Le football est un sport pratiqué presque toute l’année et dans diverses conditions. Il peut être nécessaire d’adapter les chaussures, et surtout les crampons, en fonction de la surface de jeu. On ne portera pas les mêmes crampons sur un sol sec en été, sur un sol humide en automne, ou sur un sol gelé en hiver.
Dans le langage du football, il est courant d’entendre parler de crampons moulés et vissés. Mais quelle est la différence entre ces deux types de crampons ? Et quel type de crampon choisir pour quel type de terrain ?

Les Crampons Moulés (FG - Firm Ground)
Les crampons moulés, ou crampons « FG » (Firm Ground), sont conçus pour les terrains en gazon naturel. Ces chaussures sont moins longues et ne font pas mal sous le pied, tout en offrant un bon soutien pour éviter de glisser. Généralement moins chers, ils sont faciles à mettre et à enlever.
Ces types de chaussures sont moins longs et ne font pas mal sous le pied, mais sont suffisamment longs pour avoir un bon soutien et ne pas glisser. Ils sont généralement moins chers et sont faciles à mettre et à enlever.
En outre, ils offrent un ajustement supérieur, ce qui permet de se déplacer plus rapidement et de donner le meilleur de soi sur le terrain. En plus de toutes ces qualités, les crampons moulés sont également plus légers que les crampons traditionnels, ce qui les rend plus faciles à porter et moins susceptibles de provoquer des orteils du gazon.
Les crampons moulés sont généralement utilisés par les attaquants et les milieux de terrain, car ils offrent une meilleure adhérence et une plus grande agilité sur ces terrains. Cependant, ils peuvent également être employés par les défenseurs et les gardiens de but, surtout si le terrain est sec ou bien entretenu.
Les Crampons Vissés (SG - Soft Ground)
Les crampons vissés, également appelés « Soft Ground », sont conçus pour les terrains gras et humides afin d’améliorer l’accroche et d’éviter les glissades. Généralement en métal (aluminium) ou plus rarement en plastique, les crampons vissés se vissent sur une semelle en plastique ou autre matière. Ils sont plus durables, s’adaptent mieux à tous les types de pelouse et apportent un meilleur maintien.
Ces crampons sont plus longs et plus durs que les crampons moulés, ce qui leur permet d’offrir une plus grande stabilité sur les terrains boueux ou humides en évitant les glissades. Certaines personnes peuvent ne pas être à l’aise avec ce style de crampon et préférer utiliser des crampons moulés toute la saison.
Les crampons vissés sont souvent utilisés par les joueurs de football ayant des rôles défensifs, comme les gardiens de but et les défenseurs, car ils offrent une meilleure stabilité et un moindre risque de glissade sur les terrains humides et boueux.
Pour obtenir le meilleur des 2 types de crampons, les semelles « mixtes » ont fait leur apparition.
Tableau Comparatif des Crampons Moulés et Vissés
| Caractéristique | Crampons Moulés (FG) | Crampons Vissés (SG) |
|---|---|---|
| Terrain | Gazon naturel | Terrains gras et humides |
| Longueur des crampons | Moins longs | Plus longs |
| Matériau | Généralement plastique | Métal (aluminium) ou plastique |
| Prix | Moins chers | Plus coûteux |
| Utilisation | Attaquants et milieux de terrain | Défenseurs et gardiens de but |
| Avantages | Meilleure adhérence, agilité | Stabilité sur terrains boueux |
Comment bien choisir ses CRAMPONS ?
Autres considérations sur les chaussures de football
Si toutes les parties se trouvant sur le dessus de la chaussure ont une fonction bien particulière, beaucoup d'entre elles participent également au style. Les lacets, par exemple, sont un élément essentiel pour la tenue de la chaussure, mais ils jouent également un rôle important en matière de style. Il y a aussi les œillets et la bande d'œillets qui fonctionnent ensemble pour tenir les lacets. Le dessus de la chaussure comporte également un empiècement latéral qui recouvre les côtés et l'arrière du pied, ainsi qu'une languette, qui joue un rôle très important.
Pour ce qui est du dessus de la chaussure, optez pour des sneakers fabriquées dans des matières douces et respirantes pour plus de confort. Les chaussures fabriquées en veillant au respect de l'environnement peuvent vous offrir une empeigne confortable, réalisée avec des tissus composés de matières durables qui ont fait leurs preuves sur des sneakers. Et Nike Flyleather, qui offre l'aspect, le confort et l'odeur du cuir naturel, est une matière fabriquée en combinant au moins 50 % de fibres de cuir recyclées avec des fibres synthétiques, à l'aide d'un processus hydrodynamique.
L’innovation au service du joueur et de son outil de travail, ces deux pieds qui le propulsent, font voyager le ballon ou l’arrachent aux jambes adverses. Quoi de plus normal ? Certaines tendances laissent toutefois songeur sur la véritable attention portée à ces petits petons dans le milieu du foot. Et aux conséquences que cet étonnant désintérêt peut entraîner.

Blessures et chaussures de foot
Ainsi, pourquoi la majorité des blessures se produisent-elles aujourd’hui sans qu’un joueur ne soit entré en contact avec un autre ? Les joueurs se blesseraient donc tout seuls ? Les crampons figurent en tête de la liste des suspects. Sans mentionner leur forme, l’UEFA supposait, dès 2005, « que la position des crampons [faisait] partie de l’étiologie ».
Six ans plus tard, une étude plus poussée de chercheurs scandinaves (*) recensait une majorité de ruptures des ligaments croisés du genou survenue sans contact : 26 sur les 43 observées en Ligue des Champions entre 2001 et 2009 parmi 1 367 joueurs masculins. « Dans l’herbe, un crampon triangulaire ou hexagonal ne tourne pas. Après s’être arrêté, lorsqu’un joueur va faire une rotation sur son pied pour redémarrer, son pied sera verrouillé au sol. C’est donc le genou qui va tourner à la place, ce qui augmente le risque de blessure aux ligaments », analyse le podologue Jean-Luc Guer, qui boucle sa 17e saison à l’Olympique de Marseille.
Tout en imputant la faute à un manque de littérature sur la biomécanique du footballeur, Sylvain Blanchard y verrait bien une autre explication : « Comme le sujet des revêtements de terrain, celui de l’équipement des joueurs (…) et plus particulièrement des chaussures à crampons concerne un marché aux enjeux industriels et financiers si importants que les rares études existantes s’avèrent fréquemment avoir été réalisées ou commanditées par les fabricants eux-mêmes.
Pour ce qui concerne la chaussure elle-même, les paires ont constamment gagné en légèreté (grâce au passage du cuir aux matériaux plastiques). Sans cesser d’alimenter un mythe : le joueur préférerait porter ses chaussures serrées, très souvent une pointure de moins que la taille réelle de ses pieds. « Ils se disent ‘’plus je suis à l’étroit, plus je suis proche du ballon’’, confirme Vincent Maslag, podologue au Stade de Reims. Mais lorsque le pied ne peut plus s’étaler dans une chaussure, il est parfois possible qu’il ait justement moins de sensations. Ils auront aussi une moins bonne stabilité et donc une moins bonne poussée.
En dépit de toutes ces évolutions, et de l’explosion du nombre de modèles mis sur le marché, l’architecture globale des chaussures demeure, elle, quasi inchangée depuis cinquante ans : les chaussures d’aujourd’hui sont presque aussi plates que les premiers modèles. Un anachronisme, estime Jean-Luc Guer, alors que les distances parcourues par les joueurs s’étirent. « Entre les matches et les séances d’entraînement, ça revient à courir un marathon par semaine en espadrilles », s'inquiète ce dernier.