Le Paris Saint-Germain (PSG) a écrit la plus belle page de son histoire en remportant sa première Ligue des Champions le samedi 31 mai à l'Allianz Arena de Munich. Opposé à l'Inter Milan pour la deuxième finale de son existence, le club de la capitale a surclassé son adversaire italien, s'imposant largement sur le score sans appel de 5-0.
Cette victoire éclatante permet au PSG de remporter pour la première fois de son histoire la plus prestigieuse des compétitions européennes, gravant à jamais son nom au palmarès de la Ligue des Champions. Avec cette victoire, le club parisien devient ainsi la deuxième équipe française à soulever la plus prestigieuse coupe d'Europe, 32 ans après le sacre de l'OM en 1993. Le PSG s'était déjà adjugé la Coupe des Coupes en 1996, une compétition désormais disparue du calendrier.
Le PSG, vainqueur d'une Coupe des coupes en 1996, rejoint au palmarès de la plus prestigieuse des coupes européennes Marseille, premier club français vainqueur en 1993.
À Paris, les supporters du PSG se sont dirigés vers les Champs Élysées pour fêter la victoire du club parisien. Des tirs de feux d'artifices ont résonné porte de Saint-Cloud pendant la deuxième mi-temps.
Ce samedi 31 mai 2025, le Paris Saint-Germain a remporté sa première C1 en atomisant l’Inter Milan 5 à 0 à Munich, en Allemagne. Les joueurs du Paris Saint-Germain ont enfin remporté leur première Ligue des champions, samedi 31 mai, en humiliant l'Inter Milan (5-0) en finale à Munich.
Quelques minutes seulement après la finale de la Ligue des champions, l'artiste français le plus écouté au monde DJ Snake en collaboration avec le rappeur Niska, a dévoilé un titre célébrant la large victoire du PSG face à l'Inter Milan, samedi soir (5 à 0). Le titre se nomme PSG Boyz Freestyle.
Au micro de Canal+, Ousmane Dembélé a appelé à des célébrations sans casse à Paris. "C'est exceptionnel de gagner la première Ligue des champions, ça doit être exceptionnel à Paris."
Emmanuel Macron a réagi sur son compte X : "Champion mon frère".
Anne Hidalgo, salue la victoire "historique" du PSG en Ligue des Champions."Quel match fantastique, quel état d'esprit sur le terrain et quel bonheur pour Paris!" a salué l'édile socialiste.
Nasser Al-Khelaïfi a vécu "un rêve" samedi soir avec la victoire de son club contre l'Inter en finale de la Ligue des champions, à Munich (5-0). Il a affirmé que ce succès était celui de la France. "Aujourd'hui on n'est pas un club parisien, on est un club français. On défend le drapeau de France. On a beaucoup de grands clubs en France, on a une top ligue, tout le monde nous critique.
Le PSG a fait mieux que marquer l’histoire du football français en égalant l’OM samedi. Il a bousculé celle de tout le continent.
Un Match Dominateur
Le Paris Saint-Germain a remporté sa première Ligue des champions en punissant l'Inter Milan 5-0, le plus gros écart jamais enregistré en finale, ce samedi 31 mai à Munich, en Allemagne.
Le PSG a fait la différence très rapidement grâce à des buts d'Achraf Hakimi (12e) et de Désiré Doué (20e), préféré à Bradley Barcola au coup d'envoi. Le jeune attaquant international français (19 ans), passeur décisif sur l'ouverture du score, a éclaboussé le match de son talent en marquant un troisième but en seconde période (63e) avant un quatrième signé du Géorgien Khvicha Kvaratskhelia (73e) puis un cinquième, œuvre du jeune Senny Mayulu (86e).
Signe de l'exploit parisien, il s'agit du plus gros écart dans une finale de C1. Pour l'Inter Milan, également finaliste malheureux en 2023 (défaite contre Manchester City), la déception est immense puisque la formation italienne, 2e de Serie A derrière Naples après avoir longtemps mené le championnat, termine la saison sans trophée. Les Nerazzurri échouent dans leur quête d'une 4e C1 après leurs victoires en 1964, 1965 et 2010.
Les Parisiens ont étrillé l'Inter Milan samedi 31 mai en finale de la Ligue des champions au terme d'une rencontre maîtrisée de bout en bout.
Les Parisiens ont impressionné la presse internationale. Une prestation saluée à l'international.
Le milieu de terrain parisien, composé de Vitinha, Fabián Ruiz et João Neves, n'a jamais laissé la moindre seconde, le moindre mètre, le moindre instant de répit à la triplette italienne de l'entrejeu.
En face, les Italiens n'ont jamais semblé exister, à l'image de leur ligne d'attaque composée de Lautaro Martinez et du Français Marcus Thuram, totalement muets.
Buts :
- Achraf Hakimi (12e)
- Désiré Doué (20e, 63e)
- Khvicha Kvaratskhelia (73e)
- Senny Mayulu (86e)
Réactions :
- Nasser Al-Khelaïfi : "C'est un rêve".
- Ousmane Dembélé : "C'est exceptionnel de gagner la première Ligue des champions".
- Emmanuel Macron : "Champion mon frère".
- Anne Hidalgo : "Quel match fantastique!".
Déterminés à « dominer le match » selon les mots de Luis Enrique, les Parisiens ont d'entrée exercé un pressing haut. Dès le coup d’envoi, le PSG a donné le ton. Un long ballon dans le camp intériste, pour ne plus en sortir, ou presque, de la première mi-temps. D'emblée, Paris a été dangereux.
Ce furent les premiers avertissements avant l'ouverture du score d'Achraf Hakimi (1-0, 12e), premier buteur en finale européenne pour un club français depuis 29 ans. Le Marocain a été à la conclusion d'une action collective parfaitement initiée par Vitinha, qui a trouvé Désiré Doué sur la gauche de la surface. Le Français n'avait plus qu'à servir sur sa droite Hakimi, seul face au but.
Doué a doublé la mise d'une reprise de volée déviée par Federico Dimarco (2-0, 20e). L'ancien Rennais a conclu une contre-attaque née d'un ballon sauvé du corner par Willian Pacho devant Nicolo Barella, puis relayé par Kvitcha Kvaratskhelia jusqu'à Ousmane Dembélé, qui a changé de côté et parfaitement trouvé Doué sur la droite.
En souffrance dans le dernier quart d'heure de la première période, les Parisiens ont retenu leur souffle quand la tête de Marcus Thuram sur un corner a frôlé le poteau droit de Gianluigi Donnarumma (37e). Et si Paris a raté plusieurs balles de 3-0, notamment par Dembélé juste avant la pause (44e), l'Inter Milan n'a jamais paru en mesure de briser un verrou parisien devenu étonnamment solide. Sur un coup franc lointain des Nerazzurri, Donnarumma a été percuté de plein fouet par Marquinhos.
Lancé en profondeur par Nuno Mendes, Kvitcha Kvaratskhelia inscrit le quatrième but du PSG face à l'Inter Milan. Mis en danger par séquences dans le second acte, ces Parisiens ultra-précis et habités par leur mission ont encore corsé l'addition après l'heure de jeu.
Là encore sur un contre éclair initié par Vitinha puis bonifié par Dembélé, Doué a placé Paris à l'abri avec son doublé (3-0, 63e). Avant que l'Inter, muselée de bout et bout et apparue émoussée physiquement dès l'heure de jeu ne coule un peu plus sur le but de Kvaratskhelia, avec les mêmes acteurs à sa construction (4-0, 73e).
Même le titi Senny Mayulu, tout juste apparu sur la pelouse, a pu participer à la fête sur un service parfait d'un autre entrant, Barcola (5-0, 86e). Ce scénario à sens unique n'a pas empêché les joueurs de Luis Enrique de tacler, se battre et courir comme des dératés jusqu'au coup de sifflet final. La recette qui les a portés au sommet de l'Europe se devait d'être appliquée jusqu'au bout.
L’équipe de Simone Inzaghi a exclusivement compté sur ses rares corners pour se montrer dangereuse et Gianluigi Donnarumma a repoussé sa première frappe cadrée à la 75e minute de jeu. Le match était déjà plié depuis belle lurette, par Doué, encore lui (63e), puis Khvicha Kvaratskhelia (73e). Senny Mayulu, lui, (86e), a transformé la leçon en humiliation. Une gifle pour l’histoire.
Son équipe a passé son temps à courir après. Khvicha Kvaratskhelia a fait trembler les filets pour la quatrième fois après une course dans le dos de la défense et un face-à-face bien négocié (73e). Entré en jeu pour les dix dernières minutes, le titi parisien Senny Mayulu, tout juste 19 ans, s’en est chargé d’une frappe rageuse devant la tribune parisienne, incandescente pour la cinquième fois de la soirée (87e).
Dans le sillage de leur jeune pépite, devenu le premier joueur de l'histoire à être impliqué sur 3 buts (2 buts, 1 passe décisive) en finale de C1, les Parisiens n'ont jamais douté, étouffant des Transalpins dépassés de la première à la dernière minute.
Ils n'ont d'ailleurs pas tardé à faire exploser la défense adverse, grâce à des buts d'Achraf Hakimi (12ᵉ) et de Désiré Doué (20ᵉ) au terme de superbes actions collectives. C'est d'ailleurs la première fois qu'une équipe marque à deux reprises lors des 20 premières minutes à ce stade de la compétition.
La démonstration s'est poursuivie au retour des vestiaires, prenant même rapidement une allure de correction. Désiré Doué, encore lui (63ᵉ), Khvicha Kvaratskhelia (73ᵉ) puis le jeune Senny Mayulu (86ᵉ), entré en jeu quelques minutes plus tôt, ont corsé l'addition, permettant aux milliers de supporters parisiens présents à Munich d'exulter.
Inoubliable et dans l'histoire à plus d'un titre. S'il semblait équilibré sur le papier, le match a tourné à la démonstration parisienne à sens unique.
5-0. C'est tout simplement le plus gros écart dans l'histoire de la Ligue des champions. Du jamais vu.

Désiré Doué : L'Homme du Match
Alors que tout le monde s'attendait plutôt à voir Bradley Barcola démarrer la rencontre, porté par un vent plus favorable ces dernières semaines, Luis Enrique a encore réservé une surprise dans son onze de départ. Une décision aux conséquences exquises, tant Doué a été un acteur central dans le succès du PSG.
Choix fort de l'entraîneur espagnol, qui l'a donc préféré à l'ancien Lyonnais, Doué a donné totale satisfaction jusqu'à sa sortie, à la 65e minute de jeu. Auteur d'un doublé magnifique et d'une passe décisive pleine d'altruisme, Désiré Doué a fait basculer le destin du PSG à la force de son talent irradiant.
Passeur décisif pour Hakimi puis auteur de ses 4e et 5e buts en Ligue des champions cette saison, le joueur de 19 ans a impressionné par sa maturité émotionnelle, pour sa première finale d'une telle envergure. La saison se termine en apothéose pour celui qui fêtera ses 20 ans le 3 juin.
Il était en balance avec Bradley Barcola avant la rencontre. Mais là où l’ancien Lyonnais a manqué une énorme occasion quand la finale était déjà pliée, Désiré Doué l’a survolée quand tout était à faire, du haut de ses 19 ans. Le choix de Luis Enrique de le titulariser, plutôt que Bradley Barcola qui semblait tenir la corde avant la rencontre, s’est avéré payant.
Certains coachs auraient montré plus de réticences à aligner un joueur aussi jeune (19 ans) avec un jeu aussi risqué. Mais Désiré Doué n’est pas du genre à fléchir sous la pression ou à nourrir le moindre complexe.
Et comme s’il n’avait pas assez brillé, c’est lui qui a donné le coup de grâce à l’Inter en début de deuxième période. Cette fois, il n’a eu qu’à conclure en une touche, après une passe en profondeur parfaite de Vitinha, lui-même trouvé par une talonnade somptueuse d’Ousmane Dembélé (64e).
"Aujourd'hui, on a pu écrire l'histoire tout ensemble, l'histoire du PSG, le meilleur club du monde", s'enflamme au micro de M6 Désiré Doué, logiquement nommé homme du match, après le coup de sifflet final.
| Statistique | Valeur |
|---|---|
| Buts en finale | 2 |
| Passe décisive en finale | 1 |
| Âge | 19 ans |
| Implication totale sur les buts | 3 |
Désiré Doué : L'INCROYABLE ASCENSION d'un PRODIGE 🤩
Le Parcours vers la Victoire
Paris revient de très loin mais Luis Enrique avait tout calculé. Deux ans après son arrivée, l’entraîneur espagnol a fait de cette équipe, complètement transfigurée, une machine étouffante et tellement rodée. Une pionnière dans l’histoire du PSG.
Le club de la capitale a pris son temps, depuis l’arrivée de QSI, pour décrocher le Graal. Mais ce onze, dont la moitié a moins de 25 ans, est arrivé au sommet si vite. Et il a le potentiel pour y rester si longtemps.
Comment ne pas imaginer Doué, João Neves et les autres, continuer de progresser comme ils l'ont fait tout au long de la saison ? Comment fixer des limites à un effectif si talentueux et si bien cadré ?
Personnage principal de ce PSG déstarifié, l'Espagnol rentre dans le cercle fermé des entraîneurs ayant remporté la compétition avec deux clubs différents aux côtés de Carlo Ancelotti, José Mourinho ou encore Pep Guardiola.
Paris voulait rêver plus grand. Il va vouloir rêver plus long.
"Faire l'histoire, c'était objectif depuis le début de la saison dernière. J'ai ressenti cette connexion avec les joueurs et les supporteurs, c'était très fort, on a pu le voir toute la saison", réagit Luis Enrique, auprès de Canal+. "C'est le moment de faire une grande fête et de profiter de ce moment", lance-t-il, extatique.
Il y avait eu le 7-3 du Real Madrid contre Francfort (1960), le 4-0 du Bayern contre l’Atlético de Madrid (1974), les 4-0 de l’AC Milan contre le Steaua Bucarest (1989) ou le Barça (1994). Il y aura désormais ce 5-0 du Paris Saint-Germain face à l’Inter, un 31 mai 2025.
Le PSG a fait mieux que marquer l’histoire du football français en égalant l’OM samedi. Il a bousculé celle de tout le continent.
Personne n’avait marqué deux fois dans les 20 premières minutes d’une finale. Personne n’avait été sacré en gagnant par cinq buts d’écart.
Alors Paris l’a fait, aidé par… le premier joueur à être décisif trois fois dans une finale de C1. Désiré Doué, même pas 20 ans, a fait passer une équipe de 30 ans de moyenne d’âge pour des petits garçons.
Il fallait être complètement fou pour imaginer un tel scénario quand l’ancien Rennais s’adaptait doucement à son nouvel environnement. Quand il n’avait pas droit à une seule minute de jeu, un soir de novembre 2024, alors que son équipe perdait contre le Bayern (1-0) et se retrouvait au bord du gouffre en phase de ligue. C'est ce qui rend, aussi, ce sacre aussi dingue.
Mais il y avait des signes pour ceux qui voulaient les voir, montrant que ce PSG était sur le chemin d’un sacre. En cinq finales, Munich avait toujours sacré un nouveau vainqueur, dont l'OM en 1993, déjà face à un club milanais.
Dans un match de football, c'est toujours un avantage lorsque l'ensemble de l'équipe participe à l'effort collectif, en défense comme en attaque. A fortiori dans la compétition reine du sport roi : la Ligue des champions.
Il s'agit de la deuxième victoire d'un club français en C1, après le sacre de l'Olympique de Marseille en 1993, et du deuxième titre européen pour le club de la capitale, après sa victoire contre le Rapid de Vienne en Coupe des coupes en 1996.
Cette victoire tombe à point nommé pour le Qatar, qui courait depuis de longues années après ce titre suprême, après avoir investi près de deux milliards d'euros dans le recrutement de stars (Messi, Neymar, Mbappé). Ce sacre consacre aussi un entraîneur, Luis Enrique, longtemps critiqué - parfois à juste titre - mais à qui la direction parisienne a eu l'intelligence de laisser carte blanche.
Ce n'est sans doute pas un hasard si le président du PSG, accaparé par des dossiers extra-sportifs (comme l'éventuel déménagement du Parc des princes ou le délicat dossier des droits TV de la Ligue 1), s'est peu à peu désengagé du sportif au profit de son technicien espagnol.
Enfin, cette victoire est celle de l'un des clubs les plus titrés de France, qui n'a pourtant qu'un demi-siècle d'existence.

L'Esprit d'Équipe : La Clé du Succès
Pourtant, quelques mois auparavant, rien ne laissait présager une victoire des Parisiens. Dans leur livre The Numbers Game (2013), les économistes Chris Anderson et David Sally ont recherché les facteurs et les paramètres qui expliquaient la puissance, et les faiblesses, d’un collectif. Comment pouvait-on passer d’un groupe soudé à un collectif défaillant ?
Premier élément, et non des moindres, le football est un sport d’équipe qui nécessite non pas les meilleurs joueurs mais les moins mauvais. Ce n’est pas la performance qui compte mais l’efficacité. Moins une équipe commet de fautes, plus la probabilité de gagner un match augmente, et incidemment celle de remporter un tournoi.
Pour démontrer ce processus, les auteurs vont faire référence à la « O-Ring Theory ». Développée en 1993 par Michael Kremer, cette théorie a pour origine l’accident de la navette Challenger le 28 janvier 1986. Kremer rappelle qu’une production complexe nécessite la réalisation d’un grand nombre de tâches et qu’il peut suffire d’une seule erreur dans la réalisation de ces tâches pour détruire la production. Autrement dit, même en dépensant le plus d’argent, en s’offrant les meilleurs joueurs, en ayant le meilleur entraîneur du monde, si vous faites une toute petite erreur, aussi infime soit-elle, tout peut s’écrouler.
L’idée de Kremer est de considérer que le processus de production est dépendant d’une série de chaînes de travailleurs chargés d’effectuer des tâches différentes. Si le moindre agent fait une erreur, il dérègle tout le mouvement et réduit dramatiquement la production, tous les efforts consentis par ses pairs.
En général, les travailleurs réalisent des tâches avec une certaine efficacité. Le meilleur doit avoir une efficacité égale à 100% mais plus le talent, la compétence, la motivation ou encore la connaissance diminue, plus l’efficacité se réduit. La plupart du temps, la décroissante de l’efficacité n’est pas catastrophique, ce sont des choses qui arrivent et qui n’altèrent que le différentiel de croissance. Au contraire même, les compétences des uns compensent les faiblesses des autres.
Appliqué au football, cela signifie que la force moyenne d’une équipe ne dépend pas de la somme des individualités, selon une logique où l’alignement de joueurs de rang mondial tirerait vers le haut le niveau des autres. Au contraire, la force moyenne dépend directement des interconnexions entre tous les membres d’un même collectif. Ayez une faiblesse quelque part et toutes les fondations peuvent s’écrouler.
En empilant une liste de superstars, le PSG a considéré que leurs niveaux allaient s’additionner entre eux, que les stars allaient couvrir les erreurs des outsiders et les aider à s’améliorer. Il n’en a rien été. L’assemblage de stars ne garantit pas un succès sûr, ce qui compte c’est l’harmonie.
Selon l’Italien Arrigo Sacchi, entraîneur de l’AC Milan dans les années 1980 et 1990, le raisonnement individualiste n’a pas sa place dans le football. « On ne cherche qu’à exploiter les qualités individuelles, les joueurs ne pensent pas au collectif. On n’additionne pas les talents pour espérer gagner, la courbe d’efficacité n’est pas exponentielle.
Dans The Numbers Game, Anderson et Sally racontent d’ailleurs une anecdote au sujet de Sacchi. Lorsqu’il était entraîneur à l’AC Milan, il a réussi à convaincre Ruud Gullit et Marco van Basten, persuadés que les matchs se gagnaient avec les meilleurs joueurs, à jouer un match délibérément déséquilibré. « J’ai parié avec eux qu’une équipe de 5 joueurs organisés pouvait battre 10 excellents joueurs sans collectif. Et j’ai remporté mon pari.
La théorie du o-ring suppose que les meilleurs doivent être avec les meilleurs, que le niveau de production sera le plus élevé possible si et seulement si l’équipe est homogène, harmonieuse. C’est exactement la même chose avec le PSG, une équipe est née en cours de saison et a révélé une formidable force collective.
Les joueurs offensifs, comme Dembélé, Doué ou Kvaratskhelia qui travaillent tout autant sur le front de l’attaque qu’en défense, comme les défenseurs Nuno Mendes ou Hakimi qui remontent en permanence et se créent de nombreuses actions lors des matchs. C’est grâce à l’effort tactique et stratégique que l’équipe a pu remporter la Ligue des Champions, pas en additionnant des talents.
La quête a été longue, ardue, parfois démotivante, mais la délivrance est à la hauteur de l'attente. Cinquante-cinq ans après sa création, le PSG a remporté la première Ligue des champions de son histoire, la deuxième du football français (après l'OM en 1993), ce samedi, en dominant l'Inter Milan (5-0) au terme d'une finale maîtrisée et survolée par un certain Désiré Doué, titulaire surprise.
Un architecte au coeur du projet, sacré pour la deuxième fois de sa carrière (après 2015 avec le Barça), et qui apporte donc ce trophée européen tant attendu au PSG, quatorze ans après le début de la quête de QSI.
Une ultime marche à la hauteur d'une campagne à élimination directe rondement menée, après les cahots connus en phase de ligue par l'équipe construite pierre par pierre par Luis Enrique.
Ce succès couronne l’incroyable développement du PSG depuis son rachat en 2011 par le Qatar via le fonds Qatar Sports Investments (QSI). Les nouveaux propriétaires avaient clamé à leur arrivée leur volonté de gagner la Ligue des champions et auront finalement mis 14 ans avant d’y parvenir après notamment un premier échec en finale en 2020 contre le Bayern Munich (1-0). Les dirigeants parisiens ont d’abord misé sur une politique de stars, qui a trouvé son paroxysme avec le recrutement de Neymar, Kylian Mbappé et Lionel Messi, avant de changer d’orientation avec l’arrivée au poste d’entraîneur de Luis Enrique et le départ de Kylian Mbappé à l’été 2024 au Real Madrid. Le sacre parisien doit beaucoup au technicien espagnol, désormais l’homme fort du secteur sportif et qui a mis l’accent sur le collectif.