La presse espagnole analyse la défaite du Barça face au PSG en Ligue des Champions

Au lendemain de la défaite de Barcelone face au PSG lors de la deuxième journée de la Ligue des champions, les médias espagnols sont revenus sur le match.

C’était l’un des duels au sommet de la deuxième journée de la Ligue des champions, une affiche de rêve.

Et ce Barcelone - PSG, remporté par les Parisiens au terme d’une remontada concrétisée par un but en toute fin du temps réglementaire par Gonçalo Ramos (1-2), a tenu toutes ses promesses.

Malgré les nombreux forfaits, l’Espagnol a été impressionné par « l’énorme potentiel » du club parisien.

Si le quotidien madrilène Marca fait sa Une principale sur le Real et une polémique avec Valverde, il laisse une place à la défaite du Barcelone avec une photo d’un Lamine Yamal KO debout, tête basse et les mains sur les genoux, accompagné par le titre « le Barça tombe sous le rouleau compresseur du PSG ».

Sur la Une du quotidien As la même attitude de Lamine Yamal, en gros cette fois et visiblement symbole de la défaite barcelonaise.

« Le PSG sans son attaque titulaire, épuise l’équipe de Flick et l’achève avec un but de Gonçalo Ramos à la 90e minute. »

L’Esportiu, seul journal sportif publié en catalan, illustre sa Une avec une photo de Pedri au sol et grimaçant et avec un titre sans appel : « la loi du champion ».

Le média utilise le terme « remuntada » qui ravivera de nombreux souvenirs.

« Un but à la 90e minute de Gonçalo Ramos achève la remontée du PSG et frustre le Barça qui voit sa série de victoires s’arrêter.

Lamine Yamal, prostré, les mains sur les genoux.

Le même homme est à la une de Mundo Deportivo et de AS au lendemain de la victoire du PSG face au FC Barcelone (2-1), mercredi à Montjuic, lors de la 2e journée de la phase de ligue de Ligue des champions.

La presse sportive espagnole est longuement revenue sur ce match, jugé de bonne qualité et de haute intensité.

Elle est partagée entre le coup d'arrêt subi par les hommes d'Hansi Flick contre le club parisien, privé de cinq de ses titulaires (Kvaratskhelia, Doué, Dembélé, Marquinhos, Neves), le match abouti des joueurs de Luis Enrique et le fait, pour le Barça, que ce choc soit arrivé dès octobre pour en tirer les leçons.

Pour Marca, c'est « un retour à la réalité » pour le Barça qui a subi sa première défaite de la saison.

« C'est une défaite inattendue. Barcelone accueillait le PSG avec l'idée de frapper un grand coup. Le parcours en Liga soutenait aussi cette théorie.

Mais la réalité de la Ligue des champions est souvent très dure, et Barcelone s'est heurté à un mur. Ce n'est pas qu'il ait fait un mauvais match, mais il a fini à la merci de l'équipe de Luis Enrique.

Une défaite aux multiples lectures, qui a fait mal à Barcelone parce qu'elle vient briser l'énorme optimisme qui régnait. »

Le réveil est dur à Barcelone.

Cette fois, au vu du contexte avec un Paris Saint-Germain décimé en face, les Catalans y croyaient vraiment et étaient convaincus d’être les favoris de ce choc.

Mais c’était sans compter sur l’équipe de Luis Enrique qui, malgré l’absence de nombreux joueurs majeurs, a montré avoir des ressources presque illimitées pour mettre à mal le Barça et toute équipe qui se présentera face à elle.

Victoire 2-1 au final pour Paris, avec une très grosse deuxième période à la clé.

Consciente de la supériorité du PSG, la presse catalane ne manque pas de mettre en avant le gap qui sépare les deux formations actuellement.

« Le Barça, sans antidote pour une autre leçon de foot du champion », explique par exemple Mundo Deportivo.

« Le Barça a perdu le ballon et le match sans que personne ne puisse dire que ce n’était pas mérité », indique la publication pro-Barça dans un autre article, et on peut aussi lire que « le PSG a maîtrisé et montré qu’il avait quelque chose de plus en ce moment. Il est temps de se mettre au niveau ».

Dans le reste du pays, et surtout à Madrid forcément, on se lâche.

« C’était une défaite inattendue. Barcelone a accueilli le PSG avec l’idée de frapper du poing sur la table avec une victoire contre les champions d’Europe en titre.

La bonne dynamique en Liga allait aussi dans ce sens. Mais la réalité de la Ligue des Champions est souvent très dure, et ce mercredi, Barcelone s’est effondré », indique par exemple le journal Marca.

« La question est de savoir ce qui se serait passé si Luis Enrique avait pu avoir ses meilleurs joueurs.

Et s’il y a un homme qui se fait clasher, c’est bien Lamine Yamal, auteur d’un début de match intéressant, mais porté disparu par la suite.

« Aussi bon soit-il, il n’a pas gagné le Ballon d’Or ni la Ligue des Champions, il ne faut pas qu’il pense être la star qu’il n’est pas encore », a-t-on écouté du côté de Radio Marca, alors que sur les réseaux sociaux du média, on a aussi été sévère : « il n’a pas autant d’importance et n’arrive pas à jouer sa carte la plus forte : le un contre un.

Très discret en seconde période ».

Le journal AS n’y va pas de main morte également : « après une excellente première période, distribuant passes et passes décisives comme s’il n’y avait pas de lendemain, il s’est estompé en seconde période, avec un jeu maladroit et sans idées.

Il est clair qu’il doit encore améliorer beaucoup de choses s’il veut soulever le Ballon d’Or l’année prochaine ».

Ça va commencer à faire beaucoup pour le Barça.

Alors que les hommes d’Hansi Flick avaient annoncé à qui veut l’entendre que l’heure de la revanche avait enfin sonné, après deux roustes consécutives à la maison face au PSG (1-4 au Camp Nou en février 2021 et 1-4 à Montjuic en avril 2024), ce sont de nouveau les Parisiens qui sont repartis de Catalogne avec les trois points, le sourire et une impression de force tranquille.

C’est aussi ce qu’a noté la presse sportive espagnole jeudi matin.

On notera tout de même quelques relents de « seum » du côté des médias pro-Barça comme El Mundo Deportivo, qui ose titrer sur « la fin cruelle » de ce match, comme si le Barça avait fait jeu égal avec les champions d’Europe et qu’ils avaient pris un vieux but de raccroc en toute fin de rencontre.

Le quotidien catalan parle d’une défaite qui n’est « pas significative », alors que c’est objectivement tout le contraire quand on se souvient du degré de confiance des Blaugranas avant le match et cette promesse (non tenue) d’enfin tenir sa revanche contre un PSG décimé par les blessures.

As salue « le cours magistral » donné par Luis Enrique et ses hommes, tout en mettant en avant - c’est un comble - la supériorité physique du PSG alors même que c’est certainement l’équipe européenne qui a eu le moins de temps pour préparer cette nouvelle saison.

« Il y a des équipes qui, malgré leurs absences, continuent de pratiquer le même jeu, avec un niveau de jeu physique qui peut saper l’argument du talent de leurs adversaires.

C’est ce qui s’est produit à Montjuïc, où le Barça a réussi à menacer les champions d’Europe qui ont fini par imposer leur physique pour s’imposer 2-1 dans un match où le Barça était en difficulté depuis un certain temps », écrivent-ils.

Pour Marca, les Rouge et Bleu ont mis un sacré coup d’arrêt à la dynamique barcelonaise de ce début de saison.

« Barcelone recevait le PSG avec enthousiasme, espérant marquer les esprits par une victoire contre les champions d’Europe en titre.

Mais la réalité de la Ligue des champions est souvent rude et ce mercredi, Barcelone a subi un revers, expliquent nos confrères.

Non pas qu’ils aient fait un mauvais match, mais ils se sont retrouvés à la merci de l’équipe de Luis Enrique.

La presse espagnole a savouré le niveau de la confrontation entre le Barça et le PSG (1-2), mercredi en Ligue des champions, en applaudissant la supériorité parisienne face à des Catalans qui sont tombés de haut.

L’issue n’est pas vraiment celle qui était imaginée.

Mais le PSG, pourtant privée de cinq titulaires, s’est imposé sur le terrain du Barça (1-2), mercredi en Ligue des champions, avec ses titis et des principes de jeu inchangés.

Et personne n’attendait un tel scénario en Espagne où les champions d’Europe étaient attendus de pied ferme pour cette confrontation qui aurait dû être l’affiche de "dernière finale", estime le journal catalan Mundo Deportivo."

"Bain de réalité pour le Barça", fait remarquer Marca.

"C'était une défaite inattendue", note le média madrilène.

"Barcelone recevait le PSG avec enthousiasme, espérant marquer les esprits par une victoire contre les champions d'Europe en titre. Mais la réalité de la Ligue des champions est souvent rude, et ce mercredi, Barcelone a subi un revers. Non pas qu'ils aient fait un mauvais match, mais ils se sont retrouvés à la merci de l'équipe de Luis Enrique. Une défaite largement interprétée, qui a fait mal au Barça, car elle a douché l'immense optimisme qui régnait. À cela s'ajoute le fait que le PSG n'a pas présenté sa meilleure équipe à Montjuïc. Les absences de Luis Enrique ont été significatives et incomparables à celles de Barcelone."

As, autre journal de la capitale espagnole, a aussi été impressionné par "le cours magistral" imposé par les troupes de Luis Enrique.

"Il y a des équipes qui, malgré leurs absences, continuent de pratiquer le même jeu, avec un niveau de jeu physique qui peut saper l'argument du talent de leurs adversaires. C'est ce qui s'est produit à Montjuïc, où le Barça a réussi à menacer les champions d'Europe qui ont fini par imposer leur physique pour s'imposer 2-1 dans un match où le Barça était en difficulté depuis un certain temps."

Le journal a assisté à "un spectacle exceptionnel avec deux équipes jouant à un rythme que peu d'équipes pouvaient soutenir. L'énergie du Barça a duré une heure."

La presse catalane, un peu désabusée, s’est montrée moins enflammée dans ses analyses en déplorant "une fin cruelle" (Mundo Deportivo) et un coup de "frein" pour les coéquipiers de Lamine Yamal. Un mélange de fatalisme mais aussi d’espoir.

"Ce n'est pas une défaite significative, mais une fois de plus, un grand match européen échappe au Barça à la dernière minute", fait remarquer Mundo Deportivo.

Le Paris Saint-Germain s’est imposé in extremis (1-2) mercredi sur la pelouse du FC Barcelone malgré l’absence de plusieurs attaquants clé dont Ousmane Dembélé, pour la deuxième journée de la Ligue des champions.

Les champions d’Europe qui comptent deux victoires en deux matches dans la phase de Ligue ont impressionné la presse française et espagnole.

Du côté de l’Espagne, les journaux sportifs ont évidemment mis en Une cette victoire du PSG en terre barcelonaise.

Dans ses colonnes, le quotidien parle « de défaite inattendue qui fait mal car elle a douché l’immense optimisme qui régnait.

À cela s’ajoute le fait que le PSG n’a pas présenté sa meilleure équipe à Montjuïc. Mais là où cette défaite fait le plus mal, c’est l’estime de soi de l’équipe.

Certes, la concurrence est encore rude, mais Barcelone voulait se positionner comme grand favori pour remporter le tournoi.

Un constat que l’on retrouve également dans les journaux barcelonais.

Mundo Deportivo parle de « Final cruel » qui a vu la victoire d’une « équipe du PSG qui a démontré pourquoi elle défend son trône […] N’importe quelle autre équipe aurait fondu sans son attaque titulaire.

Pour le média catalan, Paris était « plus fort en possession (54 %) et en passes (418-361) face à un Barça qui a trop couru (115,7 km jusqu’aux 113 mètres adverses) comme un poulet sans tête.

Il reste encore beaucoup à apprendre.

Le choc entre le Barça et le PSG en Ligue des champions a accouché d’un verdict clair : le champion d’Europe a donné une véritable leçon aux Catalans (1-2).

En Espagne, la presse est unanime : le Barça a pris de plein fouet la réalité de la Ligue des champions, incapable de répondre à l’intensité et au collectif parisien.

Marca parle d’« une défaite qui fait mal ».

Le quotidien madrilène souligne que le Barça, qui espérait se poser en candidat crédible au titre, « s’est retrouvé à la merci du PSG ».

Le pressing haut, la fraîcheur physique et les changements efficaces de Luis Enrique ont fait la différence.

« Le physique du PSG domine le Barça », résume Marca, notant que les Blaugrana ont fini exténués, alors que les Parisiens semblaient voler sur le terrain.

Même constat dans AS, qui évoque une « leçon magistrale du PSG ».

Si Ferran Torres a ouvert le score, les Parisiens ont rapidement imposé leur rouleau compresseur physique.

« Au Barça, l’essence n’a duré qu’une heure », écrit le journal.

Les changements de Luis Enrique, notamment Gonçalo Ramos buteur décisif à la 90e minute après une course supersonique de Hakimi, illustrent la supériorité collective d’un PSG capable de s’adapter malgré les absences de son trident offensif.

Du côté de Barcelone, Mundo Deportivo admet que le Barça n’avait « aucun antidote face à une nouvelle leçon du champion ».

Le quotidien souligne l’incapacité des hommes de Flick à gérer les temps faibles.

« On a fini par jouer au rythme voulu par Lucho », constate-t-il.

Malgré un bon départ et quelques occasions sauvées in extremis par la défense parisienne, le Barça a fini dépassé, incapable de dominer les dernières minutes comme l’avait déjà montré la défaite à San Siro face à l'Inter l’an dernier.

Enfin, Sport insiste sur la cruauté du scénario.

« Le champion punit un Barça à bout de souffle dans un final cruel. »

Pour le quotidien catalan, ce revers est le résultat d’un contraste physique.

« Aux joueurs de Flick, le match a semblé interminable », alors que le PSG « est arrivé plus frais dans le money time ».

Lamine Yamal, étincelant au début, a ensuite disparu, illustrant les difficultés d’un Barça qui s’est épuisé en vain.

Partout en Espagne, le constat est donc identique : le PSG a rappelé sa force de champion, capable de frapper dans les moments décisifs, tandis que Barcelone a encore montré ses limites.

Pour résumer, le PSG a donné une véritable leçon au Barça à Montjuïc (1-2).

La presse espagnole salue la maîtrise des Parisiens, supérieurs physiquement et tactiquement malgré leurs absents.

Lamine Yamal a brillé par instants, mais les Catalans ont fini épuisés.

« Le champion ne pardonne pas », concluent Marca, AS et Sport.

Voici un aperçu des principaux points soulevés par la presse espagnole :

MédiaTitreAnalyse
MarcaLe Barça tombe sous le rouleau compresseur du PSGSouligne la supériorité physique du PSG et la fatigue du Barça.
ASLe PSG sans son attaque titulaire, épuise l’équipe de FlickMet en avant la leçon magistrale du PSG et la disparition de Lamine Yamal en seconde période.
Mundo DeportivoFin cruelleRegrette la défaite à la dernière minute et souligne la domination du PSG en possession et en passes.
SportLa loi du championInsiste sur la cruauté du scénario et le contraste physique entre les deux équipes.

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