Le hockey sur glace en France a connu une transformation notable au cours des dernières décennies, marquée par la création de la Fédération Française de Hockey sur Glace (FFHG) et une croissance significative de sa popularité. Cet article explore l'histoire du hockey sur glace à Saint-Brieuc, les défis du club local des Korrigans, et les efforts pour développer ce sport dans la région.

Logo de la Fédération Française de Hockey sur Glace
Les Korrigans de Saint-Brieuc : Une Équipe en Quête d'une Patinoire aux Normes
L'équipe senior de hockey sur glace des Korrigans, entraînée par Bernard Deretz, ne peut pas jouer au niveau national faute d'une patinoire aux normes nationales. Les dimensions de la patinoire de Langueux (40m X 20m) ne correspondent pas à la taille exigée par la Fédération française de la discipline. Les Korrigans veulent une nouvelle patinoire sur la région briochine de 56m X 26m.
« Nous pourrions jouer en D3, mais il n'y a que deux patinoires aux normes en Bretagne, à Brest et Rennes. Il faudrait que je loue leur glace pour que nous puissions jouer », explique Jean-Louis Chevé, président du club, créé en 1998, qui fonctionne « sans subvention ».
Soutien de la Ligue de Bretagne
Les Korrigans comptent aujourd'hui 111 licenciés, dont 34 seniors et 77 jeunes. Ils viennent de Saint-Brieuc, des communes environnantes mais aussi de Lannion, Paimpol ou Guingamp. Mercredi, Annick Bounoure, présidente de la Ligue de Bretagne de hockey, est venue apporter son soutien au club.
« Il existe des patinoires aux normes dans des villes moyennes comme Cholet (49) ou Niort (79). Tout le monde s'y retrouverait. C'est dommage. La Fédération française peut venir apporter son soutien. » Le club de patinage artistique aux 120 licenciés, souhaite également un équipement plus grand.
Créée en 1988, la patinoire est gérée depuis 2002 par Saint-Brieuc Agglomération. En 2009, 40.000 personnes y sont venues, et plus de 5.000 scolaires. Mercredi, jour de vacances, 500 personnes sont venues patiner sur la glace de Langueux. La fréquentation est bonne et, pour les responsables de hockey, elle serait encore plus forte avec un équipement neuf.
« Une patinoire génère du profit et Saint-Brieuc, qui veut être une ville étudiante, se doit d'avoir un tel équipement, insiste Bernard Deretz. Et le hockey peut permettre de faire parler de la ville moyenne qu'est Saint-Brieuc. Il est grand temps qu'elle se fasse. »
Pour l'heure, le président interpelle les élus de l'agglomération. « Je souhaite que des réunions de travail soient organisées pour présenter un dossier devant l'agglomération, dossier qui puisse être mis en délibération. »
Un Projet de Nouvelle Patinoire
Michel Hinault, élu en charge des grands équipements sportifs et de loisir de Saint-Brieuc Agglomération, ne rejette pas les demandes du club. « Force est de constater que vous êtes à l'étroit », a-t-il reconnu devant les membres du club, mercredi. Il a rappelé qu'un terrain avait été réservé depuis 2002 pour une éventuelle patinoire à Brézillet, près de la piscine Aquabaie. Mais il a surtout tenu à faire passer un message aux Korrigans.
Bruno Laporterie, le président du club de hockey sur glace, n'en démord pas. La patinoire est trop petite. L'Agglo fait la sourde oreille. Des pics de fréquentation de 900 personnes sont enregistrés certains jours pendant les vacances scolaires.
De guerre lasse, Bruno Laporterie a une nouvelle fois écrit au président de Saint-Brieuc Agglo, Bruno Joncour, pour que « le travail que nous avons réalisé jusqu’à présent débouche sur une prise en compte sérieuse du projet ». De quoi s’agit-il ? D’un agrandissement de la patinoire existante ou, mieux, de la création d’un nouvel équipement, plus grand, en capacité d’accueillir des compétitions fédérales et davantage de public.
L’implantation a un temps été imaginée derrière Aquabaie mais le projet est passé à la trappe. Avec 40 000 usagers par an, des pics de fréquentation à 900 personnes par jour pendant les vacances scolaires, plus de 300 licenciés en sports de glace, les arguments ne manquent pas.
« Il y a cinq piscines dans l’Agglo et une seule patinoire pour tout le département, qui date de 27 ans », s’agace Bruno Laporterie qui note en outre que le coût d’entretien est cinq fois moindre que pour une piscine.
Résultat : les enfants qui s’entraînent à Langueux, dès l’âge de 3 ans, s’en vont ailleurs 10 ans après. « Les grands clubs viennent faire leur marché ici et pour disputer des compétitions, on est obligé d’aller à Rennes ou Brest, parce que ici on n’est pas aux normes. » Actuellement, cinq joueurs U18 jouent avec l’équipe de Brest, idem en U13. Un entraîneur professionnel, Bruno Maynard, « une grosse pointure du hockey », est aujourd’hui directeur sportif du club de Saint-Brieuc. Deux anciens joueurs professionnels, Erwan Réhault et Jean-Pascal Redon, évoluent en seniors. Le propre fils de Bruno Laporterie, 16 ans, est capitaine d’une équipe brestoise.
« Je me bats pour les jeunes et pour le public, pas seulement pour le club ! On a travaillé de manière approfondie sur des plans de financement et des plans de construction, mais on attend toujours que l’Agglo étudie sérieusement nos propositions. »
Le coût serait relativement modique comparé à d’autres investissements : 5 millions d’euros maximum. « On sait déjà que la Région, le Département, le comité national pour le développement du sport sont prêts à nous suivre. » Resteraient à la charge de l’Agglo 2 millions d’euros, peut-être moins si un investisseur privé se montrait intéressé.
Plus de 300 personnes sont licenciées en hockey sur glace ou patinage artistique avec parfois des résultats à un haut niveau de compétition.
Le Rôle du Roller Armor Club (RAC) Saint-Brieuc
Le Roller Armor Club (RAC) Saint-Brieuc, fondé le 4 Août 1975, joue également un rôle important dans le paysage sportif de la région. Affilié à la FFRS, le club propose des disciplines telles que le rink-hockey, la course et une école de patinage.
Dès le début, le club a obtenu de très bons résultats dans les deux disciplines de compétition. Le RAC a été le club-phare du département pendant une longue période. La course et les écoles de patinage et de hockey sont toujours à Jean Macé.
Entraînement rink-hockey : Un salarié pour les équipes jeunes et seniors. Une salle à Plérin pour les entraînements et matchs, une salle pour l’école de hockey, encadrée par des bénévoles à Saint-Brieuc.
N2 : Pour cette saison l’objectif initial était de se maintenir car nous étions promus de Nationale 3. Sur cette fin de saison, gagner les 2 derniers matchs contre Biarritz et Bouguenais. On peut toujours finir champion et avoir la possibilité de monter en Nationale 1.
Vers les années 2010 les filles ont été intégrées dans les équipes masculines et il y a eu la création d’équipes typiquement féminines, le RAC ayant eu une équipe qui a évolué en N1 F jusque en 2016/2017.
Quatre participations en Coupe d’Europe (premie?re équipe de l’agglomération briochine a? participer a?

RAC Saint-Brieuc
Défis et Perspectives d'Avenir
La situation actuelle met en lumière les défis auxquels sont confrontés les clubs de hockey sur glace à Saint-Brieuc. Le manque d'infrastructures adéquates, notamment une patinoire aux normes, entrave le développement du sport et limite les possibilités pour les jeunes talents de la région.
Cependant, la détermination des Korrigans et le soutien de la Ligue de Bretagne offrent des perspectives d'avenir. La construction d'une nouvelle patinoire permettrait non seulement de répondre aux besoins des clubs locaux, mais aussi de dynamiser l'attractivité de Saint-Brieuc en tant que ville étudiante et sportive.
Le Loisir et la Compétition
Le hockey loisir est en restructuration depuis 2 ans, et au traditionnel Trophée Loisir qui existe depuis environ 5 ans, et qui accueille cette saison 35 équipes, il existe un Challenge 100% Loisir qui, après un début modeste la saison passée (une quinzaine d'équipes) semble augmenter en puissance.
Ce Challenge 100% Loisir a été mis sur pied pour compléter le Trophée Loisir jugé trop "compétition" par certains clubs. Or certains groupes sont organisés de façon classique avec calendriers et classements ! Quelle différence donc avec le Trophée Loisir ?
On constate par ailleurs que de trop nombreux clubs sont absents de toute "compétition" officielle gérée par la FFHG (Lanester, St Brieuc, Le Mans, Issoudun, Romorantin, Super-Besse, Troyes, Charleville, Auxerre, etc ...).
Le loisir doit être intégré dans les réforme des compétitions ( de la LM au Challenge) que beaucoup souhaitent car la limite entre le bas de la D3 et les meilleures équipes du Trophée Loisir n'est pas du tout visible.
En conclusion, l'histoire du hockey sur glace à Saint-Brieuc est marquée par la passion, la persévérance et la volonté de développer ce sport malgré les obstacles. Avec le soutien des acteurs locaux et une infrastructure adaptée, le hockey briochin pourrait connaître un nouvel essor et offrir de belles perspectives aux jeunes générations.