Qui est le Commissionnaire de la NBA ?

Le commissionnaire de la NBA est le directeur exécutif de la ligue. Il est élu par les propriétaires et sa mission principale est de faire respecter les règles mises en place à tous les niveaux, aussi bien sur le plan sportif que financier ou comportemental.

Depuis février 2014, c'est Adam Silver qui occupe ce poste prestigieux, succédant à l'emblématique David Stern. A 62 ans, le New-Yorkais est l’un des dirigeants les plus puissants du monde sportif. A la tête de la prestigieuse ligue nord-américaine de basket-ball depuis 2014, il a réussi à faire d’une multinationale prospère un empire.

Le premier « commissaire » fut Maurice Podoloff de 1946 (année de création de la NBA) à 1963. Larry O’Brien - qui a gouverné de 1975 à 1984 - a vu le trophée de champion rebaptisé « Larry O’Brien Trophy », en 1984, en l’honneur de ses services rendus à la balle orange et malgré la piètre qualité de son passage à la tête de la NBA.

Avant de devenir commissionnaire de la NBA en février 2014 à la suite de David Stern, Adam Silver a occupé de nombreux postes au sein de la ligue depuis 1992. Sous sa direction, la NBA a notamment vu ses revenus télévisuels fortement augmentés, que ce soit aux USA ou à l’international. Enfin lors de son premier mandat, Adam Silver a su éviter un nouveau lock-out et a également fait évoluer la position de la NBA sur les problèmes sociétaux. En effet, il n’a pas hésité à soutenir les joueurs et les joueuses WNBA contre les discriminations raciales et sexuelles.

Les Spurs au prochain NBA Paris Game ? L'interview exclusive d'Adam Silver

L'Héritage de David Stern

Déjà parce qu’il a régné pendant 30 ans (de 1984 à 2014), ensuite parce qu’il a remodelé la NBA à travers de multiples transformations (ajouts de nouvelles franchises, construction de salles, modification du format des séries de Playoffs et notamment des Finales, priorités à la loterie de la Draft, etc…) et enfin parce qu’il a parfaitement optimisé l’essor médiatique de la NBA en faisant un sport planétaire. David Stern a vécu 4 lock-outs (1995, 1996, 1999 et 2011) et 3 cuvées de Drafts absolument exceptionnelles (1984, 1996 et 2003).

Il a aussi à son actif des événements moins heureux comme tous ces petits points de règlements qui participent à l’aseptisation de la NBA comme la prolifération des fautes techniques, l’avantage donné à l’attaque empêchant de plus en plus les joueurs de vraiment défendre ou encore le dress code pour les joueurs en tenue de ville derrière le banc de leur équipe quand ils sont blessés.

L'Internationalisation de la NBA

Adam Silver, le commissionnaire de la NBA, a, comme d'habitude, pris la parole avant la finale. Au menu, le prochain All-Star Game, symbole de l'internationalisation toujours plus grande de la ligue. Forcément, avec sa déclaration de la veille sur un format Monde contre les États-Unis au prochain All-Star Game, Adam Silver s'attendait à devoir donner plus de détails lors de sa traditionnelle conférence de presse d'avant-finale jeudi soir à Oklahoma City.

« Je ne pense pas qu'un affrontement direct entre les USA et le monde ait du sens », a-t-il nuancé alors que les préparatifs sur le terrain s'entendaient jusqu'en salle de presse. Après tout, si la part de joueurs NBA nés hors des États-Unis tourne autour de 30 %, les Américains composent encore 70 % de la ligue. Deux équipes de douze pourraient créer un sentiment d'injustice chez des locaux non-sélectionnés.

Le commissionnaire semble plutôt réfléchir à un format à plusieurs équipes, peut-être réparties par région. Avec les Jeux Olympiques diffusés au même moment sur la même chaîne aux États-Unis (NBC qui a racheté une partie des droits télé de la NBA), l'ambiance se prêtera au nationalisme, a-t-il suggéré. Peut-être de quoi retrouver enfin un All-Star Game excitant et oublier la bouillie des dernières années.

« Je sais que j'ai été sur ce podium en pensant avoir trouvé la solution, a souri Silver. Je n'ai pas réussi encore mais je crois qu'on tient quelque chose. Il y a une vraie opportunité d'augmenter l'intérêt et le sentiment de compétition chez les joueurs. » Ce format validerait l'internationalisation de la ligue avec les sept derniers titres de MVP remis à un joueur né en dehors des États-Unis, dont le finaliste canadien de cette finale Shai Gilgeous-Alexander.

Et s'il continue d'« explorer » l'addition de nouvelles franchises aux États-Unis (30 aujourd'hui), le patron de la NBA considère une future NBA Europe ou le développement de l'actuelle Basketball Africa League comme une forme d'expansion. Dans cinq ans, l'Afrique abritera 40 % de la jeunesse du monde. Un continent où le basket grandit, même si le football reste de loin le sport le plus populaire.

« Pour l'avenir, il ne faut pas seulement penser à d'où viendront nos joueurs, mais aussi à l'Afrique comme marché. Environ 55 pays. Une population cumulée plus large que la Chine.

En marge des NBA Paris Games, ces matchs de saison régulière de la prestigieuse ligue nord-américaine de basket-ball délocalisés dans la capitale française - cette année, avec deux affrontements entre les San Antonio Spurs et les Indiana Pacers -, le patron tisse sa toile, avec pour objectif de développer sa puissante organisation.

Il n'est pas certain que la NBA reviendra la saison prochaine à Paris, a déclaré mercredi le commissionnaire de la Ligue nord-américaine, Adam Silver, à la veille du premier match entre San Antonio et Indiana programmé dans la capitale française. Interrogé lors d'une conférence de presse à Paris, il a notamment évoqué l'intérêt marqué d'autres métropoles européennes pour accueillir des matches délocalisées de la NBA.

"Nous ne sommes pas certains d'être de retour à Paris l'année prochaine", a-t-il dit à la veille de la première des deux confrontations entre les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama et les Indiana Pacers programmées jeudi puis samedi à Bercy. "D'un côté, il est très difficile d'organiser des matches de la saison régulière hors des États-Unis", a-t-il dit. Mais de l'autre, a expliqué le commissionnaire de la NBA, "beaucoup de villes européennes sont intéressées pour accueillir ces rencontres", à l'instar de Berlin ou encore Londres.

Adam Silver a par ailleurs évoqué l'idée d'une "semaine européenne": les matches seraient mis "en pause" aux Etats-Unis" et plusieurs franchises NBA se rendraient en Europe pour y jouer des matches dans plusieurs villes. "Ce sont des choses à l'étude, a-t-il indiqué, ajoutant cependant. Notre configuration actuelle, avec 82 matches sur un calendrier fixe, ne nous permet pas beaucoup de flexibilité pour l'instant."

Enfin, concernant la question récurrente d'une expansion de la NBA en Europe, le patron de la ligue nord-américain a plutôt évoqué "la possibilité de créer une ligue indépendante de la NBA", à l'instar de la Ligue africaine de basketball, même si "la forme qu'elle pourrait prendre n'est pas encore claire"."La raison pour laquelle nous avançons prudemment est que nous souhaitons respecter l'écosystème actuel du basket", a-t-il ajouté.

Adam Silver en conférence de presse lors du NBA Paris Games.

NBA Global Games

Quel est le sens des NBA Global Games ? Est-ce possible qu’il y en ait de plus en plus en milieu de saison ?"Nous réfléchissons à proposer plus de matches à l'étranger. En termes d’efficacité, étant donné l'ampleur de l'organisation qui consiste à amener deux équipes loin de ses bases, nous réfléchissons avec les dirigeants des franchises.

Pourraient-elles jouer un deuxième match l’une contre l’autre avant de retourner aux Etats-Unis (NDLR : une hypothèse à l’étude pour un double San Antonio - Indiana en 2025) ? Adam Silver a parlé aux journalistes jeudi soir, une heure avant le match 1 de la finale entre Oklahoma City et Indiana.

Défis et Controverses

Le patron de la NBA, Adam Silver, s’est dit vendredi « profondément perturbé » par le scandale de paris truqués qui touche la ligue de basket nord-américaine. Jeudi, l’entraîneur de Portland, Chauncey Billups, le joueur de Miami, Terry Rozier, et l’ancien joueur Damon Jones ont été arrêtés dans le cadre d’une vaste enquête sur un réseau de parieurs qui utilisait des informations de première main venant de l’intérieur des vestiaires, ou incitait des joueurs à feindre des blessures pour influencer leurs statistiques.

Après avoir longtemps combattu les paris sportifs, la NBA s’est muée en lobbyiste pour la libéralisation du secteur, notamment par la voix de son commissionnaire Adam Silver, auteur d’une tribune en faveur de la « légalisation » en 2014. Majoritairement interdits depuis 1992, les paris sportifs ont été libéralisés en 2018 aux États-Unis suite à une décision de la Cour suprême et sont désormais autorisés dans quasiment tous les États.

La ligue de basket nord-américaine avait suspendu à vie l’an passé un joueur, Jontay Porter, membre du même réseau que celui visé par le coup de filet jeudi. La NBA avait par contre blanchi Terry Rozier, finalement arrêté jeudi et inculpé. « Nous n’avions rien trouvé malgré les paris anormaux signalés par des entreprises de paris. Terry Rozier avait coopéré avec nous, donné son téléphone, répondu à nos questions, mais nous avions conclu à une insuffisance de preuves, il y a près de deux ans », a expliqué Adam Silver.

« Nous avons ensuite coopéré pleinement avec les forces de l’ordre. Avec cette prolongation longue durée, Adam Silver sera notamment de chargé de renégocier la prochaine convention collective.

Évolution des Règles et Durée des Matchs

Le commissionnaire de la NBA Adam Silver s’est dit mercredi 29 janvier en faveur de la réduction de la durée des quart-temps de 12 à 10 minutes, reconnaissant que la mesure méritait plus ample discussion. « Mais je ne suis pas certain que nous soyons très nombreux » à vouloir cette réduction, a-t-il ajouté.

Historiquement, les matches de NBA durent 48 minutes effectives, mais les formats olympiques et internationaux sont de 40 minutes. « Dans la mesure où le basket a une portée mondiale, une des choses que nous souhaiterions voir à l’avenir est une harmonisation des règles », a dit Silver.

« Nous sommes de plus en plus impliqués dans le basket à l’échelle planétaire et nous sommes la seule ligue avec des matches de 48 minutes. Je suis un fan des quart-temps de 10 minutes. Je ne suis pas sûr que ce soit le cas de beaucoup de monde. Il y a évidemment une logique marketing derrière. Les audiences sont en baisse aux Etats-Unis et l’un des facteurs (non ce n’est pas le tir à trois-points) souvent cité est la durée des rencontres, parfois interminables en raison des incessantes coupures, replays et autres temps mort publicitaires.

Cela peut évidemment aussi changer la physionomie des rencontres : moins de temps pour mener des comebacks donc potentiellement plus d’intérêt à avoir moins de périodes creuses en termes d’intensité. Il est possible que les rotations se réduisent. Il y aurait aussi un impact évident sur les statistiques et les records. Certains deviendraient de facto absolument intouchables.

Pour l’instant, la simple hypothèse ne plaît pas spécialement aux deux coaches sondés dans la foulée. « J’espère qu’on ne le fera pas, tout comme j’espère qu’on ne mettra pas de ligne à quatre-points. Dans "un contexte incroyable", Wembanyama est "concentré à fond sur la tactique".

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