La question du Parc des Princes s’invite de nouveau dans le débat, en pleine campagne pour les municipales à Paris. Le dossier reste bloqué à l’approche du scrutin, alors que la mairie sortante refuse toute cession au Paris Saint-Germain et que le club réclame depuis plusieurs années la possibilité de devenir propriétaire pour moderniser l’enceinte.

Le Parc des Princes à Paris.
La Position de Rachida Dati
Candidate LR, Rachida Dati affiche une position opposée à celle d’Anne Hidalgo et se dit prête à rouvrir les discussions. Rachida Dati a promis d'ouvrir des négociations pour la vente du Parc des Princes au Paris Saint-Germain si elle est élue en mars.
"Si vous le vendez au club, bien évidemment que le PSG prendra en charge les travaux. Donc je le dis, nous entamerons des négociations pour la vente du Parc des Princes au PSG. Parce que moi je souhaite que ce club reste à Paris", a promis Rachida Dati sur BFMTV-RMC.
Invitée au micro de BFM TV ce jeudi, Rachida Dati a relancé le dossier brûlant de l'avenir du PSG à Paris. Pour garantir cet ancrage historique, elle prône une reprise des discussions pour une cession de l'enceinte. Selon elle, la gestion de l'actuelle majorité a freiné toute évolution positive.
Pointant du doigt l'urgence de la situation, elle ajoute : "Aujourd’hui le Parc des Princes est vétuste, il y a une partie qui est classée et il faut tout refaire. Sur les travaux, aujourd’hui c’est 100 millions d’euros au moins pour refaire les travaux. Le Parc des Princes est très vétuste."
Au-delà de la simple enceinte sportive, Rachida Dati dessine les contours d'un projet urbain plus vaste, tout en précisant qu'aucune expertise financière réelle n'a encore été menée.
"Il faut évidemment voir le Parc des Princes en soi et ses abords. Moi je voudrais en faire un grand parc sportif auquel les Parisiens pourront avoir accès et un grand centre culturel qui soit intégré. On a un peu commencé à regarder", a-t-elle détaillé.
Quant à la valeur du stade, le flou demeure entier : "Le chiffre qui est sorti n’a jamais été confirmé. En réalité on n’a jamais évalué le prix du Parc des Princes. Il faut lancer une expertise et aujourd’hui nous n’avons pas les éléments. Monsieur Grégoire avait rencontré le président du PSG mais on n’a jamais eu les éléments d’évaluation du Parc de Princes."
Municipales à Paris : pourquoi le Parc des Princes est devenu un enjeu majeur ?
Le Projet de Nouveau Stade et la Consultation des Supporters
Un questionnaire a été envoyé à près de 90 000 supporters parisiens concernant le projet de nouveau stade du club champion d'Europe. Avec ce projet, le champion d'Europe compte passer d'une capacité de 48 000 places à une enceinte de 60 000 à 80 000 places.
En dévoilant ces deux options, le PSG avait officialisé sa volonté de quitter son stade fétiche qu'il occupe depuis 1974. Les dirigeants avaient un temps envisagé d'acheter le Parc des Princes, ce que la mairie de Paris a refusé.
C'est dans ce contexte que le PSG a lancé une consultation de grande ampleur. La consultation porte notamment sur l'accessibilité des sites les jours de match et hors jour de match, le confort, les services. Le club a précisé que le Parc des Princes ne faisait pas partie du périmètre de l'étude.
La Position d'Anne Hidalgo
Opposée à sa vente, Anne Hidalgo s'est dite « ouverte » à un agrandissement du stade. La maire de Paris Anne Hidalgo a fait savoir lundi 2 juin 2025 qu’elle restait « ouverte » à des discussions avec le PSG pour que le vainqueur de la Ligue des champions puisse agrandir le Parc des Princes sans que la ville ne lui vende.
« Notre porte est toujours ouverte pour un agrandissement du Parc des princes dont la ville de Paris est propriétaire. Vendre non mais agrandir, oui ! », a déclaré à l’AFP l’édile socialiste, qui « souhaite que le PSG continue d’évoluer au Parc des Princes », stade historique du club de football.
La ville est en froid depuis plus de deux ans avec les dirigeants du PSG, qui souhaitent racheter le Parc des Princes pour mener à bien leurs travaux d’aménagement et d’agrandissement, afin notamment de passer d’une capacité de 48 000 à 60 000 places.
« Que la ville reste propriétaire n’empêche pas le club de faire des travaux. Des montages juridiques sont possibles, notamment un bail de longue durée permettant au PSG d’y investir et d’en profiter pendant plusieurs décennies », a assuré à l’AFP Pierre Rabadan, l’adjoint aux sports d’Anne Hidalgo.
La ville de Paris, explique l’élu, « a su mener des projets de grande ampleur similaire sur le site de Roland Garros avec la Fédération française de tennis qui ont permis de couvrir les courts Philippe-Chatrier et Suzanne-Lenglen, et même de construire un nouveau court ».
Les Alternatives et le Plan B du PSG
Alors que le club de la capitale avançait à grands pas sur un projet pharaonique de nouveau stade à 1 milliard d’euros, l’impensable se produit : l’option de rester au Parc des Princes, notre maison, reprend de l’épaisseur !
Plusieurs sources confirment que la priorité absolue du Paris Saint-Germain reste de poursuivre l’aventure dans son enceinte historique. L’enjeu est simple : obtenir la vente du stade ou, à défaut, un bail emphytéotique de très longue durée, qui permettrait au PSG d’engager les travaux d’agrandissement nécessaires.
En résumé : le PSG prépare son plan B activement, mais le plan A, celui qui fait vibrer le cœur des fans, est loin d’être abandonné.
Le Parc des Princes au Cœur d'une Bataille Politique
Après l’annonce du PSG qui a retenu deux villes candidates comme site de construction pour son futur grand stade, la mairie de Paris a réagi appelant le club parisien à la négociation pour le Parc des Princes.
Le Parc des Princes est au cœur d’une bataille entre le PSG et la Mairie de Paris. Si le PSG, qui évolue au Parc des Princes dans l’ouest de la capitale depuis 1974, « pense que l’histoire du club doit continuer au Parc des Princes, ils (les dirigeants) ne peuvent pas continuer à ne pas nous parler ».
« On espère toujours qu’on va pouvoir discuter à nouveau avec le club », a commenté mardi M. Rabadan, réaffirmant « l’indispensable nécessité qu’on reprenne échange avec eux sur les options qui sont possibles sur l’agrandissement du Parc et les conditions d’exploitation du Parc ».
L'Avenir du Parc des Princes : Un Enjeu Électoral
La socialiste Anne Hidalgo ayant décidé de ne pas se représenter en mars 2026, les prétendants à sa succession planchent déjà sur leurs options pour renouer le dialogue avec les dirigeants du club, afin de permettre son maintien dans son enceinte historique.
Le stade du Paris Saint-Germain (PSG) est un dossier aussi sensible que stratégique du scrutin de mars 2026. Alors que le club de football étudie la possibilité de construire une nouvelle enceinte à Massy (Essonne) ou à Poissy (Yvelines), la majorité des candidats à la succession de la socialiste Anne Hidalgo s’accordent sur leur volonté de continuer à voir jouer le champion d’Europe dans son antre historique de la porte de Saint-Cloud.
« Le PSG, c’est le Parc des Princes et le Parc des Princes, c’est le PSG », résume Pierre-Yves Bournazel (Horizons), insistant sur « l’attachement des supporteurs et des Parisiens en général à ce stade qui appartient au patrimoine de la ville ».
Le candidat du Parti socialiste, Emmanuel Grégoire, souhaite ainsi « reprendre la discussion sur des bases saines avec l’actionnaire [du PSG, le fonds Qatar Sport Investments] » afin de trouver un accord, avant de « demander un mandat du Conseil de Paris pour pouvoir mener les négociations ».
Emmanuel Grégoire se dit prêt à « mettre toutes les options sur la table », y compris celle d’« une cession » du Parc des Princes, afin que le club puisse mener des travaux d’agrandissement.