Pourquoi Hatem Ben Arfa N'a Pas Joué au PSG : Une Analyse Détaillée

L'histoire d'Hatem Ben Arfa au Paris Saint-Germain est marquée par des espoirs initiaux et une désillusion progressive, culminant avec des batailles juridiques. Son passage au club, de 2016 à 2018, a été émaillé de controverses, de mises à l'écart et de conflits avec la direction et l'entraîneur.

L'Arrivée Prometteuse et les Premières Tensions

À l’été 2016, l’arrivée au PSG de Hatem Ben Arfa, que l’on surnomme « HBA », s’apparentait à une renaissance et à un retour aux sources. Au sortir d’une saison éclatante avec l’OGC Nice (dix-sept buts inscrits en Ligue 1), le natif de Clamart (Hauts-de-Seine) est alors la recrue phare du club parisien.

En passe de gommer son image de dilettante ingérable, il cède aux sirènes de Nasser Al-Khelaïfi, le président qatari du PSG, et rejoint avec enthousiasme l’armada pilotée par l’entraîneur espagnol Unai Emery. Mais, d’emblée, son coach le pique au vif, pointe son manque d’investissement à l’entraînement et le pousse à « améliorer sa condition physique ».

La Mise à l'Écart Progressive

Au fil des mois, son statut devient précaire : le talentueux dribbleur est relégué sur le banc des remplaçants, quand il n’est pas convié à s’asseoir en tribune. En mars, HBA exprime son spleen et réitère sa volonté de convaincre Unai Emery dans une vidéo kitschissime partagée sur les réseaux sociaux.

Hatem Ben Arfa n’a plus joué au PSG depuis un an. Dans son édition du jour, France Football nous apprend les raisons de cette mise à l’écart soudaine de l’international français. Le point de départ serait une blague faite au cheikh Tamin Al-Thani. Ce dernier n’aurait vraiment pas apprécié la boutade du joueur.

Un point de non-retour est atteint, un mois plus tard, entre les dirigeants parisiens et l’ex-attaquant de Lyon (2002-2008) et de l’Olympique de Marseille (2008-2011) : selon le clan Ben Arfa, la rupture serait consommée depuis la visite de l’émir du Qatar et propriétaire du PSG, Tamim Al-Thani, au centre d’entraînement du club, à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), le 8 avril.

Ce jour-là, le joueur aurait glissé au souverain, sur un ton goguenard, qu’il était plus aisé de lui parler qu’à Nasser Al-Khelaïfi, peu disponible. Cette remarque aurait froissé le président du club et scellé la disgrâce du joueur.

L'incident avec l'Émir du Qatar

Quelques jours plus tard, l'Argentin évoquait dans une émission de radio un échange virulent entre l'international et l'émir au centre d'entraînement. En allant le saluer, Ben Arfa aurait demandé son contact au propriétaire qatarien, précisant avec un certain culot que cela faisait des mois que Nasser Al-Khelaïfi, présent à cet instant, ne lui répondait pas.

France Football révèle également que Ben Arfa a eu des mots très durs envers Unaï Emery après la claque reçue à Barcelone en Ligue des champions (6-1). De plus, Ben Arfa se livrerait à des imitations de son entraîneur au sein du vestiaire parisien, pour le plus grand bonheur de ses coéquipiers.

Les dessous terribles du fiasco de la carrière de Hatem Ben Arfa

La Bataille Juridique et les Accusations de Harcèlement Moral

Hatem Ben Arfa avait saisi dans un premier temps la commission juridique de la LFP après avoir été exclu du groupe professionnel du PSG, à tord selon lui. La raison de cette mise à l’écart ? Le joueur de 36 ans avait fait remarquer « qu’il était difficile de joindre son président (Nasser Al-Khelaïfi, ndlr) pour évoquer sa situation sportive » à l’émir du Qatar alors en visite du côté de Paris en avril 2017.

Pour justifier du harcèlement moral, Ben Arfa a mis en avant qu’il a été évincé en dernière minute du stage de préparation aux États-Unis en juillet 2017. En septembre, il lui a même été demandé de s’entraîner avec l’équipe de National 2. Ce n’est que lorsqu’il a saisi la commission juridique de la LFP qu’il a pu réintégrer le groupe pro.

Pour la justice, les conditions de la mise à l’écart du joueur (entraînement avec l’équipe réserve et non-sélection pour un stage à l’étranger) ont été excessives. Ces faits, jugés comme étant du harcèlement moral, ont valu au PSG de devoir verser un euro symbolique.

Le club a aussi été condamné à payer un peu plus de 100 000 euros au joueur. La somme englobe deux jours de retenue de salaire en décembre 2017, parce que, souffrant, il n’avait pu prendre l’avion pour se rendre au Qatar. L’absence était pourtant justifiée. L’ancien joueur de Newcastle obtient donc les 27 419,35 euros à titre de rappel de salaire pour les deux jours d’absence (son salaire fixe mensuel étant de 425 000 euros), ainsi que les 75 000 euros de la prime éthique du mois de décembre.

Décisions de Justice et Suites Judiciaires

Le joueur avait déjà été débouté aux prud'hommes, mais il avait fait condamner le PSG en appel en mars 2023. Cette décision de justice marque donc la fin de cette affaire entre Ben Arfa et le PSG, puisque tous les recours ont désormais été épuisés.

Ben Arfa avait gagné en appel sur ce point mais n'avait pas obtenu gain de cause sur l'ensemble de ses demandes. Le joueur réclamait 7,7 millions d'euros pour harcèlement moral et avait obtenu, devant la Cour d'appel de Paros, 100 000 euros correspondant à deux jours de salaire non versés en décembre 2017, plus un euro symbolique.

En le mettant de côté, le club parisien a tenté « d’inciter monsieur Ben Arfa à quitter le club avant la fin de son contrat, et à accepter d’autres propositions ». Le PSG est donc bien coupable aux yeux de la justice, alors qu’il prétendait que Ben Arfa avait fait le choix de rester au club quand la direction souhaitait le vendre.

Le Bilan du Conflit

En fin de compte, l'affaire Hatem Ben Arfa au PSG illustre les complexités des relations entre les joueurs, les entraîneurs et la direction dans le football de haut niveau. Les désaccords personnels, les incidents et les stratégies de gestion peuvent avoir des conséquences importantes sur la carrière d'un joueur et entraîner des litiges coûteux pour les clubs.

Malgré son talent indéniable, Hatem Ben Arfa n'a pas réussi à s'imposer au PSG en raison de divers facteurs, notamment des conflits avec la direction, des problèmes d'attitude et des choix sportifs de l'entraîneur. Cette situation a abouti à une bataille juridique qui a mis en lumière les pratiques du club et les droits des joueurs.

Récapitulatif des Condamnations du PSG
Motif Montant
Harcèlement moral 1 euro symbolique
Retenue de salaire (décembre 2017) 27 419,35 euros
Prime éthique (décembre) 75 000 euros
Total Environ 102 419,35 euros

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