Le Paris Saint-Germain (PSG) a officialisé la signature de Neymar le jeudi soir, marquant l'aboutissement d'un feuilleton médiatique intense. Le Brésilien s'est engagé pour cinq ans avec le club de la capitale.

L'officialisation du transfert
Attendue depuis la fin de l'après-midi et le règlement de sa clause libératoire (222 millions d'euros) par ses représentants légaux au siège du Barça, l'arrivée de Neymar (25 ans) au PSG a été officialisée jeudi, peu avant 22h00, par le club de la capitale. L'attaquant international brésilien (77 sél., 52 buts) a signé un contrat de cinq ans avec le sextuple champion de France et sera présenté à la presse au Parc des Princes vendredi, à 13h45.
Un feuilleton de plusieurs semaines
Sa signature met fin à deux semaines de folie, marquées par des rebondissements et des coups de théâtre. Un an après les premières rumeurs concernant l'intérêt du Paris Saint-Germain pour Neymar, qui avait finalement prolongé son bail en Catalogne avec revalorisation salariale à la clé, un journaliste brésilien revient avec une véritable bombe. Marcelo Bechler, journaliste brésilien qui suit le Barça pour Esporte Interativo, annonce que le Paris Saint-Germain va payer la clause (222 millions d'euros) de l'Auriverde. Bechler explique aussi que Neymar a déjà accepté les termes proposés par la direction du PSG.
Deux jours plus tard, une interview accordée à Goal.com une semaine plus tôt est publiée par le site. Dans cet entretien, le génial ailier brésilien admet qu'il est bien à Barcelone et qu'il vient d'effectuer la meilleure saison de sa carrière. Une sorte de contre-feu médiatique visant à détendre tout le monde. Mais c'est déjà trop tard. En effet, les médias catalans ont déjà commencé le feuilleton. Catalunya et RAC1 annoncent que le transfert du Brésilien dans la Ville Lumière est bouclé à 95 %. Neymar toucherait alors un salaire fou de 30 millions d'euros nets par année dans son nouveau club.
On ne voit pas bien ce qui peut empêcher un transfert de Neymar au Paris Saint-Germain, même si tout le monde pense alors que les joueurs du Barça essaient de le faire changer d'avis. Et à 22h55, c'est le drame. Gerard Piqué, jamais très loin lorsqu'il s'agit de tweeter, publie un selfie de lui avec Neymar accompagné de la légende : « Se queda » (il reste, en français, ndlr). Selon le média brésilien Globo Esporte, Neymar aurait consulté Thiago Silva et Marquinhos, ses coéquipiers en équipe nationale du Brésil.
Les défenseurs auraient été informés des envies d'ailleurs de leur capitaine. Le Barça s'apprête à affronter Manchester United dans le cadre de l'International Champions Cup et tout le monde a les yeux rivés sur la conférence de presse de Gerard Pique et Javier Mascherano. « Ce tweet, c'était une opinion personnelle et pas une information officielle. C'est Neymar qui doit communiquer sur le sujet, pas moi », explique le défenseur international espagnol. On évoque cette fois que le montant de la clause libératoire est rédhibitoire, car trop élevé.
Le PSG devant verser l'argent à Neymar afin qu'il lève sa clause comme il est de coutume en Espagne. Neymar se chauffe à l'entraînement avec Nelson Semedo, la nouvelle recrue du FC Barcelone. Les deux joueurs en viennent aux mains et le tout est filmé et diffusé dans la foulée. Certains y verront un signe que le Brésilien n'est plus accepté par le vestiaire catalan et que la rupture est totale. Cette fois, c'est au tour de Dani Alves de s'emporter sur le dossier Neymar.
Il aimerait tant retrouver son ancien coéquipier du Barça. « ll faut être égoïste parfois, parce que les clubs ne pensent pas à toi jusqu'à ce que tu donnes des résultats. J'en suis un exemple clair. Je lui dis une seule chose : sois courageux. Le président de la Ligue de football espagnole Javier Tebas s'en mêle : « ce transfert viole les normes du fair-play financier de l’UEFA et les normes de la concurrence de l’Union européenne », explique-t-il tout en n’excluant pas de porter l'affaire devant d'autres tribunaux.
Après quelques jours de répit, on apprend que Neymar va quitter... la Chine après une opération commerciale de la marque Replay. Son avion (ou plutôt son trajet) est scruté par toute la planète football. On se demande alors où va atterrir le phénomène brésilien. Certains pensent à Doha pour passer sa visite médicale, d'autres à Paris ou encore au Brésil pour se ressourcer. « Non, nous n’accepterons pas l’argent d’un club comme le PSG, Paris est un exemple clair de dopage financier, de club-Etat, financé par le Qatar. D’autant plus que ce club enfreint des règles et des lois. À savoir les règles de l’UEFA et du fair-play financier. Ce serait une contradiction d’accepter le paiement. Si le PSG arrive avec l’argent de la clause, nous ne l’accepterons pas », se lâche une nouvelle fois Javier Tebas.
Le joueur, lui, est de retour à l'entraînement où il ne passera que trente minutes sans enfiler ses crampons. Il dit au revoir à ses coéquipiers et quitte le centre d'entraînement. Messi lui dira aussi au revoir via Instagram. Alors que le joueur du FC Barcelone a passé sa visite médicale à Porto le mardi soir, le président de la Ligue de Football Espagnole (LFP) Javier Tebas a décidé de refuser le paiement de la clause ce jeudi matin selon Marca et la COPE.
Dans la journée, la Ligue de football professionnel (LFP) vient apporter son soutien au PSG. En fin d'après-midi, Javier Tebas affirme finalement qu'il ne dira rien si le Barça accepte le paiement. Un tout petit peu plus tard, les médias catalans annoncent en choeur que la clause a été payée par les avocats de Neymar, ce que le FC Barcelone a confirmé dans la foulée. Le 3 août à 19h00, Neymar n'est plus un joueur du FC Barcelone. À 21h35, le communiqué du PSG tombe : Neymar s'engage pour 5 ans avec le Paris Saint-Germain.
Le Paris SG présente Neymar à la presse, dans l'auditorium bondé du Parc des Princes. Le président parisien Nasser Al-Khelaïfi et le Brésilien ont répondu pendant plusieurs minutes aux questions des journalistes. La star auriverde est ensuite pris la pose sur la pelouse de son nouveau jardin, réalisant quelques jongles de circonstances, avant d'aller prendre son premier bain de foule devant l'enceinte parisienne.
Il sera officiellement présenté à son nouveau public ce samedi, contre Amiens, pour la 1ère journée de Ligue 1. Depuis plus de deux semaines, le feuilleton du transfert de Neymar da Silva Santos Junior du FC Barcelone vers le Paris Saint-Germain alimente la chronique sportivo-médiatico-économique avec une régularité et un sens du suspense dignes d’une telenovela brésilienne.
Le PSG a publié un communiqué de presse annonçant la signature de la star brésilienne, qui a paraphé un contrat de cinq ans. Il donnera une conférence de presse vendredi à 13h30, au Parc des Princes en compagnie de Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG, et sera présenté au public à partir de 15h45 samedi, avant le premier match de la saison en Ligue 1 du club de la capitale, à domicile face au promu Amiens (17h).
« Je suis extrêmement heureux de rejoindre le Paris Saint-Germain », explique Neymar, cité par le PSG. « Depuis mon arrivée en Europe, ce club est devenu l’un des plus compétitifs et les plus ambitieux. Le plus grand challenge, ce qui m’a motivé à rejoindre mes nouveaux coéquipiers, est d’aider le club à gagner les titres dont ses supporters rêvent. L’ambition du Paris Saint-Germain m’a séduit, autant que la passion et l’énergie qu’il suscite ».
Son nouveau président a déjà exprimé son « immense joie et beaucoup de fierté ». Cet épilogue vient conclure une nouvelle journée agitée pour le club parisien, puisque le refus de la Ligue espagnole de football d’enregistrer le paiement de la clause libératoire du joueur, prélude nécessaire à la rupture de son contrat avec le FC Barcelone, avait compliqué les choses dans la matinée.
Les représentants de Neymar, qui devait régler lui même la somme de 222 millions d’euros, avancée par le PSG, ont fini par solder ce compte directement auprès du club catalan, qui l’a confirmé en fin de journée. La Ligue française de football (LFP) était auparavant entrée dans la danse en demandant à son homologue espagnole « de s’en tenir au règlement de la FIFA et à ses attributions ».
La LFP, qui « souhaite la venue de Neymar dans le championnat de Ligue 1 », a même proposé au PSG de l’aider au niveau juridique « pour que le contrat de Neymar soit homologué dans les meilleurs délais ». Jeudi, le Brésilien était toujours à son domicile barcelonais, dûment cerné par des hordes de journalistes et de photographes.
Il avait également reçu une lettre recommandée venant du Barça lui rappelant que le club catalan était toujours son employeur. Prudent, le PSG n’avait pas communiqué sur ce transfert avant de l’officialiser jeudi soir, pas plus que l’intéressé, qui a laissé les médias prédire l’avenir en lisant entre les lignes de ses posts sur les réseaux sociaux.
Seul le FC Barcelone avait confirmé le départ du Brésilien, mardi, à l’issue de la reprise de l’entraînement, qu’il avait quitté prématurément après avoir dit au revoir à son entraîneur et à ses camarades, dont Lionel Messi. L’Argentin avait ensuite publié une petite vidéo compilant des photos souvenirs des deux joueurs, agrémenté d’un petit message émouvant se terminant par l’abréviation « tkm », pour « te quiero mucho » (« je t’aime beaucoup »), qui devrait lui assurer le Ballon d’or de la camaraderie.
Pourquoi la Liga ne peut empêcher le transfert de Neymar au PSG
Le coût exorbitant du transfert
Au moins 222 millions d’euros, puisque c’est le montant de la clause libératoire qui figure dans le contrat que le Brésilien a signé à l’été 2016 avec le FC Barcelone. Interdit par la Ligue de football professionnel en France, ce type de clause est une pratique régulière en Espagne ou en Angleterre, où les clubs s’en servent pour dissuader d’éventuels prétendants, même si l’exemple de Neymar risque d’en révéler le double tranchant.
Si les stars du FC Barcelone ont des clauses proches de celle de Neymar, à 250 millions d’euros pour Lionel Messi ou 225 pour Luis Suarez, le rival du Real Madrid n’a pas hésité à fixer celles de Cristiano Ronaldo et Gareth Bale à 1 milliard d’euros. Un tarif prohibitif. Comme celui de Neymar semblait l’être il y a un an. A 222 millions d’euros, le transfert de Neymar vers le PSG en fait d’ores et déjà le plus onéreux de l’histoire du football, plus du double du précédent record détenu par le Français Paul Pogba (105 millions, de la Juventus Turin vers Manchester United en 2016), mais aussi des deux Madrilènes Gareth Bale (101 millions, de Tottenham vers le Real en 2013) et Cristiano Ronaldo (94 millions d’euros, de Manchester United en 2009).
Mais le montant total du transfert devrait être encore plus élevé : comme c’est le joueur lui-même qui se libère de son contrat en payant la clause, remboursée par le club acheteur, la somme est considérée comme une avance sur salaire ou une prime, et donc soumise à des charges fiscales. L’addition pourrait donc monter à plus de 300 millions d’euros. Il restera ensuite au club parisien à assurer la rémunération annuelle du joueur, estimée à 30 millions d’euros net par an, ou 50 millions brut, soit le double de ce qu’il percevait en Catalogne. Pour un contrat de cinq ans.
| Joueur | Club | Montant du transfert (millions d'euros) |
|---|---|---|
| Neymar | FC Barcelone vers PSG | 222 |
| Paul Pogba | Juventus Turin vers Manchester United | 105 |
| Gareth Bale | Tottenham vers Real Madrid | 101 |
| Cristiano Ronaldo | Manchester United vers Real Madrid | 94 |
Les détails financiers du contrat de Neymar au PSG (2017)
Un média espagnol a dévoilé le contenu exact du contrat signé par Neymar avec le Paris Saint-Germain en 2017. Et les détails financiers donnent le vertige.Certains penseront que ce n’est pas un hasard si c’est un quotidien espagnol, à savoir El Mundo, qui a mis en ligne les photos du contrat signé il y a quatre ans par Neymar lorsqu’il a décidé de quitter le FC Barcelone pour rejoindre le PSG.
Quoi qu’il en soit, le média dévoile les 19 pages du contrat entre la star brésilienne et le Paris Saint-Germain et bien évidemment ce sont les détails financiers qui sont les plus succulents. Car on apprend ainsi que la signature de Neymar pour 5 ans avait un coût total de 216.672.000 euros pour le PSG, soit un salaire brut de 3.069.520 euros par mois, plus une prime presque systématique de 541.680 euros.
Dans ce contrat, on apprend ainsi que le PSG a évidemment pris à sa charge toutes les dépenses fiscales de Neymar, et les éventuels changements décidés par le gouvernement français en la matière, Nasser Al-Khelaifi assurant un salaire net de 2.125.000 euros par mois au joueur brésilien. Pour El Mundo, ce contrat de Neymar avec le Paris Saint-Germain a « dérégulé » le football mondial, même si c’est oublier qu’au même moment Lionel Messi gagnait nettement plus au FC Barcelone sans que cela ne choque personne.
Dans le détail, le quotidien espagnol révèle documents à l’appui que le PSG s’est engagé à verser à Neymar, qui bénéficiait du statut d’impatrié et donc d’un allègement fiscal de 50%, 3 096 520 euros bruts par mois, soit 2 125 000 euros nets. Le PSG se serait par ailleurs engagé, par écrit, à ce que Neymar ne perçoive jamais moins de 30 millions d’euros annuels. Dans ce chiffre, le PSG inclut une prime, « dans le cas où le joueur remplit une série d’exigences symboliques » précise le journal, de 541 680 euros bruts par mois, et qui ne peut pas descendre en dessous de 375 000 euros.
Le contrat signé par Neymar en août 2017 courait jusqu’au 30 juin 2022, soit cinq saisons. Mais il prévoyait une extension automatique d’une saison, assortie d’une belle augmentation salariale, en récompense à la fidélité du joueur : son salaire brut serait passé à 50 556 117 euros bruts sur cette dernière année. Le Brésilien ayant prolongé son contrat avec Paris en mai dernier, cette option n’a donc jamais été activée, mais El Mundo précise que le nouveau contrat a été signé « avec peu de changements dans les montants, hormis les ajustement fiscaux et ceux causés par la pandémie de Covid ».
Parmi les autres détails révélés par El Mundo, on notera notamment que Neymar est contractuellement obligé par le club à « se conformer pleinement à ses obligations fiscales françaises, tant en ce qui concerne ses déclarations fiscales que le paiement d’impôts de toute nature, qu’ils soient ou non liés à la rémunération versée par le club ».
Pourquoi la Ligue espagnole a-t-elle refusé le paiement de la clause ?
Parce qu’elle estime que le club parisien ne respecte pas les règles du fair-play financier (FPF), mécanisme institué par l’Union européenne de football (UEFA) en 2010 pour éviter que les clubs ne dépensent plus d’argent qu’ils n’en gagnent. « Nous n’acceptons pas cet argent d’un club comme le PSG qui (…) enfreint les normes et les lois du fair-play financier de l’UEFA », a déclaré Javier Tebas, président de la Liga espagnole, au quotidien sportif As.
Dans un entretien au journal L’Equipe, jeudi 3 août, le dirigeant précise : « Notre but ? Que Paris soit sanctionné par l’UEFA sur le terrain sportif et qu’il arrête d’avoir des revenus fictifs, qui peuvent amener l’Union européenne à décider d’importantes sanctions économiques qui paralyseraient son activité. » Contactée par Le Monde, l’UEFA assure qu’elle « regardera les détails de ce transfert s’il aboutit, indépendamment d’une quelconque plainte ».
« Le PSG doit démontrer qu’il peut avoir des pertes sur trois ans qui ne dépassent pas les 30 millions d’euros, poursuit la confédération. L’impact de l’arrivée éventuelle de Neymar à Paris se ressentira sur plusieurs années, mais il est très difficile de juger ce type d’opération par avance, puisque nous ne connaissons pas leurs plans. »
Comment le PSG peut-il financer un tel transfert ?
Bonne question, qui reste pour l’instant sans réponse. Les détails du montage imaginé par le PSG pour enrôler Neymar ne sont pas connus, ce qui n’a pas manqué d’alimenter certaines rumeurs, dont celle qui verrait le PSG faire financer l’investissement par l’Etat du Qatar lui-même, ou par le biais de l’autorité du tourisme du Qatar (QTA), avec par exemple un contrat d’image faisant du Brésilien un ambassadeur de prestige pour l’émirat.
Rien n’indique que le club parisien, qui sait que cette opération sera examinée sous toutes ses coutures par les différentes instances européennes, envisage de prendre de tels risques. En 2014, le Paris-Saint-Germain avait déjà été rattrapé par le FPF, et l’UEFA avait infligé au club de la capitale une amende de 60 millions d’euros, dont 20 ferme. L’institution européenne avait épinglé le contrat d’image passé par le PSG avec la QTA pour un montant de 200 millions d’euros annuels, jugé comme fortement surévalué.
En cas de nouvelles sanctions, celles-ci pourraient dépasser le cadre d’une amende ou d’une interdiction de recrutement, et conduire par exemple à une suspension de toutes les compétitions européennes, Ligue des champions comprise. Pour éviter la sortie de route, et faire honneur à la devise parisienne du Fluctuat nec mergitur, le PSG devra a priori augmenter ses revenus (billetterie, merchandising, droits télévisés, partenariats…) mais aussi alléger sa masse salariale, et donc vendre plusieurs joueurs.
C’était prévu pour certains devenus indésirables, comme l’Ivoirien Serge Aurier, l’Espagnol Jesé, le Français Hatem Ben Arfa ou le Polonais Grzegorz Krychowiak. Beaucoup moins pour d’autres, dont certains restent des cadres de l’équipe, comme les Argentins Angel Di Maria et Javier Pastore ou le Français Blaise Matuidi. Peut-être que le plus dur commence pour le PSG.

L'impact sur le PSG et la Ligue 1
Avec lui, notre projet devient plus fort, et la Ligue 1 devient plus intéressante dans le monde entier. Le PSG n'a pas seulement bouleversé le marché des transferts qui devrait encore davantage s'enflammer après cette transaction, et l'échiquier européen du football en s'offrant l'un des meilleurs joueurs du monde. Le club de la capitale a aussi braqué les projecteurs sur un championnat de France plus sexy que jamais. Oui, Paris a mis Neymar en France.
Car Neymar n'est pas seulement un joueur hors norme, probablement le plus doué derrière l'indéboulonnable duo Cristiano Ronaldo-Lionel Messi. C'est aussi une machine médiatique, un empire commercial, une marque mondialement connue, destinée à booster le club autant sur le terrain qu'en termes d'image et de revenus. La notoriété de Neymar devrait bientôt permettre au club parisien de renégocier un certain nombre de ses contrats, notamment l'équipement, et d'attirer de nouveaux sponsors.
Mais surtout, grâce à lui, le PSG s'est offert l'occasion d'émerger, d'exister même dans certaines zones du globe où seuls les mastodontes du foot européen avaient jusqu'ici pignon sur rue. À défaut d'un palmarès comparable à celui du gotha européen, Paris en partage les ambitions de conquête planétaire.