Après la victoire du PSG sur le terrain du Barça, la presse espagnole a constaté que le club catalan « n'a pas pu suivre le rythme » des Parisiens, et leur « pressing étouffant ». Hansi Flick et ses joueurs ne sont pas les seuls à avoir constaté la supériorité du PSG, de nouveau vainqueur du Barça à Montjuic mercredi soir dans le cadre de la 2e journée de la Ligue des champions.
La presse sportive espagnole est longuement revenue sur ce match, jugé de bonne qualité et de haute intensité. Elle est partagée entre le coup d'arrêt subi par les hommes d'Hansi Flick contre le club parisien, privé de cinq de ses titulaires (Kvaratskhelia, Doué, Dembélé, Marquinhos, Neves), le match abouti des joueurs de Luis Enrique et le fait, pour le Barça, que ce choc soit arrivé dès octobre pour en tirer les leçons.
Si les Parisiens l'avaient emporté 4-1 il y a un an et demi en quarts de finale retour, les Parisiens, très diminués, ne se sont cette fois imposés « que » 2-1, grâce à un but de Gonçalo Ramos à la 90e minute, alors que Senny Mayulu (38e) avait répondu à l'ouverture du score de Ferran Torres (19e).
Pour Marca, c'est « un retour à la réalité » pour le Barça qui a subi sa première défaite de la saison. « C'est une défaite inattendue. Barcelone accueillait le champion d'Europe dans l'idée de frapper un grand coup. Le parcours en Liga soutenait aussi cette théorie. Mais la réalité de la Ligue des champions est souvent très dure, et Barcelone s'est heurté à un mur. Ce n'est pas qu'il ait fait un mauvais match, mais il a fini à la merci de l'équipe de Luis Enrique. Une défaite aux multiples lectures, qui a fait mal à Barcelone parce qu'elle vient briser l'énorme optimisme qui régnait. »
C'est un revers qui, selon la Vanguardia, risque de faire mal au club catalan. « Cette défaite assomme déjà le club catalan. Barcelone voulait se positionner comme un favori clair pour remporter la compétition. Pourtant, c'est tout l'inverse qui s'est produit. Ce match enseigne au Barça qu'il a encore une grande marge de progression, une amélioration indispensable s'il veut réellement aspirer au titre. »
Voici un tableau récapitulatif des réactions de la presse espagnole :
| Média | Analyse |
|---|---|
| Mundo Deportivo | Le PSG a gagné la bataille de la possession et du pressing. |
| Sport | Après un bon début de match, le Barça n'a pas pu suivre le rythme du PSG. |
| Marca | Le PSG a douché l'enthousiasme autour du Barça. |
| La Vanguardia | Cette défaite assomme déjà le club catalan. |
| AS | Cours magistral du PSG. |
Du côté des joueurs, « Lamine Yamal s'est éteint après la pause », note AS qui a parlé d'un « cours magistral du PSG ». Jules Koundé a lui « réalisé une de ses pires performances depuis longtemps », selon La Vanguardia.
La presse espagnole est unanime à propos d'un Parisien qui a rayonné : Nuno Mendes aurait dû écoper d'un second carton jaune à la 61e minute pour une faute sur Lamine Yamal juste à l'extérieur de la surface. « La faute et le carton semblaient évidents, mais l'arbitre a seulement sifflé une faute. Il n'a pas voulu sortir le jaune, car c'eût été le second et donc une expulsion. Un rouge qui aurait pu changer le match », écrit la Vanguardia.
Mundo Deportivo fait un parallèle entre la désillusion face à l'Inter (4-3 a.p., 3-3 à l'aller) en demi-finales de l'édition 2024-2025 et la défaite de mercredi. « À la leçon de San Siro, avec ce dénouement funeste alors qu'il tenait déjà son billet pour Munich en main, est venue s'en ajouter une autre à l'Estadi Olímpic face à un champion avec un grand C. Car le Paris-Saint-Germain a fini par battre un Barça méconnaissable, en lui assénant un coup fatal à la 90e minute. »
Le média a loué la prestation parisienne et celle de Luis Enrique. « N'importe quelle autre équipe se serait effondrée en perdant son attaque titulaire. Aux côtés de Bradley Barcola, ce sont Senny Mayulu (19 ans) et Ibrahim Mbaye (17 ans) qui ont joué. Puis sont entrés Gonçalo Ramos et Lee Kang-In. Rien de spectaculaire, mais dans l'armée de Lucho, chacun connaît le plan pour effacer l'adversaire de la carte _ y compris Pedri, qui a fini épuisé et remplacé. » Mais le Barça « a joué à armes égales avec le champion d'Europe ».
« La défaite n'est pas douloureuse. C'est dommage d'encaisser un but à la dernière minute, mais le chemin est encore long, et le Barça a joué à armes égales avec le champion en titre dans la plupart des phases du match. Le PSG a gagné la bataille de la possession et du pressing, et il a aussi gagné au tableau d'affichage car l'équipe française a mieux joué dans les dernières minutes que l'équipe de Flick », constate Mundo Deportivo.
Le quotidien catalan explique que Luis Enrique, l'ancien joueur et entraîneur du Barça désormais roi de Paris, « avait l'antidote pour arrêter le Barça », et « a transformé son équipe en une véritable machine ». Et de souligner que « face à la seule équipe qui maintient un rythme élevé et une pression étouffante pendant 90 minutes, le match a semblé très long pour le Barça. »
Pour Sport, l'autre quotidien catalan, « après un bon début de match, le Barça n'a pas pu suivre le rythme du PSG », des Parisiens « supérieurs dans toutes les lignes » après le repos. Dans la capitale espagnole, Marca juge que le PSG « a douché l'enthousiasme » autour du Barça, « qui a montré des signes d'épuisement » en seconde période.
« Le Barça voulait se positionner comme le grand favori de la Ligue des champions. Or, c'est l'inverse qui s'est produit. Ce match enseigne au Barça qu'il a encore une grande marge de progression, une amélioration indispensable s'il veut réellement aspirer au titre », selon la Vanguardia.
« Il a été surprenant que Flick ne sorte pas Lamine Yamal, visiblement fatigué et en manque de rythme, mais qu'il fasse en revanche sortir (Marcus) Rashford, toujours très dangereux », a noté Marca à propos des changements opérés par Hansi Flick.

« Luis Enrique a transformé son équipe en une véritable machine », a souligné Mundo Deportivo.
Luis Enrique a réagi ce mercredi à la qualification du Paris Saint-Germain pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. En attendant de savoir qui de Chelsea et du FC Barcelone affrontera son équipe au prochain tour, l’entraîneur imagine bien les Franciliens comme l’épouvantail à éviter pour les autres gros d’Europe.
Pas emballé par la prestation des siens, Luis Enrique a apprécié de voir le PSG se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions dans le duel 100% Ligue 1 contre Monaco. Malgré le nul lors du barrage retour au Parc des Princes (2-2), le technicien reste confiant pour la suite de campagne continentale des Parisiens. Et si le club francilien ne sait pas encore qui, du Barça ou de Chelsea, il affrontera au prochain tour, l'entraîneur ne craint personne.
Interrogé par le diffuseur Canal + après le match contre Monaco, "Lucho" n'a pas semblé trop inquiet à l'idée de ne pas voir le PSG retrouver le niveau collectif qui lui a permis de remporter le titre en 2025-2026. "Cette question il faut la poser à nos adversaires. Vous verrez ce qu’ils répondront. Que c’est difficile? Non! Que c’est très, très difficile de jouer contre nous, a lâché le coach espagnol auprès de la chaîne cryptée avant de se fendre d'une petite demande. "Posez-leur bien la question (à nos futurs adversaires)."
Barcelone vs PSG : le plan tactique du football moderne
Quelques minutes plus tard, l’entraîneur espagnol a tenu des propos similaires lors de son passage en conférence de presse. Tenant du titre de la Ligue des champions, le PSG ne sous-estime personne mais n’a peur d’aucun adversaire. "Nous sommes prêts à jouer n'importe quelle équipe, nous sommes prêts à jouer n'importe quelle compétition. Et ce que nous cherchons à faire, c’est la même chose", a indiqué le technicien à deux jours du tirage au sort des huitièmes. "C'est une saison particulière car toutes les équipes ont eu beaucoup de blessés. Pour nous c’est très clair et ce n’est pas une excuse mais c’est important d'avoir tous les joueurs."
Et Luis Enrique de conclure: "Il reste trois mois de compétition et nous avons la même mentalité. C’est d’aller chercher à gagner les compétitions que l’on joue. C’est toujours un objectif très difficile."