L'histoire des confrontations entre la France et la Serbie au basketball est riche en événements marquants. Un match de préparation récent a offert un aperçu des défis auxquels les Bleus doivent faire face, tandis que des rencontres passées, comme la finale de l'EuroBasket, ont laissé des souvenirs contrastés.
Après deux matchs contre l’Allemagne, l’Équipe de France affrontait le vice-champion du monde serbe ce vendredi soir. Un gros test pour les Bleus, un test auquel les Bleus ont eu du mal à répondre.
La France démarre son quatrième match de préparation avec son cinq de base : Matthew Strazel, Isaïa Cordinier, Bilal Coulibaly, Rudy Gobert et Victor Wembanyama, de retour après son forfait contre l’Allemagne en début de semaine. Un retour remarqué et c’est pas parce qu’il fait 2m24. En face, c’est Ognjen Dobric qui commence fort avec sept points rapides.
Mais les Bleus, malgré plusieurs turnovers en début de match, parviennent à prendre les devants. Comment ? Grâce à une belle adresse à 3-points provenant du banc (Guerschon Yabusele, Evan Fournier), avec notamment un Frank Ntilikina agressif et en réussite. Franky profite de la bonne relation intérieur - extérieur pour planter de loin, et l’écart monte jusqu’à +10 pour les Bleus. La France est bien dans son basket, mais les choses vont progressivement commencer à dérailler.
Dans le deuxième quart-temps, les Serbes haussent sérieusement le ton sur le plan physique, font un carnage au rebond offensif, et trouvent peu à peu leur adresse. Comme un symbole, Nikola Jokic - discret au premier quart - fait sa loi face à Wemby et Cie. Pendant ce temps-là, les Bleus connaissent un énorme trou d’air offensif. Entre pertes de balle, manque d’adresse et incapacité à mettre en place des possessions offensives de qualité, l’attaque tricolore est au point mort.
Voici quelques chiffres qui résument le délire : 9-27 pour la Serbie en dix minutes, seulement un panier inscrit pour la France dans le second quart, et plus de cinq minutes sans marquer le moindre point.

Le Match de Préparation: Un Test Difficile pour les Bleus
Au retour des vestiaires, Vincent Collet chamboule son cinq : Ntilikina, Yabusele et Batum sont sur le terrain, Coulibaly, Gobert et Strazel sur le banc. Mais ça ne donne pas le coup de boost espéré aux Bleus. Au contraire. La France souffre énormément en attaque et enchaîne les possessions stériles pour ne pas dire catastrophiques. Comme si ça ne suffisait pas, le Serbe Bogdan Bogdanovic sort de sa boîte tandis que l’arbitrage fait des siennes.
Au fond du trou, les Bleus ne peuvent pas tomber plus bas. Alors ils remontent, lentement mais sûrement. Guidée par un Nico Batum en mode capitaine, l’intensité défensive de l’EDF monte d’un cran, voire deux. Et tout d’un coup, ça va mieux, même avec Victor Wembanyama sur le banc. C’est pas l’extase en attaque mais ça provoque des lancers. Les turnovers provoqués offrent également de nouvelles opportunités offensives. Et un gros tir de Wemby en fin de troisième quart permet à la France de revenir à seulement huit points (52-60). Le momentum est français, mais encore faut-il le conserver.
Le problème, c’est que les Bleus enchaînent les pertes du balle au début du quatrième. Le momentum semble déjà brisé. Victor est particulièrement dans le dur face à la pression défensive serbe. Heureusement, la Serbie vendange sur la ligne des lancers-francs, ce qui laisse la porte ouverte aux Français pour un potentiel comeback. Il n’y a « que » dix points d’écart à cinq minutes de la fin. Les espoirs français sont boostés encore un peu plus après un dunk de Bilal Coulibaly, avant d’être… douchés par deux gros tirs primés signés Vasilije Misic et Filip Petrusev. Bogdan Bogadnovic en ajoute un à son tour pendant que Nikola Jokic est sur le banc, ça sent sérieusement le roussi. Revenus jusqu’à -4, les Bleus sont rapidement repoussés à -12. Il n’y aura donc pas de miracle.
Les Bleus s'inclinent 67-79 à Lyon pour leur 4e match de préparation. Le dernier match de préparation à la Coupe du monde de l'équipe de France, face à la Serbie - l'un des grands favoris de la compétition - de Nikola Jokic, devait livrer de nombreux enseignements à Vincent Collet. La défaite (56-61), concédée au terme d'un match à deux vitesses, a surtout montré que les Bleus ne sont pas tout à fait prêts à entamer le Mondial chinois (31 août - 15 septembre).
Après avoir logiquement dominé un adversaire peu concerné sur les vingt premières minutes de la partie (32-23 à la pause), les Bleus ont sombré au retour des vestiaires, dominés par le secteur intérieur adverse et donc dans les impacts. Jokic, en leader de la sélection serbe, a symbolisé à lui seul le manque d'implication de ses coéquipiers jusqu'à la mi-temps, pour ensuite se transformer en menace constante aux abords de la raquette. Son association avec Miroslav Raduljica a fait basculer la rencontre.
C'est d'ailleurs ce dernier qui a sonné la révolte des siens, en inscrivant 9 des 17 points passés par les hommes d'Aleksandar Djordjevic sur les cinq premières minutes du troisième quart.
Une fois les débats équilibrés (48-46, 30e), l'équipe de France a eu beaucoup de mal à s'approcher du panier, cherchant trop souvent la solution sur des tirs extérieurs. Surtout, la défense tricolore, principale force de la sélection, s'est désunie au fil des minutes. Le plus regrettable restera l'incapacité des Bleus à réagir au réveil serbe, inattendu certes mais loin d'être fulgurant.
Le résultat n'est en revanche pas catastrophique : les temps de jeu ont été très répartis, afin de donner une ultime chance aux prétendants à une place dans les douze de se montrer. Nando De Colo, qui sera un leader pendant le Mondial, a été préservé.
Cet ultime test a d'ailleurs permis à Vincent Collet de trancher sur les derniers tickets à distribuer : Théo Maledon, en civil et utilisé seulement 1'30'' à Shenyang, ne disputera pas le Mondial. Ni Élie Okobo qui n'a, une nouvelle fois, pas été à son avantage. La faute à quelques situations de jeu rapide gâchées, des pénétrations sans agressivité et surtout de nombreux tirs manqués en fin de partie, lorsque son équipe a tenté de revenir au score, en vain.
Cela officialise le changement de plan de Collet, qui ne partira pour Shenzhen, où les Bleus entameront la Coupe du monde face à l'Allemagne (le 1er septembre), qu'avec deux meneurs spécialistes (Andrew Albicy et Frank Ntilikina).
À cinq jours de leur entrée dans la compétition, Nicolas Batum et consorts ont encore beaucoup de travail, notamment afin de gommer les sautes de concentration, trop souvent observées sur les matches de préparation.
Italie 24-73 France : L’analyse tactique de l'énorme domination des Bleus
EuroBasket féminin: La finale de 2021
Opposée à la Serbie en finale de l’EuroBasket, dimanche 27 juin à Valence, la France s’est logiquement inclinée (54-63). La Serbie a été sacrée championne d’Europe dimanche à Valence, aux dépens de l’équipe de France (54-63). La Serbie a été sacrée championne d’Europe dimanche à Valence, aux dépens de l’équipe de France (54-63). Les Françaises ont laissé beaucoup d’énergie en courant après le score après avoir encaissé un 13-0 en début de deuxième quart-temps (31-18).
On va se dire que l'équipe de France est maudite, c'est la cinquième médaille d'argent consécutive. Mais la Serbie mérité amplement son titre ce soir avec sa victoire face aux Bleues (63-54).
Les joueuses de Valérie Garnier espèrent y décrocher l’or, après quatre échecs consécutifs en finale (2013, 2015, 2017, 2019), dont un justement contre la Serbie en 2015. Les joueuses de Valérie Garnier disputent ce dimanche soir (21h) la finale du Championnat d’Europe contre la Serbie. C’est sur cette dernière marche que les coéquipières d’Endy Miyem ont trébuché à quatre reprises consécutives en 2013, 2017 et 2019 contre l’Espagne et en 2015 contre la Serbie.
| Année | Vainqueur | Finaliste |
|---|---|---|
| 2013 | Espagne | France |
| 2015 | Serbie | France |
| 2017 | Espagne | France |
| 2019 | Espagne | France |
| 2021 | Serbie | France |