Le monde du football espagnol a été secoué par un scandale impliquant l'ancien président de la Fédération Espagnole de Football (RFEF), Luis Rubiales. L'incident central est un baiser forcé sur la bouche de l'attaquante Jenni Hermoso, survenu après la victoire de l'Espagne en finale de la Coupe du monde féminine de football en août 2023. Cet acte a déclenché une vague d'indignation et a mis en lumière des problèmes plus profonds au sein de la fédération.
Ce dimanche, juste après la victoire de l'Espagne face à l'Angleterre à la Coupe du monde féminine de football, Luis Rubiales, président de la Fédération espagnole de football a embrassé l'attaquante Jenni Hermoso. Les images, tournées sur le podium de l'ANZ Stadium de Sydney, montrent clairement Rubiales prendre avec ses deux mains la tête de la joueuse avant de l'embrasser sur la bouche. Reprises par des médias espagnols, elles se sont répandues comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreuses critiques à l'encontre de Rubiales.
Scandale du baiser forcé : l'ex-patron du foot espagnol face à la justice • FRANCE 24
Réactions et Conséquences Immédiates
La numéro dix espagnole a déclaré dans la foulée dans un direct sur Instagram diffusé depuis les vestiaires "Ça ne m'a pas plu, hein !" Avant de sourire à l'objectif. Dans des déclarations transmises ensuite à la presse par sa fédération, elle a expliqué qu'il s'agissait d'"un geste mutuel totalement spontané en raison de l'immense joie que procure la victoire d'une Coupe du monde". "Le président et moi, nous avons une excellente relation, son comportement avec nous toutes a été parfait et c'était un geste naturel d'affection et de gratitude", a-t-elle ajouté.
Une source au sein de la Fédération avait indiqué à l'AFP que "C'est une célébration spontanée, qui se manifeste ainsi. Les deux sont des amis très proches".
Dans la foulée, Luis Rubiales a réagit : "Je ne tiens pas compte des réactions des idiots et des stupides, c'est juste un geste entre deux amis qui célèbrent quelque chose. On va profiter de tout ça ".

Contexte et Accusations Antérieures
Le baiser du président de la fédération s'inscrit dans un contexte lourd au sein de la sélection espagnole. Des joueuses dénoncent depuis des mois les méthodes jugées "dictatoriales" du sélectionneur, Jorge Vilda, qui bénéficie du soutien indéfectible de son président. Luis Rubiales, en poste depuis 2018, avait déjà fait scandale après avoir été accusé d'avoir organisé des orgies avec l'argent de la fédération en septembre dernier.
Enquête pour Corruption et Conséquences
Déjà secouée par le scandale du baiser forcé de son ex-président à une joueuse, la Fédération royale espagnole de football (RFEF) est désormais au centre d’une enquête pour corruption. Le gouvernement a annoncé, jeudi, qu’il prend le contrôle de l’instance. Le gouvernement espagnol a annoncé, jeudi 25 avril, la mise sous tutelle de la Fédération royale espagnole de football (RFEF), au centre d’une enquête pour corruption après avoir été secouée par le scandale du baiser forcé de son ex-président Luis Rubiales.
« Cette décision [a été prise] pour redresser la grave situation dans laquelle se trouve la RFEF afin que l’entité puisse entamer une étape de renouvellement dans un climat de stabilité », a indiqué le Conseil supérieur du sport (CSD), un organisme dépendant du ministère des sports. Concrètement, « une commission de supervision, de normalisation et de représentation créée par le CSD » et dirigée par des « personnalités indépendantes » exercera « la tutelle de la RFEF durant les prochains mois », dans « l’intérêt de l’Espagne », qui organisera le Mondial 2030 conjointement avec le Portugal et le Maroc, ajoute le communiqué.
Luis Rubiales, qui risque déjà deux ans et demi de prison dans la première affaire, et Pedro Rocha, son successeur par intérim à la tête de la Fédération, sont mis en examen. Et le Tribunal administratif du sport (TAD) a estimé, dans un rapport récent, que M. Rocha et sa direction par intérim avaient commis des fautes « très graves » en prenant des décisions allant au-delà de leurs compétences. Ce rapport du TAD a abouti à la décision prise jeudi.
Une enquête à tiroirs pour « blanchiment de capitaux, malversation, corruption entre particuliers et usage de paradis fiscaux » autour de l’accord conclu par la RFEF - à l’époque dirigée par Luis Rubiales - pour délocaliser la Supercoupe d’Espagne en Arabie saoudite en l’échange de 40 millions d’euros par an focalise les efforts de la police, qui a procédé à l’arrestation de sept personnes, toutes liées à la fédération. Des perquisitions ont été également menées dans le pays, notamment à l’ancien domicile de Luis Rubiales et au siège de l’instance de football.
La police suspecte le recours à des paradis fiscaux, par le biais d’entreprises du secteur des cryptomonnaies, pour financer les travaux, effectués en partie par Gruconsa, une société dirigée par Angel Gonzalez Segura, qui se trouve être également chargé des infrastructures de la RFEF. A quelques mois de l’Euro de football et des JO, Pedro Rocha est le seul candidat à la présidence de la Fédération, dont le scrutin est pour le moment prévu le 6 mai.
Position de Luis Rubiales et Suites Judiciaires
L’ancien président de la Fédération espagnole de football, Luis Rubiales, a nié lundi avoir reçu de l’argent de manière « irrégulière », au terme de son audition dans le cadre de l’enquête pour corruption autour de contrats signés durant son mandat de 2018 à 2023. « Ce que je maintiens et maintiendrai toujours, et je suis convaincu que la justice sera rendue, c’est qu’il n’y a jamais eu d’argent reçu de manière irrégulière, il n’y a jamais eu d’appel d’offres irrégulier », a dit M. Rubiales aux journalistes présents devant le tribunal de Majadahonda, près de Madrid.
L’ex-patron du foot espagnol fait notamment référence aux contrats conclus pour la délocalisation de la Supercoupe d’Espagne en Arabie saoudite et la rénovation du stade olympique de Séville, dans le viseur des autorités. Déjà menacé de deux ans et demi de prison pour agression sexuelle sur la championne du monde Jenni Hermoso, à l’issue de la finale du Mondial 2023, Luis Rubiales a assuré avoir « répondu à toutes les questions » devant la juge chargée d’enquêter sur ces contrats présumés irréguliers.
Tutelle de la Fédération
Cette affaire a poussé le gouvernement espagnol à mettre sous tutelle la fédération de football « dans l’intérêt » du pays, futur coorganisateur du Mondial 2030 avec le Maroc et le Portugal.

Nouvelles Déclarations et Justifications
Dans le cadre de la sortie d’un livre où il estime avoir été victime d’une chasse aux sorcières, Luis Rubiales, ancien président de la Fédération espagnole de football, assure qu’il avait le consentement de la joueuse Jenni Hermoso au moment de lui imposer un baiser en 2023. Quatre mois après la confirmation en appel de sa condamnation pour agression sexuelle, Luis Rubiales revient sur la scène médiatique. L’ancien président de la Fédération espagnole de football (RFEF), reconnu coupable d’avoir adressé un baiser non consenti à la joueuse Jenni Hermoso après le sacre mondial de l’Espagne en 2023, sort un livre "Killing Rubiales" dans lequel il estime avoir été victime d’une chasse aux sorcières. Il s’en est expliqué dans une interview à l’émission El Chiringuito.
Selon lui, Jenni Hermoso avait consenti à ce qu’il lui donne un baiser en mondiovision sur le podium de la remise des trophées. "C'était une erreur, je n'ai pas bien agi", reconnaît-il. "De là à tout ce qui s'est passé, les choses ont été déformées, poussées à l'extrême… avec certains intérêts particuliers. C'est plus que ce que je méritais. Je maintiens mes propos. Je m'excuse, je m'excuse encore. En tant que président, j'aurais dû être plus calme, plus professionnel. Je ne m'excuse pas auprès de Jenni Hermoso parce que je le lui ai demandé et qu'elle a dit ‘d'accord’. Jenni et moi savons que ce que dit le jugement est faux. Je ne vais pas changer mon témoignage initial comme elle l'a fait. C'était un baiser sous le coup de l'émotion, sans aucune connotation sexuelle. Jenni était une bonne amie, elle a raté un penalty… elle nous a beaucoup aidés à reconstruire l'équipe. Jenni était mon amie."
Accusations de Cabale et Démission
Rubiales estime avoir été victime d’une cabale de l’extrême gauche, du président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez mais aussi de Javier Tebas, président de la Ligue espagnole avec lequel il est en conflit. Après avoir refusé de démissionner pendant plusieurs semaines, Rubiales s’y était finalement résigné en septembre 2023. "Un intermédiaire du secrétaire d'État aux Sports m'a dit que si je ne démissionnais pas, toute mon équipe serait licenciée", explique-t-il. "Qu'ils s'adresseraient à la FIFA, interviendraient au niveau civil et feraient tout leur possible pour me nuire, ainsi qu'à toute mon équipe. J'ai démissionné pour le groupe de personnes qui me soutenaient.
Succession et Nouvelles Élections
Rafael Louzán a pris le commandes ce lundi du football espagnol. Louzán, 57 ans, président de la fédération de Galice (nord-ouest), a été élu face à son homologue de Valence Salvador Goma, par 90 voix contre 43, lors d'un vote en Assemblée générale, a annoncé la RFEF dans un communiqué. Le cas échéant, il pourrait alors devenir le quatrième président consécutif de la RFEF à être écarté de ses fonctions. Pedro Rocha, par ailleurs mis en cause dans une affaire de corruption, avait été élu à la présidence au mois d'avril pour remplacer Luis Rubiales, démis de ses fonctions pour avoir embrassé de force la joueuse Jenni Hermoso après le sacre de l'équipe d'Espagne lors du Mondial féminin en août 2023.
Procès et Condamnation
Le geste de M. Il va valoir à l'ancien patron de la fédération un procès pour agression sexuelle, prévu du 3 au 19 février 2025 à Madrid. Le parquet qui présente ses réquisitions avant le procès en Espagne, a demandé une peine de deux ans et demi de prison pour Luis Rubiales: un an pour agression sexuelle et un an et demi pour «coercition», pour pour les pressions exercées sur la joueuse pour qu'elle affirme que le baiser était consenti.
Luis Rubiales a été condamné à une amende de 10.800 euros pour agression sexuelle ce jeudi. La justice espagnole a tranché sur le cas de l'ancien patron tout-puissant du football espagnol. Luis Rubiales a été condamné ce jeudi à une amende de 10.800 euros pour agression sexuelle, en raison du baiser qu'il avait imposé à la joueuse Jenni Hermoso, devant les caméras du monde entier, quelques minutes après le triomphe de son équipe en août 2023 à Sydney lors de la finale de la Coupe du monde féminine.
Ce baiser avait provoqué une vague d'indignation en Espagne et à l'étranger, forçant Luis Rubiales à démissionner le mois suivant. Luis Rubiales annonce qu'il va faire appel de sa condamnation. L'ex-patron de la Fédération espagnole de football a en revanché été relaxé pour les pressions qu'il était accusé d'avoir exercées sur Jenni Hermoso pour étouffer le scandale, comme ses trois co-accusés, l'ex-sélectionneur Jorge Vilda et deux cadres de la Fédération. Ces derniers étaient uniquement poursuivis pour ces faits.
Le parquet avait réclamé deux ans et demi de prison à l'encontre de Luis Rubiales : un an pour agression sexuelle et un an et demi pour les pressions exercées sur la joueuse pour minimiser la gravité du geste. Le tribunal de l'Audience nationale "a condamné l'ancien président de la Fédération royale espagnole de football (RFEF), Luis Rubiales, à 18 mois d'amende, avec un tarif journalier de 20 euros, pour le délit d'agression sexuelle", selon un communiqué consulté par l'AFP. Il lui est également interdit de s'approcher de Jenni Hermoso à moins de 200 mètres et de communiquer avec elle pendant un an.
Érigée en symbole de la lutte contre le sexisme dans le sport, Jenni Hermoso avait d'ailleurs réaffirmé à l'ouverture du procès le 3 février n'avoir jamais donné son consentement et assuré s'être sentie "peu respectée" en tant que femme. La meilleure buteuse de la sélection avait aussi décrit les "innombrables" pressions subies après ce geste pour étouffer le scandale.
Appel du Parquet
La procureure Marta Durántez Gil a fait appel jeudi du jugement qui a condamné l'ex-patron du foot espagnol Luis Rubiales à une amende pour le baiser imposé à la joueuse Jenni Hermoso, et a réclamé un nouveau procès, dénonçant la partialité du juge.
Suspension de Pedro Rocha
Deux jours à peine après le succès de l’Espagne à l’Euro, la Fédération espagnole de football a replongé dans ses tourments. D’après les médias espagnols Onda Cero et Iusport, le Tribunal administratif du sport a suspendu pour deux ans son président Pedro Rocha, qui avait succédé à Luis Rubiales après le scandale du « baiser forcé ». Selon ces médias, le Tribunal administratif du sport a imposé cette sanction à Pedro Rocha parce qu’il a outrepassé ses fonctions en renvoyant celui qui était alors secrétaire général de la fédération, Andreu Camps.
Pedro Rocha, par ailleurs poursuivi dans une autre affaire de corruption et d’irrégularités commises durant la présidence de Luis Rubiales, avait été élu à la présidence de la fédération en avril dernier jusqu’à la fin du mandat de ce dernier, finalement démis de ses fonctions et poursuivi en justice pour avoir imposé un baiser à Jenni Hermoso, une joueuse de la sélection espagnole après sa victoire en finale du Mondial féminin, en août 2023.
Selon une copie de la décision publiée sur le réseau social X par un journaliste de Onda Cero, le Tribunal administratif du sport interdit à Pedro Rocha « d’occuper un poste dans quelque fédération sportive que ce soit » durant ses deux années de suspension. Selon Iusport, il va faire appel de cette décision et demander à rester en poste le temps que son appel soit examiné, ce qui pourrait lui permettre de se présenter aux élections fédérales de septembre.