Le Paris Saint-Germain (PSG) continue de renforcer son image de prestige et son avenir économique en s'associant à des partenaires de renom. Récemment, le club a officialisé un nouveau partenariat premium avec Potel et Chabot, une référence historique française en gastronomie événementielle.
Ce partenariat, scellé pour les trois prochaines saisons jusqu'en 2028, marque une étape importante pour les deux entités. Il souligne la stratégie du PSG de valoriser ses revenus d'hospitalités et offre à Potel et Chabot une plateforme événementielle de premier plan pour toucher un public influent.

Un partenariat stratégique
L'accord entre le PSG et Potel et Chabot vise à renforcer la compétitivité de l'offre du club face aux standards internationaux, où les clubs leaders investissent massivement dans l'expérience premium. Pour le groupe gastronomique, ce partenariat représente un débouché puissant, lui permettant d'intégrer l'un des écosystèmes sportifs les plus visibles d'Europe.
Positionné au carrefour du luxe, du sport-spectacle et du corporate, le PSG offre à Potel et Chabot une plateforme événementielle capable de toucher un public prescripteur : dirigeants, partenaires, invités VIP et réseaux business. Ce partenariat renforce également la dimension parisienne du groupe, un marqueur identitaire central mis en avant par son CEO, Amir Nahai.
Les hospitalités : une source de revenus essentielle pour le PSG
Les "hospitalités", ces packages alliant billet et restauration, sont devenues une donnée fondamentale du modèle économique d’un club professionnel, notamment au Paris Saint-Germain. L’accord renforce la montée en gamme des offres hospitalités du club et ouvre au groupe gastronomique un accès direct à un univers premium en quête d’expériences toujours plus exclusives.
Le PSG reste dans le luxe et le bling bling, au moins dans les tribunes. Si sur le terrain, Paris ne recrute plus des stars hors de prix, le club reste dans son image de prestige pour ce qui est des « hospitalités ». L’accueil de luxe au Parc des Princes.

Potel et Chabot : Un acteur majeur de la gastronomie événementielle
Potel et Chabot est un traiteur de luxe créé en 1820. L'entreprise, qui a des filiales à Shanghai, Genève, Londres ou encore São Paulo, a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de plus de 100 millions d'euros, avec un résultat net positif.
L'entreprise a revu son process d'innovation, créé une direction de l'expérience-client (regroupant le marketing, la scénographie, les maîtres d'hôtel, la cave), peaufiné son image en changeant d'identité visuelle. "Que ce soit bon dans l'assiette n'est plus suffisant. Comme toute maison de luxe, nous avons un cahier de tendances, en phase avec les thèmes du moment", détaille le PDG.
Défis et perspectives d'avenir
Pour autant, le Covid a montré la fragilité d'un modèle à coûts fixes très élevés, même si l'entreprise s'adjuge la moitié du marché francilien des traiteurs évalué à 250 millions d'euros annuels. "C'est un métier au savoir-faire pointu que l'on doit valoriser davantage. Nous devons nous positionner comme une force de propositions, coconstruire avec nos clients, et pas seulement répondre à des briefs détaillés", juge Alain Postic.
Désormais, c'est l'inflation des coûts de la nourriture comme du personnel qui viennent gâcher la fête. "Pour préserver la qualité, nous sommes obligés d'en tenir compte dans nos prix."
Malgré ces défis, Potel et Chabot se projette vers l'avenir avec optimisme. Après avoir surmonté les difficultés liées à la pandémie, l'entreprise est prête à relever de nouveaux défis et à saisir de nouvelles opportunités, notamment grâce à son partenariat avec le PSG.

Potel et Chabot à Roland-Garros
Potel et Chabot sert en moyenne 6000 repas par jour pendant le tournoi de tennis de Roland-Garros. Depuis le 16 mai et jusqu’à ce dimanche, le traiteur de luxe parisien Potel et Chabot est à pied d’œuvre pour assurer la restauration haut de gamme de Roland-Garros. Les convives ? Des privilégiés, invités par la Fédération française de tennis ou par l’un des sponsors des Internationaux de France de tennis.
La préparation débute en décembre. Il faut concevoir les menus très tôt pour pouvoir passer nos commandes en amont à nos producteurs et laisser le temps à notre maraîcher, Éric Roy, de planter en nombre suffisant les légumes dont nous aurons besoin. Pour l’entrée au menu du premier jour du tournoi, nous lui avons commandé 15 000 asperges.
En 2020 avec la pandémie, ce n'était que 200 à 300 par jour et l'année suivante, 2.500. Si la logistique est un peu plus compliquée - car « Roland-Garros offre la plus haute qualité d'hospitalités de tous les tournois du Grand Chelem » selon Alain Postic, le PDG du groupe qui coiffe Potel & Chabot et Saint Clair -, le jeu en vaut la chandelle pour le traiteur.