Le basketball féminin aux États-Unis connaît un véritable âge d'or, grâce à des joueuses talentueuses et engagées. Des records d'audience aux contrats publicitaires lucratifs, ces athlètes captivent le public et inspirent une nouvelle génération.

Caitlin Clark, la sensation du basket universitaire. Crédit: JASON MILLER / Getty Images via AFP
L'Ère Caitlin Clark
Grâce à ses performances hors du commun, la basketteuse américaine Caitlin Clark est en train de révolutionner le sport féminin aux États-Unis. Aux États-Unis, on ne parle plus que d’elle. Pourtant Caitlin Clark semble hermétique à la pression médiatique.
« Je sais qu’il y a beaucoup de pression depuis le début de ma carrière, mais pour moi, je m’amuse juste en jouant au basket », déclare devant une foule de journalistes. Originaire de l’Iowa, aux États-Unis, Caitlin Clark a commencé le basket à 5 ans. 17 ans plus tard, à 22 ans, elle est draftée en première position et rejoint l’équipe des Indiana Fever.
Si son entrée en WNBA, la ligue professionnelle de basket féminin aux États-Unis, est fracassante, l’athlète a déjà fortement impressionné cette saison en NCAA où elle est devenue la meilleure marqueuse de l’histoire, hommes et femmes confondues, de cette prestigieuse ligue universitaire. De quoi impressionner tout le monde, y compris LeBron James qui l’avait félicité et avait écrit sur son compte X : « Si tu n’aimes pas le jeu de Caitlin Clark, tu n’es qu’un énorme haineux ».
Grâce à elle, la finale du championnat universitaire a battu un record d’audience : 24 millions de téléspectateurs. Jamais un match de basket, masculin ou féminin, professionnel ou universitaire, n’avait réalisé de telles audiences aux États-Unis depuis 2019. Et il semblerait que la joueuse va continuer de bouleverser le sport féminin. Son arrivée dans la ligue professionnelle a relancé le débat sur le salaire des sportives.
Caitlin Clark écartée des Jeux olympiques de Paris
Caitlin Clark écartée des Jeux olympiques de Paris: la nouvelle star du basket féminin ne figure pas sur la liste des 12 joueuses de la Team USA retenues pour les JO, publiée mardi par la Fédération américaine.
Une absence qui a suscité des débats et des critiques dans les médias spécialisés et sur les réseaux sociaux. "Honnêtement, je ne suis pas déçue", a déclaré pour sa part l'intéressée. "Cela me donne juste une raison de travailler, c'est un rêve. J'espère qu'un jour je pourrai y participer, que je pourrai être là dans quatre ans".
La joueuse de 22 ans est devenue un phénomène populaire grâce à ses tirs à longue distance et ses prouesses dans le championnat universitaire NCAA, dont elle est la meilleure marqueuse de l'histoire. Premier choix de la draft en WNBA, elle a toutefois connu des débuts difficiles en mai avec son club d'Indiana Fever.
Alors qu'elle était pressentie pour participer aux JO, les responsables de la Fédération américaine ont préféré miser sur l'expérience avec une groupe dont les joueuses cumulent 15 médailles d'or olympiques, 18 titres mondiaux et 55 participations au All-Star WNBA.
Les septuples championnes olympiques seront emmenées par Diana Taurasi, 42 ans, qui participera pour la sixième fois consécutive aux Jeux, ainsi que par neuf joueuses qui ont déjà remporté une médaille d'or olympique.
"Nous avons sélectionné une équipe qui, nous en sommes convaincus, représentera notre pays au plus haut niveau à Paris", a déclaré la présidente du comité de l'équipe nationale féminine, Jennifer Rizzotti, dans un communiqué.
L'annonce de cette sélection a été éclipsée par l'omission de Caitlin Clarke qui a provoqué de multiples réactions.
Christine Brennan, chroniqueuse au quotidien USA Today, a ainsi déclaré que l'absence de Clark dans l'équipe était une "énorme occasion manquée" de faire décoller le basket féminin.
Diana Taurasi: Une Légende Tire Sa Révérence
La légende américaine du basket Diana Taurasi, âgée de 42 ans, a annoncé prendre sa retraite dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 février après 20 ans de carrière marqués notamment par six titres olympiques. Diana Taurasi s’est officiellement retirée des terrains de basket en tant que joueuse ce mardi à 42 ans.
« Mentalement et physiquement, je suis saturée. C’est sûrement la meilleure façon pour moi de l’expliquer. Taurasi, numéro une de la draft et rookie de l’année en 2004 après un brillant passage universitaire, est la meilleure marqueuse de l’histoire de la ligue professionnelle américaine WNBA, avec 10 646 points.
Elle a joué à ce jeu et l’a changé à jamais », a salué son équipe. L’arrière redoutable à trois points s’est également construite en parallèle un palmarès en Europe, entre deux saisons WNBA, remportant six fois l’Euroleague avec le Spartak Moscou et Ekaterinbourg.
« Merci à Diana d’avoir changé le jeu à jamais », a également écrit la WNBA dans un post sur ses réseaux sociaux.
Les Pionnières de la WNBA
Le lancement de la WNBA est officiellement approuvé par le commissaire David Stern le 24 avril 1996. Ce n’est pas la toute première tentative de ligue féminine professionnelle aux États-Unis, mais l’adossement direct à la toute-puissante NBA lui donne un avantage décisif.
La WNBA adopte d’emblée le slogan « We Got Next » (« À nous la prochaine manche »), signifiant que les femmes ont leur place dans le paysage du basket professionnel. Dès le départ, la ligue met en avant trois vedettes issues de la sélection olympique américaine de 1996 : Lisa Leslie (pivot des Los Angeles Sparks), Sheryl Swoopes (ailière des Houston Comets) et Rebecca Lobo (intérieure des New York Liberty).
Toutefois, une autre joueuse va rapidement s’imposer comme la première superstar de la WNBA : Cynthia Cooper. Âgée de 34 ans en 1997, Cooper profite enfin de la création de la ligue pour briller dans son pays, après avoir fait carrière en Europe faute de ligue nationale.
Elle mène les Houston Comets au titre lors de la première finale WNBA en 1997 (face aux New York Liberty) et est élue MVP de la saison. Ce n’est que le début d’une dynastie : emmenées par le trio Cooper-Swoopes-Tina Thompson, les Comets remportent les quatre premiers championnats WNBA de l’histoire, de 1997 à 2000. Cooper, Swoopes et Thompson, trois femmes noires, deviennent ainsi les premières légendes de la ligue.
Parmi ces pionnières figure également Lynette Woodard, dont le parcours illustre la génération de talents juste précédant la WNBA. Woodard, star universitaire des années 1980, avait établi le record absolu de points en carrière NCAA (3 649 points), un exploit resté inégalé pendant 43 ans jusqu’à ce que Caitlin Clark (future star WNBA) ne le batte en 2024.
Quand la WNBA est lancée en 1997, elle a déjà 38 ans mais rejoint enfin une franchise américaine (les Cleveland Rockers) pour boucler sa carrière en étant, elle aussi, une source d’inspiration pour la jeune ligue.
Malgré l’euphorie de ces débuts, la WNBA doit affronter la concurrence d’une autre ligue féminine, l’ABL (American Basketball League), lancée presque en même temps. Mais l’ABL, moins soutenue financièrement, fait faillite dès la fin 1998. La WNBA récupère alors plusieurs talents (comme la jeune star Chamique Holdsclaw draftée en 1999) et passe de 8 à 12 équipes en intégrant de nouvelles franchises en 1999.
En 1999, un premier accord collectif (CBA) est signé entre la ligue et l’association des joueuses, une avancée sociale majeure puisqu’il s’agit du premier accord de convention collective dans l’histoire du sport féminin professionnel.
L'Évolution de la WNBA
Après la disparition des Comets de Houston (franchise dissoute en 2008), de nouvelles équipes et joueuses prennent le relais pour ancrer la WNBA dans le paysage sportif. Au début des années 2000, la ligue s’étend jusqu’à compter 16 équipes, avant de se stabiliser à 12 franchises à partir de 2009 suite à quelques relocalisations et faillites (Miami, Portland et Charlotte cessent leurs activités).
Malgré ces ajustements, la WNBA fête en 2007 son 11ème exercice consécutif, devenant la première compétition sportive féminine américaine à durer plus de dix saisons d’affilée.
Sportivement, les années 2000 voient l’éclosion de nouvelles légendes qui vont marquer la ligue. Les Los Angeles Sparks de Lisa Leslie remportent deux titres consécutifs en 2001 et 2002, permettant à Leslie, l’une des figures de proue de 1997, de concrétiser son immense talent par des championnats. En 2002, elle entre aussi dans l’histoire en réussissant le premier dunk en match de la WNBA, le premier dunk tant attendu.
À l’Est, les Detroit Shock, emmenés par l’ailière Swin Cash et la scoreuse Katie Smith, créent la surprise en 2003 en décrochant le titre face aux Sparks.
D’autres stars émergent : l’Australienne Lauren Jackson, arrivée à Seattle en 2001, devient l’une des meilleures joueuses de tous les temps (3 titres de MVP et un titre de championne WNBA en 2004 avec le Storm). Tamika Catchings, draftée en 2001 par Indiana, s’affirme comme une joueuse complète d’exception (meilleure défenseure à cinq reprises et future championne). Du côté de New York, la meneuse Becky Hammon se fait un nom par sa combativité et son adresse, au point de devenir une chouchoute du public malgré l’absence de titre.
En 2004, une nouvelle superstar fait ses débuts : Diana Taurasi, arrière au tempérament de feu, rejoint les Phoenix Mercury. Par ailleurs, la fin de la décennie voit arriver Sue Bird, meneuse draftée en 2002 à Seattle, qui va former avec Lauren Jackson un duo redoutable. Bird s’impose rapidement comme la meilleure passeuse du championnat et un modèle de longévité (elle jouera 19 saisons en WNBA !).
En 2008, la WNBA accueille Candace Parker, phénomène annoncé sortie de l’université Tennessee. Parker ne déçoit pas : dès sa première saison, elle réussit l’exploit d’être élue Rookie of the Year et MVP de la ligue.
Elle est d’ailleurs la première. Avec son jeu spectaculaire (elle réalise aussi des dunks en match), Parker renouvelle l’attention médiatique autour de la WNBA.
Malgré quelques turbulences économiques (revente de certaines franchises par la NBA aux propriétaires locaux, contraction du nombre d’équipes), la WNBA sort des années 2000 consolidée. Un partenariat télé majeur est signé avec ESPN/ABC pour diffuser davantage de matchs, preuve de l’intérêt grandissant des médias.
Les Dynasties et l'Engagement Social des Années 2010
Les années 2010 sont marquées par l’avènement de dynasties sportives et par l’engagement de plus en plus affirmé des joueuses WNBA en dehors du terrain. À Minnesota, un quatuor d’exception va faire des merveilles : Maya Moore (arrière-scoreuse au palmarès phénoménal), Seimone Augustus (scoreuse élégante), Lindsay Whalen (meneuse clutch) et Rebekkah Brunson puis Sylvia Fowles à l’intérieur.
Sous la conduite de l’entraîneur Cheryl Reeve, les Lynx remportent quatre titres WNBA (2011, 2013, 2015, 2017), égalant le record des Comets de Houston. Maya Moore décroche le titre de MVP en 2014 et s’affirme comme la meilleure joueuse de la ligue. Fowles, arrivée en 2015, est MVP des Finales 2015 et 2017 grâce à sa domination dans la raquette.
En face, les Seattle Storm renouent avec les sommets en fin de décennie. Après le départ à la retraite de Lauren Jackson (2012), Seattle reconstruit autour de Sue Bird et d’une nouvelle perle : Breanna Stewart. Draftée en 2016, Stewart est considérée comme une “machine à trophées” - quadruple championne universitaire avant même d’arriver en WNBA. Elle confirme les espoirs en menant Seattle à deux titres, en 2018 puis 2020, tout en récoltant au passage deux trophées de MVP de la saison régulière.
D’autres équipes inscrivent leur nom au palmarès dans les années 2010 : les Phoenix Mercury de Diana Taurasi ajoutent un troisième titre en 2014 (Taurasi étant MVP des Finales à 32 ans), et les Los Angeles Sparks de Candace Parker reviennent sur le devant de la scène en remportant le championnat 2016 (Parker et sa coéquipière Nneka Ogwumike forment un duo intérieur redoutable, Ogwumike étant élue MVP de la saison 2016).
En 2019, les Washington Mystics d’Elena Delle Donne décrochent leur premier titre, grâce à une Delle Donne héroïque (MVP de la saison 2019 malgré une hernie discale) épaulée par la Belge Emma Meesseman, MVP des Finales.
Parallèlement à leurs exploits sportifs, les joueuses WNBA s’affirment comme des leaders en matière de justice sociale et d’égalité. Historiquement, la WNBA a toujours valorisé l’implication communautaire de ses athlètes (lutte contre le cancer du sein avec le WBCA Pink Challenge, programmes caritatifs, etc.). Mais dans les années 2010, cet engagement prend une dimension plus militante.
Surtout, en 2020, en pleine vague de protestations aux États-Unis, la WNBA consacre sa saison entière à la lutte pour la justice sociale. Réunies dans une “bulle” sanitaire (pour cause de pandémie de Covid-19), les joueuses dédient le championnat à la mémoire de Breonna Taylor (une jeune femme noire tuée par la police) et au mouvement Say Her Name visant à ne pas oublier les femmes noires victimes de violences.
La meneuse new-yorkaise Layshia Clarendon parle d’« une saison engagée pour dire les noms et réclamer justice pour les femmes noires, trop souvent oubliées ».
Une figure illustre jusqu’où cet engagement peut aller : Maya Moore. En pleine gloire sportive (quatre fois championne WNBA avec Minnesota), Moore décide en 2019 de se mettre en retrait du basket pour se consacrer à la libération d’un homme victime d’une erreur judiciaire. Après deux ans de bataille juridique, elle parvient à faire innocenter Jonathan Irons, qu’elle épousera par la suite. Elle n’a plus rejoué depuis 2018, sacrifiant volontairement sa carrière pour cette cause - un choix qui force le respect et souligne l’altruisme des athlètes WNBA.
Comme l’a titré un média, « Maya Moore a quitté la WNBA pour libérer un homme de prison. Elle lui a peut-être sauvé la vie.
L'Âge d'Or Actuel de la WNBA
Aujourd’hui, la WNBA connaît un véritable âge d’or en termes de visibilité, de talents et de rayonnement. Après des débuts parfois économiquement fragiles, la ligue récolte les fruits de son investissement de long terme. La saison 2024, la 28e de l’histoire WNBA, a été la plus suivie de tous les temps : plus de 54 millions de téléspectateurs cumulés ont regardé au moins un match, un record absolu.
L’audience télévisée moyenne sur ESPN a bondi de 170% par rapport à l’année précédente, établissant de nouveaux sommets historiques. Les salles se remplissent comme jamais : l’affluence totale a atteint son plus haut niveau en 22 ans, avec notamment 154 guichets fermés sur la saison (contre seulement 45 l’année d’avant). En moyenne, près de 9 800 fans assistent désormais à chaque rencontre, un chiffre en hausse de 48% par rapport à 2023.
Certaines affiches ont même dû être délocalisées dans des arénas NBA plus grands pour satisfaire la demande (ainsi 20 711 spectateurs à Washington le 19 septembre 2024, un record WNBA). Tous les indicateurs sont au vert : les votes des fans pour le All-Star Game ont explosé (+538% en 2024 par rapport à 2023) et les ventes de produits dérivés ont été multipliées par sept (+601%).
Tout commence sur les parquets universitaires, où les deux jeunes femmes captivent l’Amérique avec des styles opposés et une tension palpable. Caitlin Clark, snipper venue d’Iowa, blanche, cérébrale, issue d’un programme traditionnel, affole les compteurs avec des tirs à longue distance façon Stephen Curry. Angel Reese, elle, est une star de LSU : noire, expressive, ancrée dans la culture populaire, surnommée “Bayou Barbie”, elle combine physique, rebonds, et trash-talk assumé.
En 2024, les deux jeunes femmes débarquent en WNBA, et le show continue. Elle attire un nouveau public, souvent novice en WNBA, mais déjà conquis par son aura de “superstar annoncée”. Angel Reese, de son côté, brille d’une autre manière. Moins médiatisée au départ, elle construit sa légende dans le dur : triple-double dans sa seconde saison, records de rebonds offensifs dans la première, constance dans l’effort. Surtout, elle refuse d’être reléguée au rang d’antagoniste silencieuse. Reese parle, joue, incarne.
À chaque duel face à Clark, l’ambiance est électrique. Les matchs se jouent à guichets fermés. Ce qui était une opposition de styles devient un levier marketing et culturel. Une rivalité mise en scène ? On le saura quand elle seront à la retraite. Angel Reese et Caitlin Clark ne sont pas les seules nouvelles venues en WNBA. Mais leur face-à-face perpétuel a offert à la ligue le storytelling qu’elle attendait depuis des années. Car au fond, ce que les gens veulent, au-delà du talent brut, c’est une histoire à suivre, avec ses codes, ses rebondissements et ses symboles.
La domination actuelle est toutefois encore assurée par les stars de la génération précédente, désormais au sommet de leur art. A’ja Wilson, intérieure des Las Vegas Aces, s’est affirmée comme la meilleure joueuse du monde ces dernières années : double MVP de la ligue, championne WNBA 2022, elle a franchi en 2025 la barre des 5 000 points en un temps record (seulement 238 matchs, personne n’avait atteint ce total aussi vite, pas même Taurasi ou Stewart).
Wilson incarne la joueuse moderne dominante, aussi efficace en attaque qu’en défense, et leader vocale de surcroît. À 27 ans, elle porte la génération actuelle aux côtés d’autres étoiles confirmées comme Breanna Stewart - qui a quitté Seattle pour New York en 2023 et y a remporté le titre WNBA 2024, ajoutant un nouveau trophée à sa collection déjà bien garnie.
Parmi les autres figures marquantes de la ligue aujourd’hui, on retrouve Brittney Griner (Phoenix Mercury), pivot au jeu spectaculaire connue pour ses dunks et son retour courageux après sa détention arbitraire en Russie en 2022. Sylvia Fowles (retraitée en 2022), qui a quitté le parquet comme meilleure rebondeuse de tous les temps en WNBA. Candace Parker (double MVP, ayant offert en 2021 un titre à sa ville natale Chicago Sky) ou encore Elena Delle Donne (Washington Mystics), qui malgré les blessures reste une des attaquantes les plus talentueuses du circuit.
Sans oublier Nneka Ogwumike (LA Sparks), championne 2016 et présidente du syndicat des joueuses (WNBPA), figure de proue des négociations pour de meilleures conditions, ni Skylar Diggins-Smith, l’une des meilleures arrières scoreuses de la dernière décennie.
La WNBA s’internationalise également : en 2025, la Française Gabby Williams (Storm de Seattle), formée en NCAA, a brillé en signant un record d’interceptions pour sa franchise (8 steals dans un match) et en s’affirmant comme une joueuse cadre du championnat. En 2025, une autre française, Dominique Malonga, 19 ans seulement, a été draftée n°2 par Seattle.
D’origine congolaise et camerounaise, Malonga est devenue la deuxième plus jeune joueuse de l’histoire de la WNBA (19 ans) à marquer plus de 10 points dans un match, promettant un bel avenir. Ces nouvelles venues internationales marchent sur les traces de pionnières comme la Port...
Les Joueuses et la Mode
Parmi les étoiles qui font briller la discipline, certaines se démarquent, de la talentueuse Caitlin Clark à la superstar des Lakers Cameron Brink, les basketteuses conquièrent la mode plus que jamais. Des contrats avec des marques sportswear de renom aux célèbres pre-game fits, les sportives ont leur propre style et sont en passe de devenir de véritables it girls.
S’il y a bien une joueuse qui a tout d’une superstar, c’est Cameron Brink ! Autrefois élève à la prestigieuse université de Stanford, la jeune femme a vite troqué sa toge de diplômée pour rejoindre le banc des Lakers de Los Angeles. Si sur le terrain elle brille par son numéro 22, dans la vie de tous les jours, on aime surtout Cameron pour son style. À l’affiche de la dernière campagne Skims, égérie New Balance aux côtés de Coco Gauff, la mode semble être à ses pieds.
Vous ne la connaissez pas encore ? La star des rookies de Chicago, c’est définitivement Angel Reese. Aussi talentueuse que stylée, la jeune femme s’est imposée dans son équipe et dans la sphère fashion avec une aisance admirable. Alors qu’elle vient de battre le record de double-doubles consécutifs de Candace Parker, la jeune femme brille plus que jamais. Côté mode, on l’aime pour son sens du style aiguisé et son faible pour le streetwear.
Évoluant elle aussi aux côtés d’Angel Reese chez les Chicago Sky, Kamila Cardoso maîtrise l’art du streetstyle comme personne. La jeune femme de 2 mètres - oui, vous avez bien lu - tire parti de sa taille pour livrer des looks de haut vol.
Superstar des Aces de Las Vegas depuis déjà plusieurs saisons, A’ja Wilson est la it basketteuse qui ne se laisse pas impressionner par la Gen Z. La talentueuse joueuse de basket est autant appréciée pour ses qualités sportives que pour son engagement envers les causes sociales qui lui sont chères. Côté style, on l’aime pour sa polyvalence, vous la verrez tantôt en costume néon, tantôt en jupe plissée.
Rickea Jackson est l’un des anges qui composent l’équipe des LA Sparks ! Appelée en quatrième position à la draft WNBA, c’est une des basketteuses les plus talentueuses de l’année. C’est aussi définitivement l’une des filles les plus stylées du circuit. À chaque pre-game fit, vous pouvez être sûrs de la voir arriver avec une tenue méticuleusement choisie.
Les Femmes les Plus Puissantes du Sport Selon Forbes 2025
Les 25 femmes figurant dans le classement 2025 des femmes les plus puissantes du sport établi par Forbes ont une influence sans précédent sur le sport le plus populaire du pays, le football américain (notamment la numéro 1 du classement, Gayle Benson, propriétaire des New Orleans Saints), et font partie des sportives les mieux rémunérées (notamment la numéro 13, Coco Gauff) et les entraîneuses les mieux rémunérées (Dawn Staley, entraîneuse des Gamecocks de Caroline du Sud, est no 20).
Elles supervisent également des paris sportifs représentant des milliards de dollars (no 2, Amy Howe, PDG de FanDuel) et sont responsables de certains des contrats de sponsoring les plus lucratifs et les plus médiatisés (no 3, Amy Montagne, présidente de la marque Nike).
Ce qui distingue les femmes de ce classement de leurs collègues, ce n’est pas seulement leur pouvoir actuel, mais la manière dont elles tirent parti de cette influence pour façonner l’avenir du sport.
« J’espère avoir encore quelques années devant moi », déclare à Forbes l’icône du tennis Billie Jean King, qui occupe la 23e place du classement et qui s’est battue pour l’égalité salariale entre les joueurs et les joueuses de tennis. « Que pensez-vous que je devrais essayer de faire ? »
Voici quelques-unes des femmes les plus puissantes du sport en 2025 selon Forbes :
- Gayle Benson : Propriétaire des New Orleans Saints et des New Orleans Pelicans
- Amy Howe : PDG de FanDuel
- Amy Montagne : Présidente de la marque Nike
- Caitlin Clark : Arrière, Indiana Fever
- Michele Kang : Fondatrice et PDG de Kynisca Sports International ; propriétaire majoritaire du Washington Spirit, de l’OL Lyonnais et des London City Lionesses
- Renie Anderson : Vice-présidente exécutive et directrice des recettes, NFL
- Jessica Berman : Commissaire, Ligue nationale de football féminin
- Hillary Mandel : Vice-présidente exécutive et responsable des droits commerciaux, IMG
- Napheesa Collier et Breanna Stewart : Cofondatrices, Unrivaled ; attaquantes, Minnesota Lynx (Napheesa Collier) ; attaquante, New York Liberty (Breanna Stewart)
- Clara Wu Tsai : Copropriétaire des Brooklyn Nets ; propriétaire des New York Liberty
- Serena Williams : Fondatrice, Serena Ventures
- Amy Adams Strunk : Propriétaire, Tenenesse Titans
- Coco Gauff : Joueuse de tennis
- Cindy Parlow Cone : Présidente, Fédération américaine de football

La WNBA connaît un véritable âge d'or en termes de visibilité et de talents. Crédit: sportbusiness.club
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