Hassan Moustafa, figure emblématique du handball mondial, dirige la Fédération Internationale de Handball (IHF) depuis plus de deux décennies. Son parcours, de joueur à dirigeant, est marqué par un engagement constant envers le développement de ce sport à l'échelle mondiale.
La Fédération internationale de handball (en anglais : International Handball Federation), couramment abrégé en IHF, est une association de fédérations nationales fondée en 1946 ayant pour vocation de gérer et de développer le handball dans le monde. Son siège est situé à Bâle, en Suisse.

Jeunesse et Débuts
Dans sa jeunesse, Moustafa a été étudiant à Leipzig en Allemagne et sélectionné à plusieurs reprises dans l'équipe nationale égyptienne. Il a consacré sa vie au handball : joueur pendant 15 ans avec le club El Ahly, représentant égyptien pendant dix ans, entraîneur de club et de fédération en Égypte pendant dix ans, arbitre international, et élu meilleur entraîneur de son pays en 1998.
Il a également étudié au Collège allemand d'éducation physique et sportive de Leipzig, où il a obtenu un diplôme en entraînement.
Ascension Administrative
Plus tard, il devient président de la Fédération égyptienne de handball et prend la tête du comité d'organisation du championnat du monde masculin 1999 qui a lieu en Égypte.
Autres réalisations : Président de la Fédération Égyptienne de Handball (1984-1992 et 1996-2008), Secrétaire Général du Comité National Olympique Égyptien, Président de la Commission de Coaching et Méthodes de l'IHF ainsi que membre du Conseil de l'IHF de 1992 à 2000.
Présidence de l'IHF
En novembre 2000, il est élu président de la Fédération internationale de handball (IHF) lors du Congrès de l'IHF à Estoril. À la tête de l'IHF depuis 25 ans, Hassan Moustafa a été réélu confortablement à la présidence de l'instance pour un septième mandat.

En effet, à l'occasion du Congrès de l'IHF organisé au Caire, le dirigeant égyptien a devancé l'Allemand Gerd Butzeck, le Slovène Franjo Bobinac et le Néerlandais Tjark de Lange, qui n'étaient pas tendre avec la gestion actuelle du handball mondial.
Il a ainsi été réélu avec 73% des voix, profitant de l'appui des fédérations tirant profit des aides financières distribuées par l'IHF.
Élection de Philippe Bana
A ses côtés, l'Egyptien aura pour premier vice-président Philippe Bana. Alors qu'il a par le passé critiqué une « fédération internationale du moyen-âge », le président de la Fédération Française de handball (FFHB) est désormais associé à Hassan Moustafa dans le rôle de premier vice-président de l'IHF.
Il succède à son prédécesseur à la tête du handball français Joël Delplanque. « Je remercie les fédérations qui m'ont accordé leur confiance et je me réjouis de travailler aux côtés du président Hassan Moustafa et de l'ensemble du Comité Exécutif », a déclaré Philippe Bana dans un communiqué.
« Le handball a tous les atouts pour devenir un sport majeur du XXIeme siècle, a-t-il ajouté. Il nous appartient maintenant de lui donner les outils de cette ambition. Les quatre prochaines années seront décisives. » Parmi les chantiers que l'ancien Directeur Technique National veut mettre en place, il y a le développement du handball auprès de nouveaux publics en vue des Jeux d'été de Los Angeles. Et ce dans un contexte de menace à bas bruit sur la présence de la discipline au programme olympique.
Le président de la fédération française Philippe Bana a été élu premier vice-président, tandis que Narcisa Lecușanu (Roumanie) et Francisco Blázquez García (Espagne) ont officiellement rejoint le comité exécutif.

Congrès de l'IHF au Caire
Depuis vendredi, 180 représentants des Fédérations nationales sont rassemblés au Caire, en Égypte, pour le Congrès électif de la Fédération internationale de handball (IHF). « C'est important que ce Congrès puisse se tenir physiquement pour la première fois depuis huit ans, que les gens retrouvent une relation que l'on a perdue du fait du Covid », se félicite Joël Delplanque, premier vice-président de l'IHF et ancien patron de la Fédération française (2008-2020).
À domicile, l'Égyptien Hassan Moustafa, inamovible président depuis 2000, vise un septième mandat, à 81 ans. Après trois dernières réélections sans adversaire, il fait face cette fois à pas moins de trois candidats, tous européens : l'Allemand Gerd Butzeck, le Slovène Franjo Bobinac et le Néerlandais Tjark de Lange.
Tous dénoncent les tares bien connues de l'IHF : absence de développement en dehors du Vieux Continent et immobilisme sur les règles du jeu notamment. Et évoquent à mots couverts l'autoritarisme du sortant et les accusations de corruption - jamais confirmées par la justice - envers ce dernier. « Le handball mérite plus d'ambition, plus de pratique féminine, plus de portée mondiale », résume Butzeck, qui se prévaut du soutien de nombreuses Fédérations européennes et de celui du Bahreïn.
Moustafa n'en apparaît pas moins favori, après un quart de siècle à financer des programmes de développement qui lui assurent la reconnaissance des petites nations. Il est notamment soutenu, selon nos informations, par les 52 membres actifs de la Confédération africaine (CAHB), mais aussi, entre autres, par la France.
Philippe Bana, le président de la Fédération française (FFHB), est candidat à la succession de Delplanque (qui, à 80 ans, a souhaité se retirer) au poste de premier vice-président. Il fera face au Bahreïnien Ali Eshaqi. Un revirement surprenant quand on se souvient des critiques acerbes formulées en 2019 dans Ouest France par ce même Bana, alors DTN, envers « une Fédération internationale du Moyen-Âge ». Cette sortie lui avait valu d'être temporairement suspendu de la commission des compétitions.
Selon un dirigeant africain, le scénario serait déjà écrit : « Philippe Bana est parti pour prendre l'intérim si Hassan Moustafa n'allait pas au bout de son mandat. » C'est ce qui est prévu par les statuts de l'instance. « Si le Président quitte prématurément ses fonctions en cours de mandat, le premier vice-président assure l'intérim jusqu'à la prochaine élection », dispose l'article 14.2.
L'absence de Moustafa à la finale du Mondial féminin, dimanche dernier à Rotterdam (Pays-Bas), a suscité des interrogations sur sa santé. Mais il semble que le « Pharaon » ait surtout été accaparé par la préparation de ce Congrès stratégique dans son pays. En particulier la résolution des habituels problèmes de visa pour une bonne partie des participants. « Il a l'air en forme », témoigne un dirigeant présent au Caire.
Le 40e Congrès de la Fédération Internationale de Handball (IHF), tenu à l'issue du Mondial féminin 2025, a marqué un tournant historique pour la gouvernance mondiale du sport.
Un Dernier Mandat sous le Signe de la Continuité
À 81 ans, Hassan Moustafa, celui que l'on surnomme parfois le « Pharaon » a été réélu avec une majorité écrasante de 73,3 % des voix face à trois challengers européens. 2029 : l’heure de la retraite forcée sonnera forcément pour Moustafa.
Cependant, l'événement majeur du Congrès est venu de la Grèce. Une motion proposant d'instaurer une limite d'âge de 75 ans pour les postes de direction a été approuvée par 70 % des délégués. En conséquence, aucun candidat ayant atteint cet âge le jour de l'élection ne pourra plus briguer la présidence ou un siège au sein des instances dirigeantes à l'avenir.
Pour Hassan Moustafa, qui aura 85 ans en 2029, cette réforme signifie que son mandat actuel sera irrémédiablement le dernier. Ce changement structurel amorce une période de transition sans précédent pour l'IHF.

Hassan Moustafa prend l' IHF pour un self-service
Le 4 août 1928, lors des Jeux olympiques à Amsterdam, est créée la Fédération internationale du handball amateur (en). La Fédération internationale de handball fut fondée le 12 juillet 1946 à Copenhague par les membres suivants : la Suède, la Norvège, la Finlande, le Danemark, la Pologne, la Suisse, la Hollande et la France, et, en droit : la Tchécoslovaquie, la Belgique, le Luxembourg, le Portugal, la Roumanie, l'Uruguay, les États-Unis et l'Autriche.
Des pays non-européens ont ensuite intégré l'IHF. Dans les années 1970 ont ensuite été créées les premières fédérations continentales : Confédération africaine de handball (1973), Fédération asiatique de handball (1974) et Fédération panaméricaine de handball (1977).
* Hans Baumann (en) est mort en poste le 9 février 1971 des suites d'une maladie.
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