Liste des Joueurs Blessés du PSG : Impact et Perspectives

Le Paris Saint-Germain (PSG) se trouve actuellement confronté à une situation délicate avec plusieurs joueurs clés blessés. Cette situation met en évidence les défis liés à la gestion d'une équipe de haut niveau soumise à un calendrier exigeant.

Après un jour de repos accordé par Luis Enrique, la reprise de l'entraînement est prévue ce mardi pour le PSG. Cependant, plusieurs absences sont à prévoir pour le match de Ligue 1 face au Havre samedi (21h05).

Luis Enrique va progressivement récupérer ses internationaux cette semaine. L'entraîneur du Paris Saint-Germain va retrouver son équipe, éparpillée un peu partout sur la planète depuis la semaine dernière, à l'occasion de la trêve internationale.

Les Absents Face au Havre

Pour le match face au Havre, samedi au Parc des Princes (21h05), l'Espagnol ne pourra ni compter sur Achraf Hakimi (victime d'une entorse grave à la cheville gauche), ni sur Désiré Doué (lésion de grade 3 à la cuisse).

Ces deux là devraient manquer encore quelques longues semaines de compétition, alors que deux autres joueurs blessés sont, eux, plus proches d'un retour.

En cette fin d'année civile, le Paris Saint-Germain doit faire avec les absences de quatre éléments cruciaux : Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Achraf Hakimi et Nuno Mendes, tous blessés pour plusieurs semaines, au moins.

Incertitudes Autour de Dembélé et Mendes

Est-il possible de retrouver Nuno Mendes et Ousmane Dembélé face au Havre samedi en Ligue 1 ? Il faut attendre les prochains jours pour en avoir le cœur net. Les deux ont été touchés face au Bayern Munich avant la trêve (1-2, en Ligue des champions) et souffrent respectivement d'une entorse du genou, et d'une lésion au mollet gauche.

Il est aujourd’hui impossible de savoir si Ousmane Dembélé et Nuno Mendes participeront à un bout de PSG-Tottenham, le mercredi 26 novembre pour la cinquième journée de la Ligue des champions. Il existe quand même une tendance et elle est négative, pour l’attaquant comme pour le latéral gauche. Les deux hommes se sont blessés le même jour, le 4 novembre lors de la réception du Bayern Munich toujours en C1. Le Ballon d’or souffre d’une lésion au mollet gauche alors que le meilleur arrière gauche du monde a été victime d’une entorse au genou gauche. Les chances sont minimes de les voir s’ébrouer contre les Anglais.

Leur retour à la compétition est d’autant plus nébuleux que Luis Enrique s’est livré à un mea-culpa après la défaite (1-2) face aux Bavarois. « Quand tu récupères des joueurs blessés, ils ont récupéré mais ils ne sont pas en forme à 100 %. C’est une chose que je dois savoir mieux gérer. Avec mon idée et mon expérience, je dois beaucoup m’améliorer dans ce sens », a soutenu l’entraîneur parisien dans une déclaration pleine de suspense et mystérieuse.

Sorti après une blessure au mollet contre le Bayern Munich le 4 novembre, Ousmane Dembélé est encore loin de retrouver les terrains.

Tableau des Blessures Récentes au PSG

Joueur Blessure Date de la blessure Durée d'indisponibilité estimée
Achraf Hakimi Entorse grave à la cheville gauche Novembre Plusieurs semaines (au moins 6)
Désiré Doué Lésion de grade 3 à la cuisse 29 octobre Plusieurs semaines
Ousmane Dembélé Lésion au mollet gauche 4 novembre Plusieurs semaines
Nuno Mendes Entorse du genou gauche 4 novembre Plusieurs semaines

Le PSG ne reverra pas Hakimi avant janvier Dès la sortie en larmes d'Achraf Hakimi, lourdement touché par un tacle de Luis Diaz qui n'aurait pas dû nécessiter l'intervention du VAR pour lui valoir un carton rouge direct, on savait que le bilan serait lourd. Les examens passés ce mercredi ont confirmé « une entorse sévère » de la cheville gauche qui entraînera « une indisponibilité de plusieurs semaines selon le PSG ». Au moins six, selon nos informations, ce qui lui laisse l'espoir de disputer la CAN avec le Maroc, mais pas au PSG de le revoir avant la fin du mois de janvier.

Le défenseur va devoir être patient. Il devra faire surveiller l'évolution de sa cheville dans les prochaines semaines. Si l'hypothèse d'une opération a été écartée, elle pourrait revenir sur la table suivant la cicatrisation de la blessure. Sa reprise à la compétition en dépend également. Cette indisponibilité jusqu'à la trêve hivernale rejoint celle de Désiré Doué, touché à une cuisse le 29 octobre à Lorient (1-1), le dernier absent avant la rencontre contre les Allemands. Ce dernier souffre d'une lésion de grade 3 à la cuisse droite. « Je suis calme car je sais qu'on va surmonter ça »

Pour Dembélé, dont la saison ne semble pas avoir vraiment commencé avec déjà sept rencontres manquées, le délai pourrait être moins long. Le Ballon d'Or s'était plaint de douleurs à un mollet dimanche, mais il avait pu s'entraîner normalement lundi et des examens n'avaient rien révélé. Il a joué strappé et s'est finalement donné « une lésion » dont le grade n'a pas été communiqué, qui l'a obligé à sortir dès la 25e minute de jeu mardi. Il ne sera pas de retour avant la fin novembre et c'est désormais le temps des questions. Elles concernent autant ce que le PSG a fait de mal ou de moins bien pour en arriver là que ce qu'il va devoir faire désormais pour composer sans un tiers de ses joueurs de champ dans une période où sa dynamique est compliquée (3 victoires, 3 nuls et 1 défaite sur les sept derniers matches toutes compétitions confondues).

Depuis le début de la saison, sur ses quinze rencontres en Ligue 1 et Ligue des champions, Paris n'a été au complet qu'une fois. Cela l'empêche de relancer une dynamique.« Je ne me rappelle aucun match cette saison où on a joué avec toute l'équipe en forme, disait Luis Enrique mardi après la rencontre. C'est une saison différente, il faut savoir gérer ça. Je ne me cherche aucune excuse, c'est notre responsabilité de faire mieux mais il faut accepter. Je suis calme car je sais qu'on va surmonter ça. J'attends au fil de la saison de récupérer l'équipe et les joueurs pour retrouver notre niveau. C'est le début de la compétition. L'important c'est en mars, avril, mai, on verra quelle sera la hiérarchie à ce moment-là. »

Après le choc de dimanche contre Lyon, les joueurs encore valides s'envoleront vers leur sélection nationale pour des périodes là encore propices aux coups durs.

Avec les blessures d’Ousmane Dembélé, d’Achraf Hakimi, de Nuno Mendes et de Désiré Doué, quatre titulaires habituels sont indisponibles pendant plusieurs semaines. Conséquence d’une saison à rallonge pour le club de la capitale champion d’Europe.

Dû aux blessures d’Ousmane Dembélé, d’Achraf Hakimi et de Nuno Mendes contre le Bayern Munich, mardi, en Ligue des champions (1-2), outre celle de Désiré Doué, ce ne sont pas moins de quatre titulaires habituels qui sont indisponibles pendant plusieurs semaines. Soit plus d’un tiers de l’équipe type, habituellement alignée par l’entraîneur, Luis Enrique.

Ces absences s’ajoutent à un manque de fraîcheur physique de l’ensemble de l’équipe, qui est apparue émoussée face aux Bavarois. Voire très fatigués pour certains, à l’instar de Fabian Ruiz ou Marquinhos, qui revenaient tout juste de convalescence. « Beaucoup de joueurs [du PSG] ne sont pas en forme, à 100 %. J’en fais partie », a reconnu ce dernier, mardi soir. Les champions d’Europe sont rattrapés par un cercle vicieux : les éléments valides, appelés à remplacer ceux qui sont sur le flanc, sont contraints de jouer plus de matchs et plus longtemps, ce qui les épuise et les expose eux aussi à des blessures. C’est en particulier le cas de Bradley Barcola et Khvicha Kvaratskhelia, sur lesquels pèse l’essentiel du rendement offensif de l’équipe avec les indisponibilités répétées du duo Doué-Dembélé. « Ça commence à tirer » au niveau de la fatigue, a avoué Barcola, mardi soir.

L'Aspect Psychologique du Retour de Blessure

Ancien tennisman reconverti dans le coaching mental, Pier Gauthier s'est penché sur l'avalanche de blessures du PSG. Avec en filigrane la question de l'appréhension psychologique au moment du retour. Il livre son analyse et ses solutions à RMC Sport.

Ce sera à coup sûr un moment-clé de la saison du PSG. Confronté à une épidémie de blessures chez ses cadres, le champion d'Europe va devoir soigner les corps, mais aussi les esprits s'il veut retrouver les sommets atteints la saison passée.

Car le retour de blessure est toujours un moment charnière. Le corps reçoit le feu vert médical mais l’esprit, lui, accuse encore le choc: mémoire de la douleur, frustration, peur de ralentir l’équipe. Cette "ombre mentale" se glisse dans les appuis, les duels, les accélérations. Le joueur fonctionne avec un léger temps de retard, le temps que le cerveau réapprenne à faire confiance au corps. Je me souviens d’un milieu de Ligue 1 que j’avais accompagné: physiquement prêt, il continuait pourtant à freiner inconsciemment avant chaque changement de direction. Tant qu’il n’avait pas accumulé assez de preuves concrètes - un duel gagné, une accélération fluide, un appui sans retenue - la peur tenait le volant.

Au PSG, ce phénomène s’amplifie. Revenir sous la pression parisienne, c’est rejouer dans un contexte où chaque ballon est disséqué, où la marge d’erreur est inexistante. Même s’ils y sont habitués, cette pression décuplée pourrait ralentir leur retour à leur meilleur niveau.

Un joueur peut ainsi rapidement faire face, consciemment ou inconsciemment, à de nombreux pièges mentaux. Trois peurs peuvent surgir:

  • La peur de ne plus être au niveau, car les repères tactiques, sensoriels et la fréquence nerveuse reviennent toujours plus lentement qu’on ne le croit
  • La peur de décevoir, silencieuse mais puissante, qui pousse parfois à en faire trop, trop vite
  • La peur de la rechute, alimentée par la mémoire neurologique de la blessure. Pour des profils explosifs, chaque sprint peut générer un stress important

Une bonne ou mauvaise gestion des émotions (notamment la peur dans ce cas précis) peut faire toute la différence. Identifier la peur et l’accueillir au lieu de la subir permet de la transformer en vigilance utile. Cela fera toute la différence entre un athlète qui hésite, se frustre ou se précipite - au risque d’une rechute si problématique pour le sportif de haut niveau - et celui qui revient avec prudence et vigilance, de façon raisonnée, et donc in fine plus rapidement.

Un retour réussi exige de la clarté mentale. Accepter son état réel - et non celui fantasmé - permet de réduire la frustration et de réinstaller un rythme interne stable. La confiance, elle, se reconstruit souvent sur des micro-preuves (duel gagné, accélération, changement de direction à très haute intensité sans douleur, etc...), qui devront être cochées les unes après les autres.

Pour la restaurer rapidement, le joueur va devoir réenclencher un processus mental exigeant:

  • Oser et tenter des gestes difficiles
  • Accepter d’en rater certains qu’il ne ratait peut-être pas avant la blessure
  • Oser et tenter à nouveau, en améliorant son geste ou en corrigeant ses erreurs avec lucidité et patience

C’est la répétition rigoureuse de ce processus qui conduit invariablement l’athlète vers la réussite et lui apporte la certitude d’avoir retrouvé son meilleur niveau.

De nombreuses pensées parasites peuvent surgir et bloquer l’accès à une concentration optimale: ruminer la blessure, anticiper le jugement, ressasser les peurs évoquées, etc. Pour retrouver cet état si précieux à ce niveau d’exigence, deux axes sont complémentaires:

  • Travailler sur les pensées parasites
  • Se focaliser sur le présent avec des intentions claires et simples

L’environnement joue aussi un rôle majeur. Un cadre clair, cohérent et protecteur, offert par le staff et le vestiaire, accélère la récupération mentale. Un mot juste d’un leader peut parfois effacer une semaine de doute.

Le PSG va à terme récupérer des joueurs essentiels. Le compte à rebours pour les matchs "décisifs" selon Luis Enrique est lancé. Leur impact ne dépendra pas seulement de leur état physique, mais aussi de leur capacité à réorganiser leur mental: sécuriser leurs émotions, reconstruire leur confiance, retrouver la précision de leurs intentions.

Qui Va Porter Le PSG Cette Saison ?

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