Le monde du rugby français est riche en personnalités marquantes, et parmi elles, les commentateurs sportifs occupent une place particulière. Ces voix familières accompagnent les supporters à chaque match, apportant leur expertise et leur passion pour le ballon ovale. Cet article explore les figures les plus emblématiques du commentaire de rugby en France, de Jean Abeilhou à Daniel Herrero, en passant par les consultants de renom.

Jean Abeilhou : Une voix emblématique du rugby féminin
Commentateur des matchs du XV de France féminin pour France Télévisions depuis plus de dix ans, Jean Abeilhou a marqué les esprits par sa passion et son engagement. Sa voix est connue de tous les téléspectateurs qui se passionnent pour le ballon ovale.
Le « Crunch » entre l'Angleterre et la France, qui décidera du vainqueur du Tournoi des 6 Nations 2025, aura une saveur particulière pour Jean Abeilhou. En effet, le journaliste va tirer sa révérence à l'issue de ce dernier choc au sommet.
Présentateur du magazine hebdomadaire « Rencontres à XV » diffusé sur France 3, Jean Abeilhou est devenu le commentateur attitré des Bleues en 2012, quand le groupe public a ouvert plus largement ses antennes au XV de France féminin.
Gaëlle Mignot voit dans cette dernière du journaliste de France Télévisions un levier de plus pour les motiver avant d'affronter les Anglaises. « Demain (samedi), il va faire son dernier match international au micro, j'espère qu'on va faire un gros match pour aussi lui dire merci », a déclaré la co-sélectionneuse du XV de France féminin.
Le manque des voix familières : Lartot et Yachvili
Il arrive un moment où l’écran reste le même, mais le son, lui, n’est plus. Pour de nombreux amateurs du ballon ovale, la diffusion de la tournée d’automne du XV de France sur TF1, plutôt que sur France Télévisions, a déclenché une émotion inattendue : celle du manque. Le manque de la voix de Matthieu Lartot, le manque du regard de Dimitri Yachvili.
Le commentateur et le consultant ont, semble-t-il, tissé, match après match, une présence familière dans le salon. « À chaque coup d’envoi, ces deux voix faisaient bien plus que commenter, elles habitaient le match« , commente un internaute, après le France-Afrique du Sud de samedi soir.
Matthieu Lartot, journaliste soudé au rugby depuis son adolescence, lui-même ancien demi mêlée jusqu’à ce que la maladie le contraigne à changer de terrain. Dimitri Yachvili, ancien joueur du XV de France, la main sur la mêlée, l’œil du terrain converti en analyse à l’antenne.
Or, le rugby se partage aussi dans l’instant-antenne. Quand les diffuseurs bougent, quand les visages changent, les habitudes se dérèglent. Le téléspectateur s’installe pour « reconnaître » un univers : depuis le logo de la chaîne jusqu’au timbre du commentateur.
L’expertise de Yachvili, sa voix parfois ferme, souvent juste, croise la verve de Lartot, capable d’un calembour sur le nom d’un joueur ou d’un geste technique, mais aussi d’un silence solennel quand le ballon tremblait.
Beaucoup de supporters sont donc formels : « Le binôme de France TV a cette rare qualité : faire exister le supporter devant son écran, non comme simple spectateur, mais comme complice d’une histoire.
Aujourd’hui, ce changement de repères interroge directement le lien émotionnel. Le mot « nostalgie » n’est pas trop fort, car une partie de l’imaginaire collectif semble figée à cette absence.
Mais « regarder sans ses voix, c’est comme écouter un bordeaux sans souvenir du premier verre.
Dans cette époque où les droits audiovisuels se marchandent, où la chaîne devient objet de nostalgie, la figure de Lartot-Yachvili incarne ce que le supporter aime, à savoir la stabilité, la familiarité, la profondeur.
Et au moment où l’automne arrive, avec ses feuilles mortes et ses stades lourds d’humidité, l’absence de ces voix familières rappelle que le rugby est aussi un souffle partagé dans l’instant, oui, mais aussi dans la mémoire d’un salon, d’un canapé, d’un ballon que l’on applaudissait en chœur.
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Daniel Herrero : La voix du rugby sur Sud Radio

Daniel Herrero, un homme dont le nom résonne dans le monde du rugby, est bien plus qu'une simple légende de ce sport. Né le 19 juin 1948 à Puisserguier dans l'Hérault, Herrero est devenu une figure emblématique qui a marqué le paysage rugbystique français.
Dès son plus jeune âge, Daniel Herrero était attiré par le ballon ovale. Sa passion pour le rugby l'a conduit à rejoindre des clubs prestigieux où il a rapidement fait ses preuves en tant que joueur et entraîneur talentueux.
Mais c'est sur Sud Radio que Daniel Herrero trouve sa véritable tribune. Depuis plus de trente ans, il est devenu la voix emblématique de Sud Radio, LA Radio du Rugby. En tant que consultant et commentateur, il a partagé sa passion et son expertise avec les auditeurs, offrant des analyses pointues, des anecdotes croustillantes et des perspectives uniques sur le monde du rugby.
Il est également le visage incontournable du podcast exclusif « XV de France : la quête ultime ! Daniel Herrero a laissé une empreinte indélébile dans le monde du rugby français, non seulement en tant que joueur, entraîneur et commentateur, mais aussi en tant que personnalité incontournable du sport.
Sa vision novatrice du jeu et sa capacité à inspirer ses joueurs ont fait de lui un entraîneur respecté et admiré.
En plus de son travail sur Sud Radio, Herrero est également présent sur la collection de podcasts exclusifs « XV de France : la quête Ultime ! » sur sudradio.fr.
Daniel Herrero incarne l’âme du rugby français, alliant expertise, passion et dévouement. Son amour indéfectible pour le jeu et sa capacité à transmettre les valeurs du rugby en font une référence incontestée dans le monde médiatique.
Le XV des consultants : D'anciens joueurs reconvertis
De Philippe Saint-André à Raphaël Ibanez en passant par Christophe Dominici ou encore Imanol Harinordoquy, tous possèdent un point commun en plus d'avoir défendu les couleurs du XV de France : ils officient désormais en qualité de "consultant rugby", une reconversion dans l'air du temps.
Voici une sélection de consultants notables :
- Jean-Baptiste Lafond : Consultant sur Eurosport, participe aux émissions Au contact et les Tontons Flankers.
- Clément Poitrenaud : Consultant dans l'émission Late Rugby Club, sur Canal+.
- Christophe Dominici : Consultant RTL pour le rugby depuis 2011.
- Erik Bonneval : Consultant rugby pour la chaîne beIN Sports.
- Thomas Lombard : Consultant pour Canal+ et RMC.
- Denis Charvet : Ancien joueur du Stade toulousain, consultant rugby.
- Philippe Saint André : Consultant sur SFR Sport (groupe RMC).
- Cédric Heymans : Consultant pour Canal + et participe régulièrement au Late Rugby Club ainsi qu'au Canal Rugby Club.
- Yann Delaigue : Ancien ouvreur du Stade toulousain, consultant rugby.
- Dimitri Yachvili : Consultant rugby, connu pour ses commentaires sur France Télévisions.
- Imanol Harinordoquy : Consultant pour Canal + dans l'équipe du Canal Rugby Club.
- Marc Lièvremont : Consultant pour Canal+, accompagne Sébastien Chabal et Isabelle Ithurburu lors du Canal Rugby Club.
- Olivier Magne : Consultant rugby, ancien flanker de l'équipe de France.
- Sébastien Chabal : Consultant rugby pour le Canal Rugby Club.
- Serge Betsen : Ancien joueur, consultant rugby.
- Jérôme Thion : Consultant pour Eurosport dans l'émission Les Tontons Flankers.
- Olivier Roumat : Ancien joueur, consultant rugby.
- Sylvain Marconnet : Consultant pour France Télévisions.
- Raphaël Ibanez : Consultant pour France Télévisions.
- Christian Califano : Ancien pilier, consultant rugby.
Les consultants rugby apportent leur expertise sur les plateaux TV.
Les anciens : Couderc et Albaladejo
Les anciens se souviennent de Roger Couderc, "le 16ème homme du XV de France", qui fut le meilleur représentant et promoteur du rugby à la télé dans les années 70. Mais pour les quadras, c'est le mythique Pierre Albaladejo, ancien international (qui officiait déjà au côté de Couderc pour les commentaires dans les seventies), qui les réjouissait sur Antenne 2 dans les années 80.
Pierre Salviac, son acolyte au micro, agaçait pour son côté béni oui-oui, toujours moralisateur, tandis qu'Albaladejo, aujourd'hui consultant sur Europe 1, nous faisait rêver les samedi et dimanche de Tournoi avec ses envolées géniales et son ironie mordante soutenues par un fort accent dacquois ("oulala, ça plondge côté frrrangçais !").
Aujourd'hui, les duos Lartot/Galthié sur France 2 sont sympas, Eric Bayle et Thomas Lombard sont pros et Bernard Laporte et Jeanpierre ne s'en sortent pas SI mal sur TF1 (on est sympas).
beIN SPORTS et le rugby : Une chaîne engagée
Autumn Nations Series, championnat anglais et bien sûr Coupes d’Europe, beIN SPORTS se veut aussi la chaîne du rugby. Pour le plus grand bonheur de son directeur des antennes, des programmes et de la rédaction Florent Houzot qui met en garde le foot face à la multiplicité des compétitions.
Si on compte en nombre de matches, c’est évidemment beIN, du mois de novembre à fin mai ! On avait sur la tournée d’automne 18 matches en exclusivité, toutes les grandes rencontres en dehors de l’équipe de France. Sur les coupes d’Europe, on est la chaîne du rugby puisqu’on est la seule à diffuser l’intégralité de la Champions Cup avec les 8 clubs français.
Ce qui est important, c’est que, au même titre que le football, on diffuse avec le rugby les compétitions de clubs à travers la Coupe d’Europe. On sent un engouement de plus en plus important des chaînes pour le rugby avec dernièrement des audiences plus importantes que sur le foot.
Le rugby se développe en exposition télé depuis plusieurs saisons de façon raisonnée avec l’ambition d’installer le rugby comme le 2ème sport au niveau de la diffusion télé. On le voit avec le Top 14, avec le Tournoi, avec les coupes d’Europe.
C’est toujours important pour nous en tant que chaîne à péage et de spécialistes d’avoir aussi des vitrines comme l’équipe de France de foot ou l’équipe de France de rugby qui va permettre aussi à beIN, qui diffuse les compétitions de clubs, d’avoir des compétiteurs et des références en termes de spectacle et de joueurs.
Aux ayants droit qui viennent nous solliciter parfois pour évoquer d’éventuels changements de format de compétition qui, pour eux, est souvent dans l’absolu une source de revenus supplémentaires par rapport aux droits, on leur dit toujours que ce n’est pas parce que vous allez créer une compétition avec plus de matches que vous allez forcément avoir plus d’argent.
Il est évidemment intéressant pour un ayant droit comme l’EPCR et les clubs d’avoir une visibilité en clair, et il est important pour nous d’avoir toujours dans notre offre d’être en intégralité, c’est-à-dire de permettre aux fans de rugby de ne pas se poser de questions en se disant : je suis fan de Bayonne ou du Stade Français ou de Toulouse j’ai la garantie d’avoir sur beIN SPORTS à chaque journée de Coupe d’Europe la diffusion de mon équipe.
Xavier Garbajosa : Nouveau consultant pour beIN Sports

Limogé de son poste de manager de Lyon en juin dernier, Xavier Garbajosa rebondit dans les médias, comme consultant rugby pour beIN Sports sur les Coupes d'Europe.
Diffuseur de l'intégralité des matches des clubs français en Coupes d'Europe de rugby (France Télévisions retransmet deux affiches de Coupe des champions et une de Challenge européen), beIN Sports va accueillir un nouveau consultant cette saison. Selon nos informations, Xavier Garbajosa va en effet intégrer le casting.
L'ancien manager du LOU, limogé en juin dernier, interviendra depuis les stades, en bord de terrain mais aussi au commentaire avec les journalistes Rodolphe Pires ou Frédéric Viard.
L'ancien trois-quarts du Stade Toulousain sera aussi amené à proposer ses analyses dans l'émission Rugby Pack, présentée par Vincent Pochulu.
Xavier Garbajosa est déjà programmé sur deux affiches de Coupe des champions, Toulouse-Cardiff le samedi 9 décembre (16h15) et La Rochelle-Leinster le dimanche 10 décembre (16h15).
Erik Bonneval : De joueur d'exception à consultant respecté
Erik Bonneval, une figure emblématique du rugby, a laissé une empreinte indélébile sur le terrain et s'est imposé comme l'un des consultants sportifs les plus respectés. Né le 19 novembre 1963 à Toulouse, Eric Bonneval a débuté sa carrière dans le monde du rugby en évoluant au sein de prestigieux clubs.
Au niveau international, Eric Bonneval a fièrement représenté l'équipe de France lors de compétitions majeures à 18 reprises entre 1984 et 1988. Son palmarès international est impressionnant, avec des participations remarquables à des tournois de renommée mondiale, dont la Coupe du Monde de Rugby.
Eric Bonneval est Vice-Champion du monde en 87, Grand Chelem en 1987, 1er (ex aequo) du Tournoi des V Nations en 86 et 88, meilleur marqueur du tournoi des V Nations en 1987 avec 5 essais.
En tant que membre de l'équipe nationale, Eric Bonneval a contribué aux performances exceptionnelles de son équipe et a été un acteur clé de son succès.
Parallèlement à sa carrière de joueur, Eric Bonneval partage maintenant son expertise en tant que consultant sur BeIn Sports et Sud Radio, LA Radio du Rugby pendant la coupe du monde 2023.
La présence d'Eric Bonneval au sein de la Team Rugby pendant la Coupe du Monde de Rugby est une véritable aubaine pour les auditeurs. Au-delà de son parcours sportif, Eric Bonneval est un véritable ambassadeur du rugby, véhiculant les valeurs de ce sport empreintes de respect, d'esprit d'équipe et de fair-play.
Avec son palmarès sportif remarquable, sa carrière dans des clubs prestigieux et son rôle de consultant sur Sud Radio, Eric Bonneval continue de laisser sa marque sur le rugby. Sud Radio, la Radio du Rugby, est fière de compter Eric Bonneval parmi ses consultants au sein de la Team Rugby pendant la Coupe du Monde de Rugby. Il promet des moments d'analyse passionnants et des commentaires éclairés pour tous les fans du rugby. Eric est un joueur de rugby d'exception devenu consultant respecté, continue de marquer l'histoire du rugby et d'inspirer la nouvelle génération de joueurs.
Laurent Bidot : Diversification et passion du commentaire
Les passionnés abonnés à Bein Sports l’ont très certainement remarqué - et déploré : depuis le 11 janvier et l’arrêt brutal des Coupes d’Europe à XV, ils n’ont plus la possibilité d’apprécier un bon match de rugby sur le réseau de chaînes qatari. « On est triste comme tout le monde, mais c’était un peu prévisible », regrette Laurent Bidot, qui se faisait « une joie » de venir à La Rochelle pour commenter la rencontre face à Bath, prévue le 19 décembre et finalement annulée.
Comme l’ensemble de ses collègues du service des sports, la pandémie de Covid-19 a contraint ce Charentais de 43 ans, né à Cognac et qui a passé toute son enfance à Confolens, à diversifier son activité professionnelle.
Dans cette période d’actualité réduite, Laurent Bidot s’est davantage tourné vers le football, son sport de prédilection, et le tennis. Il commente d’ailleurs, durant toute la semaine, les tournois féminins et l’ATP Cup de Melbourne en direct. À Paris, toujours, les déplacements sur les événements étant extrêmement limités.
Celui du journalisme sportif, un « rêve d’enfant » qu’il a le privilège de toucher du doigt après une prépa littéraire au lycée Montaigne de Bordeaux puis un cursus de deux ans à l’école de journalisme du Celsa, en région parisienne.
En tant que commentateur principal du rugby sur la chaîne spécialisée, il vit cinq finales de deuxième division et enrichit progressivement son intérêt pour l’univers du ballon ovale. Un sport qu’il a toujours « beaucoup suivi », entre un père landais et une mère tarbaise.
Originaire de Charente, qu’il a quittée à 18 ans mais où il a encore des amis, il concède avoir davantage de liens affectifs avec La Rochelle et son Stade, qu’il a suivi lors de leurs années communes en Pro D2 et qu’il a progressivement vu grandir.
Depuis deux ans, Laurent Bidot anime également « Rugby extra », une émission digitale diffusée sur le site de la chaîne traitant de l’actualité du rugby à XIII, des coupes d’Europe et des matchs internationaux à XV.
Dans l’attente de la reprise de la NRL australienne (lire ci-dessus), prévue dans un peu plus d’un mois, il est contraint de s’adapter avec des magazines, des portraits et des sujets en tout genre. « Je n’ai jamais été un pur commentateur. J’ai toujours aimé toucher à tout, c’est quelque chose qui me plaît beaucoup. »
Au fond de lui, il souhaite pouvoir retrouver rapidement les terrains de Champions Cup, dont Bein a acquis les droits jusqu’en 2022, et un bon parcours des clubs français jusqu’en finale au Vélodrome de Marseille, le 22 mai. Son pronostic ? « Pour rester Charentais, j’ai envie de dire que La Rochelle ira loin !