Crise Cardiaque chez les Footballeurs : Causes, Prévention et Prise en Charge

La crise cardiaque chez les footballeurs est un sujet préoccupant qui a suscité une attention accrue ces dernières années. Ces événements dramatiques, souvent survenus en plein match, soulèvent des questions sur les causes, la prévention et la prise en charge de ces urgences médicales. Cet article explore en profondeur ce phénomène en s'appuyant sur des exemples concrets et des avis d'experts.

Le cas de Marc-Vivien Foé : un tournant

Un soir de juillet 2003, au stade Gerland de Lyon, Marc-Vivien Foé décède. À 28 ans, son cœur s’arrête brusquement à la 72e minute d’une demi-finale de Coupe des confédérations entre le Cameroun et la Colombie. Son hypertrophie cardiaque n’avait pas été décelée. Ce jour-là, Foé est mort dans des conditions indignes.

Le Camerounais gît dans le rond central depuis plusieurs secondes avant qu’un adversaire, puis l’arbitre, ne s’approchent. Les secours le placent sur une civière, font tomber son corps, et ne procèdent à aucun massage cardiaque sur la pelouse. Avant d’être évacué du terrain, Marc-Vivien Foé est mort.

La mort de Marc-Vivien Foé, en 2003, a été un élément déclencheur, une prise de conscience. La FIFA a compris qu’il fallait mettre deux choses en place après ça. D’abord, dépister les joueurs de manière beaucoup plus fine. À l’époque, il y avait déjà des tests, mais bien moins efficaces qu’aujourd’hui. Le cœur d’un joueur africain, asiatique ou caucasien est totalement différent, et en tant que fédération mondiale, la FIFA a respecté cela dans les préventions adoptées. Sans parler de la spécificité des jeunes, des plus âgés, des femmes…

Parallèlement, la FIFA a mis en place un protocole, des standards en matière de premiers secours effectués sur le terrain. Pour tous les tournois, tous les entraînements, il y a désormais un plan d’urgence. Un défibrillateur près du terrain, des médecins ou quelqu’un d’apte à prodiguer un massage cardiaque… Dans certains pays, il n’y avait pas même un seul défibrillateur. Et à part le médecin, depuis le gardien jusqu’au coach, personne ne savait prodiguer un massage cardiaque.

Le cas de Christian Eriksen : une issue positive grâce à la réactivité

Samedi, l’issue aurait pu être la même pour Christian Eriksen. Grâce à la précipitation de ses coéquipiers, de l’arbitre et de l’équipe médicale, le Danois, «parti», comme le soufflait le médecin de la sélection, a été ramené à la vie. On ne connaît toujours pas les raisons de son arrêt cardiaque.

Le docteur Christian Schmied, cardiologue à l’hôpital universitaire de Zürich, fait partie depuis la Coupe du monde 2006 d’un panel de consultants pour la Fifa sur ces questions. Il revient sur la «chance» d’Eriksen, la mort de Marc-Vivien Foé «élément déclencheur» dans la prise en charge des arrêts cardiaques et la mise en place d’un protocole beaucoup plus pointu contre ce qui représente la première cause de décès dans le football.

Selon le docteur Schmied, la situation était grave dès le départ, compte tenu de la manière dont Christian Eriksen est tombé. C’était typique d’un arrêt cardiaque ou d’une arythmie puissante. Sans aucun contrôle, en tombant un peu sur le ballon. Ensuite, tout le monde a vu l’équipe médicale lui prodiguer un massage cardiaque.

Il est important de noter qu'Eriksen avait subi de nombreux tests de dépistage, qui étaient excellents. Cependant, l’une des possibilités est celle d’une maladie très rare qui se serait développée ces derniers mois ou années, et qui ne peut pas vraiment être décelée. Autre raison possible : après le moment où il a subi des tests pour l’Euro, peut-être en avril ou en mai pour le Danemark, il a pu développer quelque chose. Ce peut-être un virus - tous les virus, Covid ou non, peuvent affecter le muscle du cœur - une inflammation du myocarde…

Daley Blind, un international néerlandais, qui a joué dimanche contre l’Ukraine, a souffert d’une myocardite il y a quelques années et joue depuis avec un défibrillateur automatique implantable.

Une étude française très sérieuse sur les arrêts cardiaques soudains (ACS) chez les sportifs a conclu que 90 % de ces cas concernaient des sportifs amateurs, surtout des hommes, d’un âge moyen de 45 ans. Une autre étude américaine, réalisée sur des athlètes d’université, estime le taux de survie dans de telles conditions à 60 %. C’est très bas. Dans son malheur, Eriksen a en quelque sorte eu de la chance.

Causes et facteurs de risque

Les arrêts cardiaques soudains sont la principale cause de décès dans le football. Des études américaines ont montré que c’est plus fréquent dans le basket et le football américain, qui sont plus populaires aux Etats-Unis que le soccer. Ce qui rend un sport dangereux, c’est la combinaison entre une intensité physique très forte et une pression, une tension psychologique également puissante. Quand vous devez absolument performer.

Une étude américaine sur des marathoniens observe que la majorité des morts surviennent dans les dix derniers kilomètres. Ces personnes sont certes exténuées, mais elles sont également soumises à une grande tension : elles se sont entraînées pendant un an, elles ont pris l’avion pour venir… Elles ne se sentent pas d’abandonner, et là est le danger.

Dans le cas d’Eriksen, il a beau gagner des millions d’euros en jouant au football, il reste un humain. Jouer à domicile, à Copenhague, une grande compétition, devant sa famille : le stress pouvait être très fort, ce qui renforce le risque.

Le principal facteur reste les pathologies sous-jacentes, les maladies cardiaques. C’est ce qui arrive dans la très grande majorité des cas. Parfois, une personne meurt et on ne trouve rien dans les examens post-mortem. Mais c’est une marge.

Les maladies cardiaques révélées par l'effort physique

Dans le cas du malaise de Christian Eriksen, il est désormais avéré que le joueur de football danois a été victime d’une attaque cardiaque ce 12 juin. Il doit sa réanimation à l’intervention rapide de l'équipe médicale, présente à ses côtés quelques minute seulement après sa chute. Le massage cardiaque et l’utilisation du défibrillateur a permis d’éviter le pire, c’est ce qu’explique Jean-Claude Chatard :

Il a été choqué avec un défibrillateur. S’il est choqué par un défibrillateur c’est (...) que son cœur était en trouble du rythme ventriculaire probablement. Le choc électrique l’a « ressuscité » et lui a évité une mort subite.

En 2003, un joueur de football camerounais, Marc-Vivien Foé, était lui décédé lors d’un match, victime de ce que l’on appelle une "mort subite". Dans le cas de ces deux sportifs de haut niveau comme dans la plupart des cas, les malaises cardiaques des sportifs sont liés à des maladies génétiques silencieuses, révélées par l’effort physique.

Jean Claude Chatard identifie vingt maladies à l’origine du phénomène de la mort subite chez les sportifs : Ces vingt maladies sont très souvent silencieuses, il y en a beaucoup qu’on peut découvrir avec un électrocardiogramme, au repos ou à l’exercice, ou quand on interroge les gens. Il y a des symptômes qui sont très importants : quand vous faites un malaise, quand vous avez une douleur thoracique, quand vous faîtes des contre-performances etc.

Dopage et blessures corporelles

Certaines substances prises par les sportifs pour améliorer leurs performances peuvent également être à l’origine de problèmes cardiaques majeurs. Les stéroïdes anabolisants, pris notamment par les professionnels du culturisme pour augmenter leur masse musculaire, ont par exemple des effets néfastes sur le fonctionnement du cœur. L'EPO également, particulièrement prisé par les cyclistes, peut avoir un impact sur la circulation du sang :

Quand vous prenez de l’EPO, vous allez avoir dans un premier temps beaucoup de bénéfices, parce que vous allez produire des globules rouges. Mais si vous en fabriquez trop (...), vous allez avoir l’effet inverse : vous allez coaguler.

Solliciter les muscles à outrance pour atteindre les meilleures performances possibles n’est-il pas un moyen d’abîmer définitivement nos muscles ? Pascal Edouard, médecin du sport spécialisé en médecine physique et réadaptation explique :

Notre organisme, comme la peau, se renouvelle. Les muscles, les tendons, les os se renouvellent régulièrement et en fait il y a une balance entre la dégradation du tissus et sa « re-synthèse ». Si on dégrade trop - par ces micro-traumatismes répétés liés à la pratique du sport - et bien cette balance, elle va être en défaveur du tissus.

Pour Pascal Edouard, il est donc nécessaire pour le sportif d’avoir une approche protectrice de son corps : c’est en trouvant un équilibre dans l’intensité et la fréquence de la pratique, que le sportif parviendra à améliorer ses performances.

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Mort subite du sportif : mythes et réalités

Le 12 juin 2021, lors de l’Euro 2020, le footballeur danois Christian Eriksen a été victime d’un arrêt cardiaque en plein match. Le joueur s’est effondré sur le terrain. Les secours médicaux sur place ont pu le réanimer en utilisant un défibrillateur.

Plusieurs cas d’athlètes de haut niveau ayant connu un arrêt cardiaque en plein effort ont contribué à mettre en lumière ce phénomène, créant ainsi une association erronée entre la « mort subite pendant le sport » et la « mort subite du jeune athlète de compétition ».

5 % des morts subites concernent l’athlète de haut niveau

Chaque année en France, environ 1 000 décès surviennent pendant une activité sportive ou dans l’heure qui suit. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le profil du sportif victime de mort subite « ne se limite pas aux athlètes de haut niveau, mais concerne surtout des individus ordinaires, explique le Pr Frédéric Schnell (chef du service de cardiologie du sport, CHU de Rennes). Le sportif en question est généralement un homme d’âge moyen, entre 45 et 50 ans, principalement engagé dans des activités sportives récréatives (de loisir). Et les cas de décès soudain sont plus fréquents chez des personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire. »

En majorité, la mort subite est en rapport avec une maladie coronaire (affection cardiovasculaire caractérisée par le rétrécissement ou le blocage des artères qui irriguent le cœur), laquelle se manifeste alors pour la première fois dans un cas sur deux.

Le « paradoxe de l’exercice »

L’activité sportive peut, dans de rares cas, entraîner des complications cardiaques pouvant aller jusqu’à la mort subite, ce que certains spécialistes appellent le « paradoxe de l’exercice ». En effet, l’exercice physique - surtout lorsqu’il est important et brutal chez un individu peu entraîné - peut déclencher un trouble du rythme du ventricule cardiaque lorsqu’il existe une maladie cardiaque existante.

Parmi les causes identifiées, la maladie coronaire reste en effet prédominante (75 % des cas). Les cardiopathies structurelles (liées à la structure du myocarde) représentent environ 15 à 20 % des cas, et les maladies de la conduction électrique du cœur, quelques pourcents.

« On distingue habituellement les causes de mort subite en fonction de l’âge, précise le Pr Frédéric Schnell, avec la maladie des coronaires prédominante chez les plus de 35 ans, et les cardiopathies (maladies du muscle cardiaque) d’origine héréditaire chez les plus jeunes. Environ 50 % des cas restent sans cause identifiée lors des investigations post-mortem. »

Ce manque d’informations provient principalement du fait que les autopsies sont très rarement effectuées en France (moins de 5 %). Pour y voir plus clair, une étude financée par la Fondation Cœur et Recherche va débuter, se focalisant sur les jeunes sportifs ayant subi un arrêt cardiaque pendant une activité physique. « Il est essentiel pour les familles de connaître la raison du décès, permettant ainsi d’ajuster au mieux les mesures de dépistage pour les proches », indique le Pr Christophe Leclercq (Rennes), président de la Société française de cardiologie.

Quelles cardiopathies contre-indiquent le sport ?

D’après le Dr Jérôme Hourdain (CHU La Timone, Marseille), les dernières recommandations axées sur l’association entre cardiopathie et sport, qui datent de 2020, ont levé l’interdiction formelle de pratique pour les patients atteints de certaines cardiopathies. Désormais, dans le syndrome de Wolff-Parkinson-White (anomalie du système électrique du cœur) par exemple, le sport peut être envisagé après traitement. La myocardite (inflammation du muscle cardiaque) peut également constituer une contre-indication temporaire, nécessitant une évaluation cardiologique post-inflammatoire pour reprendre le sport.

Cyclisme, muscu, randonnée

Des données françaises sur la mort subite du sportif étaient présentées au congrès de cardiologie 2024. Une étude au niveau national a étudié 140 infarctus du myocarde aigus liés au sport (2018-2023). 9,3 % des patients étaient des femmes, l’âge médian était de 61 ans (54 - 66 ans), 11,4 % avaient des antécédents de maladie coronarienne (maladie des artères du cœur) et seuls 10 % ont bénéficié d’une prise en charge préhospitalière. Les appels au services médicaux d’urgence étaient peu nombreux.

Les sports principaux étaient le cyclisme (33,6 %), le fitness (12,1 %), la randonnée (11,4 %) et la course à pied (10,7 %). La plupart des infarctus du myocarde aigu sont survenus pendant l’exercice (60,7 %).

Une autre étude française a constaté que le taux de fumeurs était élevé (plus de 25 %) chez les patients hospitalisés pour un infarctus du myocarde lié au sport, alors même que le tabagisme confère un risque cardiovasculaire élevé, surtout dans le contexte sportif.

Prévention et dépistage

Les sportifs de haut niveau sont suivis régulièrement par des médecins et des cardiologues du sport. L'électrocardiogramme et le bilan cardiologique comprenant notamment un test d'effort sont obligatoires chez le sportif de haut niveau de façon régulière. Si une anomalie est détectée, une échographie cardiaque ou d'autres examens pourront être prescrits pour vérifier l'état du myocarde ou pour rechercher une anomalie responsable de troubles du rythme. Une anomalie cardiaque confirmée contre-indique le sport en compétition.

L'hygiène de vie est bien sûr déterminante pour la santé du cœur. Les sportifs de haut niveau le savent et veillent à avoir une alimentation équilibrée. En revanche, il est aussi important de ne pas fumer. Le sportif peut avoir des spasmes au niveau des coronaires quand il fume.

Les arrêts cardiaques se produisent généralement sans avertissement chez les personnes présentant une anomalie structurelle ou électrique du cœur, souvent héréditaire. Un historique médical complet et un examen physique sont requis pour tous les jeunes athlètes avant de participer à un sport. Certains experts médicaux ajoutent un électrocardiogramme de dépistage (ECG) à l’examen physique standard de pré-participation.

L’effondrement et la perte de connaissance inattendus font partie des signes qui indiquent un arrêt cardiaque. Si un sportif s’effondre soudainement en plein match ou en pleine course, il est probablement victime d’un arrêt cardiaque. Il est essentiel d’examiner et de mettre en pratique un plan d’action d’urgence pendant la pré-saison avec tout le personnel susceptible d’être impliqué dans l’intervention. Il est important de mettre en œuvre tôt toutes ces mesures. La défibrillation précoce (choc) avec un défibrillateur externe automatisé (DEA) est le facteur le plus important pour la survie.

L'importance des défibrillateurs

Victime d’un arrêt cardio-respiratoire en juin dernier, Nabil Bentaleb a été déclaré apte à reprendre la compétition avec Lille. Le milieu de terrain a refoulé les pelouses ce jeudi après s’être fait implanter un défibrillateur.

Plongé dans un coma artificiel après son arrêt cardio-respiratoire puis opéré dans la foulée, Bentaleb fait son retour sur les terrains en étant équipé d’un défibrillateur sous cutané. Ce même dispositif a été implanté à Christian Eriksen, victime d’un malaise cardiaque similaire à l’Euro 2021.

Selon L’Equipe, Bentaleb a d’ailleurs scrupuleusement suivi un protocole défini par le même cardiologue que le Danois."Comme la personne a fait une mort subite, puisqu’en c’en est l’équivalent, on décide de mettre un pacemaker, qui est un petit boîtier, sous la peau", nous détaille le professeur Alain Ducardonnet, cardiologue et consultant santé pour BFMTV. "Sa fonction est de défibriller. Si par hasard la personne refait un arrêt cardio-respiratoire, la machine est capable d’enregistrer ce qu’il se passe et de délivrer un choc. C’est une espèce de boîtier avec des sondes qui vont dans le cœur et qui écoutent le cœur en permanence. S’il y a une désynchronisation du rythme cardiaque, le boîtier envoie une décharge électrique qui va permettre à la personne de ne pas mourir."

Pour un patient "normal", ce défibrillateur est placé au-dessous de la clavicule."On change un boîtier comme on changerait des piles dans une télécommande""C’est à vie", précise Alain Ducardonnet. "Il y a une surveillance très régulière pour l’usure. On le change tous les quatre-cinq ans. Mais on change un boîtier comme on changerait des piles dans une télécommande, c’est très facile à faire. C’est une technique qui est désormais assez ancienne et donc parfaitement contrôlée."

Cette décision de la commission médicale de la FFF pourrait par ailleurs créer une jurisprudence dans l'Hexagone. Jusqu’ici, aucun joueur équipé d’un tel dispositif médical n’a foulé les pelouses du championnat de France.

"Le vrai problème, ce n’est pas tellement le boîtier, sauf s’il est mal placé et qu’il y a un risque de choc, de contusion. C’est surtout le cœur en lui-même", tranche Alain Ducardonnet. "Est-il en bon état? Le muscle cardiaque est-il en bon état? Des zones sont-elles de mauvaise qualité? Tout ça a fait l’objet du bilan médical. J’ai connu ça sur le Tour de France, où j’étais médecin.

Que faire en cas d'arrêt cardiaque ?

Si vous êtes témoin d'un arrêt cardiaque, "il faut agir vite, souligne la Fédération française de cardiologie. Le SAMU vous posera des questions sur l'état de la victime et l'adresse pour pouvoir envoyer des secours au plus vite. Enfoncez les mains de 5 à 6 cm dans la poitrine et relâchez complétement le thorax entre chaque compression. Effectuez les pressions sur le rythme de la chanson Staying alive des Bee Gees (si, si). Même si vous avez l’impression de mal effectuer le geste, continuez. Pendant le massage cardiaque, un autre témoin a pu avoir le temps d'aller chercher un défibrillateur automatisé externe (DAE), cette boîte souvent marqué d'un logo vert et blanc avec un cœur traversé d'un éclair.

Tableau récapitulatif des causes et facteurs de risque

Catégorie Causes/Facteurs de risque Prévalence
Maladies cardiaques sous-jacentes Cardiopathies congénitales, maladies coronaires, myocardites Majorité des cas
Facteurs liés au sport Intensité physique élevée, stress psychologique, surentraînement Facteur aggravant
Âge et genre Hommes de plus de 45 ans (sportifs amateurs), jeunes athlètes (maladies héréditaires) Variable selon l'âge et le niveau sportif
Substances et dopage Stéroïdes anabolisants, EPO Minorité des cas, mais risque élevé

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