Les Critères d'Élection de l'Homme du Match au PSG et les Implications pour le Ballon d'Or

La saison 2024-2025 du PSG a été mémorable, marquée par des performances collectives et individuelles exceptionnelles. Malgré la défaite en finale de la Coupe du monde des clubs contre Chelsea (3-0), les joueurs parisiens ont affiché un niveau de jeu impressionnant, suscitant des interrogations sur leur potentiel impact dans la course au Ballon d'Or.

Le millésime 2024-2025 du PSG a été un régal pour les papilles. Tous ceux qui ont pu y goûter sont unanimes, ils en reprendraient volontiers quelques gorgées. Une Ligue 1, un Trophée des champions et une Coupe de France supplémentaires sont venus s’ajouter au palmarès fourni du club. Mais en plus de ces trophées habituels, Paris a conquis brillamment la Ligue des champions, la première de son histoire.

Les Critères de Sélection pour le Ballon d'Or

Trois critères principaux permettent de départager les nommés pour le Ballon d'Or :

  • Les performances individuelles à caractère décisif
  • Les performances collectives
  • La classe et le fair-play

Le PSG dispose dans ses rangs de plusieurs candidats crédibles, et même du favori avec Ousmane Dembélé. Mais sur les onze titulaires habituels, combien peuvent prétendre à faire partie de la liste des 30 nommés ? Difficile de dégager certaines individualités, tant les acteurs majeurs de cette équipe méritent d’y être.

De Stanley Matthews, premier vainqueur en 1956, à Rodri (2024), du temps s’est écoulé. Le football n’est plus le même et malgré les époques traversées, jamais onze titulaires d’une même équipe ont tous été nommés au Ballon d’or. Y compris dans le Barça de Guardiola, l’Ajax de Cruyff ou le Milan de Sacchi. Le PSG pourrait être la première équipe de l’histoire à se retrouver dans ce cas de figure.

Les Candidats Potentiels du PSG

Pour certains parisiens, la place dans le top 30 est assurée tellement la saison a été parfaite. Ousmane Dembélé est devenu l’homme providentiel du PSG, en 2025. Pas perturbé par les blessures, le Normand a enfin des statistiques, choses qui lui manquaient tant depuis le début de sa carrière (35 buts en 2024-2025 contre 6 en 2023-2024). Repositionné en 9, Dembélé mène le pressing de son équipe, marque de fabrique de Paris.

Au milieu, Vitinha est encore monté un peu plus en gamme. Le regarder évoluer sur le terrain est un régal. Ce facilitateur de transitions est la pièce maîtresse du milieu parisien. Autre candidat à l’une des toutes premières places : Achraf Hakimi. Référence à son poste de latéral droit, qu’il est en train de réinventer, le Marocain se donne sur le terrain. Gianluigi Donnarumma a sauvé la maison parisienne quand il y avait le feu, comme contre Liverpool ou Aston Villa, en Ligue des champions. Mais ces erreurs dans des matches importants en phase de ligue pourraient peser dans la balance.

Désiré Doué, élu homme du match de la finale de Ligue des champions à Munich, Nuno Mendes et Fabián Ruiz ont de très fortes chances de figurer dans la liste des nommés. Venu de Naples en janvier, Khvicha Kvaratskhelia a des statistiques plutôt discrètes, comparées à d’autres prétendants, après avoir connu des débuts timides. Sixième du trophée Kopa, en 2024, João Neves n’est plus un grand espoir, mais bien un talent confirmé. Doté d’une bonne capacité d’adaptation, grâce à une bonne intelligence de jeu, le Portugais, formé à Benfica, fait penser à N’Golo Kanté sur certains aspects de son jeu, tant il affectionne coller aux crampons de ses adversaires et gratter des ballons les uns après les autres.

Solide, l’Équatorien Willian Pacho est l’une des révélations de la saison. Quant au capitaine parisien Marquinhos, il a vécu sa meilleure saison collective depuis sa signature en 2013, après les nombreux échecs du PSG en Ligue des champions, mais il n’a pas été le meilleur à son poste en Europe. Pour Bradley Barcola, ça semble plus délicat.

Les concurrents hors PSG

Hors PSG, Lamine Yamal, Mohamed Salah, Raphinha et Kylian Mbappé sont les principaux candidats sérieux. Il semble difficile d’imaginer trois hommes du club francilien sur le podium, au vu de la concurrence. Avoir trop de joueurs d’une même équipe parmi les nommés n’est pas forcément une bonne nouvelle pour le PSG. Cela peut créer une dispersion des voix.

Candidats potentiels au Ballon d'Or 2025
Joueur Club Réalisations Notables
Ousmane Dembélé PSG 35 buts en 2024-2025, performances décisives en Ligue des Champions
Vitinha PSG Pièce maîtresse du milieu parisien, facilitateur de transitions
Achraf Hakimi PSG Latéral droit de référence, réinventant son poste
Lamine Yamal FC Barcelone Prestations impressionnantes face au Real Madrid et en Ligue des Champions
Mohamed Salah Liverpool Attaquant prolifique, performances constantes
Kylian Mbappé Real Madrid Attaquant de classe mondiale, performances individuelles exceptionnelles

Après s’être refusé à la France pendant 21 ans, le Ballon d’Or va-t-il de nouveau consacrer un Français trois ans seulement après Karim Benzema ? La probabilité est grande. S’il fallait aujourd’hui dégager un favori, Ousmane Dembélé aurait la parfaite gueule de l’emploi. Il regroupe tout un tas de critères qui font les rois.

Le PSG peut tout gagner et Dembélé marque toutes les 93 minutes. Avec 33 buts et 13 passes décisives, il est l’individualité qui ressort du collectif et il a brillé à des instants clés : buteur à Liverpool, en 8e, et à l’Emirates, en demi-finale, il a inscrit deux des buts les plus importants de la saison parisienne. Mais son sacre individuel dépendra nécessairement du scenario du 31 mai. En cas de victoire en Ligue des champions, le trophée aura sans doute beaucoup de mal à échapper à Ousmane Dembélé.

Si l’Inter Milan décroche la Ligue des champions, Lautaro Martinez aura un boulevard devant lui. Deux fois buteur en quart contre le Bayern, décisif contre le Barça en demi-finale, l’Argentin incarne la réussite collective des Italiens (22 buts, 7 passes décisives). C’est donc un match à deux qui semblent s’écrire et la finale de la Ligue des champions devrait consacrer l’un ou l’autre en fonction de quel côté tombera la pièce.

C’est en partie injuste pour Yann Sommer et Gianluigi Donnarumma, tout aussi déterminants pour leurs équipes que Dembélé et Lautaro, mais le Ballon d’Or ne s’offre jamais aux gardiens. C’est aussi pour cette raison que les deux avant-centres ne devraient pas trop souffrir des dispersions de voix et que leurs candidatures sont sacrément sérieuses aujourd’hui. Sauf qu’un troisième homme surgit et nous rappelle qu’une victoire en Ligue des champions, même une année sans Coupe du monde, Euro, CAN ou Copa America, ne garantit pas un triomphe au Ballon d’Or.

Les cinq derniers Ballon d’Or n’ont récompensé qu’à deux reprises un vainqueur de la Ligue des champions. Les trois fois où ce ne fut pas le cas, c’est Lionel Messi qui a dominé les votes avec, en 2023, un solide argument (une victoire en Coupe du monde). Mais il ne lui a pas toujours été nécessaire de rafler un très grand titre collectif pour avoir droit aux lauriers individuels. Rappelons que le critère numéro un pris en compte par les votants du Ballon d’Or reste les performances individuelles et le caractère décisif et impressionnant.

Dembélé et Lautaro ont gagné les demi-finales, yamal a marqué les esprits Et sur ce critère précis, Ousmane Dembélé et Lautaro Martinez ne sont pas les mieux placés car un jeune gamin de 17 ans enchaîne les tours de magie depuis quelques semaines. Personne n’a autant marqué les esprits cette saison que Lamine Yamal. Au-delà de ses statistiques, bien en dessous de celle de Dembélé (16 buts, 24 passes décisives), ses faits d’armes ont une ampleur et une résonance sans doute bien supérieures dans le monde que ceux de Dembélé ou Lautaro. Ses quatre démonstrations face au Real Madrid cette saison ou ses deux prestations gigantesques en demi-finale de C1 face à l’Inter Milan, au cours de la demi-finale du siècle, n’ont aucun équivalent.

Dans la course au Ballon d’Or, la star, c’est Yamal. Un statut qui a parfois permis à Cristiano Ronaldo et Lionel Messi de faire la différence face à Robert Lewandowski, Virgil van Dijk, Antoine Griezmann, Franck Ribéry ou Xavi. Des joueurs qui avaient gagné plus de trophées mais avaient moins marqué les esprits. L’élimination du Barça en demi-finale pourrait être rédhibitoire mais Yamal achèvera tout de même la saison avec une Supercoupe d’Espagne, une Coupe du Roi, une Liga et peut-être même une Ligue des Nations. Un bilan qui l’autorise à penser au Ballon d’Or et pas qu’en se rasant le matin.

Reste une inconnue majeure parce qu’inédite : la Coupe du monde des clubs. Le FC Barcelone n’y participera pas contrairement au PSG et à l’Inter Milan. Mais quels visages offriront les deux équipes ? Ousmane Dembélé et Lautaro Martinez auront-ils seulement un rôle à y jouer au bout d’une saison éreintante ? Et quelle sera la résonance d’une compétition dont personne ne mesure aujourd’hui la portée ?

Le Rôle du Public dans l'Élection de l'Homme du Match

Source d'interrogations, notamment après l'élection du Belge Kevin De Bruyne face au Canada mercredi soir, l'élection de l'homme du match par la Fifa est le résultat d'un vote du public.

Puisqu’on n’est plus à une polémique près dans cette Coupe du monde 2022 au Qatar, même l’élection de l’homme du match n’est pas épargnée. Si certains résultats ne se discutent pas vraiment à l’image du capitaine de l’Equateur Enner Valencia lors du match d’ouverture face au Qatar, d’autres suscitent clairement quelques interrogations. Ce fut le cas pour Kylian Mbappé et Luka Modric après France-Australie (4-1) et Maroc-Croatie (0-0), même si les deux finalistes du dernier Mondial ont été performants, mais surtout du Belge Kevin De Bruyne. Face au Canada (1-0) mercredi soir, le maitre à jouer des Diables Rouges n’a pas vraiment survolé les débats. Le milieu de terrain de 31 ans a même plutôt été décevant. Et lui-même était le premier surpris après avoir reçu le "trophée Budwseiser.

Les stars favorisées"Je ne pense pas avoir fait un grand match. Je ne sais pas pourquoi j'ai reçu ce trophée. Peut-être que j'ai été choisi à cause de mon nom", a-t-il réagi après la rencontre. Le Belge n’est pas loin d’avoir raison. Comme le stipule le règlement de la Fifa, "l’homme du match" est élu par le public. Les internautes peuvent voter durant chaque rencontre de la Coupe du monde de la 60e à la 88eme minute. Pour voter, il suffit simplement d'être inscrit sur le site de l’instance internationale.

En optant pour le choix du public sans prendre en compte toujours les performances des joueurs à travers des statistiques, par exemple, la Fifa favorise l’élection des joueurs stars.

Qui Va Remporter Le Ballon D’OR 2025 : DEMBÉLÉ vs YAMAL

C’est donc ça l’éclatant bonheur d’un joueur qualifié pour sa deuxième demi-finale de Ligue des champions consécutive, avec cherry on the pudding le trophée d’homme du match à la clé ? Ousmane Dembélé a encore montré mardi soir pourquoi il avait une personnalité détonante dans le monde du football professionnel. Car son visage à la sortie de la pelouse de Villa Park n’avait rien à envier à celui de ses prédécesseurs au PSG lors des coups de tonnerre subis au Camp Nou en 2017 ou à Bernabeu en 2022.

L’ancien attaquant du Barça n’a en effet pas du tout aimé le come-back de l’ADN parisien fébrile +++ face à Aston Villa (de 0-2 à la 33e à 3-2 à la 57e), et il n’a pas fait semblant au moment de rejoindre les vestiaires. A tel point que le délégué UEFA souhaitant lui remettre son trophée d’homme du match a dû lui courir après, comme une amusante vidéo l’a vite montré mardi.

Face à l’absence de réaction de « Dembouz » lorsqu’il lui présentait (en vain) cette récompense, l’homme a dû insister de longues secondes, avant qu’on en arrive à la photo officielle du joueur en après-match. Et vu la tronche mythique tirée par Ousmane Dembélé sur ce cliché, on se dit que même du côté des éliminés, Youri Tielemans ou John McGinn aurait esquissé un visage moins fermé en pareil contexte.

Mais que ressentait exactement notre homme providentiel de cette deuxième partie de saison, vraiment proche de zapper le protocole UEFA sur le coup ? Au micro de Canal +, on a vite compris à quel point l’international tricolore avait mal vécu cette qualif obtenue dans la douleur.

« Il faut être exigeants, surtout dans ces matchs, indiquait-il. On s’est rendu la tâche difficile. En deuxième période, on s’est relâchés, on s’est crus trop beaux. À 1-2, on a cru qu’on était déjà qualifiés et que c’était fini. La Ligue des champions est comme ça. Tu peux tomber sur des équipes avec un public chaud qui peuvent renverser le match. Il va falloir être plus exigeants pour les demi-finales. Ce match va nous servir pour la suite.

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