Teddy Riner, figure emblématique du sport français, est devenu le judoka le plus médaillé de l'histoire. Quintuple champion olympique, il a marqué les esprits aux JO 2024 à Paris en battant le Sud-Coréen Minjong Kim en finale et en remportant l'or par équipe. Son parcours exceptionnel ne se limite pas aux tatamis, car il est également un homme d'affaires avisé.

Teddy Riner célébrant une victoire. Source: L'Équipe
Le Salaire de Teddy Riner au PSG Judo
Teddy Riner touche un salaire annuel de 400 000 euros au PSG Judo. En plus de son salaire de base, il perçoit des primes lors des compétitions, augmentant ainsi ses revenus.
Les Diverses Sources de Revenus de Teddy Riner
En tant que superstar mondiale du judo, Teddy Riner est très sollicité par les marques. On le voit régulièrement dans des publicités pour Carrefour, Pitch ou encore Twingo.
En 2018, L’Équipe le plaçait dans le Top 40 des sportifs français les mieux rémunérés au monde, avec 5,5 millions d’euros de gains. Une jolie rémunération qu’il parvient à maintenir année après année.
Investissements et Entreprises
Teddy Riner est aussi bon sur le tatami que dans les affaires. Sa fortune était estimée en 2019 à 5,6 millions d’euros. Il a su diversifier ses revenus grâce à des compétitions, un salaire annuel au PSG Judo de 400 000 euros, des primes et de nombreux partenariats.
En 2008 et 2009, il fonde Riner Judo Connexion pour gérer ses contrats publicitaires et Riner Judo Production pour gérer son image et ses contenus audiovisuels.
Avec Tony Parker, il a lancé il y a cinq ans, la société T&T Global Management pour aider les sportifs de haut niveau à gérer leur fiscalité tout au long de leur carrière. Il cumule également les partenariats avec des grands noms comme Carrefour, le Crédit Agricole ou encore Décathlon.
- T&T Global Management: Société co-fondée avec Tony Parker pour la gestion fiscale des sportifs.
- Riner Judo Connexion: Gestion des contrats publicitaires.
- Riner Judo Production: Gestion de l'image et des contenus audiovisuels.
- Fightart: Entreprise de vente d'équipements sportifs (notamment de judo).
- MediaSchool: Écoles spécialisées dans les métiers du marketing et du management sportif (co-fondée avec Franck Papazian).
Avec Franck Papazian, il a co-fondé MediaSchool, qui regroupe plusieurs écoles spécialisées dans les métiers du marketing et du management sportif en France. Puis, avec Nicolas Poy-Tardieu, il a créé Fightart : une entreprise de vente d’équipements sportifs (notamment de judo). Riner a également ouvert plusieurs académies de judo, pour permettre aux jeunes de rencontrer leur idole et de connaître les bases des techniques utilisées par le triple-champion olympique.

Teddy Riner aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Source: Challenges
La Riner Cup
Et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Le quintuple champion olympique lance la « Riner Cup », une compétition de judo pour les amateurs. Prévue les 5 et 6 avril à Asnières-sur-Seine (92), dans l’Arena qui porte son nom.
« J’ai créé cette compétition pour mettre la lumière sur les amateurs, les petits jeunes, les adultes, les gens qui sont en association sportive, qui viennent le mercredi et le samedi pour s’entraîner mais qu’on ne voit pas forcément », a-t-il expliqué au micro de L’Équipe.
Dans le détail, la compétition est ouverte aux cadets, juniors et même aux seniors à partir de la ceinture verte.
L'Engagement de Teddy Riner dans le Sport Français
Outre ses partenariats, Teddy Riner est engagé dans la défense du sport en France. Il avait déjà été critique à l’égard du manque d’infrastructures sportives. Aujourd’hui il souhaite que l’État s’investisse davantage dans le sport. Alors que des coupes budgétaires ont été envisagées par le gouvernement. Il avait signé en janvier une tribune avec d’autres athlètes olympiques contre la baisse des budgets. Un constat qu’il partageait déjà en 2015.
« Le haut niveau, c’est un choix personnel, mais c’est aussi la France qui brille à travers eux, et notre pays ne peut pas fuir cette responsabilité. Il poursuivait en indiquant qu’« il est aussi très difficile de voir changer les choses, car un gouvernement en chasse un autre. C’est un peu la même histoire dans les fédérations. Les projets n’ont pas le temps de se structurer. Quand je vois qu’un établissement comme l’Insep est devenu privé, je ne peux que constater le désengagement de l’État. »
Faire naître une culture sportive en France. Un projet pour lequel il pourrait consacrer l’entièreté de sa retraite, qui sait ?