Programme d'intersaison au football : Préparation physique et optimisation des performances

L'intersaison est une période cruciale pour les footballeurs, offrant l'opportunité de se régénérer, de corriger les déséquilibres et de se préparer physiquement et mentalement pour la saison à venir. Cet article explore les différents aspects d'un programme d'intersaison efficace, allant de la préparation physique à la nutrition et à la motivation mentale.

Pourquoi la préparation physique est cruciale dans le football

Le football moderne est un sport multidimensionnel. Les joueurs doivent être capables de courir de longues distances, de sprinter, de changer de direction brusquement, d’absorber des chocs, et de maintenir leur concentration mentale pendant 90 minutes, voire plus. Un joueur mal préparé physiquement verra ses performances décliner rapidement au fil du match, augmentant le risque de blessure et réduisant son efficacité globale.

Les exigences principales du football incluent :

  • L’endurance aérobie : essentielle pour tenir le rythme du match.
  • La force musculaire : nécessaire pour les duels, les sauts et les frappes.
  • La vitesse et la réactivité : indispensables pour les changements de direction et les phases offensives/défensives.

Ainsi, une préparation physique doit prendre en compte ces trois aspects fondamentaux.

Les bases du travail foncier football

Le travail foncier constitue la base de la préparation physique, notamment en début de saison. Il s'agit d'un entraînement orienté vers le développement de l’endurance aérobie. Cela permet au joueur de tenir la charge de travail sur la durée et de mieux récupérer après les efforts intenses.

Le travail foncier inclut :

  • Des courses longues à allure modérée
  • Des exercices de fartlek (alternance de rythmes)
  • Des séances de HIIT (High-Intensity Interval Training)

Ce socle d’endurance est fondamental pour bâtir un corps capable d’encaisser les efforts répétés typiques d’un match. De plus, il améliore la capacité de récupération et réduit les douleurs musculaires post-effort.

Définir un programme de préparation physique selon la saison

Une préparation physique efficace évolue selon la période de l’année. Il est essentiel de diviser la saison en trois phases principales :

Comment planifier ses entrainements de préparation physique ?

Phase de la saison Objectifs principaux Exemples d’exercices clés
Pré-saison Développement général, endurance, force Travail foncier, renforcement musculaire, gainage
Saison (in-season) Maintien des qualités physiques, prévention blessures Entraînements courts, explosivité, récupération active
Inter-saison Repos actif, correction des déséquilibres Travail technique léger, stretching, vélo

Durant la pré-saison, le programme met l’accent sur le volume de travail, l’endurance, la musculation de base. En pleine saison, l’objectif est d’entretenir la forme et d’éviter le surentraînement. Enfin, en période d’intersaison, un repos actif est recommandé pour permettre au corps de récupérer.

Conseils pour un programme de préparation physique efficace

Un bon programme repose sur une planification rigoureuse et une adaptation constante aux retours du joueur et aux objectifs du club.

  • Catégorie 8-12 ans : Apprentissage moteur et plaisir
    • Objectifs : Développer la coordination, la motricité générale, poser les bases de l’endurance et de la vitesse, éviter toute musculation lourde ou technique trop avancée.
    • Programme hebdomadaire type (2 séances) : Coordination + Vitesse, Endurance ludique + Agilité.
    • Points clés : garder l’aspect ludique, favoriser le mouvement libre, éviter charges et surmenage.
  • Catégorie 13-18 ans : Construction physique et adaptation au poste
    • Objectifs : Améliorer l’endurance, la puissance et la coordination spécifique, introduire musculation poids du corps, début de spécialisation par poste.
    • Programme hebdomadaire type (3 séances) : Endurance + Travail foncier, Renforcement musculaire + gainage, Agilité + Spécifique poste.
    • Point clé : contrôler la charge, adapter selon la croissance, éviter surcharge articulaire.
  • Catégorie Adulte (18-35 ans) : Performance et optimisation
    • Objectifs : Développer la puissance, l’explosivité et la VMA, individualiser les séances selon les postes, suivre un programme complet et cyclé.
    • Programme hebdomadaire type (4 séances) : HIIT aérobie, Musculation, Vitesse + Agilité, Match + récupération active.
  • Catégorie Senior (+35 ans) : Prévention et maintien de la condition
    • Objectifs : Préserver la mobilité, l’explosivité contrôlée, prévenir les blessures, optimiser la récupération.
    • Programme hebdomadaire type (2 à 3 séances) : Cardio contrôlé + renforcement, Mobilité + gainage, Match amical ou jeu réduit (optionnel).

Préparation mentale et motivation pendant la préparation physique

La préparation physique est une phase exigeante, tant sur le plan physique que mental. Elle demande rigueur, discipline et constance. Pour maintenir une motivation élevée sur la durée, il est crucial d’intégrer des techniques de préparation mentale dans le programme.

Un levier puissant est la visualisation mentale. Elle consiste à imaginer mentalement des situations de réussite, pour renforcer la confiance et améliorer la concentration.

Les objectifs doivent être réalistes et progressifs : « courir 1 km de plus que la semaine passée », « effectuer la séance sans pause non prévue », ou encore « mieux récupérer entre les efforts intenses ».

Pour renforcer la motivation collective, il est aussi essentiel de créer une dynamique de groupe. Cela passe par :

  • L’encouragement mutuel entre coéquipiers
  • Des challenges en binôme ou en équipe (ex : meilleur temps en parcours agilité)
  • Un cadre positif porté par le coach et le capitaine, valorisant l’effort et l’engagement

La force mentale collective est souvent ce qui fait la différence sur la durée d’une saison.

Rôle de la nutrition et du sommeil dans la préparation physique

Dans tout bon programme, l’alimentation et le sommeil jouent un rôle clé. Pourtant, ils sont souvent négligés, alors qu’ils conditionnent directement la progression, la récupération et la performance.

Une alimentation adaptée soutient l’effort physique. Avant l’entraînement, il est essentiel de consommer des glucides complexes (pâtes complètes, flocons d’avoine, riz brun) pour fournir une énergie durable. Après l’effort, le corps a besoin de protéines (œufs, yaourt grec, poisson maigre) pour reconstruire les fibres musculaires. Une hydratation continue est également primordiale : boire de l’eau avant, pendant et après l’exercice limite la fatigue et les risques de blessure.

Le sommeil est le moment où le corps récupère le plus activement. Dormir au moins 8 heures par nuit favorise la régénération musculaire, la mémorisation des schémas moteurs et la gestion du stress. Il est recommandé d’éviter les écrans avant de se coucher et, si besoin, d’ajouter des siestes de 20 à 30 minutes après les séances intenses.

À l’inverse, des erreurs comme sauter un repas, manger trop gras avant un match ou veiller tard en pleine période de charge peuvent freiner la progression et annuler les bénéfices du programme physique. Une hygiène de vie stricte est donc indispensable.

Erreurs à éviter lors de la préparation physique football

De nombreux joueurs, même expérimentés, commettent des erreurs qui freinent leur progression. Voici les plus courantes :

  • Négliger l’échauffement ou la récupération
  • Accumuler trop d’entraînement sans repos (risque de surentraînement)
  • Ne pas suivre un programme structuré

Liste des erreurs à éviter :

  • Trop se focaliser sur la musculation au détriment de l’endurance
  • Copier les entraînements de professionnels sans adaptation
  • Ignorer les signaux de fatigue ou de douleur

Une préparation physique bien encadrée et progressive limite considérablement ces risques.

Suivre et ajuster son programme de préparation physique

La préparation physique est un processus dynamique. Il est indispensable de suivre l’évolution des performances pour ajuster le contenu de l’entraînement.

Moyens de suivi :

  • Tests VMA, chronométrages, relevés de charge
  • Fréquence cardiaque à l’effort
  • Ressenti subjectif de l’athlète (RPE)

Ajustements nécessaires :

  • Réduction de charge si fatigue persistante
  • Ajout de jours de récupération si performance en baisse
  • Intensification progressive en cas de stagnation

La capacité à adapter sa préparation physique en fonction des données recueillies est le gage d’une progression constante.

Programmes d’entraînement spécifiques

Pour vous aider, nous vous proposons 3 programmes différents en fonction de l’état de forme de vos joueurs.

Programme d’oxygénation

À destination des joueurs qui se sont entretenus sérieusement depuis 2 mois et qui continueront durant le mois de juin. Ce programme est à suivre durant les 4 semaines qui précèdent la reprise collective. Il permet de remettre le joueur sur des bases saines qui lui permettront d’attaquer la prépa de début de saison dans les meilleurs conditions.

Programme individuel de ré-athlétisation

Certains joueurs n’ont rien fait durant deux mois. Pour eux les conséquences sont énormes et reprendre immédiatement le foot n’est pas envisageable. Reprendre dans deux mois encore moins surtout s’ils ne font rien d’ici là. Il faut passer par la case de ré-athlétisation comme un joueur qui aurait été blessé.

La musculation dans le football

La musculation fut jusque dans les années 1990, considérée comme incompatible avec la pratique du football de haut niveau. Les exigences avec le jeu ont beaucoup évolué depuis. Il faut donc prendre garde à toutes « les périodisations traditionnelles devenues vieillissantes et obsolètes. Aussi, replaçons la musculation dans son contexte.

Contribuer à prévenir et limiter de blessures

D’après l’étude de Bloomfield et al. (2007), le football peut être considéré comme un sport alactique-aérobique constitué d’efforts intermittents à haute intensité entrecoupés de périodes de récupérations incomplètes : la capacité aérobie comme les courses linéaires avec et sans ballon, en sont des facteurs de performance hautement prépondérants.

Profil type du footballeur (par poste)

Sur une moyenne de 11,3 km environ parcourus par l’ensemble des joueurs étudiés durant la saison 2008-2009, et selon les données obtenues auprès de l’UEFA, on s’aperçoit en distinguant les postes que les milieux de terrains courent plus que les attaquants et que les défenseurs (11,8km > 11,4km > 10,9km). Chez les féminines, même constat concernant l’intensité des efforts par poste où l’on remarque qu’elle est moindre chez les défenseurs par rapport aux milieux de terrains et aux attaquants, les joueuses de niveau international ayant une meilleure aptitude aux courses de haute intensité vis-à-vis des joueuses de l’élite.

Traumatologie

Selon Barroso et al. (2015), entre 10 et 55% des blessures surviennent lors d’une pratique sportive. De ce point de vue traumatologique, 32 % des blessures recensées en football sont musculaires, pour la plupart localisées au niveau des muscles de la cuisse et plus particulièrement au niveau des ischio-jambiers. Si elles intervenaient pour la grande majorité d’entre elles au cours des matchs, ces blessures aux ischio-jambiers (IJ) sont de plus en plus fréquentes lors des entraînements avec une nette augmentation chaque année (+4%) depuis 2001. Il semblerait que leur survenue soit assez fréquemment associée aux actions de décélération faisant suite à un effort. Le défi majeur serait de parvenir à « réduire le taux des blessures aux ischio-jambiers durant les entraînements (sollicitations ? exercices de prévention ?), sans pour autant nuire à la performance du match.

Orientations de la musculation dans la préparation athlétique en football

En nous appuyant sur l’ensemble des observations précédentes, étayons point par point les différents axes proposés en musculation selon les profils et les objectifs à atteindre. Tenez compte de vos caractéristiques, de vos besoins et de vos objectifs (…) Pour vous aider, posez-vous la question suivante : quelles sont mes atteintes et mes limites ? Pensez qualité avant quantité / technique avant charges : le temps « perdu » à vouloir bien faire les choses c’est du temps de gagné pour limiter les risques de blessure et rester performant. Ne négligez ni les mouvements préparatoires, ni les étirements. Les différents axes qui suivent (et qui interagissent entre eux) sont proposés dans un ordre chronologique et selon un agencement tel qu’il doit être envisagé dans une programmation d’entraînement, progressive et pensée pour le plus grand nombre (quel que soit le niveau). Cela ne doit être en aucun cas considéré comme un programme particulier.

Les mouvements préparatoires

Ces mouvements consistent à mobiliser toutes les capacités en vue de la séance programmée. Ils sont un précepte à réaliser avant chacun de vos entraînements. Outre « l’augmentation de la température, ils sont élaborés pour assurer la mobilité articulaire, améliorer l’équilibre par la proprioception et la stabilité des étages articulaires, recruter les différentes unités motrices, coordonner les contractions inter et intramusculaires et enfin activer le système nerveux central ainsi que toutes les composantes neuro-musculaires. Réalisés sous forme de mobilisation segmentaire, ils se poursuivent par des exercices d’activation et de renforcement de la ceinture pelvienne et des fessiers au moyen de mini-élastiques par exemple.

Le gainage, « cœur » de votre préparation physique

Si la traduction anglaise de l’entraînement au gainage est « core training », ce n’est pas un hasard. « Core » qui signifie « cœur ou noyau » doit être la base indispensable de votre préparation physique. Il en est même un prérequis. « Le core est le fondement par lequel tout mouvement appendiculaire repose et il inclut la capacité de stabiliser dynamiquement la colonne vertébrale, les hanches, le bassin, les membres inférieurs et les structures abdominales.

En pratique : il est préconisé d’effectuer au minimum 3 fois par semaine des exercices de gainage sur les différentes faces (ventrale, latérales, dorsale) pour en tirer le plus grand bénéfice. En variant fréquemment les situations pour une progression constante. On peut alterner avec des exercices d’abdominaux et de lombaires plus classiques en tâchant à bien les réaliser et les ressentir. Tous ces exercices préparatoires et de gainage seront placés en début de séance afin de bénéficier de leur principe d’activation neuro-musculaire.

La proprioception

Lorsque l’on parle de proprioception, on pense tout de suite à l’équilibre et à toutes les formes de plateaux permettant de générer des situations d’instabilité. Seulement attention. La proprioception qui on le rappelle, « est une réponse afférente à la stimulation des récepteurs sensoriels de la peau, des muscles, des tendons, des ligaments et de la capsule articulaire.

En pratique : si vous suivez toute cette logique, regardez cet autre exercice extrêmement riche réalisé avec charges légères (vidéo). Vous pouvez, comme pour tout travail couplant le renforcement musculaire au développement des aspects proprioceptifs, l’intégrer aussi bien dans la phase préparatoire, que dans votre séance, ou à la fin de celle-ci (contexte de post-fatigue pouvant se rapprocher des conditions de match). Il est même fortement recommandé de varier.

Les séances de renforcement musculaire sont réalisées sous forme de circuit training, les exercices proposés étant adaptés à chacun(e). Ils font suite aux situations de gainage mises en place en début d’entraînement que l’on peut, pour varier, intégrer dans le circuit. Selon les observations faites et les tests pouvant être réalisés, il convient de se focaliser sur les besoins, les points faibles et les déficits constatés, particulièrement au niveau des membres inférieurs, des fessiers et des ischio-jambiers.

Développement de l’endurance (aérobie)

De nombreuses études similaires à celle de Yamamoto et al. (2008) ont montré les bénéfices de l’entraînement en résistance sur l’endurance. Ainsi, en vue du développement des capacités aérobies dont on rappelle le caractère déterminant en football (répétitions d’efforts dans un contexte de récupérations brèves et incomplètes) et pour la prévention des blessures dans la mesure où la condition physique influence l’apparition de la fatigue, le niveau d’attention et de vigilance … le confort physiologique et mécanique - privilégiez l’agencement de vos séances sous forme de circuit training en respectant la logique de l’entraînement holistique.

En pratique : la récupération inter-séries doit respecter tout au plus un ratio effort/récupération de 1:0.25-0.5. Pour le maintien d’une activité « cardio » en extérieur durant votre intersaison, j’aime à conseiller des efforts continus et des activités régulières (15 à 60 minutes, 2 à 3 fois par semaine) à votre rythme, qui vous changent de que vous pouvez faire durant votre saison. Sachant qu’à mesure que vous vous rapprocherez de la période de compétition, l’intensité des courses sera maximale voire supra-maximale (> 100%).

Planification de l'entraînement pendant l'intersaison

Une fois cette première coupure terminée, on entre dans une période de préparation physique générale : dans un premier temps profitez-en pour découvrir d’autres sports, courir sans montre ou cardio, changer de parcours, bref reprendre une activité physique sans pression. Dans un second temps, courant juillet, il est temps de commencer une préparation plus orientée, en allant du général vers le spécifique : d’abord il faudra retrouver une bonne endurance fondamentale (courir au seuil aérobie = 70 % de votre fréquence cardiaque maximale) et ensuite passer sur du Fartlek (Course fractionnée en milieu naturel. Il n'y a pas de contrainte particulière, variez votre allure et les distances parcourues en fonction de vos envies). Enfin, finissez par de l’intermittent court (15-15, 30-30).

Il sera aussi intéressant durant cette période de faire du renforcement musculaire : pompes, gainage (vers du dynamique si possible et à faire toute l’année), membres inférieurs (cycle de force, pliométrie), ainsi que de la prévention de blessure (proprioception, coordination, protocole de Peter pour les ischios etc.).

Exemple de planning sur 4 semaines avant la reprise estivale

Nous recommandons fortement aux joueurs d’effectuer les séances suivantes sur les 4 semaines qui précèdent la reprise. Important, investissez dans une paire de running et non dans de simple basket, vos articulations vous remercieront.

  • S- 4 semaines
    • Séance 1 : 30’ à allure cool + gainage
    • Séance 2 : 40’ à allure cool + gainage
    • Séance 3 (optionnelle) : 40’ à allure cool dont 2 x 5’ allure footing (entre les 2 séries, retour allure cool) + gainage
  • S- 3 semaines
    • Séance 1 : 40’ à allure cool + gainage
    • Séance 2 : 35’ à allure footing + gainage
    • Séance 3 : PPG à savoir (effectuer un échauffement de 10 à 15’ avec flexions/extensions, bras…)
  • S-2 semaines
    • Séance 1 : 40’ à allure footing + gainage
    • Séance 2 : 45’ à allure cool dont 3 x 5’ à allure plus soutenue (pas de sprint équivalence 80/85%VMA, entre les 2 séries, retour allure cool) + gainage
    • Séance 3 : 40’ à allure footing + gainage
  • S-1 semaine
    • Séance 1 : 40’ à allure footing dont 3 x 5’ à allure plus soutenue (pas de sprint équivalence 80/85%VMA, entre les 2 séries, retour allure cool) + gainage
    • Séance 2 : échauffement de 15’ puis 2 x [7 x (30/30)]. Faire 2 séries de 7 fois 30sec très rapide (pas en sprint mais accélération franche), 30’’ de récup (pas de marche mais trottiner léger). Repos de 3’ entre les 2 séries. Retour au calme de 10’ une fois la séance terminée
    • Séance 3 : PPG à savoir (effectuer un échauffement de 10 à 15’ avec flexions/extensions…)

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