L'histoire du handball féminin français est jalonnée de moments marquants, de qualifications difficiles et de victoires éclatantes. Cet article explore ces moments, en mettant en lumière les confrontations historiques et les performances notables de l'équipe de France dans diverses compétitions internationales.

Les Premières Compétitions et les Difficultés Initiales
Les Bleues terminent à la 9e place au Championnat du monde B 1989 au Danemark après une rencontre achevée aux tirs au but (5-4 t.à.b. et 25-25 a. p.) contre la Tchécoslovaquie. L'équipe de France termine à la 4e et dernière place de la poule A du tour préliminaire (trois défaites) et se classe à la 14e place du Championnat du monde 1990 en Corée du Sud.
L'Ère Olivier Krumbholz et l'Ascension vers le Succès
Le nouveau sélectionneur prend sa fonction en janvier 1998 de façon à préparer les Bleues rapidement et efficacement pour la prochaine compétition internationale, le championnat d'Europe qui a lieu de février 1998 à mai 1998. Pour la deuxième compétition internationale sous les ordres d'Olivier Krumbholz, les Bleues éliminent l'Ukraine dans le groupe 6 de qualification pour le Championnat du monde 1999 au Danemark et en Norvège.
Lors de cette compétition, l'équipe de France termine deuxième de la poule B au tour préliminaire (quatre victoires et une défaite) et prend facilement sa revanche sur la Pologne en huitième de finale (28-21). Elle affronte en quart de finale, le Danemark qui n'est d'autre que le dernier champion olympique, le tenant du titre mondial et le dernier finaliste européen; et pourtant les Bleues déjouent tous les pronostics et s'imposent dans la douleur après prolongations (19-17 a.p.).
Cette 2e place octroie à l'équipe de France, le droit de participer aux Jeux olympiques d'été de 2000 à Sydney (Australie). C'est la première participation de l'équipe de France féminine aux Jeux olympiques d'été où les Bleues font bonne figure et terminent troisièmes de la poule A au tour préliminaire (deux victoires et deux défaites) et perdent de peu contre le futur champion olympique, le Danemark en quart de finale (26-28). L'équipe de France termine la compétition à la 6e place et prouve qu'elle fait bien partie de l'élite du handball féminin mondial.
L'équipe de France élimine la Slovénie lors des barrages de qualification pour le Championnat d'Europe 2000 en Roumanie où elle termine à la 5e place après une belle victoire sur la Norvège (23-19).
Le Sacre Mondial de 2003
Avec l'expérience accumulée lors des compétitions internationales précédentes, les Bleues font partie des favorites pour le Championnat du monde 2003 en Croatie et terminent premières de la poule A au tour préliminaire (cinq victoires) puis encore première de la poule 1 au tour principal (deux victoires et une défaite). L'équipe de France élimine difficilement l'Ukraine en demi-finale après prolongations (28-26 a.p.).
La finale est bien mal engagée car la Hongrie mène de sept buts à seulement sept minutes de la fin de la rencontre; mais une défense haute orchestrée autour de Véronique Rolland-Pecqueux permet aux Bleues de revenir et d'égaliser sur un jet de sept mètres transformé par Leila Lejeune dans les dernières secondes du temps règlementaire après une grossière faute de la meilleure joueuse hongroise Anita Görbicz qui lui vaut l'exclusion définitive de la finale.
L'équipe de France qui dispute une partie des prolongations en supériorité numérique, finit par remporter la rencontre (32-29 a.p.) et devient championne du monde pour la première fois de son histoire.
Les Jeux Olympiques et les Défis Continus
L'équipe de France échoue dans la quête d'une médaille olympique lors des Jeux olympiques d'été de 2004 à Athènes (Grèce) où elle est battue de justesse par la Corée du Sud en demi-finale (31-32) et par l'Ukraine lors de la petite finale pour la médaille de bronze (18-21). Le retour des cadres comme Valérie Nicolas après une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche, de Véronique Rolland-Pecqueux qui a donné naissance à son premier enfant et de l'ancienne capitaine Stéphanie Cano qui avait mis sa carrière internationale en sommeil pour terminer ses études de kinésithérapeute, permet à l'équipe de France de se qualifier pour le Championnat d'Europe 2006 en Suède après avoir éliminé la Turquie lors d'un barrage aller-retour.
La France organise brillamment le Championnat du monde 2007 qui devient un vrai succès populaire. Malgré le soutien du public, les Bleues échouent contre la Roumanie en quart de finale après prolongations (31-34 a.p.). Figurant parmi les prétendantes à une médaille olympique, L'équipe de France réalise un tour préliminaire très décevant puisqu'elle termine quatrième de la poule A avec un bilan de deux victoires et de trois défaites dont une contre-performance notoire contre le pays hôte, la Chine.
Les Bleues retrouvent les doubles championnes du monde en titre, la Russie en quart de finale. Les russes sont les grandes favorites de la compétition et elles ont les faveurs des pronostics; mais l'équipe de France retrouve de sa superbe et domine les russes pendant une bonne partie de la rencontre avant de craquer et de se laisser rejoindre à la fin du temps réglementaire. Les Bleues s'inclinent injustement après deux prolongations (31-32 a.2p.). L'arbitrage de cette rencontre a été vivement critiqué dans les rangs français et la FFHB posera une réclamation officielle pour deux décisions litigieuses des arbitres chinoises.
Après l'élimination de la course à la médaille olympique, les Bleues peuvent se satisfaire de leur fin de tournoi olympique car elles prennent la 5e place avec deux victoires consécutives synonymes de revanche contre la Roumanie (36-34 a.2p.) et contre la Chine (31-23).
Les Années 2010 : Confirmation et Nouveaux Défis
Les Bleues éliminent difficilement la Croatie lors des barrages de la zone Europe et se qualifient pour le Championnat du monde 2009 en Chine. Lors de cette compétition, l'équipe de France retrouve son statut en finissant deuxième de la poule A au tour préliminaire (trois victoires et deux défaites) puis première de la poule 1 au tour principal (trois victoires).
Après cette surprenante médaille d'argent, les Bleues terminent à la 3e place de la World cup 2010 et finissent premières du groupe 3 de qualification pour le Championnat d'Europe 2010 au Danemark et en Norvège. Lors de cette compétition, l'équipe de France finit difficilement troisième de la poule D au tour préliminaire (une victoire et deux défaites). Les Bleues ne parviennent pas à inverser la tendance malgré un sans-faute et terminent troisièmes de la poule 2 au tour principal (trois victoires).
Les Bleues se qualifient pour le Championnat du monde 2011 au Brésil, en éliminant facilement lors des barrages de la zone Europe, la Slovénie grâce à deux victoires (28-19) à domicile et (28-20) à l'extérieur. Lors de cette compétition (voir Équipe de France de handball féminin au championnat du monde 2011), l'équipe de France termine deuxième dans une poule C très abordable au tour préliminaire avec quatre larges victoires contre le Japon (41-22), la Tunisie (25-17), Cuba (38-18) et la Roumanie (39-20); mais avec une défaite après une deuxième période catastrophique contre le pays hôte à São Paulo (Brésil), le Brésil (22-26).
Au cours d'un entraînement avant les phases finales, les Bleues perdent Mariama Signate sur blessure pour le reste de la compétition. Malgré cet incident, elles gagnent difficilement la Suède en huitième de finale (26-23). Les Bleues réalisent un superbe exploit en quart de finale en éliminant le triple tenant du titre mondial, la Russie (25-23). Le Danemark est largement dominé en demi-finale (28-23) malgré la grave blessure d'Allison Pineau.
Cette médaille d'argent mondiale permet à l'équipe de France d'organiser un des trois tournois de qualification olympique. Les Bleues terminent à la 2e place du tournoi mondial de qualification olympique organisé en mai 2012 à Lyon et se qualifient pour les Jeux olympiques d'été de 2012 à Londres(Royaume-Uni). Lors de cette compétition, l'équipe de France termine 1re et invaincue d'une très difficile poule B au tour préliminaire avec quatre victoires convaincantes contre la Norvège (24-23), la Suède (29-17), la Corée du Sud (24-21) et le Danemark (30-24); et avec un match nul contre l'Espagne (18-18).
Après un début de compétition fort impressionnant, Les Bleues deviennent les candidates principales pour la médaille d'or olympique et partent favorites du quart de finale contre le Monténégro. L'équipe de France se qualifie et termine facilement 1re du groupe 4 de qualification pour le Championnat d'Europe 2012 en Serbie.
Grâce à la médaille de bronze remportée lors du Championnat d'Europe 2016, la France est directement qualifiée pour le Championnat du monde 2017 en Allemagne. L'équipe de France de handball féminin a obtenu le Prix Emmanuel Rodocanachi de l'Académie des sports en 2004, comme Meilleure équipe française de l'année 2003 à la suite de son premier titre mondial.
Focus sur les Qualifications pour l'Euro 2026
À un peu plus d’un an de l’Euro féminin de handball (du 3 au 20 décembre 2026), l’équipe de France débute son parcours qualificatif ce mercredi 15 octobre 2025 contre le Kosovo à domicile. Un processus qualificatif qui débute ce mercredi 15 octobre 2025 avec l’accueil du Kosovo à Nîmes (Gard). Historiquement, les Tricolores n’ont loupé que trois éditions de l’Euro, la dernière fois en 1998.
Il faudra finir à la première ou deuxième place de cette poule composée de la Croatie, du Kosovo et de la Finlande. Une troisième place pourrait également suffire.
| Compétition | Meilleur Résultat |
|---|---|
| Championnat du Monde | Vainqueur (2003) |
| Jeux Olympiques | 5e place (2008) |
| Championnat d'Europe | 3e place (2016) |
Handball - Women DEN-FRA - London 2012 Olympic Games

Women's Handball Group B Match - Norway v France | London 2012 Olympics
La Présence Suédoise dans le Handball Français : L'Exemple de Grenoble
Ils ont beau, pour certains, chanter la Marseillaise à tue-tête à chaque soir de match, l'hymne suédois qui retentira ce mardi soir (20h15) à la patinoire Polesud ne risque pas de les dépayser. Eux, ce sont les Suédois de Grenoble. Ils sont quatre, cette saison, à porter les couleurs des Brûleurs de loups en plus du coach Per Hanberg, passé par l'Italie, la Suisse et le Danemark avant de poser ses valises l'année dernière sur les bords de l'Isère. Quatre, c'est autant que le nombre de Canadiens - le contingent étranger le plus représenté en Ligue Magnus - présents dans l'effectif du champion de France en titre.
« On a constaté depuis deux ans un durcissement de l'obtention de visa de travail pour les joueurs d'Amérique du Nord, explique Jacques Reboh, le président des Brûleurs de loups. Les délais de deux à trois mois pour obtenir les documents sont incompatibles avec notre recrutement, qui se fait en juin-juillet. » Le club a donc choisi de se recentrer sur les joueurs européens. Et quoi de plus logique, avec un coach suédois à la tête de l'équipe, que d'aller chercher des talents dans ce pays de hockey ?
« Il nous a fait bénéficier de son réseau assez fourni en Suède, et nous a permis d'accéder à des joueurs qui avaient, par le passé, une certaine réticence à venir en France », observe Reboh, conscient que le niveau de la Ligue Magnus équivaut au deuxième voire troisième échelon suédois.
Deux profils différents
D'un côté, il y a les défenseurs Alexis Binner (26 ans) et Pontus Englund (25 ans), deux jeunes joueurs qui n'ont pas réussi à percer en Suède. Tous deux ont évolué au Danemark en 2023-2024, au Herning Blue Fox, où ils étaient entraînés par... Hanberg. En France, ils viennent chercher une vitrine où se montrer avant, peut-être, de rejoindre d'autres Championnats européens plus relevés.
Binner, arrivé un an avant son compatriote, est vite devenu un joueur dominant à Grenoble. La saison dernière, il a inscrit 44 points en 43 matches de saison régulière, et son efficacité n'a pas baissé pendant les play-offs. Cette saison encore, il est le meilleur pointeur parmi les défenseurs de la Ligue Magnus (16 points en 13 matches avant la trêve internationale). Avec Per Hanberg comme entraîneur, Grenoble est en play-offs de CHL pour la première fois de son histoire.
De l'autre côté, on retrouve des attaquants expérimentés : Martin Karlsson (34 ans), recruté courant septembre pour pallier des blessures en attaque, et Fredric Weigel (33 ans), dont l'ami Jacob Andersson, sacré champion de France avec Grenoble la saison dernière, lui avait dit beaucoup de bien du club isérois. À l'approche de la fin de leur carrière, ces deux joueurs qui n'avaient jamais quitté la Suède ont un objectif : gagner des titres.
Alors que, dans leur pays ou en Finlande, les clubs susceptibles de s'intéresser à eux n'étaient pas de premier niveau, ces joueurs suédois ont trouvé à Grenoble une équipe capable de viser des titres et dans laquelle ils jouent un premier rôle. Du donnant-donnant pour les Brûleurs de loups, qui auront bien besoin de leur armada suédoise pour défier Frölunda, le redoutable club de Göteborg, quadruple vainqueur de la Ligue des champions.
Per Hanberg est le deuxième coach suédois à Grenoble après Mats Lusth, qui avait raflé les quatre trophées nationaux avec les Brûleurs de loups en 2009 (Match des Champions, Coupe de France, Coupe de la Ligue et Coupe Magnus).
Qualifications pour l'Euro 2022 : Défis et Perspectives
La deuxième phase de qualifications pour l'Euro 2022, qui aura lieu en janvier 2022 en Slovaquie et en Hongrie, a débuté la semaine dernière. En période d'accélération des infections à la Covid-19 dans toute l'Europe, tenir des matchs internationaux peut parfois tourner au casse-tête.
La Fédération européenne a pu en prendre conscience avec le groupe 1, celui de la France, le seul à ne pas avoir joué cette semaine. Les Bleus n'ont en effet pu jouer ni contre la Belgique, ni contre la Grèce, à cause du développement du virus, et se sont donc contentés d'un stage en équipe à la Maison du Handball.
Seuls deux groupes ont disputé tous leurs matchs au programme. Le groupe 7 en fait partie, et de sérieuses perspectives ont été dessinées pour les qualifications avec les deux victoires du Danemark et de la Macédoine du Nord. Les Danois ont pris le dessus sur la Suisse sans trembler pour leur première sortie (31-26), en maîtrisant la rencontre dès les premières minutes (14-8 à la mi-temps). Les neuf buts de Rasmus Lauge ont éclipsé les dix réalisations d'Andy Schmid. Pour leur deuxième rencontre, les hommes de Nikolaj Jacobsen n'ont pas fait dans le détail en Finlande (22-40). A noter que Mikkel Hansen, présent face à la Suisse, n'a pas fait le déplacement en Finlande à cause d'une petite douleur au coude gauche, apparemment sans gravité. Le staff danois n'a pas voulu prendre le moindre risque avec la star du Paris Saint-Germain, qui a donc pu regarder avec plaisir le succès tranquille des siens à Vantaa, et notamment les onze buts de Johan Hansen.
La Macédoine du Nord a fait aussi bien que le Danemark avec deux victoires, une facile contre la Finlande (33-24) et une plus accrochée à Schaffhouse contre la Suisse.
Star du handball féminin, Cristina Neagu a décidé de mettre un terme à sa carrière internationale à l'issue de ce Mondial. La Roumanie a terminé sur une victoire 26-27 pour son dernier match. Mais la Roumanie a surtout perdu sa capitaine et star nationale à l'issue de ce match. Cristina Neagu a décidé de mettre un terme à sa carrière internationale. La Roumaine l'a annoncée à la presse au retour de son équipe à Bucarest.
"Je prends officiellement ma retraite. L'aventure a donc pris fin dès ce lundi. Neagu ne verra même pas les Jeux Olympiques pour une dernière aventure puisque son pays, en manque de résultats, n'est même pas qualifié pour les tournoi pré-olympique. "Bien sûr j’avais énormément envie d’aller aux JO l’an prochain. C'est donc la fin de 17 années sous les couleurs roumaines pour l'arrière gauche de 35 ans au cours desquelles elle aura décroché deux médailles de bronze, une aux Mondiaux 2015 et une à l'Euro 2010. Victime de blessures aux genoux et à l'épaule, elle aura tout donné pour porter son pays aux sommets internationaux. Cristina Neagu n'arrête pas pour autant le handball. Elle continuera de jouer, au moins cette saison, avec le CSM Bucarest. Un club dans lequel elle évolue depuis 2017 et qu'a rejoint Laura Flippes cette année. L'équipe est largement en tête du championnat roumain et encore en course en Ligue des Champions dans le groupe de Brest.