour la troupe de Maurice Descous. Un palmarès qui se densifia dans les années 90/2000 avec des titres de champion de France seniors DNB en 2001, de DN1 en 2013 mais aussi en juniors en 2001 et 2002 et Coupe de France Tarbouriech en 2001, 2002 et 2004.
Des titres de champion de France aussi en cadets en 1988, 1999 et 2002 et enfin minimes en 1996 et 2000. Un club pour lequel on ne voudrait pas oublier ceux qui nous ont quittés, comme Claude André bien sûr, Alain Corbières décédé d'un accident de la route l'année du titre 78, mais aussi Robert «Béru» Landes, le superintendant, Fabienne Pradel qui fit partie de la première équipe féminine du club, Francky Louvet, Jean-Claude Barreau, infatigable bénévole.
Oui, car nous nous devons de fêter cet anniversaire comme il se doit de l'être, 80 ans c'est un bel âge pour un club de rugby à XIII. Réalmont a toujours su garder du XIII et en devenir même un véritable bastion, c'est une fierté car ce sport mériterait plus de reconnaissance et de notoriété qu'il n'en faut aujourd'hui. Le rugby à XIII est magnifique à voir et a toute sa place dans le paysage sportif français, comme le fait Réalmont XIII depuis 80 ans.
Réalmont XIII existe toujours grâce à une somme de bénévoles qu'il faut remercier pour leur implication, nous formons des jeunes qui souvent par la suite font le bonheur de plus grosses cylindrées et nous en sommes très fiers.

Le matin, un tournoi de rugby à toucher sera organisé, lors de la coupure de midi les gens pourront se restaurer sur place. Les qualifiés pour l'après-midi participeront aux phases finales, en fin de journée la remise des récompenses et un hommage aux anciennes figures de Réalmont XIII suivra. La soirée est prévue à la salle polyvalente avec l'apéritif et l'exposition photo, le repas sera un dîner cabaret au tarif de 25 € et gratuit pour les enfants de moins de 12 ans. Ensuite la nuit se prolongera avec une soirée musicale et dansante qui, je l'espère, durera jusqu'au bout de la nuit !
80 ans d'une longue histoire pour Réalmont XIII qui vit le jour en 1935 et fut inscrit au Journal Officiel le 16/01/1936. À la fin de la guerre 14-18, un régiment catalan installé à Réalmont donnait goût aux jeunes du village et ce même si le rugby à XV avait ouvert la voie en 1912 sur les prés de Pomarède, puis au Bosquet, avec un puis deux clubs en 1930, avant une fusion en 1932.
Les premiers pas treizistes à Réalmont se firent en 1935 avant de migrer à Bagatelle à une époque où les transports pour les rencontres se faisaient… en bétaillère ! Bientôt les rencontres se jouaient sur le terrain pelé du Bousquet avec le vieux ballon ovale «Wallaby» à quatre pans de cuir cousus mains et légèrement plus ronds que les synthétiques contemporains.
Les dimanches de match, la Peugeot break de Jean Vaïsse prenait place le long de la main courante au pied de l'actuelle tribune, le coffre ouvert servait de buvette, on y vendait des sodas, des bières et surtout des sandwiches au pâté ou jambon beurre. Par la suite on installait la tribune, dont la structure métallique avait été (comme sa voisine du Réalmont FC) achetée à la mairie de Beaumont-de-Lomagne. L'actuelle salle de musculation voyait le jour sous forme… de buvette, tout cela avant la construction de l'actuel club-house et l'aménagement d'un terrain d'entraînement.