Le handball est un sport qui se joue à sept joueuses, et à la fin c’est souvent la Norvège qui gagne chez les femmes. Championnes du monde destituées par la France en 2023, la Norvège retrouve sa couronne mondiale. Elle cumule dorénavant le titre olympique, mondial et européen, comme c’était le cas en 2008 et en 2015. En dominant une équipe d’Allemagne qui n’aura pas à rougir de sa prestation et plus globalement de son très grand mondial.
Les tombeuses des Bleues ont livré un grand match et auront été la seule équipe à vraiment inquiéter cette équipe de Norvège. Les deux équipes ont décidé de procéder comme dans un match de boxe, en rendant coup pour coup, but pour but, dans un début de partie avec un rythme déjà démentiel (4-4, 5ème).
L’Allemagne s’offre des situations, mais Katrine Lunde, pour son dernier match international, débute déjà sur de grosses bases (quatre parades en six minutes). Elle sera la sauveuse norvégienne de ce premier acte. Les Allemandes ont abordé cette finale sans aucun complexe d’infériorité et ont décidé de voler dans les plumes de Norvégiennes un peu déboussolées, qui perdent quelques ballons inhabituels. Comme contre la France en demie, les Allemandes mettent la main sur le match (8-6, 12ème).
Des immanquables ratés, mais des Norvégiennes perdues sur le terrain. On a rarement vu cette équipe perdre autant de ballons que lors de ce premier acte, balbutiant des situations parfois évidentes et rendant des munitions aux adversaires. À cela s’ajoutent des échecs aux tirs (53% de réussite après 25 minutes). L’Allemagne parvient à neutraliser une arme offensive comme Henny Reistad, qui ne marque aucun but dans le premier acte, fait rarissime dans un match de handball.
Heureusement pour les championnes olympiques et d’Europe, les Allemandes n’arrivent pas à en profiter (10-9, 22ème et encore 10-9, 27ème). Elles aussi très maladroites devant le but (48 % de réussite à la pause). Nina Engel cafouille un ballon de +2 et les Norvégiennes basculent à hauteur à la pause (11-11). Quand on n’enfonce pas la Norvège, on s’expose à la punition.
Si la Norvège n’est toujours pas la meilleure du monde depuis le début de cette finale, elle prend les commandes de ce second acte (12-15, 37ème). Les Allemandes ont perdu beaucoup trop de ballons pour espérer tenir la cadence. La différence entre l’immense expérience des Norvégiennes et le manque d’expérience de l’Allemagne, qui dispute sa première finale depuis 1993.
Des Allemandes qui n’ont marqué que deux buts dans le premier acte. Des munitions perdues et sur les rares situations, Katrine Lunde se montre impériale. À près de 50 % de parades après 40 minutes de jeu. La meilleure gardienne de tous les temps était trop décidée à boucler sa carrière internationale sur un titre.
Ce titre, la Norvège a quand même dû aller se le chercher avec le cœur et les tripes, avec une équipe d’Allemagne qui n’a pas rendu les armes (17-17, 47ème), retrouvant une énorme solidité défensive et une grande vaillance dans la solidarité. Mais la moindre petite faille est punie (17-19, 52ème). En difficulté tout le premier acte, Henny Reistad retrouve son bras au meilleur moment. Elle inscrit deux buts très importants pour son équipe.
Quelques échecs aux tirs plus tard (et quelques décisions arbitrales pour le moins étranges), la Norvège compte trois buts d’avance à trois minutes du terme (19-22, 57ème). Les Norvégiennes ont posé définitivement le grappin sur cette finale. La célébration sera à la hauteur de l’immense délivrance.

Schéma d'un terrain de handball
La France remporte la médaille de bronze au Championnat du monde de handball
L'équipe de France féminine de handball a remporté la médaille de bronze du Championnat du monde de handball ce dimanche. Les Bleues ont battu les Pays-Bas (33-31) après prolongation devant le public de Rotterdam. Il s'agit de leur première médaille depuis l'arrivée de Sébastien Gardillou au poste de sélectionneur.
Les Françaises grimpent sur la troisième marche du podium du Mondial de handball, en battant les Pays-Bas 33-31 au terme des prolongations. Il faut dire que les Bleues ont dû s'employer jusqu'au bout pour s'imposer. Alors que les coéquipières de Tamara Horacek menaient à quatre secondes de la fin du temps réglementaire, les Néerlandaises ont arraché l’égalisation (26-26), forçant une prolongation. Mais cette fois, les Bleues ont su garder leur sang-froid et ont fait la différence dans le temps supplémentaire.
Il s’agit aussi de la première médaille pour la France depuis l’arrivée de Sébastien Gardillou au poste de sélectionneur : lors de l’Euro, un an plus tôt, les Bleues avaient échoué lors du match pour la troisième place. La rencontre avait pourtant mal commencé pour les Françaises, rapidement menées (1-4). Comme lors de leur défaite contre les Pays-Bas en phase de groupes, elles ont d'abord manqué d'efficacité en attaque. Le réveil est venu de la défense, avec plusieurs ballons récupérés et des arrêts importants d'Hatadou Sako, permettant à la France de passer devant à la pause (12-10).
Une prolongation à l'avantage des Bleues
En seconde période, les Bleues ont connu un nouveau passage difficile, laissant les Néerlandaises reprendre l’avantage. Mais elles ont su revenir dans le money-time, égalisant sur penalty grâce à Alicia Toublanc, avant le but de Tamara Horacek à dix secondes de la fin… puis l’égalisation néerlandaise dans les ultimes instants. En prolongation, la France a cette fois pris le contrôle du match.

L'équipe de France féminine de handball
Interpôles 2026 : La Ligue Île-de-France victorieuse
La Ligue Île-de-France a remporté les Interpôles 2026. Beaucoup de fierté, parce que c’est quand même un gros titre cette compétition lance le gardien francilien, Alexandre Rohais, tout sourire. Il a été l’un des acteurs majeurs de la finale, face au tenant du titre, le Grand Est. Aux côtés, notamment, de Kelidjee Boisne-Noc et Raphaël Mani, le jeune portier du PSG Handball s’est exprimé et a permis, en grande partie, à son équipe de soulever le trophée, ce dimanche 8 mars.
La finale a été mouvementée et les deux équipes ont présenté un jeu bien différent. Les Franciliens ont fait parler leur impact physique, tandis que Lucas Vaillant et ses coéquipiers ont davantage voulu miser sur le grand espace. Toutefois, cela n’a pas suffi aux joueurs de Lucas Vax pour prendre le dessus.
L’île-de-France inscrit donc son nom au palmarès des Interpôles. Ils succèdent à son adversaire. On n’était pas venu pour participer aux Interpôles, on était venu pour les gagner », affirme le gardien. C’est désormais chose faite pour les jeunes joueurs de Bruno Potard.
Classement des Interpôles 2026
Voici le classement des Interpôles 2026 :
- Île-de-France
- Grand Est
- Auvergne-Rhône-Alpes
- Sud Corse
- Normandie
- Centre-Val de Loire
- Hauts-de-France
- Pays de la Loire
- Nouvelle-Aquitaine
- Occitanie
- Réunion Mayotte
- Antilles Guyane
- Bourgogne-Franche-Comté
- Belgique
- Bretagne