Le club de la capitale se prépare à installer son équipe de stars dans son nouveau centre d’entraînement à l’été 2023. Le chantier, estimé entre 250 et 300 millions d’euros, s’étend sur 74 ha et permettra au PSG du Qatar d’affirmer davantage sa place de mastodonte sur la planète foot.

Un nouveau camp de base à Poissy
Quelques grues, un site protégé des regards par une longue palissade et une colline encore en plein terrassement… Il est encore difficile d’imaginer des stars comme Neymar franchir les portes du futur campus du PSG au volant de leurs grosses cylindrées. C’est pourtant ici, à Poissy (Yvelines), au carrefour des autoroutes A14 et A13, que le club de la capitale établira son camp de base dans vingt-deux mois.
Les propriétaires qatariens ont choisi ce site de 74 ha pour remplacer l’historique camp des Loges de Saint-Germain-en-Laye. Le conditionnel n'est plus de mise. C'est désormais une certitude. En exclusivité, Infosyvelines révèle que le Paris Saint-Germain a choisi Poissy pour ériger son futur stade, tournant ainsi définitivement la page du Parc des Princes.
Un projet ambitieux pour le PSG
Le PSG, qui ambitionne de construire une enceinte de plus de 60 000 places assortie d'un complexe commercial et événementiel, a donc trouvé à Poissy l'espace et la logistique nécessaires à son développement. Et ce, à quatre jour de la finale de Champion's League que le club disputera à Munich contre l'Inter de Milan.
Préservation de l'emploi et développement local
Si l'annonce suscitait l'enthousiasme des élus locaux alors que ce n'était qu'un projet, elle avait fait aussi fait naître des inquiétudes parmi les 2 600 salariés de l'usine Stellantis, dernier grand bastion industriel automobile d'Île-de-France.
Mais les propriétaires qataris du PSG, soucieux de ne pas être associés à une vague de licenciements, ont clairement affiché leur volonté de préserver l'emploi sur le site. Selon nos informations, les discussions en cours incluent des garanties pour que la reconversion partielle du site n'entraîne pas de suppressions de postes chez Stellantis.
Les propriétaires qataris ne souhaitent pas être responsables de licenciements et travaillent en étroite concertation avec le groupe automobile et les autorités pour assurer une transition respectueuse des salariés.
La transformation du site de Poissy en « PSG Land » - un complexe multi-fonctionnel inspiré des plus grands clubs européens - représente une opportunité unique de dynamiser le territoire. Le projet, qui inclut commerces, hôtels, musée du club et infrastructures logistiques, s'inscrit dans une logique de développement durable et de création d'emplois nouveaux, notamment dans le secteur des services, de l'événementiel et du tourisme sportif.

Le Campus PSG : Un centre de formation de pointe
Le futur stade sera édifié à 6 km soit une quinzaine de minutes en voiture du centre d'entraînement du PSG, appelé Campus Paris Saint-Germain installé route de Quarante Sous à Poissy depuis juillet 2023. Les joueurs de l'équipe première ont commencé à utiliser les installations à partir de l'été 2023, suivis par les équipes féminines et le centre de formation en janvier 2024.
Le centre de formation du nouveau campus reste identique à la première version et accueillera entre 120 et 150 jeunes de 7 à 17 ans.
Prochaines étapes et perspectives
Si la décision est désormais actée du côté du PSG et de Stellantis, la phase d'études de faisabilité va s'ouvrir dans les prochaines semaines. Les partenaires entendent rassurer les salariés et les riverains sur la pérennité de l'emploi et l'intégration du projet dans le tissu local.
La livraison du nouveau stade est envisagée à l'horizon 2030, date à laquelle le PSG espère inaugurer une nouvelle ère, tout en respectant l'histoire industrielle de Poissy et en préservant son capital humain.
« Nous discutons et sommes prêts à lancer des études. Mais à date, le club n'a pas encore révélé sa décision », a précisé un porte-parole de Stellantis, soulignant la volonté commune de trouver un accord gagnant-gagnant pour le club, l'industriel et le territoire.
Malgré la volonté affichée du président du PSG Nasser Al-Khelaïfi de disposer d’un nouveau stade « dans trois ou quatre ans », ce délai est jugé irréaliste par de nombreux experts et élus, compte tenu de la complexité des procédures administratives, juridiques et environnementales en France. La fourchette se situerait plutôt entre 5 et 8 ans de travaux.
Yvelines | Le Centre d'entraînement du PSG prend forme à Poissy
Accessibilité et transports
Le site dispose d'atouts en matière de transports publics:
- Accessibilité ferroviaire: Poissy est desservie par la ligne A du RER, qui relie directement la commune au centre de Paris (Châtelet-les-Halles, Gare de Lyon, La Défense, etc.), ainsi que par la ligne J du Transilien, facilitant l'accès depuis l'ouest francilien et la gare Saint-Lazare.
- Proximité des gares: Plusieurs arrêts de bus et de trains sont situés à proximité immédiate du site Stellantis, dont la gare de Poissy, qui constitue un véritable pôle multimodal.
- Futur tramway T13: Le prolongement du tram T13 permettra une nouvelle liaison entre Poissy et d'autres communes des Yvelines, avec des stations stratégiques (Poissy Gambetta, Poissy RER, etc.) facilitant l'accès au futur stade.
Compensation environnementale
Pour le Training Center du PSG, le dispositif doit être mis en oeuvre avant le démarrage des travaux. Une convention signée par le club du Paris Saint-Germain et l'opérateur Biodif vient de confier à ce dernier la mise en oeuvre des mesures de compensation environnementales. L'accord fixe également les termes de l'opération.
L'accord conclu avec le PSG précise que Biodif a la charge de restaurer six sites dans les Yvelines (16,9 hectares au total) en espaces naturels pour « compenser » les surfaces utilisées pour la construction du centre. L'opérateur devra aussi assurer le suivi écologique de 23,9 hectares de végétation.
« La compensation écologique doit répondre au tryptique Eviter, Réduire, Compenser. La partie Eviter et Réduire consiste à préserver des espaces naturels sur le futur campus. « Le club a souhaité développer un projet respectueux de l'environnement et parfaitement intégré au territoire. L'aide de Biodif et du département a été précieuse pour identifier les sites qui bénéficieront des mesures. Ces espaces se trouvent notamment dans les trois communes voisines : Poissy, Aigremont et Epône », indique Jean-Claude Blanc, directeur exécutif du PSG.
Les travaux consisteront notamment à réhabiliter les anciens vergers, les débroussailler et recréer des mosaïques (alternance de clairières en prairie, de secteurs avec buissons, de zones arborées…). Les autres terrains appartiennent aux collectivités locales (commune d'Aigremont et département), à des propriétaires privés où à l'Agence des espaces verts d'Ile-de-France.
Biodif devra ensuite entretenir, pendant 30 ans, les sites (faucher les prairies, tailler les arbres fruitiers, consolider les aménagements, remplacer certains végétaux…) et vérifier l'efficacité écologique des aménagements.
Polémiques et réactions locales
Le promoteur immobilier Bouygues s’est porté acquéreur contre 6M€ de terrains qui bordent le futur campus du PSG à Poissy, la ferme de Poncy (une vingtaine d’hectares). Le maire, Karl Olive, l’a découvert en octobre par le biais d’un courrier expédié par un office notarial dans le but d’informer le service urbanisme de la vente, et il est indigné.
“L’exploitant agricole vient de signer une promesse de vente avec le constructeur. La ville, qui redoute la construction de plusieurs centaines de logements, dénonce une transaction conclue en catimini“, explique le journal francilien.
Karl Olive, maire de Poissy, déplore ne pas avoir été mis au courant de l'opération. « Les promoteurs immobiliers ne doivent pas se comporter en autocrates, fulmine le maire, c'est dans l'ADN de la commune de Poissy de travailler sur des projets concertés, ce qui n'est pas du tout le cas ici.
Karl Olive rappelle en outre que le PSG souhaitait un lieu d'entraînement discret pour ses joueurs ; pas vraiment compatible selon lui avec la création d'un nouveau quartier à proximité immédiate.
Pour l'instant, aucun permis de construire n'a été déposé pour le projet mais dans tous les cas la ville n'entend pas ne pas réagir. « Nous allons probablement préempter, et ce sera au prix des terres agricoles.
Dépollution du site
L'enlèvement de la vaste décharge sauvage de Poissy vient de débuter sur les terrains du PSG en bordure de la A 13. Plusieurs engins de chantier ont été déployés pour dégager cet espace recouvert par un amoncellement de gravats de chantier.
Ce dépôt sauvage, composé de panneaux de bois ou de plâtre, des pneus, du mobilier, d'anciens appareils électroménagers, mais aussi des pièces de voiture et des carcasses désossées de plusieurs véhicules, a été découvert à l'automne 2017.
Si une grande partie des déchets provient de chantiers du bâtiment, des matériaux dangereux, notamment de l'amiante, « en petite quantité », ont également été retrouvés. Le coût de ces travaux d'enlèvement des ordures est estimé à 1,4 million d'euros.
Amélioration de l'accès routier
Ce sont 2,5 millions d'euros que le conseil départemental des Yvelines met sur la table pour réaménager la route départementale 30, côte des Grès, à proximité du futur campus d'entraînement du Paris-Saint-Germain (PSG) de Poissy.
Le conseil départemental a décidé de créer un carrefour giratoire, au niveau du débouché de la rue de Feucherolles, afin de permettre des retournements sécurisés pour les véhicules. Ce chantier doit en outre améliorer la desserte du village d'Aigremont, et permettre d'implanter des traversées pour les modes doux. La mise en service est prévue pour septembre 2021.
Un projet global pour Poissy
Le PSG a acquis le 31 décembre 2019 une grande partie du site des Terrasses de Poncy à Poissy pour y réaliser son futur centre d’entraînement et de formation. C’est donc à 25 minutes du Parc des Princes, sur une surface de 74 hectares, à l’intersection des autoroutes A13 et A14, que se bâtit l’un des plus grands centres d’entraînement d’Europe.
“On est en plein dans les travaux. Toutes les requalifications de voirie sont faites, il y aura une piste cyclable de 4km… Les grues sont de sortie. On est sur un calendrier fin 2022 - début 2023 pour une rentrée pleine et entière des professionnels. Il y aura aussi la formation, la préformation, un stade de 5000 places qui permettra aux joueuses du PSG de venir y disputer leurs matches de Ligue des champions.
Retards et phases de construction
Chantier monumental lancé en 2016, le PSG voulant se doter de l’une des structures les plus modernes possibles, le centre d’entraînement situé à Poissy a pris un petit peu de retard. Malgré ce retard, le PSG voit tout de même le bout du tunnel.
Même si le club de la capitale ne veut pas trop l'avouer, le chantier du centre d'entraînement a du retard. Entre des fouilles archéologiques, la crise sanitaire et la pénurie de matières premières, le Paris-Saint-Germain a dû revoir ses plans et ses phases de travail pour ce centre qui va s'étendre sur 74 hectares.
Normalement le centre d'entraînement dans sa globalité aurait du être mis sur pied en 2022. Les retards ont donc obligé à revoir la copie du projet en trois phases. La première est donc de voir les pros s'installer en juin 2023. La seconde phase débutera en 2024 avec la construction de la partie judo et handball et enfin la phase trois verra la construction d'un stade de 3.000 places (modulable à 5.000)... mais pour l'instant aucune date n'est annoncée pour ce dernier édifice.
Les nouvelles infrastructures du PSG prennent forme. Le club a dévoilé une vidéo, ce mercredi, montrant l’avancée des travaux du futur centre d’entraînement basé à Poissy. Un choix acté en 2016 avant la signature du permis de construire trois ans plus tard (2019). Les engins de chantier ont investi les lieux en 2020 avant la pose du premier élément du bâtiment en mai 2020. Depuis, les contours du futur lieu de vie ont pris forme.
| Phase | Date prévue | Description |
|---|---|---|
| Phase 1 | Juin 2023 | Installation de l'équipe professionnelle |
| Phase 2 | 2024 | Construction des parties judo et handball |
| Phase 3 | Non définie | Construction d'un stade de 3.000 à 5.000 places |
Caractéristiques du futur centre d'entraînement
Le domaine s’étend sur 74 hectares, se répartissant en trois plateaux et comptant 17 terrains de football et un potager (avec production de jus de poire en prime, depuis 2019). Les sections handball et judo seront intégrées après la phase 2 des travaux, au même moment que l’érection d’un stade de 3.000 à 5.000 places après 2024.
180 sportifs et 200 employés sont attendus à terme sur site. L'espace de l'équipe première comprendra trois terrains d'entraînement, un carré pour les gardiens de but, un espace performance, un espace médicale, des piscines thérapeutiques, un espace de balnéothérapie (hammam, sauna), un espace de restauration et un hébergement avec 43 chambres.
Le site qui se veut écologique et respectueux de l’éco-système comprendra 30 hectares d’espaces verts avec la plantation de 4.000 arbres. Le coût total est travaux est estimé à 300 millions d’euros.
Le projet est suivi depuis le début par Nasser Al-Khelaifi, le président du PSG, qui en a fait une priorité du développement du club dès l'arrivée du QSI et qui est passé suivre l’évolution du chantier en 2021.