Le Racing 92, club emblématique du rugby français, a connu une histoire riche et mouvementée. De ses origines à ses succès récents, en passant par les défis et les changements de direction, le club a su se forger une identité forte et une place de choix dans le paysage sportif français.

Les Débuts et l'Âge d'Or du Racing Club de France
Le Racing Club, fondé en 1882, était à l’origine une association vouée à l’athlétisme (Racing Club de France (athlétisme)). Devenu Racing club de France en 1885, il ajoute régulièrement de nouvelles sections (17 en 2006, pour 20 000 licenciés), dont celle de rugby à XV, créée en 1890. Le Racing devient alors un protagoniste majeur du rugby français.
Le club remporte le premier championnat de France en un match unique, le 20 mars 1892, en battant le Stade français Paris rugby 4-3. L’année suivante, les stadistes prennent leur revanche (7-3). Le Racing termine deuxième de la compétition disputée uniquement par les clubs parisiens jusqu’en 1898 avant d’être sacré à deux reprises en 1900 et en 1902 face au Stade bordelais. Enfin, il s’incline en finale contre le Stade toulousain en 1912.
En raison de la Première Guerre mondiale et d'un grand nombre de joueurs directement concernés par le conflit, le championnat n'est pas joué. Au début des années 1920, presque toutes les sections du Racing Club de France, dont celle du rugby à XV sont basés à Colombes vu que le club omnisports est locataire du stade.
La Fusion et l'Ère Métro Racing 92
Propriétaire du club depuis 1999, l'entreprise Eden Park, fondée par des anciens du club (Franck Mesnel, Éric Blanc et Jean-Baptiste Lafond entre autres) tente de donner un nouveau souffle, en se rapprochant de l’US métro, le club sportif de la RATP. Les deux équipes seniors fusionnent en 2001, sous le nom de Métro Racing 92, dans le cadre d’une Société anonyme sportive professionnelle appelée Racing Club de France rugby. Ancien du club, Éric Blanc devient le président. L’équipe est rebaptisée Racing Métro 92 en 2005.
Seule la section professionnelle du Racing club de France et celle de l'US Métro se sont associées pour former le Métro Racing 92 puis le Racing Métro 92, une entité à but purement professionnel. Les sections amateurs continuent à évoluer indépendamment au sein de leur club respectif. Le Racing club de France a signé une convention le 21 novembre 2006 permettant au Racing Métro 92 d'utiliser l'intitulé « Racing » et les couleurs du Racing club de France à l'exclusion de tout autre prérogative.
L'Arrivée de Jacky Lorenzetti et l'Ascension du Club
En 2006, c’est aussi l'arrivée de Jacky Lorenzetti, patron et fondateur du géant de l'immobilier Foncia, qui reprend la majorité des parts. Avec lui, le club se fixe pour objectif la montée dans le Top 14 d'ici 2008 et la qualification pour la Coupe d'Europe d'ici 2011.
Après la désillusion de la finale 2008 perdue contre Mont-de-Marsan, le Racing Métro 92 entame une saison 2008-2009 prometteuse avec de nombreux arrivées. La première saison du Racing Métro 92 en Top 14 se fait avec ambition grâce à un recrutement de luxe. Ainsi les internationaux français Lionel Nallet et Sébastien Chabal rejoignent le groupe ainsi que le champion du monde sud-africain François Steyn.
La saison 2010-2011 a pour objectif de continuer sur la lancée de la précédente et le Racing Métro 92 renforce son objectif dans ce but avec, notamment, les arrivées de l'international français Benjamin Fall ainsi que de l'ouvreur argentin Juan Martín Hernández.
Les Défis et les Changements Managériaux
La saison 2011-2012 est en deçà de la précédente. Après un bon début de saison, le Racing Métro 92 connaît des résultats irréguliers et oscille entre la cinquième et la septième place. La campagne européenne est un fiasco avec une victoire pour cinq défaites dont trois à domicile. Dès novembre, les mauvais résultats et une mésentente entre le manager général Pierre Berbizier et l’entraîneur des trois-quarts Simon Mannix conduisent le club à remplacer ce dernier par Gonzalo Quesada.
Malgré le divorce croissant entre Pierre Berbizier et une partie des joueurs, le club parvient à obtenir une place en barrages où il est éliminé par le RC Toulon. À l'issue de la saison, le président Lorenzetti nomme Gonzalo Quesada comme entraineur en chef du groupe professionnel.
La saison 2012-2013 est contrastée. Après un début de championnat difficile, le club réussit une très bonne seconde partie de championnat, marquée par une série de 9 victoires consécutives. Il parvient à se qualifier pour la quatrième fois consécutive pour les phases finales mais est éliminé par le Stade toulousain en barrages. Pierre Berbizier, entraîneur emblématique de la remontée du Racing au plus haut niveau quitte le club à l'issue de la saison.
Le 13 mars 2017, le Racing 92 et le Stade français annoncent le projet de fusion des deux équipes professionnelles pour la saison 2017-2018. En Coupe d'Europe, compétition à laquelle il participe de manière continue depuis la saison 2010-2011, le Racing obtient ses premiers grands succès en se qualifiant une première fois en finale durant la saison 2015-2016 après avoir battu Leicester en demi-finale (16-19).
Les Racingmen sont défaits 21-9 par les Saracens à Lyon dans un match sans essais. Après avoir échoué à se qualifier pour les quarts de finale lors de la saison 2016-2017, le Racing accède de nouveau en finale lors de l'édition 2017-2018 après avoir disposé de Clermont en quart (17-28) et du Munster en demi (27-22).
En 2020, le Racing 92 se qualifie pour la troisième fois de son histoire en finale de la Coupe d'Europe contre les Exeter Chiefs à Bristol, après avoir battu Clermont en quart de finale et les Saracens en demi-finale. Les phases finales de cette édition de Champions Cup se sont jouées en septembre et octobre 2020, en raison de la pandémie de Covid-19. Le championnat de France, interrompu par la pandémie en mars ne reprendra pas contrairement aux autres championnats européens.
À la Paris La Défense Arena, à l'issue de la saison 2020-2021, le Racing 92, 3e de la saison, élimine en barrage le Stade français Paris (38-21) dans un derby francilien. En Coupe d'Europe, le Racing parvient à se qualifier pour les huitièmes de finale dans le nouveau format de la compétition et bat largement le club d'Édimbourg 56 à 3.
En 2021-2022, les Racingmen sont éliminés en demi-finale de la Coupe d'Europe (13-20) contre le Stade rochelais vice-champion d'Europe. En 2022-2023, les ciels et blancs terminent la saison régulière du Top 14 à la 5ème place du championnat. En Barrage, ils éliminent le Stade Français Paris chez eux, au stade Jean-Bouin, 33 à 20. Ils seront cependant éliminés en demi-finale par le Stade Toulousain (41-14) à la Reale Arena (Stade d'Anoeta) de San Sebastian (Espagne).
Après une saison en Challenge européen, suivant sa remontée en Top 14 en 2009, le Racing se qualifie chaque saison pour la grande Coupe d'Europe entre 2010 et 2024, compétition dont il est trois fois finaliste en 2016, 2018 et 2020, et trois fois quarts de finaliste, en 2015, 2019 et 2021. Il effectue un rapide passage (1 match) en Challenge Cup, s'étant qualifié directement pour les huitièmes de finale à la suite des phases de poule de Champions Cup, tout comme pour la saison 2024-2025, où les Franciliens atteignent cette fois-ci les demis-finales.
L'Esprit Racing et le Show-Bizz
Dans la France de la fin du XIXe siècle, l’organisation du sport « à l’anglaise », par le biais de clubs, est avant tout affaire de riches, bourgeois et aristocrates. Le Racing n’échappe pas à la règle. Niché au cœur du Bois de Boulogne, sur le domaine de la Croix-Catelan, il est le symbole de l’exclusivité et il faut toujours être parrainé pour intégrer certaines sections.
L’autre grande dimension de l’« esprit Racing » est son attachement aux valeurs les plus pures du sport, l’esprit de compétition, la noblesse de l’effort, le respect de l’adversaire et l’amateurisme. Soucieux de maintenir l’esprit du jeu, le Racing club de France s’investit dans cette voie à la fin des années 1920, alors que le rugby français souffre de la violence sur les terrains, de matchs fermés et d’un professionnalisme qui ne veut pas dire son nom. Champion de l’esprit amateur, il lance le Challenge Yves du Manoir pour répondre à cet idéal. Yves du Manoir symbolisait le côté romantique du rugby, sa dimension ludique et libre, celle du jeu pour le jeu. Comme les participants étaient invités par le Racing, il n’y avait aucune pression relative à une éventuelle relégation. Afin de favoriser encore le jeu, les règles interdisaient de tenter les coups de pied placés.
Plus récemment, cet esprit fut réveillé, sous une forme différente, dans les années 1980 grâce à la dernière grande génération sportive du Racing. Désireux de faire parler d’eux et de leur club, ces joueurs savaient que les résultats étaient essentiels, mais aussi que pour réussir cela à Paris, où les sportifs vivent dans l’anonymat le plus complet, il fallait attirer les feux des médias.
Ce sont les lignes arrière, composées de personnalités fortes et originales, qui provoquèrent cette révolution, mélangeant sport, humour, provocation, camaraderie et autodérision. Dans le cadre du très célèbre « Show-Bizz », sorte de club dans le club, Éric Blanc, Jean-Baptiste Lafond, Philippe Guillard et Franck Mesnel décidèrent de bousculer le rugby français par une série d’actions spectaculaires.
Ils jouèrent ainsi avec des bérets à Bayonne, en hommage à la tradition des attaquants d’antan du club basque, mais cela fut pris comme une provocation par une partie du public. Ils jouèrent aussi entièrement maquillés de noir, pour que l’un de leurs coéquipiers, noir, ne se sente plus en minorité. Ils portèrent des perruques, se teignirent les cheveux en jaune, jouèrent en pantalons blancs de pelotari ou avec des chaussettes roses etc. Néanmoins, leur marque de fabrique fut le célèbre nœud papillon rose.
Désireux de frapper un grand coup lors de la finale du championnat 1987, ils décidèrent de jouer avec un nœud papillon rose autour du cou, symbole de l’élégance et de la dérision, avec une couleur en apparence pas du tout virile. Jean-Baptiste Lafond offrit un exemplaire du nœud papillon au président de la République, François Mitterrand, durant la présentation des équipes sur la pelouse du Parc des Princes. Ils firent sensation mais furent battus. Trois ans plus tard, ils récidivèrent.
Poussant la provocation, ils se firent apporter du champagne sur la pelouse pendant la mi-temps, par Yvon Rousset, blessé, vêtu d’un blazer frappé des armes du « Show Bizz ». Cela ne les empêcha pas de gagner, et après prolongations encore, contre Agen.
Ce nœud papillon donna naissance en 1988 à la marque Eden Park, lancée par les cinq compères, et dont Franck Mesnel est aujourd’hui le président du directoire. Tout ceci fit du Racing le synonyme de l’excentricité au sein d’un milieu très conservateur, bien qu'un changement de politique à la suite de la prise en main du club par Jacky Lorenzetti, et fut fustigé par bien des professionnels comme une version parisienne et peu sérieuse de leur sport. Toutefois, rien n’aurait été toléré si les résultats n’avaient pas suivi.
À noter également, que le Racing club de France a fourni 76 joueurs à l’équipe de France de rugby à XV, dont douze capitaines dont Michel Crauste, François Moncla, Jean-Pierre Rives, Jean-François Gourdon, Gérald Martinez, Robert Paparemborde, Franck Mesnel, Jean-Baptiste Lafond ou Xavier Blond, Laurent Cabannes, Sébastien Chabal, ou encore Lionel Nallet.
Le chiffre 92 marque l'identité du club dans le département des Hauts-de-Seine. Depuis 2012, le club s'est doté d'une mascotte représentant un mammouth au couleur du club nommé "Mahout". Le choix du mammouth est réalisé par le président Jacky Lorenzetti pour symboliser la famille et la puissance. À l'arrivée du club dans son nouveau stade de la Paris La Défense Arena, une nouvelle version de la mascotte est réalisée.
Les Infrastructures: Du Stade Yves-du-Manoir à la Paris La Défense Arena
Le Racing joue dans le stade olympique Yves-du-Manoir depuis le début de son histoire. Sa capacité variera selon les périodes pour finir actuellement à 14 000 spectateurs. Ouverte en octobre 2017, l'U Arena, renommée Paris La Défense Arena en 2018, devient le stade permanent du Racing 92 lors de la saison 2017-2018. Le club évolue dans une salle modulable pouvant accueillir jusqu'à 32 000 spectateurs en configuration rugby. Le principal lieu de délocalisation est le Stade de France. Le club y joua pour la première fois le 26 mars 2011 à l'occasion de la 22e journée de Top 14 qui les opposait au Stade toulousain. Le Racing joua devant 76 353 spectateurs.
Depuis l'ouverture de la Paris La Défense Arena, le Racing 92 délocalise ses matches lorsque cette dernière n'est pas libre. Selon lui, le Racing 92 ne peut plus cohabiter avec les autres événements sportifs et les concerts. « À Paris-La Défense-Arena, on a du mal à faire cohabiter le rugby, les concerts et d’autres évènements sportifs : on fait du motocross, de la MMA, du basket et bientôt, de l’équitation ou du tennis. On a donc besoin de délocaliser quatre ou cinq dates du Racing chaque saison.
Il n’a pas manqué de recadrer certains supporters grognards du club. « Il y a eu des grognards mais on s’est expliqué avec eux, en leur disant qu’il fallait aussi respecter les intérêts de Paris-La Défense-Arena. Pour conclure, il affirme que le Racing 92 jouera bientôt de nouveau à Colombes, dans un stade flambant neuf. Je vais vous donner un scoop : on va retourner à Colombes (pour la saison 2026-2027, N.D.L.R.) puisqu’on a d’obtenu jeudi soir le permis de construire (d’un nouveau stade, N.D.L.R.) : ce sera un petit cocon à l’anglaise de 15 000 places, avec des spectateurs placés tout près de la pelouse et tout autour, un décor ciel et blanc très Racing… Ce sera magnifique et renforcera notre identité dans les Hauts-de-Seine.

La Présidence de Jacky Lorenzetti
Il préside sa propre holding familiale, Ovalto, dans laquelle il a investi son patrimoine personnel. En mai 2006, Jacky Lorenzetti acquiert 61 % du capital du club de rugby francilien. Le club n'est encore qu'en deuxième division ; son budget passe de deux à dix millions d'euros. Pierre Berbizier, ancien sélectionneur du XV de France, en devient entraîneur général.
Durant l’été 2007, le Racing Métro 92 construit un centre d’entraînement et un club house à la Croix de Berny, à Antony sur les terrains de l’US Métro. Les « ciel et blanc » sont champions de France de Pro D2 en mai 2009 et accèdent au Top 14. Jacky Lorenzetti recrute Sébastien Chabal, Lionel Nallet et François Steyn.
À l’initiative de Jacky Lorenzetti, le trophée Pierre de Coubertin, rappelant les valeurs chevaleresques des deux clubs, viendra désormais récompenser le vainqueur des oppositions entre les Racingmen et les Toulousains. Le Racing Metro termine deuxième de la saison régulière et accède directement en demi-finale. Il est battu 26 à 25 par Montpellier au Vélodrome de Marseille.
En juillet 2012, les Racingmen emmenés par leur nouvelle recrue, Dimitri Szarzewski, inaugurent leur centre d’entraînement au Plessis-Robinson. Jacky Lorenzetti y regroupe les services du Racing, le centre de formation du club, et les équipes de sa holding, Ovalto-Investissement, ainsi que les différentes filiales du groupe. Gonzalo Quesada et Simon Raiwalui deviennent les entraîneurs du club.
Après avoir gagné contre le Stade toulousain chez lui en match de barrage, le Racing Métro échoue en demi-finale à Lille face à Toulon. Lors de la 23e journée, le Racing Métro avait été la première équipe à battre le Stade français Paris dans son nouveau stade Jean-Bouin.
Lors de la saison 2014-2015, les « ciel et blanc » perdent en barrage contre leur rival francilien parisien, le Stade français. Le 1er juillet 2015, le Racing Metro 92 devient officiellement le Racing 92. Avec ce nom, le club associe encore un peu plus son image à celle du territoire des Hauts-de-Seine. En 2015, Dan Carter, champion du monde avec les All-Blacks, rejoint le club.
C’est la saison de la consécration pour les « ciel et blanc ». Le 13 mars 2017, Jacky Lorenzetti, président du Racing 92, et Thomas Savare, président du Stade français Paris, annoncent la fusion de leurs deux clubs. Dès son arrivée à la tête du Racing 92, Jacky Lorenzetti souhaite doter le club d’un actif qui lui permettra de générer des revenus et devenir indépendant des finances de son mécène. Ces ressources ne doivent pas venir seulement du rugby, mais de toutes les activités que l’on pourra y générer.
Très vite, Jacky Lorenzetti s’aperçoit qu’il ne pourra pas construire cet équipement à Colombes, sur le site historique du stade Yves du Manoir. Le lieu est pénalisé par une desserte en transport en commun trop faible. Au cours d’une discussion avec Patrick Devedjian, président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine et partenaire du club, Jacky Lorenzetti apprend l’existence du site des Bouvets, à Nanterre, juste derrière la Grande Arche de la Défense.
Ce lieu idéal dispose du plus grand hub de transports en commun d’Europe et pourra recevoir plus de 1,2 million de spectateurs par an. Il entreprend d’en acquérir le foncier et de convaincre les élus concernés par le projet. Le 2 avril 2010, un concours d’architecture est lancé. 27 équipes, issues des meilleurs cabinets internationaux, déposent un dossier.
Le 11 février 2011, Christian de Portzamparc est déclaré lauréat du concours d’architecte. Jacky Lorenzetti a pris soin d’associer à sa décision les élus du secteur, le directeur général de l’EPADESA et les présidents de la Fédération et de la ligue nationale de Rugby. L’œuvre de Christian de Portzamparc est novatrice : des tribunes en forme de U comme un théâtre antique, le plus grand écran géant du monde, un toit inamovible et une pelouse synthétique.
La U Arena a pour ambition de faire connaître aux spectateurs le « vertige du spectaculaire ». Le 9 mars 2011, débute l’examen de la demande de permis de construire. 21 recours seront déposés sur le permis et le permis modificatif. Ils seront levés un par un au cours de deux années de négociation. Le 7 mars 2012, le projet reçoit le label Grand Paris. La région Île-de-France prend conscience du symbole et de l’atout que constituera pour elle l’U Arena.
Le 3 décembre 2013 est signée la vente des bureaux situés dans la partie Nord du bâtiment au Conseil départemental des Hauts-de-Seine, pour un montant de 173 millions d’euros. La première pierre est posée le 12 février 2014 par Jacky Lorenzetti, Patrick Jarry, maire de Nanterre, et Patrick Devedjian, président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine.
Jacky Lorenzetti, devant le spectacle de la Défense illuminée, dira : « Ce lieu est magique, époustouflant. Il concilie tradition et modernité. Il dégage une puissance, une majesté comme peu d’endroits dans le monde. Et c’est ici que nous allons réaliser notre rêve. La réception des travaux et l’inauguration de la U Arena auront lieu en octobre 2017. Le 22 décembre 2017, le Racing joue pour la première fois à la U Arena à guichets fermés face au Stade toulousain. 29 000 spectateurs se sont déplacés.
Selon les informations du journal Sud Ouest, le président du Racing 92 aurait averti le président du conseil de surveillance Jacky Lorenzetti de sa volonté de quitter les Ciel et Blanc à la fin de la saison. Alors que les rumeurs allaient bon train depuis le début de la saison, mais que les deux parties avaient démenti jusque-là, cette révélation semble actée la fin de dix ans de relation entre Travers et les Racingmen.
Arnaud Tourtoulou est nommé Président du Directoire du Racing 92. Arnaud Tourtoulou a occupé le poste de Directeur Général du Racing 92 de 2011 à 2015, et était le manager et Directeur Général lors du titre de champion de France de 2016.
Jacky Lorenzetti a déclaré : « Je regrette la décision de Laurent, même si j’en comprends et en respecte les raisons. Laurent et moi resterons liés par une amitié indéfectible. Je lui souhaite pleine réussite dans ses futures responsabilités. Je suis très heureux du retour d’Arnaud au Racing 92. Je suis persuadé qu’il saura à la fois conforter Stuart dans sa quête d’excellence et travailler avec Christophe Mombet et ses équipes pour optimiser la formation des jeunes joueurs et joueuses du Racing.
Laurent Travers a déclaré : « Ce n’est pas sans émotion que je quitte le Racing 92 qui restera à jamais mon club de cœur. J’adresse mes plus vifs remerciements à Jacky et Françoise Lorenzetti pour la confiance qu’ils m’ont accordée au cours de ces douze dernières années. J’ai également une pensée particulière pour l’ensemble des joueurs, des staffs, des supporters, du personnel administratif, des bénévoles et des partenaires, qui m’ont soutenu et accompagné tout au long de ces saisons et avec lesquels nous avons partagé des moments extraordinaires. J’ai travaillé étroitement avec Arnaud lors de la saison du titre de 2016 et pars donc serein pour l’avenir du Racing 92.
Arnaud Tourtoulou a réagi : « C’est avec bonheur et enthousiasme que je rejoins mon club de cœur avec qui, grâce à Jacky, j’ai connu des émotions mémorables. Je suis très déterminé à aider Stuart, Christophe et leurs équipes, et à fédérer l’ensemble des collaborateurs pour aller à nouveau gagner des titres.
L'Affaire Owen Farrell
Le président du Racing 92 Jacky Lorenzetti est revenu pour l’Équipe sur le départ prématuré d’Owen Farrell en fin de saison dernière. L’épisode Owen Farrell a fini de convaincre le Racing 92. Habitué aux stars et aux grosses dépenses, le club francilien a changé son fusil d’épaule cet été, après une saison dernière plus que laborieuse. Dans les colonnes de l’Équipe, le président Jacky Lorenzetti a évoqué ce changement d’identité : "On était dans une stratégie où on allait chercher le grand joueur.
L’un comme l’autre sont arrivés au Racing 92 plein d’ambitions, avec un CV long comme le bras, avant de décevoir sur le terrain et de partir avant même la fin de leur contrat. "Il y a un défaut de mentalité, soufflait Lorenzetti. Quand tu viens dans un club avec un très bon salaire, que tu t’engages et que la contrepartie de ce salaire c’est quand même une performance, tu dois la délivrer. Et là, ça n’a pas été délivré".
Pour revenir plus particulièrement sur le départ de Farrell, le président ne mâchait pas ses mots. Surtout au moment d’évoquer la présence de l’ouvreur anglais lors de la tournée des Lions britanniques et irlandais : "J’ai eu envie de vomir. Il est parti en nous disant : ‘"Je suis blessé, j’ai mal à la tête (après une commotion subie début mai, NDLR), je veux jouer moins. Les Saracens m’offrent cette possibilité". Et d’un coup, on le retrouve avec les Lions. C’est un truc que je ne comprends pas. Ça s’appelle du mensonge. Il faut dire les choses comme elles sont. Ça me fait du bien de le lâcher !
Cette nouvelle mauvaise expérience a donc sonné, pour l’heure, le glas de l’amour du Racing 92 pour les joueurs stars.
Vidéo accélérée : les changements de configuration express à Paris La Défense Arena !
Palmarès du Racing 92
Le Racing 92 est sextuple champion de France (1892, 1900, 1902, 1959, 1990, 2016) dont le premier championnat de l'histoire en 1892, un de Pro D2, une Coupe de l'Espérance et quinze titres de champions de France dans les catégories de jeunes, en incluant le palmarès des deux clubs fondateurs.
| Compétition | Nombre de titres | Années |
|---|---|---|
| Championnat de France | 6 | 1892, 1900, 1902, 1959, 1990, 2016 |
| Pro D2 | 1 | 2009 |
| Coupe de l'Espérance | 1 | - |
| Championnats de France jeunes | 15 | - |