Les confrontations de volley-ball entre la Pologne et la Serbie sont toujours des événements marquants, empreints d'une forte rivalité et d'une ambiance électrique. Ces matchs attirent un grand nombre de spectateurs et sont souvent décisifs dans les compétitions internationales.

Un match de volley-ball entre la Pologne et la Serbie.
Un Stade National Transformé en Antre du Volley
Le Stade National de Varsovie s'est transformé en antre du volley lors de l'ouverture de l'Euro opposant la Pologne à la Serbie. Un stade de foot transformé en antre du volley, c'est exactement ce qu'il s'est passé lors du match d'ouverture de l'Euro masculin à Varsovie, en Pologne.
65 000 personnes étaient massées dans les tribunes du Stade National pour assister à la rencontre entre la Pologne et la Serbie. En termes d'affluence et d'ambiance, les organisateurs ont remporté leur pari et ont même battu le record du Mondial (62.000 personnes) établi en 2014 dans ce même stade.
Le précédent record appartenait déjà aux Polonais (62 000 au même endroit, trois ans plus tôt, en ouverture du Mondial). Les 62.000 spectateurs étaient présents dans le Stade national à Varsovie pour suivre le match d'ouverture de l'Euro de volley entre la Pologne et la Serbie.
Euro 2017: La Serbie Surprend la Pologne à Domicile
Lors de l'Euro-2017 messieurs de volley-ball, la Serbie a surclassé la Pologne (25-22, 25-22, 25-20), pays hôte, devant quelque 65.000 spectateurs dans le stade national de football de Varsovie, en ouverture de la compétition. Ce soutien de poids n'a pas suffi aux locaux, battus par les Serbes (0-3).
Malgré les clameurs d'un stade en fusion, les partenaires de Michal Kubiak (11 points) se sont fait surprendre par leur principal rival du groupe A. Les Serbes, emmenés par Uros Kovacevic (12 pts), ont été récompensés de leur efficacité face aux champions du monde en titre et prennent une sérieuse option sur la première place, la seule qui qualifie directement pour les quarts de finale sans passer par les barrages.
Sur le chemin de la médaille d'or, les Polonais avaient alors maté la sélection serbe sans concéder un set. Si l'équipe des Balkans maintient ce niveau, ni la Finlande, ni l'Estonie ne semblent en mesure de l'inquiéter.
Volley Placements en reception
Championnat du Monde : Des Occasions Manquées
Ce match face à la Serbie aura finalement été le résumé du Championnat du monde bulgare de l’équipe de France, celui des occasions manquées. A chaque fois, leur pointu Aleksandar Atanasijevic, auteur de 38 points, à 35/54 en attaque, aura été décisif, particulièrement dans le tie-break, lorsque deux de ses services ont suffi pour en inverser le cours.
Dans le camp tricolore, si Stephen Boyer a soutenu la comparaison au niveau statistique (34 points, 29/46 et 5 blocs), il aura manqué d'un peu d’expérience pour faire basculer le destin du bon côté. Il aurait pour cela failli surfer sur un début de match entamé tambour battant par Boyer et Nicolas Le Goff (8-4), un avantage que les Bleus, emmenés par leur pointu (11 points dans ce premier set) conserveront jusqu’au bout (25-22) avant d’enchaîner en prenant d’entrée les commandes de la deuxième manche (3-0 puis 8-5 après un bloc de Benjamin Toniutti).
Sans solution, les Serbes subissent (15-10), mais alors qu’on les pense moribonds, ils parviennent à passer en tête grâce à quatre points de suite sur service Kovacevic et une montée en puissance d’Atanasijevic (17-18). Ainsi remis en confiance, les hommes de Nikola Grbic, grâce à leur bloc et à la puissance d’Atanasijevic, se détachent (1-4, 8-13), mais les Français n’abdiquent pas et après deux aces d’Antoine Brizard, reviennent à une longueur (16-17), retour de courte durée puisque les Serbes s’en remettent à deux blocs de Jovovic et de Kovacevic et à un Atanasijevic inarrêtable pour reprendre de la marge (19-24) et empocher ce troisième set après le 26e point de leur pointu (20-25).

Terrain de volley-ball.
Changement de scénario dans le quatrième avec des Français qui se détachent après le cinquième bloc de Boyer (13-7) puis après le premier ace de Rossard (23-16), Brizard mettant les deux formations à égalité (25-18). Le tie-break prend des allures de partie de ping-pong, chaque équipe prenant l’avantage à son tour, Earvin Ngapeth plein axe offre une première balle de match aux Tricolores, deux suivront, non converties, tandis que la première serbe, conclue d’un ace par Kovacevic (16 points), sera la bonne (16-18).
Réactions Après le Match
Laurent Tille, entraîneur de l’équipe de France : « Encore une fois, on peut gagner le deuxième set et le tie-break, et il y a deux-trois balles qui tombent par terre, on ne sait pas pourquoi, on fait des mauvais choix et ça coûte cher, ce sont des détails, mais à l’arrivée, on est éliminés en perdant trois fois 3-2. Si on avait gagné trois fois 3-2, on serait qualifiés. Il y a beaucoup de frustration, c’est dur. On n’est pas une équipe qui domine le volley-ball mondial, beaucoup d’équipes ont un très bon niveau, et à ce niveau-là, ça ne pardonne pas. On était pourtant arrivés à rester dans le match malgré la désillusion du deuxième set, on est juste là dans le tie-break, mais ça ne suffit pas. Il y a beaucoup de déception et de frustration, c’est dur à avaler, parce qu’on n’est pas si loin que ça.
Benjamin Toniutti, passeur et capitaine de l’équipe de France : « On a le match en main dans le deuxième set, tout va bien et deux minutes d’absence, on perd ce deuxième set et on s’embarque dans un match beaucoup plus compliqué. Malgré ça, on reste dedans, on a été mentalement forts, on a réussi à revenir à 2-2, mais dans le tie-break, à l’image de ce Mondial, on a des opportunités, on ne les saisit pas, on fait trop de fautes dans les moments-clés, ça fait la différence.
Earvin Ngapeth, réceptionneur-attaquant de l’équipe de France : « C’est le même match que contre les Hollandais, on n’arrive pas à tuer le match, on a six points d’avance dans le deuxième set, on commence à faire les beaux, on se fait remonter et on perd. On a le match en main, mais on arrête de jouer quand on gagne. On va rentrer à la maison, on est énervés, c’est frustrant, parce qu’aujourd’hui, ils ne sont pas plus forts que nous, mais ils tuent le match quand il le faut.
Jenia Grebennikov, libero de l’équipe de France : « On a une opportunité au deuxième set, on mène 15-10, ils sont revenus, ont eu un peu plus de grinta et ont fait la différence au tie-break, ça se joue à rien. On n’a pas été très très bons, le deuxième set nous coûte cher, on les laisse revenir, c’est dommage. On a deux balles de set, on ne les convertit pas, c’est un peu notre péché durant ce Mondial, on est déçus.
Autres Rencontres
La Pologne, championne en titre, est rejointe en tête du groupe H par la Serbie, qui a battu la France 3 à 2 (25-22, 24-26, 20-25, 25-18, 18-16) après avoir sauvé trois balles de match. Polonais et Serbes devraient se disputer la première place, la deuxième pouvant aussi être qualificative pour le Final Six de Turin.
A Milan, la Russie a réagi en écrasant les Pays-Bas 3 à 0 (25-17, 25-16, 25-21) dans le groupe E. Les Russes, favoris pour l'or depuis leur impressionnante victoire en Ligue des nations en juillet, avaient déçu au premier en perdant deux matchs contre les Serbes et les Américains.
Dans le groupe C, la Russie, championne d'Europe en 2013, n'a fait qu'une bouchée de la Bulgarie, demi-finaliste de l'édition 2015, à Cracovie (25-23, 25-20, 25-19). L'Argentine a dominé la Pologne lors du Mondial 2018 de volley.
L'autre équipe invaincue est celle des Etats-Unis, victorieuse de sa voisine canadienne 3 à 1 dans le groupe G à Sofia. Dans leur capitale, les Bulgares ont pris leur revanche sur les Iraniens 3 à 0 (25-19, 28-26, 26-24) et se sont replacés dans la course à la phase finale.
A Bologne dans le groupe F, le Brésil, champion olympique, a dominé l'Australie 3 à 0 (25-21, 25-22, 25-15) et conserve la tête. Les quatre premiers et les deux meilleurs deuxièmes se rendront à Turin la semaine prochaine pour une troisième phase de poule (deux groupes de trois).