PSG Nantes : Une Rivalité Historique au Trophée des Champions de Handball

Le Paris-Saint-Germain (PSG) et Nantes, deux des clubs phares du handball français, se sont souvent affrontés lors du Trophée des Champions, un match qui lance traditionnellement la saison de Liqui Moly Starligue. Ces confrontations ont non seulement offert des spectacles de haut niveau, mais ont aussi contribué à alimenter une rivalité passionnante entre les deux équipes.

Le club de la capitale, couronné pour la quatrième fois en cinq ans (2013, 2015, 2016, 2017), décroche ce titre après le Trophée des champions et la Coupe de la Ligue, remporté déjà aux dépens de Nantes en finale. C’est le 11e trophée de l’histoire du club, avec les trois Coupes de France (2007 en version Paris Handball, 2014, 2015) et les deux autres succès au Trophée des champions (2014, 2015).

Le cinquième duel entre le PSG et Nantes au Trophée des champions devait permettre, samedi soir, de départager les deux rivaux, à égalité (2-2) dans leurs oppositions pour le match qui lance la saison de Liqui Moly Starligue.

Au Futuroscope (Poitiers), le « H », vainqueur la saison dernière de la Coupe de France et dauphin en Championnat de Paris, s'est assez facilement imposé face à un adversaire clairement pas au point des deux côtés du terrain. Un succès (36-29) synonyme de troisième Trophée des champions pour le HBC (avec 2017 et 2022), tandis que le compteur parisien reste bloqué à cinq.

La domination des Nantais s'est matérialisée dès les premières minutes de la partie, à la faveur d'un break rapidement obtenu (5-2, 7e) et s'est longtemps prolongée, jusqu'à obtenir six buts d'avance (13-7, 19e). Mais les hommes de Grégory Cojean, de l'aveu de l'entraîneur, sont également en rodage puisque l'équipe n'est au complet « que depuis une dizaine de jours » comme le révélait le technicien. Ce qui a expliqué, en très grande partie, une fin de première période des plus compliquées, et qui a permis aux joueurs de la capitale - qui ont par ailleurs lancé la première saison de l'ère post-Nikola Karabatic (retraité) - de recoller juste avant la pause (16-15, 30e).

En comptant le dernier duel disputé en Championnat, la Coupe de France et ce Trophée des champions, Nantes reste sur trois victoires consécutives face à Paris.

Portés par l'omniprésence de leur gardien Ivan Pesic (9 arrêts), Aymeric Minne (5 buts) et consorts ont retrouvé de l'allant dès la reprise, et se sont rapidement mis à l'abri en retrouvant un écart de six buts après seulement dix minutes de jeu (25-19, 41e). L'écart s'est maintenu jusqu'au bout (36-29, score final) et la soirée a même permis d'expérimenter une nouveauté mise en place pour les quatre prochaines saisons à venir : l'arbitrage vidéo, utilisé à l'occasion d'un gros contact sur Thibaud Briet (27-22, 47e).

De retour en France après quatre années passées à Kielce (Pologne), Nicolas Tournat (6 buts) s'est lui aussi illustré, tout comme Ayyoub Abdi (6 buts). « On n'a pas eu beaucoup de temps pour travailler, on voit que la mayonnaise prend, souriait Thibaud Briet (2 buts) au micro de beIN Sports. On ne va pas s'enflammer, mais les matches contre Paris, c'est toujours important de les gagner. »

De son côté, Elohim Prandi (5 buts) n'a pas hésité à alerter ses coéquipiers sur la nécessité de rapidement se mettre au diapason : « On n'est pas prêt. On manque d'expérience sur notre défense. On a pas mal de jeunes qui ne prennent pas conscience du niveau de la Liqui Moly. Nantes a mérité à 200 %. La saison est encore longue, on va continuer à bosser. Si on doit commencer à se cacher (derrière des excuses), faut arrêter tout de suite. On se doit d'être performant malgré les conditions.

Nantes a triomphé 37 à 33 du Paris Saint-Germain lors du Trophée des champions samedi à l’Arena Futuroscope de Poitiers, donnant le ton d’une saison qui pourrait voir la fin du monopole des Parisiens sur la scène nationale.

Avec un effectif délesté de trois joueurs majeurs partis à l’intersaison, Mikkel Hansen, Nedim Remili et Benoît Kounkoud, mais aussi de son duo de gardiens Yann Genty et Vincent Gérard, le PSG a plié devant l’intensité mise en deuxième mi-temps par les Nantais, leurs principaux rivaux ces dernières années, une semaine avant l’ouverture du championnat de France.

Si le nouveau gardien de la capitale, le Suédois Andrea Palicka (9 arrêts au total), a contenu la menace du « H » en première période, il a fléchi ensuite. Et ce sont deux parades consécutives du portier nantais Ivan Pesic face à Ferran Solé à cinq minutes du terme, puis un but d’une des recrues estivales Jorge Maqueda qui ont mis fin au suspense.

PSG Nantes trophée des Champions 1996

« J’espère que ça va venir vite », a dit le Parisien Nikola Karabatic au micro de BeIn Sports après la rencontre, concernant les ajustements auxquels le club de la capitale est confronté cette saison avec son effectif remanié. « Ce n’est que le début de la saison. » Lors de l’exercice écoulé, le PSG était devenu la première équipe française à gagner tous ses matchs en championnat.

Pour son premier match officiel sur le banc de Nantes en tant qu’entraîneur principal, Grégory Cojean a félicité le « bon match » de ses joueurs. « On avait envie de s’évaluer.

En Championnat, l’armada parisienne s’est toutefois montrée moins expéditive que lors de la saison précédente, conclue cinq journées avant la fin et 11 points d’avance. C’est la montée en régime de Nantes qui l’a empêchée de rééditer un cavalier seul.

Tôt dans la saison, le « H » s’est mué en concurrent numéro 1, un nouveau statut confirmé en décembre 2016 par sa brillante victoire contre le PSG (37-31) au Hall XXL de la Beaujoire.

Ces cinq derniers jours, les Parisiens ont effectué deux grands pas vers un nouveau sacre. Le premier dimanche 14 mai sur le parquet de Saint-Raphaël (32-29), un prétendant au podium.

Avec un écart provisoire de 5 points sur Nantes, il leur restait un match à gagner à Aix-en-Provence pour conserver leur bien, si Nantes l’emportait contre les Héraultais.

Assuré de terminer deuxième, le club de Loire-Atlantique peut néanmoins s’offrir un titre, s’il prend sa revanche sur les Montpelliérains en finale de la Coupe de France, le 27 mai à Bercy.

L’objectif du PSG est désormais le Final Four de la Ligue des champions, les 3 et 4 juin, à Cologne, en Allemagne.

« Nous avons mérité d’y participer de nouveau, estime Titi Omeyer. Je pense que l’expérience acquise l’an passé va nous servir. »

Le PSG a enfin remporté la Coupe de la Ligue de handball messieurs qui manquait à son palmarès, en battant Nantes 31 à 27 (mi-temps: 16-16) à l'issue d'une rencontre qu'il a globalement bien maîtrisée, samedi à Reims.

La quatrième finale aura donc été la bonne pour le PSG, qui avait buté trois fois sur la dernière marche (2005, 2006, 2016) face à Montpellier, le grand absent du Final Four cette saison (10 victoires et 2 finales en 16 éditions).

Une semaine après avoir éliminé le "H" en 8e de finale de la Ligue des champions, l'armada parisienne a de nouveau pris le meilleur sur les Nantais, avec qui ils sont également à la lutte pour le titre de champion de France.

Comme souvent, Paris a pu compter sur une grosse performance de Nedim Remili (8 buts à 73 % de réussite) et Nikola Karabatic (7 buts à 70 % d'efficacité), élu meilleur joueur de la finale, tandis que le gardien remplaçant slovène Gorazd Skof a éteint les vélléités nantaises en seconde période (42 % d'arrêts).

Le début de la rencontre avait pourtant été délicat pour les Parisiens, qui après avoir pris les commandes (3-2, 3e), subissait la furia du HBC, à l'image d'Olivier Nyokas, très tranchant de loin, et de Nicolas Tournat, efficace au poste de pivot (7-10, 13e).

Le temps mort pris par Zvonimir Serdarusic permettait alors au PSG de stopper l'hémorragie et de refaire son retard (10-10, 17e). Peu après, les Parisiens, qui avaient réglé la mire, prenaient deux buts d'avance pour la première fois du match (15-13, 26e).

Nantes recollait toutefois au score (16-16, 29e) et manquait même l'opportunité de rentrer au vestiaire en tête quand l'Espagnol Romeu Balaguer voyait Skof repousser son jet de sept mètres (30e).

Au retour des vestiaires, le gardien slovène écoeurait le "H" en repoussant trois tentatives consécutives pour permettre au PSG de s'échapper (22-18, 38e). Mais les joueurs de Thierry Anti, admirables d'abnégation, s'accrochaient et revenaient à une longueur (23-22, 46e).

Encore une fois, Skof mettait fin à la révolte nantaise en repoussant une balle d'égalisation. La chance du "H" était passé puisqu'en quatre minutes, le PSG reprenait le large (27-23, 50e).

Paris pouvait alors gérer le money-time sans trembler pour s'offrir son deuxième titre de la saison après le Trophée des Champions.

Tableau des Confrontations PSG-Nantes au Trophée des Champions

Édition Vainqueur Score Lieu
2017 Nantes [Score] [Lieu]
2022 Nantes 36-29 Futuroscope (Poitiers)
Autres [À compléter] [Score] [Lieu]

Ce tableau illustre quelques-unes des confrontations marquantes entre le PSG et Nantes au Trophée des Champions, soulignant l'importance de cette compétition dans le paysage du handball français.

Les confrontations entre le PSG et Nantes au Trophée des Champions sont plus qu'un simple match d'ouverture de saison. Elles représentent un chapitre important de l'histoire du handball français, marqué par la compétition, le talent et la passion.

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