Pourquoi le PSG est-il tant détesté ? Les raisons d'une aversion

Le Paris Saint-Germain (PSG), depuis son rachat en 2011 par Qatar Sports Investments, est devenu un club qui suscite souvent rejet et colère. Une puissance artificielle, bâtie sur un financement sans limites, qui illustre la place singulière d’un club devenu l’incarnation des excès du football moderne.

Un club qui divise la France

D'après la légende de l'équipe de France, Youri Djorkaeff, le Paris Saint-Germain est détesté en France. Il explique que contrairement aux deux grands clubs d'Espagne, le PSG cristallise la haine des supporters français.

Youri Djorkaeff s'est exprimé dans le média espagnol AS lundi soir :

«Quand on joue pour le PSG, on se bat contre le reste de la France. Les gens détestent le PSG. L'Espagne est divisée entre Madrid et Barcelone. En France, il y a des gens qui aiment Marseille. Mais les non-Marseillais ne détestent pas l'OM, ils s'en moquent. Il en va de même pour Lyon. Mais pas le PSG. Et c'est unique.

L'ancien milieu offensif est revenu sur l'antagonisme que représente le Paris Saint-Germain pour une grande partie des supporters français.

Le rôle de Lionel Messi

Pour autant, Youri Djorkaeff estime que l'arrivée de Lionel Messi pourrait permettre d'apaiser un peu les choses compte tenu de la cote de sympathie que l'attaquant argentin dégage : «Mbappé, Neymar ou Marquinhos étaient déjà là, mais Leo est numéro un mondial. Ça peut peut-être changer les choses, je ne sais pas. En tout cas, je n'ai jamais entendu personne dire du mal de Messi.

Un symbole du football-business

Depuis son rachat en 2011 par Qatar Sports Investments, le PSG s’est métamorphosé en laboratoire du football-business, un prototype où la logique comptable remplace la passion du jeu, où l’image vaut plus que l’histoire, où les victoires s’achètent plus qu’elles ne se conquièrent.

Avec près de 1,9 milliard d’euros dépensés en transferts, avec des salaires indécents, avec une accumulation de stars recrutées à coups de chèques mirobolants, le club a détruit toute idée d’équité et de mérite sportif.

En Espagne, LaLiga a souvent dénoncé un club qui fausse la concurrence avec des subventions étatiques déguisées. En Allemagne, le Bayern Munich refuse de négocier avec un adversaire qu’il juge hors-jeu économiquement. Partout en Europe, la colère monte, parce que Paris impose un déséquilibre insupportable.

Le PSG financé par l’état du Qatar a dynamité la Ligue 1. Neuf titres de Ligue 1 en douze ans, une suprématie si écrasante qu’elle en devient grotesque. Ce n’est pas un championnat, c’est une parade, une démonstration de force répétée à chaque match, quand les autres clubs, privés des mêmes ressources, ne peuvent qu’assister, impuissants, à la mise en scène d’un spectacle déjà écrit.

L’intérêt s’effondre, l’audience décline, les talents fuient. Dans les stades, les banderoles hostiles se multiplient. À Marseille, à Lyon, à Lens, le PSG est devenu l’ennemi, le symbole d’un football qui trahit ses valeurs, un club sans âme qui attire plus de mépris que de jalousie.

Le fair-play financier en question

Mais à l’UEFA, on ferme les yeux. Pourquoi ? Parce que Nasser Al-Khelaïfi n’est pas qu’un président de club. Il est aussi président de beIN Media Group, acteur clé des droits TV. Il siège au comité exécutif de l’UEFA. Il préside l’Association européenne des clubs.

Le regard extérieur

La France a toujours préféré Raymond Poulidor à Jacques Anquetil, et si en plus celui qui gagne est très riche, et est financé par un pays du Moyen-Orient, alors certains ne sont pas loin de voir le diable. Bref, même si le Paris Saint-Germain a donné un énorme coup de projecteur sur la Ligue 1, le club de la capitale a du mal à devenir immensément populaire et du côté des dirigeants du PSG on le sait bien.

Pour le directeur sportif adjoint, il est tout de même dommage qu’on en soit là. « C’est un problème français. On admire les clubs comme le Barça, le Bayern, le Real. On les jalouse… Mais quand un club français se donne les ambitions de devenir un grand club, il est critiqué. Ça n’a pas de sens. Le Paris Saint-Germain est une locomotive fantastique pour le développement du football français et il faudrait d’autres investisseurs pour avoir une concurrence encore plus forte.

Le président du PSG ne cache pas qu’il est déçu à ce niveau.

« Si la Ligue 1 mérite le PSG ? Je peux juste dire que la Ligue ne nous aide pas beaucoup. L’Ajax, quand il a fallu décaler un match de championnat pour mieux préparer ses rendez-vous européens, il l’a obtenu sans problème. Et ça n’a choqué personne. Ici, ça prend tout de suite des allures de privilèges indus. Pourtant, nous sommes des ambassadeurs de la France et de la Ligue 1, non ? Où que l’on aille. On est l’équipe de la France, aussi. Mais ça, j’ai souvent l’impression qu’il y en a qui l’oublient. C’est naturel, car à l’étranger, nous représentons la France. Et j’en suis fier. Mais une fois rentrés chez nous, on nous remercie comment ? », a lâché le président du PSG dans un entretien à France Football.

Malheureusement pour les Parisiens, le PSG n’est pas le club le apprécié d’Europe (et c’est la même chose en France d’ailleurs). La première raison, c’est évidemment le rachat par le Quatar, vous verrez tout au long du top que généralement, on n’aime pas trop les nouveaux riches. On reproche au PSG d’être un club sans histoire qui ne mérite pas sa place parmi les grands et qui dépense sans compter.

Bref, pour ses détracteurs le PSG est aussi un club sans mental, avec comme exemple la remontada du Barça. Et s’ils étaient en finale de Ligue des Champions ça serait aussi « grâce » au Covid et au format des matchs à élimination directe. Un peu dur comme jugement.

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