Le handball en Aquitaine a une histoire riche, marquée par la passion et le développement progressif de ce sport dans la région. Cet article explore les moments clés, les figures importantes et l'évolution des structures qui ont façonné le handball aquitain.

Schéma d'un terrain de handball.
Les Débuts du Handball en Aquitaine
Le Handball aquitain est régi depuis 1960 par la Ligue d'Aquitaine fondée sous le nom de Ligue de Guyenne en 1942, au sein de laquelle des Comités départementaux (47, 40, 33 et 64 puis la Dordogne se rattache de la Ligue du Limousin à la Ligue de Guyenne en 1948 )se créent et se partagent le territoire géographique aquitain. L'émergence des premiers clubs a lieu dans les années soixante notamment dans les Pyrénées-Atlantiques. Le handball trace ses premiers chemins sur le sol landais depuis dans les années 60.
La première rencontre officielle a lieu dans les arènes de Morcenx, le 10 mai 1959. C'est une finale de Championnat de Guyenne entre le Bordeaux EC et le Club Universitaire Palois, organisé par le CA Morcenais. A l'initiative de Mr Liardeaux, l'Étoile Sportive Montoise ouvre une section handball en 1966. Elle joue en championnat de Guyenne et atteint même les 1/2 finales de la Coupe d'Aquitaine en 1967 perdue 20-19 face aux Girondins de Bordeaux !
D'autres clubs pionniers tels le Stade Montois ou Saint Pierre du Mont viennent se greffer au contingent des clubs béarnais qui eux ont leu propre championnat.
Création et Structuration des Comités Départementaux
Bien plus tard, les statuts du nouveau Comité des Landes sont adoptés lors de l'Assemblée Générale constitutive du 22 novembre 1985 à Mont de Marsan avec Michel Roumégous comme premier Président et Mr Domien, Président d'Honneur. Laurent Bridon, Jacques Pouységur, Christiane Carrassus en 2008 et depuis 2012, Valérie Dupin, se succéderont au poste de Président du Comité des Landes de Handball. Mr Jacques Pouységur aura son nom associé à la Coupe des Landes depuis 2012.
Le Comité des Pyrénées-Atlantiques existe depuis mai 1961. Mr Peyrou, Maire de Gélos étant le premier président. Le premier championnat est institué en 1962-63 avec cinq équipes dont le Zibéro Sports Tardets.
Développement des Compétitions Départementales
Dès 1991-92, un championnat départemental est crée mais exclusivement féminin avec neuf clubs. Le championnat départemental masculin est instauré en 2001-02, les club de Mimizan jouaient soit en Championnat de Côte d'Argent (Gironde) ou des Pyrénées-Atlantiques (Villeneuve de Marsan et Saint Pierre du Mont). AS Nogaro Handball, est une exception. Le club jouant à Riscle participe au championnat des Landes de 1991 à 1994.
En 1970-71, le championnat départemental des Pyrénées-Atlantiques est scindé en deux divisions le division Honneur et Promotion. En Promotion, aucun club basque n'y figure. En Honneur, l'AL Urt et US Luzienne, Gelos, Asson Sports et l'US Soumoulou sont les cinq équipes de la poule unique.
Lors de la création d'un premier championnat départemental, les clubs des départements des Landes et Pyrénées Atlantiques sont regroupés en un même et seul championnat au vu des faibles effectifs. En 1991, un championnat pour chaque département apparaît pour la catégorie féminines. En catégorie masculine, il faut attendre janvier 2002 pour que le Comité organise un premier championnat masculin avec le Vignau, Mimizan et Saint Pierre du Mont, qui continuent cette saison là à jouer dans le championnat de Gironde et 64 qu'ils ont débuté en début de saison.
En 2004-05, le championnat de Pré-Région est créée regroupant dans chaque département. Lors de la saison 2009-10, ces deux championnats fusionnent en un seul, formant ainsi l'élite départementale dans une poule unique.
Événements Internationaux en Aquitaine
A Bayonne, (pour l'inauguration du Palais des Sports Lauga) le 26 février 1970, une rencontre du Championnat du Monde de Handball en 1970 en France. La Tchécoslovaquie dominait le Japon 19-9. En 1981, c'est le Championnat du Monde B qui est organisé en France. Au palais des sports Lauga, devant 2800 spectateurs, le 21 février 1981, la Tchécoslovaquie était battue par la Norvège. Le jeudi 22 mars 2018, troisième rencontre internationale organisée à Bayonne.
Handball : les Bleues championnes du monde !
Clubs et Équipes Notables
Les Boucalo-Tarnosiens évoluent dans la salle de Tarnos en premier temps. La section handball du SICS apparaît en 1971. L'équipe féminine sénior est championne d'Aquitaine dès la saison 1973-74. En 1974-75, elles évoluent pour leur première saison en Nationale 2 (Deuxième division Nationale) avec Toulouse OAC, CLL Bourges, CN Mourenx, ES Chateauneuf, US Talence, l'Avenir Murétain et l'US Luzienne.
Le SICST Boucau-Tarnos est en Nationale 2 (D2) en 1975-76 féminines. La poule de Nationale II : Poitiers, Pauillac, Angoulême, Talence, Muret, Chateauneuf la Forêt et l'US Luzienne. Elles atteignent la finale de la Coupe d'Aquitaine jouée face au BEC à Tarnos.
En 1976-77, les féminines sont toujours en Nationale 2 avec l'US Luzienne. En 1981-82, Boucau-Tarnos évolue en Nationale 2 avec Mourenx, Pessac, Mérignac, Montpon, Libourne, Mios, Toulouse, Saint Junien et Limoges. Les boucalaises arrivent également en 1/2 de la Coupe d'Aquitaine éliminées par Pessac 29-24.
Fondé en 1968, le club est en championnat d'Aquitaine en 1971-72 et cela pour deux saisons. En 1973-74, les féminines sont en Nationale 2 (Deuxième Division) avec ASEA Toulouse, Toulouse OAC, Mourenx, La Roche/Yon, Ruffec, US Talence et ES Chateauneuf la Fôret. Les joueuses de l'époque se nomment Sedès, Concile, Fando, Carrieu, Touya. En 1974-75, elles évoluent toujours Nationale 2 avec Toulouse OAC, CLL Bourges, CN Mourenx, ES Chateauneuf la Fôret. L'US Luzienne est en Nationale 2 (D2) en 1975-76 féminines.
La poule de Nationale II : Poitiers, Pauillac, Angoulême, Talence, Muret, Chateauneuf la Forêt et SCIS Boucau-Tarnos. En 1976-77, les féminines de Saint Jean de Luz sont en Deuxième Division Nationale, la Nationale 2 avec une autre équipe locale, Boucau-Tarnos.
Dès 1953, le Zibéro Tardets, en soule (Pays-Basque), débute dans ce sport. Les premières rencontres se jouèrent sur le terrain du fronton. En 1965, le club est champion Départemental. Il accède en championnat de Guyenne pour la saison 1964-65. La poule est : AL Billière, le BEC, Santé Navale Bordelaise, NCI Bordeaux, ASPTT Libourne, Cheminots Palois et les Girondins de Bordeaux.
En 1966-67 l'équipe évolue en championnat de Guyenne avec l'ES Montoise, Nousty, le Bordeaux EC, les Girondins, Bordeaux NCI, Stade Pessacais UC et AL Billière. Idem l'année suivante 1967-68 avec Caudéran, Billière, Stade Bordeaux Bastide, Nousty, Gelos, l'ES Montoise et le CO Périgueux Ouest. Pour la première édition de la Coupe d'Aquitaine en 1968-69, les souletins échouent à Pau (11-10) face aux Girondins.
Tardets est éliminé au même stade de la compétition la saison suivante d'un rien (14-13) face au Bordeaux EC. Le club souletin migre ensuite à Mauléon pour des raisons d'homologation de terrain. Pour la première fois depuis sa création le Zibéro Sports participe au championnat de Divison 3 masculine nommé "Excellence" en 1970-71.
Les premiers adversaires se nomment : Nousty Sports, CA Béglais, Gazélec Bordeaux, Toulouse OAC, Toulouse UC, Montpellier UC, ASCEM Montpellier, Castres Boucasse et La Clermontaise (Clermont l'Hérault). En 1971-72, bis répétita dans une poule composée du Toulouse OAC, Stade Rodez, US Melle, AC Narbonne, CS Gazélec Bordelais, AL Billière, ASPTT Limoges, CA Béglais et du Toulouse UC.
En 1973-74, le club joue a domicile dans la salle Mosqueros de Salies de Béarn. En 1974-75, le Zibéro est en Nationale 2 masculine. Tardets descendra en fin de saison en tant que dernier dans une poule composée de Poissy, du Bordeaux EC, Poitiers, Saintes, Villemomble, Gazéléc, Billancourt et Nanteset l'AS Voltaire Chatenay-Malabry. Le club participe a la première "vraie" édition de la Coupe de France le 27 septembre 1975 face à la Clermontaise (Clermont l'Hérault).
En 1975-76, le Zibéro évolue dans une poule composée de HBC Carcassonne, Nousty Sports, CA Bègles, ASPOM Bordeaux, AL Billière, ASU Balma, Sanfloraine Saint Flour, CAPO Limoges et FJ Trèbes l'équipe atteint les 1/2 finale de Nationale 3 à Poitiers battus par Dunkerque. En 1976-77, promus en Nationale 2, les masculins de Tardets sont avec Poitiers, Laetitia Nantes, Poissy, Saintes, HBC Nantes, Le Mans, AS Police Paris, Montgeron et le Bordeaux EC.
Ils sont rétrogradés en0 Nationale 3 1977-78 : Nousty Sports, AL Billière, Carcassonne HB, Stade Niortais, ASPTT Limoges, CA Béglais, SA Mérignac, ASU Balma, ASC Albi composent la poule. Hélas en fin de saison, le club retourne en Aquitaine. En 1981-82, l'équipe masculine de Tardets joue à Mauléon ses matchs de Nationale 3, en tant que promu. La poule de Tardets : Bordeaux EC, Saint Junien, Nousty, Montpellier, Carcassonne, Rodez, Billière, Bègles et Cenon.
En 1987-88 , retour en Nationale 3 avec une poule : Comos Montpellier, Pont Saint Esprit, ASPOM Bègles, Montpellier UC, Nousty, AL Billière, Stade Pessacais, Cournon, Rodez et Port de Bouc. En 2001-02, l'équipe masculine du Zibéro Sports effectue sa dernière saison en Nationale 3. En 2013-14, les souletins sont à nouveau promus en Nationale 3. En fin de saison 2015-16, le Zibéro termine premier lors de la phase régulière grâce à un ultime match nul face à Asson Sports, alors dauphin des basques, dans un match décisif.
Section fondée en 1979 par René Coupau il est des trois clubs landais affiliés en 1981 et référéncé sur une note de la FFH; Alors en championnat départemental des P.A, le club se hisse en 1/2 finale de la Coupe d'Aquitaine éliminé dans sa salle de la Moustey par le Bordeaux EC. En 1/4 ils avaient éliminé Mérignac 29-19.
En 1977, une section handball est créée au sein de de l'Union Sportive Tyrossaise, club omnisports par la volonté d'un groupe de copines motivées et l'appui de leurs éducateurs sportifs. Les féminines par la suite évoluera en Nationale 2 en 1985-86 (promue grâce a son titre de championne de Guyenne), avec un premier match disputé à Tyrosse le 13 octobre 1985 face au Poitiers EC. La poule de Nationale 2 (3ème échelon national) était ainsi : PTT Limoges, Poitiers EC, HBC Brioux-Aulnay, Limoges EC, SC Angoulême, AS Libourne, UA La Rochefoucauld, SPIC Pauillac et Bordes Sports.
En 1986-87, le club est toujours en Nationale 2 avec Brioux-Aulnay, Stade Pessacais, Montauban, La Rochelle, Les Herbiers, Angoulême, Limoges, ASPOM Bègles, La Rochefoucault, Bordes Sports, Jeunesse Yvrac mais redescend en Préfédérale Aquitaine. L'US Tyrossaise remporte la Coupe Aquitaine féminine en 1992 (22-20) face à Agen à Mont de Marsan. Le club retrouve la Nationale 2 lors des saisons 1996-97 à 2001-2002 puis une remontée en 2005 en Nationale 3.
Apparue officiellement en novembre 1968 , la section handball de l'Aviron Bayonnais est en plein essor à la fin des années 1980. Cependant, de 1944 à 1947, le handball vécu l'Aviron Bayonnais comme en témoigne cette demi-finale de Coupe de France qui porte une fausse nomination car c'est en réalité un Championnat de France non officiel féminin joué à élimination directe. rejouée et perdue à Bondy (3-1) après avoir éliminé Fémina Sport (2-0), le BEC et l'UA Tarbes à Bayonne (exempt du 1er tour). En 1946-47, les masculins participent au premier tour de la Coupe de France face au SBUC mais doivent déclarer forfait.
Mr Nogues, est le dirigeant principal de la section affiliée à la Fédération Française. En 1983-84, l'Aviron Bayonnais est éliminé en 1/2 finale par Lormont (28-20). En 1989, elles sont championnes d'Aquitaine et promues en Nationale 2. Les basques sont accompagnées par cinq équipes en championnat de Nationale 2 : Toulouse UC-Balma, Bordes Sports, Saint Jammes , Pessac et CAB-ASPOM Bègles. Elles y restent peu de temps et entre 1992 et 1995 jouent en championnat régional. En 1995, elles accèdent a nouveau en Nationale 2 et même en Nationale 1 au terme de la saison 1999-2000.
En 2001-02, elles jouent en Nationale 2 et terminent premières de leur groupe. En quart de finale, après un match aller (26-26) face à l'US Ivry elles sont battues au match retour le 1er juin. Il n'en reste que l'équipe est promue en Nationale 1 (Deuxième division). Lors de la saison 2002-03, les féminines évoluent dans une poule composée de Nantes, Cergy-Pontoise, Conches, Lesneven le Folgoet, Lommé, Bordes Sports, Brest, Villemomble, Courbevoie et Bergerac. Malheureusement, l'équipe termine à la dernière place et redescend dans la nouvelle Nationale 1. (C'est devenue la troisième division avec la création de la D2 féminine).
En 2004-05, les féminines sont à nouveau rétrogradées en Nationale 2 jusqu'en 2006-07 elles sont reléguées en Nationale 3 en fin de saison. Promues à nouveau pour la saison 2013-14 en Nationale 2, elles retrouvent ainsi leur niveau d'antan. En 2015-16, elles participent pour la troisième saison consécutive au championnat de Nationale 2 Féminines et terminent le championnat en seconde position de leur poule accédant pour la première fois de leur histoire la Nationale 1 (Troisième division).
Le club est fondé en 1972, le club joue alors sur le parking goudronné du village. En 1990, le club accède en Excellence Aquitaine et joue dans la salle Jai Alai de Saint Jean Pied de Port pour des raisons d'homologation. En 1993, la salle des sports Airoski est inaugurée à Irissarry. En mai 2002, l'équipe fanion est championne d'Aquitaine et promue en Nationale 3 pour la première fois.
L'AS Irisartarrak, est 1/2 finaliste du Championnat de France de N3 contre la réserve de Dunkerque (33-30), après avoir battu Niort (35-32) en 1/4 de finale du championnat de France de de Nationale 3 en juin 2009. Suite à un ultime match de barrage face à Prades le Lez à Bourg de Péage gagné 31-28, les basques remonteront en Nationale 2 en 2014-15.
Ce club, issu de la fusion du Biarritz Olympique et de l'Anglet Olympique en 2004, remporte la Coupe de France Départementale féminine le 6 juin 2010 à Paris face à Gravelines (24-20) puis atteint à nouveau la finale l'année suivante. En championnat, le club atteint pour la première fois de son histoire la Nationale 3 féminines en fin de saison 2012-13, accompagnées par le Zibéro Sports Tardets, également promues en Nationale 3. Dès leur première saison, elles accèdent en Nationale 2 suite à un match de barrage en juin face aux alsaciennes d'Altkirch 30-29 à Cournon d'Auvergne, elles obtenaient une quatrième montée consécutive ! Les masculins, eux, sont promus en Nationale 3 pour la saison 2015-16.
La section handball de ce grand club omnisports date de 1980. Les féminines accèdent en championnat Nationale 3. En effet, en mai 2015, les féminines sont championnes de Pré-Nationale. Pour la première fois dans l'histoire de la section, elles disputèrent le championnat de Nationale 3. En fin de saison 2017-18, les féminines concluent la saison par une superbe deuxième place au classement a 2 points de Pau Nousty Sports.
L'Indépendante de Pont-Saint-Esprit : Un Exploit en Coupe de France
Il n’est pas indispensable de triompher pour créer un exploit. L’abnégation, la résistance et la solidarité méritent aussi les louanges et laissent dans les mémoires des doux souvenirs. Il y a quarante ans, l’Indépendante de Pont-Saint-Esprit s’est offert une parenthèse enchantée. Nous sommes en février 1986. Côté football, les Bleus, champions d’Europe, préparent la Coupe du monde au Mexique et le Paris Saint-Germain s’apprête à décrocher son premier titre de champion de France.
Dans le Gard, c’est surtout Alès qui brille mais qui rate la montée en D1 en échouant en barrage à Mulhouse. C’est alors que l’Indépendante de Pont-Saint-Esprit, qui évolue en DH (l’équivalent du National 3), sort le grand jeu. Le club, dont le président est Robert Baumet (le père de Gilbert Baumet, le président du conseil général du Gard de 1979 à 1994), est ambitieux et il vise la montée en D4 (qui arrivera à l’issue de la saison 1991-92).
Pour autant, l’Indépendante n’est pas un club comme les autres et accueille, cette année-là, des anciens stéphanois comme l’entraîneur Christian Sarramagna et le joueur Patrick Revelli. Il y a aussi des anciens Nîmois avec Rémi Fontanelli, Michel Lozano et Guy Dussaud. Après avoir notamment éliminé l’AS Cannes (D2), Annecy (D3) et Le Puy (D2), les Spiripontains sont opposés à Marseille en 16ᵉ de finale.
Certes ce n’est pas encore le grand OM des années Tapie (qui arrive un mois plus tard) mais cela reste un grand club du football français qui termine cette saison 12ᵉ de D1. Dans la formule de l’époque, des 16ᵉ jusqu’aux demi-finales, les tours se jouent en matchs aller et retour. Favorisant les grosses équipes et limitant les surprises. Le hasard du tirage a désigné le club gardois pour recevoir la première manche.
Mais comme le stade du Clos Bon Aure n’est pas aux normes, c’est à Alès que le match se joue. Le dimanche 16 février 1986, presque 10 000 personnes s’installent dans les tribunes du stade Pierre-Pibarot pour ce remake de David contre Goliath. « Tous les villages des environs étaient pour nous », souligne Guy Dussaud. Pour l'occasion, la recette s’élève à 450 000 francs, l’équivalent de 140 000 €.
C’est sans complexe que les Spiripontains abordent ce rendez-vous, mais ils doivent gérer un premier coup dur avec la sortie sur blessure de Patrick Revelli (dit le Gaulois) en raison d’une contracture musculaire dès la 30ᵉ minute. « C’était une grosse perte car c’était Revelli quand même. Quand Patrick te disait quelque chose, tu l'écoutais », confirme Guy Dussaud. Privé de son leader, Pont-Saint-Esprit n’en reste pas moins solide et solidaire.
« Nos défenseurs ont bien bossé et je n’ai eu qu’à ramasser les miettes », souligne modestement Hervé Pompairac, le gardien de but gardois. Frustrés, les Marseillais s'agacent : « J’avais pris des tampons pendant tout le match, donc j’ai fini par en donner un. À la fin du match, je me suis disputé avec Olarévic, l’entraîneur de l’OM. Peu importe les insultes, l’exploit est là, les amateurs gardois tiennent en échec les professionnels de l’Olympique de Marseille (0-0).
Mais il n’y a pas de temps pour célébrer car il faut déjà penser au match retour qui arrive très vite. C’est 72h après le match à Alès que l’Indépendante doit remettre le couvert au stade Vélodrome. Le trajet entre Pont-Saint-Esprit et Marseille reste dans la mémoire de Guy Dussaud : « Nous avons fait la route escortés par des motards de la gendarmerie. C’est la seule fois de ma vie que cela m’est arrivé.
Pour ce match retour, le contexte est moins favorable aux Gardois et l'ambiance n'est pas folle puisqu'ils ne sont que 7 000 ce mercredi 19 février à braver le froid : « Le terrain était plus grand et il y avait plus d’espace. Mais on n’y allait pas pour perdre et nous n’avions pas la pression. Ils ont deux bras et deux jambes comme nous », complète Guy Dussaud. Même pas peur et ce soir-là c’est Hervé Pompeirac qui s'illustre : « J’ai fait le meilleur match de ma vie », confesse celui qui est aujourd’hui chauffeur de taxi.
L’ultime rempart spiripontain s’offre même le luxe d’arrêter un penalty marseillais en seconde période : « Michel Lozano m’a dit que Zénier allait tirer sur ma droite. J’ai anticipé et j’ai sorti le ballon. Mon père était dans les tribunes et il a dit aux Marseillais : « Il va l’arrêter ! Si dans la défense gardoise c’est Fort Alamo, les attaquants sont très peu sollicités : « On a touché un ballon toutes les trente minutes », sourit Guy Dussaud mais l’ailier droit nourrit aussi quelques regrets : « Il restait trois minutes à jouer et sur un corner je frappe et un joueur marseillais arrête le ballon avec un bras. L’arbitre a dit « jouez ! ». S’il n’y a pas ce bras, il y a but ».
Il n'y a pas de but pour l’Indépendante qui pousse l’OM en prolongation. Mais cette fois s’en est physiquement trop pour les joueurs de Christian Sarramagna qui craquent deux fois sur des buts d’Audrain (104e) et Brylle (110e). « Si on avait tenu plus longtemps, on aurait pu aller aux tirs au but, mais physiquement on était cuits », abonde Rémi Fontanelli. Quant au héros gardois du match, Hervé Pompeirac, il avoue : « J’avais des regrets. Le gros coup est passé très près, mais l’exploit d’avoir résisté pendant 104 minutes à l’OM est resté comme une fierté pour ceux qui l'ont vécu.
Pont-Saint-Esprit connaitra d’autres émotions en Coupe de France en affrontant Monaco en 1989 (défaite 6-1 en 32ᵉ de finale, à Alès) et surtout en éliminant Lyon en 1993 (1-0, en 32ᵉ de finale). Fondée en 1919, l’Indépendante de Pont-Saint-Esprit disparait en 2000 lors de la fusion avec l’US Bagnols Jeunesse.
Dimanche 16 février 1986. Stade Pierre-Pibarot (Alès).
Spectateurs : 9 000. Arbitre : M. Girard.
Avertissements à Pont-Saint-Esprit : Lozano (30e) et Cotillas (75e).
Pont-Saint-Esprit : Pompairac - Cotillas, Sbaiz, Lozano, Charpentier, Fontanelli, Tuduri (Sarrot, 63e), Roffino, Sarramagna, P. Revelli (Miot, 30e), Dussaud.
Marseille : Bell - Anigo, Bade, Bonnevay, Galtier, Lorant, Zanon, Martinez, Flak, Audrain (Di Meco, 46e), Zenier (Brylle, 75e).
Mercredi 19 février 1986. Stade Vélodrome.
Mi-temps : 0-0. Spectateurs : 6 910. Arbitre : M. Hirtz.
Buts : Audrain (104e) et Brylle (110e).
Marseille : Bell - Anigo, Bade, Bonnevay, Galtier, Lorant, Zanon (Audrain, 98e), Martinez, Flak, Di Meco (Brylle, 47e), Zénier.
Pont-Saint-Esprit : Pompairac - Gourrat, Cotillas, Fontanelli, Lozano (Perolari, 102e), Charpentier, Sbaiz, Sarrot, Sarramagna, Dussaud, Roffino (Boesso, 87e).
Formation des Jeunes Talents
Les jeunes sont la priorité du club et la politique de formation mise en place dès l'école de handball est primordiale. Les résultats sont significatifs et réguliers, avec en point d'orgue les titres de Championnes de France pour les -17 ans en 2022, Champions d'Excellence régionale pour les -18 ans en 2009 et pour les -15 ans en 2013.
Quelques noms qui sont passés par le club :
- Romuald Kollé : contrat Pro à l'US IVRY puis à l'US SARAN LOIRET, LIMOGES en LIDL STARLIGUE.
- Melvine Deba : N2 ISSY PARIS HAND, Pôle espoir de Châtenay-Malabry et capitaine équipe de France Cadettes puis Jeunes. 1ère apparition en LFH en septembre 2014. A signé pour 2 ans au centre de formation d'IPH en mai 2016, puis pro en 2018. METZ HANDBALL en 2020/2021.
- Thomas Loppy : Centre de Formation du PSG, N1.
- Dylan Nahi : Médialle d'Or au Festival Olympique de la Jeunesse avec l'équipe de France Cadets en 2015 sous les couleurs du PSC. Pôle espoir d'Eaubonne. Il a signé à l'été 2015 au PSG Handball et a intégré en 2016 son centre de formation, et a participé avec les pros à l'Eurotournoi à Strasbourg à 15 ans ! Saison 2016-2017, il a intégré l'équipe professionnelle fin 2016 pour ne plus en sortir. Champion de France LNH et N2. Plus jeune joueur de l'histoire au final four EHF de Cologne. De nouveau champion LNH 2017/2018, 2018/2019, 2019/2020, 2020/2021 et International A ! Plus jeune sélectionné et plus jeune buteur en FranceA, il a fait partie de la sélection qui prépare les JO de Tokyo.
- Igor Milovanovic : Champion de France -18 ans PSG en 2022. 1 an en N1 Elite en 22/23.
- N'ziki Fossou Nana's : Champion de France -18 ans PSG en 2022. Centre d'entraînement à Cherbourg en Proligue et N2.
Les deux équipes premières évoluent au niveau national (N1 pour les filles, N3 pour les garçons), avec la réserve masculine en R3. Le PARIS SPORT CLUB est le club support de la Section Sportive Mixte du Collège Jean-Baptiste Clément.
Conclusion
La section Handball reviendra vers vous dans les meilleurs délais. Nous sommes quasiments complets dans toutes los équipes.