Qui finance la Fédération Française de Football ?

La Fédération Française de Football (FFF) est une association de type loi 1901, fondée le 7 avril 1919. Elle est reconnue d’utilité publique depuis 1922. Son objet est d'organiser, de développer et de contrôler l'enseignement et la pratique du football sous toutes ses formes.

La FFF est un organisme chargé de la gestion d'un service public et bénéficie à ce titre de prérogatives de puissance publique. Chaque année, elle reçoit du budget de l'État une subvention directe.

Les rapports d’activité et financier de la FFF pour l’exercice courant ont été soumis à l’Assemblée générale et publiés. Le Rapport d’activité de la Fédération Française de Football présente les faits saillants et les principales actions fédérales de la saison passée en trois chapitres.

Le Rapport financier a été établi par la trésorière générale de la Fédération Véronique Lainé et validé par les commissaires aux comptes. Ce rapport et les comptes clos ont été approuvés par l’Assemblée générale.

La Fédération française de football veut en tout cas s'en donner les moyens pour une saison record. La FFF a adopté un budget XXL de près de 300 millions d'euros.

Un budget en hausse

La Fédération française de football (FFF) a adopté un budget prévisionnel record de 299,1 millions d'euros pour la saison à venir, lors de son assemblée générale. « C'est un niveau inédit pour la fédération », a indiqué la trésorière Véronique Lainé.

À titre de comparaison, le budget validé était de 283,6 millions d'euros.

Siège de la Fédération Française de Football à Paris.

Répartition du budget

La FFF prévoit de consacrer 106,2 millions d'euros d'aide au football amateur et 14 millions d'euros au développement du football féminin, a précisé la trésorière. Un plan spécifique doit être mis en place pour le football dans les territoires ultramarins, et le développement du football au féminin est jugé « prioritaire » par le patron de la FFF.

Alors que ce secteur a reçu environ 14 millions d’euros lors de la saison, il doit largement bénéficier de la hausse des crédits prévus d’ici à 2029. « On va quasiment doubler les sommes allouées au football féminin », assure une source au sein de la FFF. Soit des aides qui devraient s’approcher au total des 28 millions par an.

« Le soutien au football amateur et féminin est essentiel, parce qu’on a 12 000 clubs et 4 000 sections féminines. Ce sont eux qui recrutent les premiers joueurs, les premières joueuses, et ce sont eux qui commencent à les former jusqu’à l’équipe de France. Donc il faut les soutenir », estime Philippe Diallo, qui évoque « des montants inédits ».

Au total, plus de 550 millions d’euros doivent être consacrés à ces deux secteurs d’ici à 2029, a annoncé Philippe Diallo. Cela représente une augmentation de près de 50 % en quatre ans car l’enveloppe globale, qui était de 106 millions pour la saison, doit atteindre 151 millions en 2028-2029.

Entre-temps, selon les chiffres de la FFF, elle s’élève à 120 millions lors de l’exercice actuel et doit passer à 140 millions la saison suivante, puis 146 millions celle d’après.

Ce budget table notamment sur un quart de finale de l'équipe de France féminine au prochain Euro en Suisse, a expliqué le directeur financier Marc Varin. Pour l'équipe masculine, la fédération s'est basée sur un quart de finale au prochain Mondial en 2026, mais comme la compétition se terminera après la clôture des comptes, le résultat sera « reporté à l'exercice 2026-2027 », a-t-il précisé.

Pour la prochaine saison, dix matches de l'équipe de France sont programmés dont cinq dans l'Hexagone mais hors du Stade de France, a expliqué Marc Varin, puisque l'accord n'a pour l'instant pas été renouvelé entre les Bleus et l'enceinte de Saint-Denis.

Le président de la FFF Philippe Diallo a précisé que les négociations se poursuivaient avec le Stade de France et son nouveau gestionnaire, GL Events, en rappelant que « la Fédération n'a pas le couteau sous la gorge ».

Les rencontres à domicile, qualificatives à la Coupe du monde 2026, contre l'Islande, l'Azerbaïdjan et l'Ukraine à l'automne sont aujourd'hui prévues au Parc des Princes.

La FFF a enregistré un déficit de 8,7 millions d’euros la saison dernière, principalement en raison de son soutien au secteur professionnel en crise, a-t-elle expliqué lors de son assemblée générale, samedi à Paris. Un abandon de créance de 10 millions d’euros en faveur du football professionnel et « l’incident industriel » du match France-Israël et sa très faible affluence, qui a coûté 2,5 millions € à la FFF, expliquent pour l’essentiel ce déficit constaté pour l’exercice.

La chute des droits télés du foot professionnel a également entraîné mécaniquement la baisse de ce que la Ligue de football professionnel (LFP) reverse à sa fédération de tutelle. La 3F a également consacré 107 M€ d’aides au foot amateur.

« Cette saison se termine avec un déficit assumé, lucide, cohérent avec nos choix, nous avons soutenu notre écosystème quand il en avait besoin », a conclu le directeur financier.

Après avoir accordé une aide de dix millions d’euros cette saison au football professionnel, qui pâtit d’une baisse des droits télévisés, la FFF a enregistré un déficit de 8,7 millions d’euros au terme de la saison, sur un budget de 287 millions d’euros.

Mais si la fédération peut compter sur des recettes diverses, dont la billetterie, un contrat de partenariat en particulier lui assure des finances solides : celui avec l’équipementier Nike, reconduit en avril 2024 jusqu’en 2034 (100 millions d’euros annuels).

Un budget bâti notamment « sur de nouveaux contrats de partenariats avec Nike jusqu'en 2035 et le Crédit Agricole pour le « naming » Coupe de France et moins dépendant des droits télés ».

Subventions et aides de l'État

La Fédération française de football (FFF) a reçu 1 900 000 EUR au titre de l'action 2 du programme sport : développement du sport de haut niveau. Cette aide a été fléchée uniquement sur les équipes de France jeunes et féminines ainsi que sur les pôles espoirs.

En effet, considérant que la FFF était en capacité de financer de façon autonome l'équipe de France senior homme et son encadrement, le secrétariat d'État aux sports n'a versé aucune aide pour ce secteur.

Les primes allouées aux joueurs de l'équipe de France de football, pour l'ensemble du parcours de qualification à la Coupe du monde 2010, relèvent d'une décision de la FFF et ont été financées sur ses fonds propres.

Le secrétariat d'Etat à la jeunesse et aux sports considère que le soutien financier de l'Etat aux ligues et aux associations sportives locales doit être préservé dans les turbulencs actuelles. Ainsi, un effort financier important a été réalisé en faveur du sport de masse : la progression des dotations régionales ou déconcentrées s'est élevé à 30 p. 100 en 1990 (par rapport aux dotations 1989), et elle sera maintenue en 1991. En outre, une mesure nouvelle inscrite au projet de budget de 1991, d'un montant de 40 M.F., viendra compléter et développer l'aide aux petits clubs.

Répartition des ressources et des dépenses de la FFF.

En conclusion, la Fédération Française de Football est financée par diverses sources, incluant les partenariats commerciaux, les droits de télévision, les subventions gouvernementales et ses propres revenus générés par la billetterie et d'autres activités. Ces fonds sont essentiels pour soutenir le développement du football à tous les niveaux, du sport amateur au football professionnel, ainsi que pour promouvoir le football féminin et les initiatives de développement dans les territoires ultramarins.

La FFF s'arme contre la violence dans le football amateur !

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