Le Paris Saint-Germain (PSG) explore activement la possibilité de construire un nouveau stade, suscitant des débats et des spéculations quant à son emplacement futur. Alors que le club cherche à s'agrandir et à augmenter ses revenus, plusieurs options sont envisagées, y compris un site potentiel près de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Le PSG cherche en effet à acheter le Parc des Princes pour l'agrandir depuis plusieurs années, mais la mairie de Paris, qui est propriétaire du stade, s'y oppose farouchement. Le champion de France souhaite devenir propriétaire de son enceinte afin de continuer à jouer dans la cour des plus grands clubs européens. Pour cela, il doit augmenter sensiblement ses recettes et notamment celles de billetterie-hospitalités, où il engrange déjà plus de 130 millions annuels. Il espérerait une capacité de 60 000 à 70 000 places en cas de construction d'un nouveau stade.
Avec cette sortie médiatique, le président du Paris-Saint-Germain a évoqué un grand sujet concernant son club pour les mois et années à venir : dans quel stade jouera-t-il ?
Au-delà de l'antre historique du club, Porte de Saint-Cloud, quelles pourraient être les autres solutions évoquées par le dirigeant qatarien ?
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L'Option de Saint-Quentin-en-Yvelines
Parmi les pistes évoquées par Nasser al-Khelaïfi figure, selon nos informations, un site à Montigny-le-Bretonneux, dans les Yvelines, à proximité de la base de loisirs et du vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines. Ce terrain avait déjà été étudié par le passé pour le nouveau centre d'entraînement, que le PSG a finalement installé à Poissy.
Cette zone se situe à 22 kilomètres du Parc des Princes et à une vingtaine de minutes en voiture. Elle est desservie par l'A12 via l'A13, la N12 mais aussi la gare de Saint-Quentin-en-Yvelines (RER, Transilien et TER). Ce projet a l'avantage d'être proche de Paris et de Poissy et possède des arguments, notamment en matière d'accès et de gestion des flux de transport.
Reste que le conseil général des Yvelines est propriétaire du terrain et qu'il faudra donc que ce dernier le cède au PSG.

L'Opposition Locale et les Enjeux Environnementaux
C’est une campagne de pub qui a mis le feu aux poudres. La communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (SQY) s’offrait en décembre dernier, une pleine page de publicité dans le journal « L’Équipe ». Avec un slogan accrocheur « SQY has no limit », jeu de mot inspiré de « Sky has no limit » (Le ciel n’a pas de limite). Les lecteurs du quotidien sportif pouvaient également lire une phrase univoque : « Quel meilleur endroit que Saint-Quentin-en-Yvelines pour accueillir le futur stade du PSG ? »
Trois mois plus tard, une pétition en ligne, lancée par un collectif d’une quinzaine d’associations, comptabilise plus de 10 500 signatures. À cela s’ajoute un rejet du projet par certains élus et conseillers communautaires de gauche.
Un collectif local se dresse contre l’idée d’accueillir un « PSG Land » à proximité immédiate de la zone naturelle de l’île de loisirs. Leur pétition réunit plus de 10 000 signataires, alors que l’agglomération fait les yeux doux au club dans l’éventualité où celui-ci quitterait le Parc des Princes.
Autres Alternatives Envisagées
Pour son nouveau projet, le PSG se fait aider par la société Legends Hospitality. Il a mené des études auprès de ses supporters et partenaires. Ces derniers souhaitaient en priorité rester au Parc des Princes mais la mairie de Paris a fermement écarté l'hypothèse. Arrive ensuite l'hippodrome de Saint-Cloud. Le Stade de France n'était pas plébiscité. Le club souhaite rester dans l'ouest parisien et ne pas trop s'éloigner en distance ni de la capitale ni de son nouveau centre d'entraînement à Poissy (Yvelines).
Comme L'Équipe l'avait révélé en novembre 2022, la direction parisienne a bien pensé à l'hippodrome de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), duquel on voit la tour Eiffel. Elle a rencontré en début d'année 2023 France Galop, le propriétaire du lieu, et le maire de Saint-Cloud, Éric Berdoati, le 30 mars dernier. France Galop, confronté à de sérieuses difficultés financières, n'était pas contre céder une partie ou l'intégralité des 75 hectares du site mais à condition que soient conservées, malgré tout, les courses.
Quant au maire de la ville, il a informé Victoriano Melero, le secrétaire général du PSG, que l'hippodrome était classé en zone inconstructible dans le Plan local d'urbanisme (PLU) de la ville depuis 2012. Autre problématique, la gestion des flux, notamment de départ du stade. Ces différents éléments semblent écarter cette solution. De même qu'il apparaît inimaginable de voir le PSG s'installer sur les hippodromes de Longchamp et d'Auteuil.
Le PSG a aussi réfléchi à la solution Poissy puisqu'il dispose d'une grande réserve foncière à côté de son Campus. Mais elle n'est pas suffisante pour construire un stade. Et s'y pose le problème de la desserte du site, avec pas ou peu de transports en commun.
Demeure une autre hypothèse : celle de construire un stade en transformant des bureaux inoccupés comme il en existe beaucoup à Rueil 2000 (un quartier de bureaux à Rueil-Malmaison) et près de la Défense.
L'Attachement des Supporters au Parc des Princes
En plein cœur d’une saison réussie, où les supporters se réjouissent « du retour du beau jeu » et « d’un collectif soudé », une seule zone d’ombre inquiète les abonnés historiques du PSG. Le club de la capitale a-t-il encore un avenir au Parc des Princes ?
« Il fut un temps où il était question que le PSG déménage au Stade de France, se rappellent Alain et Gilbert, qui habitent près du Parc des Princes. On n’y serait pas allé ! Mais aujourd’hui, un déménagement nous paraît inéluctable. Ils vont choisir plus grand, on ne fait pas le poids par rapport aux grandes enceintes européennes. Si le PSG part ailleurs, ça sera une autre histoire avec un autre public.
Parmi les supporters les plus passionnés du PSG, impossible de ne pas citer Eric Bidault, alias Giscard, abonné au Parc des Princes depuis 1977, et cofondateur des Boulogne Boys.
« Je ressens toujours le même engouement pour ce club. Le PSG est prioritaire sur tout. Tout le monde me dit que je vais finir par me calmer mais c’est encore pire. » Éric Bidault, alias Giscard, habitant de Carrières-sur-Seine (Yvelines), est une figure historique du Kop of Boulogne.
Plus introverti qu'Eric Bidault mais tout aussi passionné, Thierry Jarry est un abonné du PSG depuis 1983. « Le PSG, c’est dans ma chair, je ne peux pas imaginer ma vie sans le club. »
Heureux comme tout de pouvoir visiter le centre d’entraînement accompagné de son fils, il était un habitué du Camp des Loges à Saint-Germain-en-Laye à l’époque de Luis Fernandez. « On pouvait côtoyer les joueurs comme on voulait. »
Mais ne comptez pas sur lui pour dénigrer la politique menée par les Qataris au Paris Saint-Germain. « À l’époque, après Colony Capital qui voulait juste réaliser une opération immobilière, on avait des doutes. Et il y avait aussi plusieurs exemples dans le football d’investisseurs qui arrivaient et repartaient peu après si les résultats n’étaient pas au rendez-vous. Mais là, on sait que le Qatar ne partira jamais du PSG. »
« Le PSG, c’est dans ma chair »