Cette nuit, Botafogo a réalisé un bel exploit en battant à la surprise générale le Paris Saint-Germain (1-0) au Rose Bowl de Pasadena. Outre une victoire de prestige pour Botafogo, c’est surtout la fin d’une série noire qui durait depuis 13 ans. En effet, cela faisait 13 ans qu’une équipe sud-américaine n’avait plus battu une formation du Vieux continent.
Le dernier succès latino remonte à 2012, quand le Corinthians avait remporté le Mondial des Clubs (redevenu la coupe Interncontinentale) face à Chelsea (1-0). Vitinho et Botafogo se sont qualifiés pour le Mondial des clubs grâce à leur victoire en Copa Libertadores.
Cette rencontre inédite n’aura donc pas porté chance au PSG, affrontant pour la première fois Botafogo en compétition officielle. Un adversaire dont le niveau a été salué par Luis Enrique après la rencontre. « Botafogo est l'équipe qui a le mieux défendu contre nous cette saison, que ce soit en Championnat ou en Ligue des champions. Ils ont agi en bloc, ils ont été solidaires », confiait l’entraîneur du PSG, rapporté par L’Equipe. Ils ont réussi à nous mettre un but de Jesus (36e). On n'a pas généré autant d'occasions que d'habitude.
Le club Parisien affronte Botafogo, un club appartenant à John Textor comme l’Olympique Lyonnais. D’ailleurs plusieurs anciens Gones sont présents dans l’effectif du club de Rio et pourraient se rappeler au bon souvenir du PSG : l’arrière gauche Marçal ou encore l’ailier Jeffinho.
Botafogo de Futebol e Regatas de son nom complet est un club historique du Brasileirao, le championnat brésilien. Basé dans un quartier de Rio de Janeiro qui porte le même nom, Botafogo a été créé en 1904. Le club connaît son heure de gloire au carrefour des années 1950-1960.
Emmené par une génération dorée… Zagallo, Didi, Nilton Santos mais surtout Garrincha, le plus grand dribbleur de tous les temps, le club de Rio va empiler les titres (5 championnats de Rio en 11 ans) fournissant la colonne vertébrale de la Seleçao. C’était une incongruité à l’échelle de ce que représente O Glorioso (Le glorieux) au Brésil : Botafogo n’avait jamais remporté la Copa Libertadores.
La plus grande compétition de clubs du football sud-américain. C’est désormais chose faite. Le 30 novembre dernier, Botafogo vient à bout de l’Atlético Mineiro (3-1) au Stade Monumental de Buenos Aires et remporte sa première Libertadores. Un sacre qui a offert aux blancs et noirs leur ticket pour le Mondial des clubs.
Vous imaginez le PSG huitième de Ligue 1 à l'automne prochain ? Impensable, non ? C'est pourtant ce qui arrive à Botafogo, qui a traversé une forte zone de turbulences dans la foulée de son doublé Copa Libertadores, l'équivalent sud-américain de la Ligue des champions, et Championnat du Brésil, entre novembre et décembre derniers.
Le club carioca, détenu depuis 2022 par John Textor, a vécu il y a six mois sa période la plus glorieuse en 120 ans d'histoire et le retour sur terre a été rude, en début d'année civile, dans la foulée du départ de l'entraîneur du doublé Artur Jorge. Il a fallu cinquante-cinq jours pour que le club trouve un successeur à Artur Jorge, l'intérim de Carlos Leiria (brièvement relayé par Claudio Caçapa) ayant tourné à la catastrophe.
Fin février, c'est Renato Paiva (55 ans), formateur notamment de Gonçalo Ramos et Renato Sanches à Benfica, qui a débarqué, et les débuts n'ont pas été flamboyants, avec deux victoires en huit matches toutes compétitions confondues. Mais depuis, Paiva, qui a aussi entraîné Willian Pacho dans le club équatorien d'Independiente del Valle, a sacrément redressé la barre.
Sur les neuf dernières rencontres, toutes compétitions confondues, il a connu sept succès et le seul revers a eu lieu avec une équipe bis en Coupe du Brésil (0-1), dans un match sans réel enjeu contre Capital, club de D4 brésilienne (Botafogo avait gagné 4-0 à l'aller). Certains joueurs comme l'ailier Artur, arrivé cet hiver du Zénith, ont commencé à faire leur trou.
Botafogo a en outre réussi à attirer avant le début de la compétition quelques joueurs ayant déjà bourlingué dans des gros clubs européens, comme Arthur Cabral (Benfica) ou Joaquin Correa (Inter Milan, ex-OM). Freitas, toujours : « Il nous aide beaucoup. Il nous donne tout le soutien dont nous avons besoin pour être le plus performant possible. »
La victoire surprise de Botafogo face au PSG (1-0) ce vendredi lors de la Coupe du monde des clubs enflamme évidemment la presse brésilienne et surprend les médias européens. La Coupe du monde des clubs a vécu sa première grosse surprise, dans la nuit de jeudi à vendredi à Los Angeles. Et c’est le PSG qui en a fait les frais. Le récent vainqueur de la Ligue des champions s’est fait surprendre (1-0) par Botafogo, tenant du titre la Copa Libertadores.
Et la presse brésilienne n’en revient pas. "L’apothéose", s’enflamme Globo Esporte avec une photo du buteur, Igor Jesus, extatique. "Botafogo a mis le PSG dans sa poche"À l’instar de l’entraîneur Renato Paiva, le média dédie cet exploit aux équipes de la zone Conmebol.
"La victoire du Botafogo est aussi sud-américaine", titre un article sur le site. "Botafogo, actuel champion d'Amérique du Sud, a battu le PSG et l'a mis dans sa poche, mettant fin à une sécheresse de douze ans", se réjouit Globo. "Depuis 2012, année où les Corinthians ont battu Chelsea (soit neuf matchs, soit plus de douze ans), aucun club sud-américain n’avait battu une équipe européenne en compétition officielle."
UOL Esporte, autre grand média sportif brésilien, salue la tactique "unica ola" (un seul ballon) de Botafogo, qui a marqué sur l’une de ses rares (la seule?) occasions du match. La victoire fait aussi réagir les voisins argentins comme TyC Sports qui salue ce "coup historique", tout comme Olé qui évoque le "crash" signé par le club carioca. En Europe, Marca constate que "Botafogo a fait redescendre sur terre le PSG".
Voici un tableau récapitulatif des moments clés de l'histoire récente de Botafogo :
| Période | Événement | Détails |
|---|---|---|
| 2012 | Dernière victoire sud-américaine contre une équipe européenne | Corinthians bat Chelsea en Mondial des Clubs |
| 2022 | Acquisition par John Textor | Début d'une nouvelle ère pour le club |
| Novembre 2023 | Victoire en Copa Libertadores | Botafogo bat l'Atlético Mineiro 3-1 |
| Juin 2024 | Victoire contre le PSG en Coupe du Monde des Clubs | Botafogo bat le PSG 1-0 |
Luis Enrique s'arrête au micro de DAZN« Je pense que c'était serré en début de match, on a eu beaucoup de difficultés pour créer des occasions de but. Ils ont marqué leur but sur une occasion assez différente, un peu bizarre. Mais ils ont été bons, ils ont fait un très bon match et c'était difficile pour nous de marquer.
Désiré Doué au micro de DAZN« On est déçus, on a perdu, ce n'est pas ce qu'on voulait. On n'a pas été efficaces, on a eu beaucoup de situations, d'actions... Eux, ils ont eu 2-3 actions, et ils ont été très efficaces devant le but. Nous on ne l'a pas été, et ça nous a coûté ce soir.
La réaction du président de Botafogo John Textor au micro de DAZN« Ils ont gagné ce match, ça veut dire beaucoup pour nous. Ils ont l'équipe qu'ils ont, avec leurs joueurs… Mais on a su prendre l'avantage au bon moment, et les joueurs ont su trouver le bon chemin vers la victoire.
Paris n'a pas l'habitude de perdreIl fallait remonter au 3 mai pour voir le Paris Saint-Germain s'incliner. C'était face à Strasbourg à la Meinau en Ligue 1 (2-1).

Dans la nuit de jeudi à vendredi, Botafogo a créé la surprise en s'imposant face au Paris Saint-Germain (1-0) lors de la 2e journée de la phase de groupes de la Coupe du monde des Clubs. Une victoire qui enflamme la presse brésilienne.
«Historique», «une victoire inoubliable qui va choquer l'Europe». Ce vendredi, la presse brésilienne est en fusion après la victoire surprise obtenue la nuit dernière par Botafogo contre le Paris Saint-Germain (1-0), lors de la 2e journée de la phase de groupes de la Coupe du monde des Clubs.
Le PSG avait pourtant la faveur des pronostics avant cette rencontre, puisqu'il est désigné comme le principal favori du tournoi. Mais le champion de France et d'Europe est tombé sur un os face à une formation brésilienne qui a mis fin à la suprématie des clubs européens.
Une Première Depuis 2012
«Botafogo, actuel champion d'Amérique du Sud, a battu le PSG et l'a mis dans sa poche, mettant fin à une disette de douze ans», écrit Globo Esporte, en référence à la dernière victoire d'un club sud-américain contre une équipe européenne en compétition officielle. Ce résultat est bien plus qu'une victoire de Botafogo contre Paris pour le Brésil.
«Aucune justification ne pouvait apaiser la plaie ouverte de l'orgueil blessé. Après tout, nous savons que l'Amérique du Sud n'a pas inventé le football : elle l'a fait naître», poursuit le média brésilien, avant de lancer : «Botafogo a joué au Maracanã avec Garrincha devant plus de cent mille personnes alors que le PSG n'existait même pas.»
«Gigantesque»
Pour la version brésilienne d'ESPN, «les 53 699 supporters présents au Rose Bowl n'ont pas seulement assisté à la "mort" d'un champion d'Europe en titre : ils ont assisté depuis les tribunes à la renaissance du football brésilien». Le média évoque «une version footballistique de David contre Goliath», rappelant que «Botafogo affrontait non seulement le champion de la Ligue des Champions de l'UEFA, mais aussi la meilleure équipe d'Europe».
«Historique, mémorable, inoubliable, incroyable, gigantesque... Choisissez l'un de ces mots pour définir la victoire 1-0 de Botafogo sur le PSG», se réjouit UOL Esporte, un autre grand média sportif brésilien. «Certes, le PSG est en fin de saison et semble un peu plus épuisé, mais il y a quelques jours, dans les mêmes conditions, il battait l'Atletico Madrid 4-0. Il y a vingt jours, il battait l'Inter Milan 5-0 en finale de la Ligue des Champions. Ce n'est pas rien», écrit-il, avant de saluer le coup tactique d'une équipe de Botafogo «récompensée pour son organisation, sa détermination et son efficacité».
Avec six points et un seul match à jouer dans le groupe B, la formation basée à Rio de Janeiro a quasiment validé son billet pour les 8es de finale.
