Ce vendredi soir, la Berrichonne de Châteauroux accueille le Paris-Saint-Germain en 32e de finale de la Coupe de France, une affiche inégalée depuis près d'un quart de siècle au stade Gaston Petit.
Berrichonne de Châteauroux - Paris-Saint-Germain, l'affiche est alléchante au Stade Gaston Petit, 32e de finale de la Coupe de France de football ce vendredi soir à 21h. Le stade affiche complet, même si le PSG ne viendra pas avec toutes ses stars, à commencer par Kylian Mbappé laissé au repos. L'histoire des deux clubs s'est parfois entremêlée, grâce notamment à Michel Denisot, président des deux clubs au cours des trois dernières décennies, mais pas seulement.

Michel Denisot, trait d'union entre le Paris-Saint-Germain et la Berrichonne de Châteauroux.
Quelques chiffres clés avant le match
Voici cinq informations que vous ignorez peut-être avant le duel entre les deux équipes :
- 14.204: Le nombre de spectateurs dans les travées du stade Gaston Petit. Le match entre la Berri et le Paris Saint Germain se jouera à guichets fermés, avec 14.204 spectateurs précisément.
- La dernière fois que le stade a été plein comme un œuf, il faut remonter au siècle dernier, quand la Berri a évolué en Division 1, pendant la saison 1997-1998, lors de la réception de Marseille avec 16.528 spectateurs, un record encore aujourd’hui à domicile.
- Le match avec la plus grosse affluence pour la Berrichonne de Châteauroux, c’était évidemment le samedi 29 mai 2004, au Stade de France, avec 78.357 spectateurs pour la finale de la Coupe de France.
Historique des confrontations
La Berrichonne et le PSG se sont finalement peu affrontés en compétition officielle : six fois en championnat (saison 1970-1971, saison 1973-1974 et saison 1997-1998) et deux fois en Coupe de France (1996 et 2004). Au final, les deux équipes comptent chacune quatre victoires pour autant de défaites.
La finale de la Coupe de France durant la saison 2003-2004 reste le point d’orgue des confrontations entre la Berri et le PSG. Succès et Coupe de France pour le Paris-Saint-Germain grâce à un but de Pedro Miguel Pauleta. En Coupe de France, la Berri a aussi à son palmarès un quart de finale en 1995.
Voici un récapitulatif des confrontations directes :
| Compétition | Saisons | Nombre de matchs | Victoires Châteauroux | Victoires PSG |
|---|---|---|---|---|
| Championnat | 1970-1971, 1973-1974, 1997-1998 | 6 | 3 | 3 |
| Coupe de France | 1996, 2004 | 2 | 1 | 1 |
| Total | 8 | 4 | 4 |
Le PSG à Heugnes en 1997
Marco Simone, Paul Le Guen, Vincent Guérin, Franck Gava, Florian Maurice et beaucoup d’autres. Le PSG version 1997-1998 se dévoile pour la première fois le 14 juillet 1997 au stade municipal de Heugnes, dans l’Indre, petite commune d'à peine 400 habitants. Le PSG bat les Polonais de Lech Poznan 1-0.
Après quelques jours au camp des loges à Saint-Germain-en-Laye, le club de la capitale avait posé ses valises dans l’Indre pour son premier match amical de la saison, un déplacement à l’initiative évidemment de Michel Denisot qui avait ensuite accueilli le soir l’équipe dans sa maison indrienne.
Michel Denisot, encore à l’origine d’un match de pré-saison, en 1996 à La Châtre entre la Berrichonne et le PSG. Et même chose en 1995 à Limoges, et idem en 1994 à Déols.

Michel Denisot, un homme clé
Le président actuel de la Berrichonne a dirigé les deux clubs : président délégué du PSG de 1991 à 1998, président de la Berrichonne de 1989 à 1991, de 2002 à 2009, et depuis 2021. Le match entre les deux équipes pourrait être son dernier à la tête de la Berri. A 77 ans, il pourrait annoncer son retrait.
Il devrait y avoir du beau monde au stade Gaston Petit ce vendredi soir. Michel Denisot a précisé à nos confrères de la Nouvelle République que sept à huit anciens joueurs qui ont porté les couleurs des deux clubs seront dans les tribunes. On verra aussi l’ancien international, ancien entraîneur du PSG, Luis Fernandez, en qualité de consultant de BeIn Sport.
Joueurs ayant marqué les deux clubs
Dans l’histoire du football, plusieurs joueurs ou personnalités sont passés à la fois au PSG et à La Berrichonne de Châteauroux au cours de leur carrière. Ils ont écrit la belle histoire de la Berrichonne mais également celle du PSG. Dans l’histoire du football, plusieurs joueurs ou personnalités sont passés par le club de la capitale et celui de l’Indre et ont marqué, parfois, les deux formations.
Le plus emblématique de tous est sans contestation l’actuel président des Berrichons, Michel Denisot. À la tête du PSG dans les années 1990, l’ancien présentateur de Canal + est redevenu pour la troisième fois président de la Berrichonne de Châteauroux, le 9 mars 2021, lors du rachat du club par le prince saoudien Abdallah ben Moussaed et son groupe United World. Lors de ses trois mandats, Michel Denisot a professionnalisé Châteauroux entre 1989 et 1991 puis a fait monter le club en Ligue 2.
- Jimmy Algerino a signé à Châteauroux en 1993 avant de revenir au PSG. Après son départ de Niort (1990-1991), Algerino passe brièvement par Monaco (1991-1992) et Epinal (1992-1993) avant de débarquer dans l’inconnu à Châteauroux en 1993 où il jouera 104 matches en trois ans. Dans l’Indre, Jimmy Algerino se révèle avant de filer au PSG (1996-2001) où il joue avec des joueurs comme Rai, Leonardo, Bernard Lama ou Julio César Dely Valdes. En 1998, il fait partie de l’équipe qui réalise le doublé Coupe de France - Coupe de la Ligue.
- Rabesandratana signe dans la capitale en 1997 et s’impose à Paris jusqu’à devenir le capitaine de l’équipe en 2000-2001. Peu apprécié par Louis Fernandez, qui vient de prendre les rênes du PSG, « Rabé » part à Athènes pendant un an avant de revenir… à Châteauroux !
- Marco Simone était l’entraîneur de Châteauroux entre mars et octobre 2021.
- Jérôme Leroy, formé au PSG (1995-2000 ; 2002-2003), qui a terminé sa carrière chez les Berrichons en 2015.
- Stéphane Dalmat, formé à Châteauroux, qui a été recruté par les Parisiens en 2000, même s’il partira à l’Inter Milan dès la trêve hivernale.
- Nicolas Douchez, gardien du PSG entre 2011 et 2016, a également fait une pige dans l’Indre lors d’un prêt (2003-2004) en provenance du Havre.
Plus récemment encore, Marco Simone, l’ex-attaquant du PSG (1997-1999), s’est reconverti en entraîneur et a atterri en mars 2021 à Châteauroux où il avait été choisi par Michel Denisot pour être à la tête de l’équipe première. Mais faute de résultat, il a été démis de ses fonctions en octobre de la même année.
Nous sommes en 2004, lors de la fameuse épopée en Coupe de France qui se terminera par cette défaite 1-0 face au PSG au Stade de France. Pour en arriver jusque-là, les Castelroussins ont éliminé successivement Vitré (N3), Chinian (R1), Grenoble (L2), Valence (L2), Créteil (L2), et Monaco (L1), finaliste de Ligue des Champions cette saison-là.
En championnat, Châteauroux est dans le ventre mou de la Ligue 2. Au sortir de la 33ème journée, les coéquipiers de Djibril Sidibé s’imposent 1-0 à Clermont Foot et occupent la 10ème place du championnat. À 5 journées de la fin du championnat, les Berrichons comptent 13 points d’avance sur le premier relégable et 11 points de retard sur la troisième place, synonyme de montée. Autant dire que La Berri sait déjà qu’elle évoluera en Ligue 2 la saison suivante.
L’autre demi-finale oppose le FC Nantes et le Paris Saint-Germain. Résumons : La Berri jouera à domicile, face à un adversaire sur le papier inférieur, qui perd des forces dans sa lutte pour la montée. Châteauroux n’a plus rien à jouer en championnat et une victoire offrirait une première finale dans l’histoire du club, face à un club historique du championnat de France.
Face à son public, Châteauroux ne se rate pas. Sébastien Roudet ouvre la marque dès la deuxième minute et lance son équipe sur les bons rails. Gueï doublera la mise à la 37ème minute pour assurer aux siens une place pour la finale.
Le 6 janvier prochain, vous serez 14.204 dans les gradins de Gaston Petit, face au monument européen du Paris Saint-Germain.
Le Red Star et Toulouse en échec, Paris S.G. Paris S.G. dominait, marquant le jeu de son emprise ou la précision des passes et la sûreté collective firent merveille. La Berrichonne tentait courageusement d’inquiéter Choquier, notamment par Delestre remarquable mais que Bade réussit parfaitement à contenir. Quoi qu’il en soit à la mi-temps le score était nul.
Mais au fil des minutes le P.S.G. Paris Saint-Germain est le vainqueur logique et sort grandi de cette victoire qui le place sur la plus haute marche du podium.
C’est un Paris-Saint-Germain au grand complet qui était venu passer ce 9 juillet dans l’Indre, arrivant directement de son camp d’entraînement hollandais et s’offrant la Berrichonne comme sparing-partner avant de débuter le lendemain le tournoi de Paris. Disons tout de suite que la présence du P.S.G.
Avec un milieu de terrain particulièrement impressionnant, où Fernandez, Susic, Zaremba, Toko recevaient fréquemment le concours de Pilorget, Bathenay ou Tanasi, le P.S.G monopolisa le ballon en début de match, les Castelroussins s’efforçant pour leur part de faire circuler la balle à chaque fois qu’ils la récupéraient, sans parvenir toutefois à approcher à bonne distance de Baratelli.
Dans ce match sans rythme, quelques accélérations de Toko ou Bathenay d’un côté, Bellavia de l’autre et de jolis gestes techniques (Susic, Bougras), sauvaient le spectacle qui se trouva fort apportunément réhaussé par un premier but parisien.
En seconde ini-temps, les stars restaient au vestiaire et Leduc faisait tourner tout son effectif, ce qui permit de découvrir un Janvion déjà affûté et un Dahleb à l’abattage intact. Côté castelroussin, le remplacement de Loukaka par Castellani donna plus de tranchant à l’attaque.
La Berrichonne n’allait pourtant pas pouvoir égaliser, malgré quelques bonnes attaques de ses deux lutins (débordement de Castellani, 73′, et surtout tir en pleine course de Bellavia bien lancé, 81′). Ce furent au contraire les Parisiens qui aggravèrent le score, Lemoult contrôlant fort bien un centre de Prefaci pour tromper Mattielo.
Difficile de faire un bilan de cette équipe parisienne en tout début de rodage ; ses défenseurs n’ont pas eu à forcer leur talent dans un match facile pour eux. Fernandez a toujours la même envie de gagner, N’Gom beaucoup de vivacité et finalement c’est peut-être la prestation de Préfaci qui aura été la plus intéressante, dans la mesure où les dirigeants parisiens ont proposé de prêter leur milieu de terrain à la Berrichonne.
Football - Coupe de France (32e de finale) Châteauroux-PSG 1-3 Le kop du PSG
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