Le basketball, plus qu'un simple sport, est une source d'inspiration et de passion pour beaucoup. À travers les lignes d'un poème, explorons cet amour profond et les émotions qu'il suscite.
« Tu me fais vivre depuis 18 ans, une vraie passion en te voyant la première fois sur le parquet, j’ai tout de suite compris que tu étais fais pour moi. Cette passion a augmenté au fur et à mesure en te regardant dans la NBA, j’ai vu des grands joueurs comme Micheal Jordan, Kobe Bryant, Lebron James et Dwayne Wade. j’ai voulu t’imiter durant 18 années sur le Bitume et le Parquet, j’y n’arrive pas, j’ai essayé, j’ai ressayé, j’ai envie de réussir à chaque fois que je te vois ou je t’entends, le bruit d’un dribble me fais vibrer. »
Ce poème exprime un amour profond pour le basketball, un sentiment partagé par de nombreux fans et joueurs à travers le monde. Il évoque l'influence des légendes de la NBA et le désir d'imiter leurs exploits.
Kobe Bryant, une légende du basketball, a également exprimé son amour pour ce sport à travers un poème intitulé "Dear Basketball". Ce poème, publié en novembre 2015, annonçait sa retraite après deux décennies passées sur les parquets. Il a été adapté en court métrage d'animation, remportant l'Oscar du meilleur court métrage d'animation en 2018.
La Vérité sur la Disparition de Kobe Bryant.
Dear Basketball : L'Intégralité du Poème de Kobe Bryant
« Cher Basketball,
À partir du moment où j'ai commencé à remonter les chaussettes de mon père et lancer des tirs décisifs imaginaires dans le Great Western Forum, j'ai su une chose : je suis tombé amoureux de toi.
Un amour si intense que je t'ai tout donné, mon corps, mon esprit ainsi que mon âme. Comme un petit garçon de six ans, éperdument amoureux de toi, je n'ai jamais vu le bout du tunnel. Je n'ai vu que moi-même courant à en perdre haleine. Et j'ai couru. J'ai couru à droite, à gauche, sur chaque terrain. Après chaque ballon perdu, tu me demandais de me bouger. Je t'ai donné mon cœur.
J'ai joué à travers la sueur et les blessures, pas par défi mais parce que TU m'appelais. J'ai tout fait pour TOI.
Tu as donné à un garçon de six ans son rêve de Lakers et je t’aimerai toujours pour ça. Mais je ne peux pas t’aimer avec la même obsession pour très longtemps. Cette saison est tout ce qu'il me reste à donner
Mon cœur peut encaisser les coups
Mon esprit peut gérer la lutte
Mais mon corps sait qu’il est temps de dire au revoir
Et tout va bien, je suis prêt à te laisser partir. Je veux que tu le saches désormais. Ainsi nous pourrons tous les deux savourer nos deniers instants ensemble. Les bons, les mauvais, nous avons partagé tout ce que nous avions.
Et on sait tous les deux, peu importe ce que l'on fera à l'avenir, que je resterais cet enfant avec les chaussettes remontées, la poubelle dans le coin avec 5 secondes restantes à l'horloge, le ballon dans mes mains.
5...4...3...2...1
Je t'aimerai toujours,
Kobe »

Kobe Bryant évoque dans ce poème les raisons pour lesquelles il en est arrivé à prendre cette décision à 37 ans, parce que son corps ne peut plus justifier cet amour. Plus que l'annonce d'une star, c'est donc le message d'un petit garçon avec son rêve en bandoulière que Bryant a voulu mettre en avant. C'est à la fois intelligent et touchant. L'enfant chéri des Lakers a réussi sa sortie. En tout cas l'annonce de celle-ci.
Le 29 novembre 2015, Kobe Bryant publie une lettre d'amour au basket sur le site The Players’ Tribune. Tous les micros sont tendus vers Kobe Bryant pour entendre et écouter ses explications à ce poème, et ce choix de quitter la scène.
“Le processus final de la décision s’est fait plus ou moins en 72 heures, entre l’annonce à l’équipe, au coach, la lettre écrite aux fans et celle qui annonce ma décision. J’ai voulu m’adresser au jeu, je ne l’avais jamais fait et c’était un exercice stimulant” raconte-t-il, le sourire aux lèvres. “Je n’avais jamais dit au basket à quel point je l’aime. C’est la décision de mon cœur, je ne voulais plus attendre pour l’annoncer. On ne peut pas prendre une telle décision en se basant sur des circonstances extérieures, il faut ça soit une décision personnelle.
À l'époque, les Lakers sont au fond du trou, et Kobe Bryant se bat contre les blessures depuis sa rupture d'un tendon d'Achille. “J’ai travaillé tellement dur pour revenir et je continue de bosser comme un dingue pour arrêter de mal jouer et aller au bout de moi-même. Et pourtant je joue comme une merde. Je fais vraiment tout mon possible donc c’est plus facile de me sentir bien avec ma décision. Je ne ressens aucune tristesse. C’est un cycle naturel. J’ai connu tellement de moments incroyables et j’apprécie le fait d’avoir mal quand je me lève car ça me rappelle tout ce que j’ai accompli pour en arriver là. »
Un an plus tard, le poème devient un dessin animé, “Dear Basketball”, et il s'entoure de l’illustrateur Glen Keane et du musicien John Williams pour décrocher l’Oscar du meilleur court métrage d’animation en 2018.
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