Vivien Praderie, un nom qui résonne désormais dans le monde de l'arbitrage du rugby français. À 32 ans, cet homme originaire de Monpazier, un village à la frontière du Lot-et-Garonne et de la Dordogne, a gravi les échelons pour atteindre le Top 14. Son parcours, semé d'embûches et d'exigences, témoigne d'une passion et d'un dévouement sans faille pour ce sport.

Les débuts d'une vocation
L'histoire de Vivien Praderie avec l'arbitrage a commencé dès son plus jeune âge. «En minimes, nous avions des tournois sous forme de triangulaire. Il fallait qu'un joueur de l'équipe qui ne jouait pas arbitre les deux autres. Et c'était toujours moi.» Cette première expérience, combinée à l'influence de son père, lui-même arbitre, a semé les graines d'une vocation.
«Pour viser le haut niveau, à 18 ans, il fallait bien faire un choix». Il rechaussera bien les crampons, il y a 4 ans, avec le Stade monpaziérois, «pour retâter du ballon», «mais avec l'accord de la hiérarchie». En effet, comme pour les joueurs, arriver au plus haut niveau est un long chemin. «C'est très compliqué», souffle-t-il… Les places sont peu nombreuses. Les candidats, oui.
Ascension vers le Top 14
Passé par le pôle espoir de Talence, Vivien Praderie, comme tout arbitre sans exception, a commencé par la 4e Série. Mais rapidement, ses qualités l'ont propulsé dans les étages supérieurs. De longues années à apprendre, se former grâce au système des «coaches» - souvent des anciens arbitres - mis en place par Didier Mené, patron des arbitres français.
«Pour atteindre le plus haut niveau de performance, il y a une exigence. Dans sa quête de l'excellence, Vivien Praderie doit pourtant composer avec les réalités du «métier». Car seulement 5 arbitres sont professionnels en France. Ainsi, Thomas Charabas, bien qu'installé en Top 14 depuis plusieurs saisons, est médecin la semaine. Vivien, lui, prépare le concours de sapeur-pompier professionnel. Une épreuve exigeante, qu'il doit préparer en plus du travail nécessaire à sa fonction d'arbitre.
Les déplacements, le travail physique (3 à 4 séances de course et/ou renforcement musculaire par semaine), le retour sur le match du week-end et la préparation du suivant. Depuis le début de saison, pour ses premiers pas en Top 14, l'homme en vert a sifflé deux rencontres. Son objectif est d'en arbitrer le plus possible dans cette division, «en maintenant de bonnes performances», pour être véritablement installé et prétendre ensuite aux matches européens.
Les défis et la pression
Pratiquement à mi-chemin de sa carrière, l'homme pose un regard averti sur sa fonction. «La pression que l'on ressent avant un match est totalement différente de celle d'un joueur. D'abord, on est tout seul sur la pelouse. Et si on fait un mauvais match, on ne peut pas être remplacé. Et quand on connaît les enjeux de chaque match… Chaque arbitre est différent. On a tous notre sensibilité, notre personnalité.
Il est des désignations d’arbitre qui interrogent. Ce dont nos confrères de France Bleu Béarn Bigorre se sont faits l’écho. Ce samedi, Vivien Praderie officiera lors de Pau - Bayonne (17 heures au Hameau). « Difficile, quand on a grandi au Pays basque ». La réflexion sort de la bouche de Gonzalo Quesada, alors entraîneur d’un Stade Français battu à Jean-Dauger (29-26, en février 2023). « Vu de Pau, avant d’être Biarrot ou Bayonnais, Vivien Praderie est donc Basque (même si en réalité il est originaire de Dordogne)“, contextualisent nos confrères. Ce qui soulève d’évidentes questions d’impartialité.
Autre grief reproché à l’homme en noir, ses décisions litigieuses lors des derniers matchs où il a arbitré Pau. Quelques semaines plus tôt, à Mayol, l’homme en noir avait refusé un essai à Beka Gorgadze, estimant avoir gêné la défense varoise. « Cet essai qui nous est refusé ? Lors du congrès des arbitres qui s’est tenu à Dax, Joël Dumé, le directeur national de l’arbitrage, a officialisé les promotions pour la saison prochaine.
Reconnaissance d'erreurs
Vivien Praderie, l'arbitre de la rencontre Racing 92 - Bordeaux-Bègles a reconnu son erreur lors de l'ultime possession girondine, quasiment à la sirène, alors que les hommes de Julien Laïrle pouvaient se dégager. L'Union Bordeaux-Bègles, à défaut d'avoir eu gain de cause et préservé sa victoire en terre lensoise face au Racing 92, peut estimer que sa frustration était juste.
Vivien Praderie, l'arbitre de la rencontre entre le Racing et l'UBB (31-28) a reconnu que la dernière pénalité sifflée à l'encontre des visiteurs était malvenue. Pour rappel, il y avait quatre points d'écart en faveur de l'UBB (28-24) au moment où les partenaires de Maxime Lucu ont perdu la balle. Celui-ci venait pourtant de passer ce qui ressemblait à la pénalité de la gagne puisque l'UBB avait la dernière possession du match et la sirène s'apprêtait à retentir.
Lors d'un ultime pick and go au niveau de ses 40m, le talonneur remplaçant girondin Clément Maynadier se voyait contesté au sol. En réalité, comme le contestait le staff girondin et comme l'a admis après-coup M. Praderie, ce sont les Racingmen qui avaient plaqué ces soutiens pour les amener au sol. La pénalité est pourtant allée à leur avantage. Et les Racingmen, après une bonne pénaltouche de Russell et un bon ballon porté, pouvaient mettre la pression sur les Girondins qui finissaient par craquer et à concéder un essai de pénalité. Victoire du Racing (31-28). Forcément cruel pour l'UBB.
Enfin, question impartialité, les Auvergnats peuvent se rassurer. Vivien Praderie a déjà arbitré le SUA, en 2017.
Désignations récentes
La commission arbitrale de la Fédération Française de Rugby et de la LNR a désigné les arbitres de la première journée de Top 14 / 2024-25. Comme lors de l’ouverture de la saison 2022-23, c’est l’arbitre du Comité Occitanie, Monsieur Vivien Praderie, qui tiendra le sifflet de la rencontre entre l’ASM Clermont Auvergne et la Section Paloise, samedi à 16h30 sur la pelouse du Michelin pour la première journée de Top 14.
Monsieur Praderie, qui avait dirigé 3 rencontres des Clermontois lors de la saison 2022-23 (réception du Stade Français, aller et retour face au Racing 92), n’avait pas croisé le chemin de l’ASM Clermont Auvergne lors de la dernière saison. Il les retrouvera samedi prochain au Michelin pour la réception de la Section Paloise comptant pour la première journée de Top 14.Lors de cette rencontre, il sera assisté de M. Chérèque et M. Chazal pendant que M.
La commission arbitrale de la Fédération Française de Rugby a désigné les arbitres de la onzième journée de Top 14. Comme lors de la première journée de championnat à Paris, c’est l’arbitre du comité Occitanie, Monsieur Vivien Praderie, qui tiendra le sifflet de la rencontre dimanche à 17 heures à la Paris Défense Aréna face au Racing 92.
Monsieur Praderie était déjà au sifflet de la première journée de Top 14 à Jean-Bouin, il retrouvera les hommes de Jono Gibbes à la Paris Défense Aréna ce dimanche. L’arbitre du comité Occitanie dirigera, ce week-end, sa 7ème rencontre de Top 14 de la saison. Comme les Clermontois, il a déjà croisé les Racingmen (déjà à domicile lors de la sixième journée de championnat) pour une victoire face à Pau sur le score de 26 à 13.
Lors de ce match comptant pour la onzième journée de Top 14, il sera assisté de M. Charabas et M. Chazal pendant que M.
La Fédération française de rugby a communiqué ce jeudi la liste de tous les arbitres pour la saison 2025-2026. Pour ce nouvel exercice, deux arbitres ont été promus pour évoluer dans l’élite du rugby français, Pierre Bru et Benjamin Hernandez.
Ce jeudi matin la FFR a officialisé la liste des 27 arbitres de champ qui officieront en Top 14 et Pro D2 la saison prochaine. Parmi eux, deux ont été promus en Top 14 et cinq en Pro D2. Des choix qui "reflètent le travail, les parcours et les évolutions des officiels du rugby français à tous les niveaux de compétition" explique la Fédération dans son communiqué.
En ce sens, deux nouveaux arbitres feront leur apparition au centre du terrain en Top 14. Il s’agit de Pierre Bru et Benjamin Hernandez qui arrivent donc tous les deux de la Pro D2. En deuxième division justement, cinq arbitres ont été promus : Remi Aiguebonne, Julien Caulier, Damien Dauvissat, Hugo Dutreuilh et Thibault Santamaria. À noter que plusieurs arbitres de Pro D2 intègrent le Top 14 mais en tant qu’arbitres assistants comme Thomas Chereque ou Flavien Hourquet. À noter que la Pro D2 reprendra le week-end du 29 août.
Le dimanche 15 janv. Les locaux mettaient dès le coup d'envoi la pression sur des visiteurs pas avares de placage tant et si bien que les hommes du Confluent après avoir subi les 5 premières minutes parvenaient à investir le camp dordognot pour y glaner une pénalité qui permettait à Cagnart d'ouvrir le score 00/03. Monpazier tentait de réagir avec le numéro 8 Salem en pointe d'une attaque toujours rendu stérile par la bonne tenue de la défense des jaune et bleu. Ce n'est qu'au ¼ d'heure de jeu que les locaux revenaient à égalité sur pénalité.
Contre toute attente les Lot et Garonnais parvenaient à prendre le jeu à leur compte avec Borie à la baguette dans un rôle inhabituel de demi de mêlée qui au pied et balle en main venait tracasser une équipe locale très vite dans le doute d'autant qu'à la 20ème minute l'URC reprenait le score par Cagnart sur pénalité 03/06 . Les vert et blanc ne parvenaient pas à développer du jeu et continuaient à déjouer perdant beaucoup de ballons. Le jeu se crispait un peu et c'est sur un mauvais geste d'un joueur local que Borie sortait sur blessure ce qui constituait indéniablement un tournant du match.
Sanctionné par un carton jaune par l'arbitre, les dordognots subissaient le jeu jusqu'à la 30ème où ils parvenaient sur pénalité à revenir au score 06/06. La fin de la mi-temps voyaient Monpazier tenter de resserrer le jeu autour d'un pack lourd et supérieur en jeu groupé à celui de l'URC . La deuxième période allaient confirmer le scénario choisi par Monpazier en fin de première mi-temps.
Toujours mis en échec sur le jeu au large et dans les intervalles par une défense acharnée de l'URC, les vert et blanc vont s'organiser pour avoir des temps de jeu près de la ligne de l'URC et pouvoir profiter de la supériorité de leur pack. A la 53ème minute les locaux vont réussir à rééditer cette phase de jeu et porter le ballon derrière la ligne pour la seconde fois.
Menés 16/06 , les Lot et Garonnais ne baissaient pas les bras et développaient des offensives qui leur permettaient d'occuper le terrain des locaux. Ils obtenaient même une nouvelle pénalité qui auraient pu les relancer dans le match si le buteur n'avait pas échoué. Dominés dans l'alignement et sur le jeu d'avant, les bleu et jaune ne parvenaient pas à concrétiser leurs temps forts. Monpazier, fidèle à son système de jeu allait tuer le match à la 70ème en renouvelant pour la troisième fois une belle cocotte qui faisait mouche et leur permettait d'obtenir un bonus défensif.
Le parcours de Vivien Praderie, de ses débuts à Monpazier à son ascension en Top 14, est une source d'inspiration pour tous les jeunes arbitres. Son histoire témoigne de la passion, du travail acharné et de la détermination nécessaires pour atteindre le plus haut niveau dans le monde exigeant de l'arbitrage du rugby.